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VTT et autres domaines

  • Ménage printanier

    Enfin !

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    "Chaque chose à sa place et une place pour chaque chose..."

    Mais l'arrivée du printemps ne protège pas des aléas des sorties : à force de le voir arriver aux autres, il fallait bien que ça me tombe dessus.

    Quoi donc ? Le coup du dérailleur en vrac ! (Ou autres soucis techniques : quelques exemples  ou )

    Et là ce n'est pas la patte qui a joué son rôle de fusible, mais le dérailleur lui-même. Une branche traîtresse dans le mécanisme, un coup de pédale malencontreux, et hop ! Fin de l'aventure.

     

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    Et celui-là ne va même pas dans le bac vert.

     

  • Exclusif : les "aveux" d'Armstrong vus par Molière

    Je ne sais pas vous, mais il m'est carrément impossible de garder le silence sur l'événement qui fait la une (extra-) sportive de ce début d'année et dont tout le monde parle ces jours-ci. Ah, les Américains et leurs excès, qui nous laissent comme souvent dans l'ambiva(LANCE ?), entre admiration et dégoût. Pour moi, je n'ai jamais cru au miracle, je n'aimais pas l'arrogance du personnage Armstrong du temps de sa splendeur, qui nous demandait d'avoir foi en lui et en son honnêteté. L'éthique sportive, pour quoi faire ? Seule la fin justifie les moyens.

    Pour autant, la grande prêtresse du TV show yankee Oprah Winfrey n'a-t-elle pas accouché d'une souris ? Pour le moment (en attendant la 2e partie de l'émission la nuit prochaine), les aveux de l'ex-grand seigneur du Tour déçoivent, tant il ne reconnaît que ce que les incrédules savaient déjà de longue date. Guère de remords sans doute, l'animal est froid, dur et calculateur (ce qui a contribué aussi à ses qualités de compétiteur, car rien n'est simple). A sa décharge, il n'a pas eu une enfance facile et la vie  non plus n'a pas été tendre avec lui. Sur son comportement passé, il affirme pourtant regretter des "erreurs" de la "brute qu'il a été sur les pelotons" (Christophe Bassons et d'autres apprécieront) et ajoute qu'il ne ferait plus la même chose aujourd'hui. Alors, pénitence sincère ? Peut-on lui accorder l'absolution en échange de ses aveux ? Comment y voir plus clair ? Et aurons-nous du soleil ce week-end ?

    Au XVIIe siècle, un certain J.B. Poquelin avait déjà tout compris :

    "L'hypocrisie est un vice à la mode, et tous les vices à la mode passent pour vertus. (...) Combien crois-tu que j'en connaisse qui, par ce stratagème, ont rhabillé adroitement les désordres de leur jeunesse, qui se sont faits un bouclier du manteau de la religion, et, sous cet habit respecté, ont la permission d'être les plus méchants hommes du monde ? On a beau savoir leurs intrigues et les connaître pour ce qu'ils sont, ils ne laissent pas pour cela d'être en crédit parmi les gens ; et quelque baissement de tête, un soupir mortifié, et deux roulement d'yeux rajustent dans le monde tout ce qu'ils peuvent faire. (...)

    C'est ainsi qu'il faut profiter des faiblesses des hommes, et qu'un sage esprit s'accommode  aux vices de son siècle." 

    Molière, Dom Juan, acte V scène 2.

    Please Lance, don't take it bad : sincèrement, je serai ravi de te croire. Un jour.

  • Expressions malheureuses

    Plus un Tour sans une "affaire" amplifiée par les médias. Pour nous distraire de cette monotonie, les journalistes creusent la métaphore cycliste. Qu'a-t-on entendu ou lu sur le "cas Di Grégorio" ?

    • "Le coureur a perdu les pédales " (classique) et "pris les mauvaises roues " (pas mal)
    • "L'échappé a été rattrapé par la patrouille " (plus élaboré...)
    • "Il a mal tourné "/"il a franchi la ligne " (jaune, téléphonique ou d'arrivée ?)
    • "Mise en examen : quelle sera la prochaine étape ? "

    Etc. Mieux vaut en sourire en attendant les variations qui ne manqueront sans doute pas pour les J.O.

