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  • Pastourelle 2017

    1ère compétition depuis près de 2 ans. On croit se préparer... et rien ne se passe comme prévu, mais c'est pas grave. Récit.

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  • A petite vitesse...

    A ses bénéfices, il est facile de mesurer la différence entre les périodes où l'on s'astreint à un entraînement sportif et les autres. Vous l'aurez compris, 2013 est une année "sans" (800 kms à ce jour sans plan précis) et j'en mesure aussi les effets indésirables dans la vie de tous les jours : manque d'entrain, de projets, irritabilité, subséquemment ralentissement de ce blog... Dans mon cas, la pratique du sport n'est clairement pas une perte de temps !

    Cercle vicieux connu : sans véritable entraînement, difficile de se motiver, ce qui conduit à s'entraîner encore moins... Quelques sorties club avec l'ACVA, même irrégulières, m'ont quand même permis de me forcer à garder un rythme, et de limiter les dégâts (déjà suffisamment sensibles) sur la forme et la prise de poids. Reste à se récompenser en se rendant sur des manifestations : autres chemins, autres paysages, la convivialité est là, la participation et pourquoi pas le challenge sportif en prime, après le "fiasco" qui a frappé la Pastourelle. 

     

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    La 3e édition de la "Brivadoise", le 16 juin dernier, était l'occasion de retrouver des terrains au soleil, presque sans boue, avec de bonnes montées mais un sol roulant. Vu mon entraînement très "light", le 40 kms (800 m de dénivellé) m'a parfaitement convenu. Au menu cette année, les paysages du Haut-Allier de Brioude aux alentours de Saint-Privat-du-Dragon. Ce que je retiens avec le recul, c'est surtout une bonne ambiance avec des bénévoles aux petits soins (je sais pourquoi j'y reviens, année après année !) et en récompense supplémentaire pour cette fois une longue descente d'anthologie vers Saint-Privat avec des épingles à négocier en glisse, des racines, des dévers, des (tout petits) sauts, des relances, des trajectoires à affiner, du "technique rapide mais pas dangereux..." enfin, selon mes critères ! ;-) J'en ai encore la banane rien que d'y repenser. Beau boulot du club local "VTT en Brivadois", cette descente à elle seule justifiait le déplacement !

     

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    Saison enfin lancée ? Ben non. Vous vous souvenez sûrement de la dépression qui a suivi dès le début de semaine suivante (à force, on comprend pourquoi le mot "dépression" ne se limite pas à aux acceptions géologique et météorologique dans le dictionnaire...). C'est donc pas plus affûté que cela que je suis quand même allé au Vernet-la-Varenne, m'aligner à la Ronde du renard pour la 22ème édition. ça tombe bien, j'avais clamé ici même qu'après en avoir "bavé des ronds de chapeau" (...de roue ?) à batailler pour le chrono l'an passé, je me repointerais dans l'idée de profiter cette année : des petits chemins avec vue sur le Sancy, de l'ambiance nocturne de la pleine lune sur le plan d'eau, du coassement des rainettes, du vent léger remuant les cimes des sapins du Livradois, de tout ça.... PRO-FI-TER. Et laisser les "fous du guidon" s'expliquer à grands coups de frontales et de 42-11.

    La Ronde du renard : monument en péril ?

    Billevesées, pour parler poliment. Faut croire que chez moi l'appel de la compétition est plus fort que celui de la poésie, j'ai pas pu m'empêcher d'en remettre une couche façon "Satanas & Diabolo", même sans espoir de résultat. Une fois la certitude acquise que je tiendrais le coup les deux heures, il me fallut mes sept tours habituels... Puis le meilleur classement possible. Malheureusement, la désaffection que l'épreuve a dû essuyer cette année (13 partants seulement !) me rendait la tâche plus facile. Une injustice dont j'espère bien qu'elle ne découragera pas l'équipe d'Hervé Delaval ni les bénévoles...

    Quoi qu'il en soit, après un départ du genre "sans cartouche à gaspiller", je suis progressivement remonté jusqu'à une flatteuse 5e place. Encore plus qu'à mon habitude, je comptais la défendre en ne touchant aux freins qu'en cas d'urgence. Une tactique exploitée à fond (l'huile transpirée par les suspensions fut clairement mon poste de nettoyage n°1 sur le matériel le lendemain) sous les encouragements des spectateurs disséminés sur le parcours. Particulièrement aux abords les plus pentus, mais dans l'autre sens. Cette côte après la ferme, quelle vacherie ! Quand on pense au battage qui a été fait sur la double ascension du Ventoux par les coureurs du Tour 2013... Une belle façon de me rappeler un peu plus à chaque passage ma surcharge pondérale... fatale pour le maintien dans le "top 5" : après une petite passe d'armes, il me fallut baisser pavillon face au retour d'un jeune concurrent, lui aussi sur un X-Control ; trop de côtes et pas assez de descentes, Alexandre Vialatte avait raison* ! 

    Au final, 1ère victoire de Romain Faure, 8 tours en 1h58'. Pour ma part, J'ai parcouru un tour de moins en 2h11'53", ce qui me vaut la sixième place ; il m'a fallu presque 17 minutes de plus que l'an passé mais avec la même moyenne (177 bpm !)... au cardio. Pour MOINS souffrir OU rouler PLUS vite, il faut s'entraîner... 

    * Célèbre écrivain et chroniqueur au journal La Montagne mais aussi passionné de vélo, il a notamment affirmé, démonstration à l'appui : "En Auvergne, il y a plus de montées que de descentes" ! 

  • "Nez dans le guidon"

    Ou plutôt "la frontale dans le cintre" pour cette 21e Ronde du renard ! Ultra-motivé, j'avais dans l'idée de revenir dynamiter mon record perso après une année passée en forme d'impasse. Mission accomplie mais pour le plaisir il me faudra... repasser (l'an prochain) !

    Petit tour de reco l'après-midi : le soleil brille sans le faire sentir, la canicule au Vernet-la-Varenne n'est pas pour tout de suite. Le centre-bourg s'élève pile à la cote 800 et le vent de nord rafraîchit nettement les collines du Livradois ! Au moins le terrain sec permet à mon vieux Python de reprendre du service à l'arrière... les NAC au garage, ça suffit :-). Sur le circuit, nous échangeons nos impressions. Plusieurs participants de l'épreuve de 16 heures se montrent impatients d'en découdre. Un mix de jeunes et d'adultes sur cet open VTT où certains la jouent très sérieux aussi !

    A gauche la petite cote qui fait mal aux pattes, avant de replonger sur les bords du plan d'eau (vue sur le massif du Sancy et le Puy de Dôme en face...) A droite, la première ascension après le "start" de l'Open.

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    Nouveauté mise au point par Vincent, le "motard - traceur" local : une zone technique entre les deux chênes au bout de la plage oblige à doser l'élan jusqu'en haut du tertre. Pas d'autre choix ensuite que de manoeuvrer à vitesse (très) réduite sur les racines pour reprendre le cap vers la montée au point de comptage. Rien de difficile ni de dangereux, à ceci près que la manoeuvre rend la concentration indispensable avant cette énième relance. Le "bourrinage tranquille" dans l'herbe sur le point bas du circuit, c'est fini ! Cela n'empêche pas l'itinéraire de rester franchement roulant, par contre l'aspect physique s'accentue façon "Cross-country olympique" (XCO). 110 mètres de dénivelé au tour et ce n'est décidément plat nulle part. Il va faire frais ? ça promet quand même d'être chaud !

    Course d'équipes ?

    Une surprise (mais qui ne devrait plus m'étonner, c'est chaque année pareil !) à mon retour en tout début de soirée : un gang de vieilles connaissances du foot lamothois a investi les lieux... Damien, Camille et Florian sont venus pour le fun, ambiance tournoi de sixte, mais on se prend vite au jeu. L'autre team qui par contre m'inquiète : des membres du XTTRaid 63 sont là. C'est pas encore ce soir que les premières places seront faciles à cueillir. Et d'autres inscrits me semblent eux aussi bien équipés et affûtés. Seul regret, commun aux organisateurs, notre petit nombre de participants cette année et l'absence de féminine : la rançon des conditions dantesques de l'édition 2011 ?

    22h03, check des lumières OK : le départ se prend juste après la nouvelle chicane de la plage. Plaque de cadre n°53 (la "Mayenne-montagne", ça me plaît !) j'ai calculé que prétendre réaliser les 8 tours nécessite de passer sous les 16' au tour en moyenne, peut-être 15'45". Mais comment trouver le rythme juste, surtout de nuit ?