    A Dériv'chaînes, on a sacrifié depuis longtemps à d'autres formes de dopage. Par exemple l'autre jour à l'arrivée d'une sortie courte mais intense sur Pleaux. Pierre qui n'en est pas à son coup d'essai nous a encore régalé d'une de ses pâtisseries qui se marient très bien avec des boissons à base de houblon sur une terrasse...

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  • Recherche du bonheur

    "Tous ces coureurs se donnent bien de la peine. Tous ces joueurs de ballon se donnent bien de la peine. Tous ces boxeurs se donnent bien de la peine. On lit partout que les hommes cherchent le plaisir ; mais cela n'est pas évident ; il semble plutôt qu'ils cherchent la peine et qu'ils aiment la peine. Le vieux Diogène disait : "Ce qu'il y a de meilleur, c'est la peine." On dira là-dessus qu'ils trouvent tous leur plaisir dans cette peine qu'ils cherchent ; mais c'est jouer sur les mots ; c'est bonheur et non plaisir qu'il faudrait dire ; et ce sont deux choses très différentes, aussi différentes que l'esclavage et la liberté."

    Alain, Propos sur le Bonheur , XLII, "Agir", 1911.

     

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    Un peu plus loin dans le même essai, le philosophe ajoute que le bonheur est même dans l'ascension...

    "Que les dieux, s'ils ne sont pas morts d'ennui, ne vous donnent pas à gouverner de ces plats royaumes ; qu'ils vous conduisent par des chemins de montagnes".

    Alexandre Vialatte concluerait : "Et c'est ainsi qu'Allah est grand".

    D'autres nouvelles photos dans les albums (colonne de gauche) pour en témoigner...

    Quant au lien plus haut accompagnant les boxeurs, c'est pour ceux qui n'ont pas encore vu "De rouille et d'os" de Jacques Audiard (juste extraordinaire)...

     

  • L'univers du (micro)sillon ou variation musicale

    Magie ou alchimie ?

    Du rôle majeur des pneus : ce sont eux qui décryptent le monde sous le pédalage du cycliste, à chaque fois diffusant leur musique comme le saphir parcourt un vinyle...

    Les plus petits détails du relief la conditionnent.

    • L'air varie d'abord selon le terrain (lisse, cahoteux, sablonneux, technique...)
    • La pente est-elle ascendante, descendante, en faux plat ? Rien à voir !
    • Les nuances d'humidité du terrain jouent aussi (poussiéreux, gras, boueux, glissant...)
    • Sans oublier les subtilités, les pièges : racines plus ou moins apparentes, caillasses roulantes ou fixes, feuilles mortes qui les cachent...

    Une constante pour en profiter, que toute la chaîne soit au diapason (!), le vélo dans son ensemble mais aussi le cycliste, sinon gare à la fausse note. Le concert symphonique a tôt fait de se muer en vulgaire musique d'attente, voire en cacophonie si le chef d'orchestre se laisse encombrer la tête.

    La vitesse : y en a-t-il une de bonne, 33, 45 ou 78 tours (de pédales par minute) ? C'est ici que l'oreille musicale improvise selon sa propre envie ou les limites du moment !

    "Plus ils se précipitent,

    Et plus je prends mon temps.

    Car ma vitesse limite

    Est le flux... est le flux 

    De mon sang"

                                         (Autour de Lucie, "Lent", album "Faux mouvement")

     

    Que dire de la chute ? Un aléa du voyage, l'obstacle de la rayure sur le disque dans laquelle l'aiguille s'est enlisée faute d'anticipation ou de manoeuvre de contournement...

    Par contre, nulle "scie" même sur un parcours rejoué cent fois.

     

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    Un exemple en vidéo (et en musique !) sur ce terrain, la montée impossible de Saint Simon en direction de Rouffiac, prés d'Aurillac.

    C'est joué juste mais ça manque de souffle pour finir le morceau. Peut-être à acquérir un peu plus lors de mon escapade brivadoise de ce dimanche*, car les rendez-vous de mai approchent et risquent d'être rock n'roll !

    Face A : Séries VTT de l'Oxygen Challenge 

    Face B (après moins d'une semaine d'entr'acte) : Raid de la Pastourelle. ça va en faire, du sillon à tracer.

    *Sans oublier de donner ma voix !

  • Images internet et réflexions

    Dur dur d'être cycliste à New York... Depuis quelques mois, une vidéo fait le buzz sur ce thème. Il faut dire que dans "Big Apple", les coursiers se sont depuis longtemps fait une solide réputation. Anarchie ou étrange avatar du libéralisme ? Au final, le perdant est forcément le moins protégé ou le moins imprudent... Je ne cautionne pas, bien sûr !

    L'aphyxie citadine me guette ! Mieux vaut retourner sur les chemins, pourquoi pas avec un "mountain bike de collection" et pour des rassemblements ? En voilà une idée originale. Et déjà qu'un VTT a l'avantage de ne pas polluer, il pollue d'autant moins si on ne le jette pas au rebut ! ça s'appelle prolonger le concept écolo de départ.

    En attendant, un vrai premier test concluant que cette sortie avec les Dériv'chaînes hier (reportage ici). De la montée et de la descente en veux-tu en voilà (1305 mètres de D+), des dégringolades "comme on peut" (voir vidéo)... et des jambes qui commencent à s'aguerrir.

     

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  • Efforts par procuration

    A défaut d'exploits personnels (cf note précédente), je garde un oeil curieux et admiratif sur ceux que les divers média permettent de suivre particulièrement l'été :

    Des shows ultra-médiatisés tels que le Tour de France bien sûr, mais aussi la "Race across America", traversée à vélo des Etats-Unis (4800 kms en... 8 jours pour les meilleurs) racontée dans l'Equipe Mag début juillet m'ont fait cogiter sur la notion d'"effort extrême". Si l'intérêt du sport est le dépassement de soi-même, une partie de la fascination qu'exercent certains sports ou certaines épreuves (un mot lourd de sens) ne vient-elle pas de cette exploration toujours plus loin de nos propres ressources ?  

     Au même moment, un article dans le dernier numéro de "Sport & Vie" étudie la résistance des sportifs à la douleur, que certaines épreuves semblent magnifier (marathon, Ironman, mais aussi épreuves de masse de plus en plus dures en cyclisme et en VTT). Il arrive aussi qu'une manifestation déjà ardue se transforme par les lois de la météo en défi à la limite de ce qu'il est possible d'endurer. Exemple récent, "l'étape du Tour Mondovélo" de cette année entre Issoire et Saint-Flour, où plus de la moitié des participants ont été contraints à l'abandon. Qu'est-ce qui fait qu'au bout d'eux-mêmes, dans des conditions terribles, certains s'accrochent pourtant et poursuivent jusqu'à l'arrivée ?

    N'en déplaise aux "anti-sport", dans la plupart des cas ce n'est pas de la fierté mal placée ni de l'inconscience. Le secret des plus résistants n'est pas une question de masochisme, dans la recherche d'une "souffrance extrême", mais provient d'une consentement plus élevé à la dureté de l'activité en fonction de nos motivations et convictions. Cela aboutit à un seuil différent de "souffrance tolérable". Pour simplifier, plus on est convaincu de ce que l'on fait, plus on est prêt à supporter le pire. Mais l'étude insiste aussi sur l'utilisation intelligente de l'acceptation de la douleur pour atteindre ses objectifs (donc une bonne méthode d'entraînement), rappelant qu'il n'y a "pas de médaille olympique du dépassement de soi, pas de record du monde du recul de ses propres limites".

    Voeckler aussi

    Thomas Voeckler est un bon exemple de cette dualité. Sa popularité auprès des spectateurs du Tour 2011 est sans conteste liée à sa façon de se transcender pour garder la tunique jaune : de la sueur, des larmes et presque du sang en direct ! C'est le "mortel" parvenu dans la cour des Dieux (comme le coureur "à l'eau claire" au royaume des dopés ? il ferait alors jeu égal à armes inégales...) à force de souffrance. Pour un peu, il n'aurait pas besoin d'être Français ! Ou plutôt si : le voilà élevé au rang de légende nationale, comme dans l'Antiquité Enée ou Ulysse, fameux héros cyclistes eux aussi. L'analogie avec les personnages de Virgile et Homère ne s'arrête pas là : comme eux, Voeckler est rusé (autrement dit il sait adapter sa stratégie de course) et lui aussi, dans ses interviews, n'aspire qu'à rentrer à Ithaque pour retrouver femme et enfants.

    Heureusement, la littérature sur le vélo ne se nourrit pas que d'efforts surhumains (quoique) : toujours en verve, J.-P. Stéphan auréolé d'une 5e couronne mondiale me régale sur son blog. Dans un autre registre, le site Dériv'chaînes ne s'arrête pas non plus. Bonnes lectures !