    ça ne part pas trop fort en tête, je décide de coller au wagon des 5 premiers avant qu'il creuse trop d'écart : on verra bien ! Dans la 1ère côte tout le monde reste groupé, façon round d'observation. Et effectivement, dès la légère descente qui suit la sortie du village, un des deux tango et noir sème tout le monde... ainsi qu'un vent de panique dans le poulailler : ça sent le renard (!), et celui-là est au-dessus du lot. La fameuse montée après la ferme achève de disloquer le groupe des poursuivants, c'est "sauve qui peut" ! Dès ce moment et par la suite, j'aurai beaucoup de mal à évaluer ma position. La nuit certes... mais aussi le manque de lucidité, squatter la zone rouge du cardio en quasi-permanence n'aide pas ! En réalité je courrai une grosse partie de l'épreuve à la 3e place. Le 2e XTTR (plaque n°20) a suivi l'exemple de son camarade, pas la peine d'espérer ? Derrière lui, je rejoins un duo en hardtails (VTT semi-rigides) qui roule fort en montée mais moins que moi en descente (héhé), d'autant que cette année je relance comme un dératé dans le single. Je reprends même brièvement le second renard... A ce moment très précis, je suis en tête sans le savoir ! Bien joué, mais je vais y laisser des plumes à force de ne pas prendre le temps de récupérer.

    Plus fins stratèges, plus confiants en leurs qualités de grimpeurs ou simplement mieux servis par les aléas de la course (ou un peu des trois...), mes comparses improvisent un duo d'accordéon : pendant 6 tours complets, ils boucheront consciencieusement le handicap en descente sur les relances qui suivent avant d'en remettre une couche sur les deux grosses ascensions. Quoi qu'il en soit, après un 1er tour sous les... quinze minutes, au village une meute de quatre s'est reformée... Mais il n'y a rien à faire, le XTTR n°20 a trop de cannes pour moi, je dois le laisser repartir. Quelques instants plus tard, je n'y comprends plus rien : celui que je croyais être le leader (le...n°63 !) rejoint notre trio par l'arrière avant de nous refaire le coup du goupil qui détale... Pour quiconque croyait rouler fort (et en tout cas aux taquets), la déconvenue est sévère. Je n'en laisse rien paraître et continue dare-dare : 2e boucle en 15'09". Mais les encouragements des spectateurs et notamment des jeunes (l'un d'eux me crie même que je roule comme le 1er... à moins que ce ne soit moi ! De nuit, tous les renards sont gris... !) n'empêchent pas mes deux poursuivants de me reprendre systématiquement à distance des zones descendantes.

    Au 4e passage après la ferme, j'en suis déjà à bien puiser dans mes réserves pour m'intercaler entre les deux dans la côte. Même développement que mes comparses, mais opposition de style et de matériel : quand j'apprécie mon X-Control alu pour sa capacité à monter "au train", tout en régularité et en douceur, la roue qui me précède avance par saccades, dérape au coup de pédale et reprend l'adhérence avec beaucoup de nervosité (cadre en carbone, donc encore plus rigide...). A l'approche du sommet, Damien et Camille auxquels je parviens à adresser un mot d'encouragement sont relégués à un tour. Je me remotive aussi, mais je sens de plus en plus que je vais lâcher en premier car je souffre comme rarement (cette f... demi-barre énergétique qui ne descend pas !) et ne parviens plus à créer d'écart significatif lorsque je repasse devant. Cela dit, nous nous menons réciproquement la vie dure. Je me rends compte que les autres ont aussi du mal lorsqu'au 6e tour le flambeau du trio m'échoit tout de suite après la ferme... Mais ce sera mon coup d'éclat final, car "l'éclat", il est bien pour bibi à l'abord du 7e tour. J'ai beau savoir que le moment est stratégiquement catastrophique, ce coup-ci je n'en peux plus et j'ai d'autant plus de raisons de m'arrêter au ravito que mon bidon est vide ! Plus que tout, je redoute de me retrouver à l'arrêt un peu plus loin sans eau et n'ai pas envie d'exploser. Un peu requinqué, réhydraté mais désormais solitaire et carbonisé, je termine à l'orgueil. Pour un peu, je remercierais le n°63 de me doubler à nouveau, cette fois juste en haut de l'ultime descente. Pas d'erreur, il vient bien de me prendre un tour, ce qui signifie que je n'aurai pas à en parcourir un 8ème !

    A l'arrivée, à part le vainqueur Franck Gély qui a mis tout le monde d'accord et s'est même donné le temps d'effectuer une réparation sur son vélo à la fin du 1er tour (tout s'explique !), les écarts sont faibles entre les autres concurrents. Le 3e et le 4e sont à moins de 40" devant, ce qui me confirme qu'eux aussi ne devaient plus guère avoir de cartouches... maiiiiiis doucement la vantardise, le 6e n'est qu'à 35" derrière moi et nous sommes pas moins de 8 à avoir effectué 7 tours.

    Morale (puisqu'il y a renard, morale il y a...) Pas de 8e tour pour cette année encore. Je me satisferai d'avoir fait tomber mon meilleur temps de près de 4 minutes malgré les modifs du circuit, et de m'être mêlé à la lutte... j'en ressors avec aussi pas mal d'enseignements ! "Cette leçon valait bien un fromage sans doute" !

     

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    Remise des prix au vainqueur : au Vernet il fait frisquet, mais avec la convivialité !

  • Un air de Pastourelle

     Mais regarde donc le chemin couloir aérien...

     

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     Ce qui fait tout l'intérêt de lever la tête en montagne ! Quelqu'un pour identifier ce spécimen ?

     

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    Ma course : récompense de l'entraînement, le surcroît de puissance par rapport à mes précédentes participations m'a permis d'éviter le "coup de barre" dont j'étais jusque-là coutumier dans les bois du Vaulmier... Appréciable car cette deuxième grosse grimpette était rendue délicate par les rochers affleurants glissants de l'orage de la veille. Le "clac" des cales que l'on déchausse ponctuait la frustration de ceux qui avaient déconnecté l'antipatinage. Moulinant tranquille, "à ma main", j'en étais presque à m'amuser pour choisir la meilleure trajectoire. Pas beaucoup plus rapide que les piétons, mais excellent pour le moral !

    Pour autant, je n'ai pas fait que survoler les difficultés de cette 14e édition ! Le terrain, donc, aurait pu être sec... mais les pluies orageuses tombées en abondance quelques heures avant le départ ont changé la donne et renforcé le caractère sélectif du raid. En montée, et plus encore en descente !

     "Regarde maman, fans les vents" ? Les sculptures marquées du "Toro" m'ont été encore bien utiles à l'arrière, remplaçant avantageusement les zigzags de mon "Python" fatigué. Il aura tout loisir de ressortir lézarder dans la poussière estivale !

    Départ à perfectionner, toujours ! Coincé à droite, le goulot d'étranglement du départ réel à St Paul de Salers, je ne le sens décidément pas. Il ne me reste plus qu'à remonter la cohorte ahanant dans la cote de Falgouzet sans trop me mettre dans le rouge car l'ascension est longue (600 mètres de D+ la première heure jusqu'au buron d'Impramau !). Du jaune et rouge (sang et or, pardon) ? Florine tout d'abord sur la gauche, qui fait un début prudent et que j'encourage au passage. Elle finira 3e féminine pour sa première participation, bravo ! Le Playmobil est bien un peu plus loin, je le rejoins juste avant la 2e épingle : il monte pas mal, le bougre ! Puis c'est au tour de Régis, qui tient bien le rythme lui aussi. En l'absence de Seb "gaz-gaz", il ne reste plus devant que les mobylettes Joris et Florian, mais là il va falloir sérieusement m'employer pour espérer les revoir !

     

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    Gros avantage de connaître le terrain par coeur : non pas que je parvienne à me gèrer vraîment (le cardio affichera une moyenne de 173 pulsations sur l'ensemble du parcours (!!!), preuve que j'ai encore trop peu de marge pour cela !) mais l'anticipation des difficultés m'aide beaucoup sur le profil ascendant, je rejoins puis lâche de cette façon plusieurs wagons de concurrents en souffrance !

    Au bout d'une cinquantaine de minutes, j'ai enfin Florian en point de mire dans la descente en partie goudronnée. J'opère la jonction aux sources de la Maronne, avant le portage dans le pré... que je tente sur le vélo aussi longtemps que possible, encouragé par les spectateurs, les concurrents autour et le caméraman de l'organisation France 3 Auvergne (photos ici) ! Si je peux à la fois faire le spectacle et m'éviter un peu de marche à pieds... à la bifurcation, Jérôme nous annonce 63 et 64èmes, il reste à tenir ce rang. Le portage jusqu'au buron fait mal, mais les paysages sous le soleil sont superbes. Petite déception : pas de salé au ravito, les bonnes habitudes se perdent ? De toute façon, j'ai décidé de me mettre en mode "race", gestion au camelbak avec le minimum d'arrêts...

    Dans la descente Florian s'accroche, on voit bien que la boue complique considérablement les trajectoires. Jusqu'à la route, ça va. Ensuite, je refais le spectacle mais je m'en serais bien passé : roue avant bloquée dans la m... et c'est un premier soleil en sous-bois, à l'hilarité du gars derrière moi. Un peu plus loin en direction du Falgoux, ça ne s'arrange pas, entre la caillasse glissante, les ruissellements et les paquets de boue, tout le monde alterne entre portages et descente debout sur les freins avec beaucoup de circonspection. Comme la peur n'empêche pas la maladresse, je me retrouve au tapis pour une deuxième inspection topographique des environs et un nouveau petit souvenir sur les tibias. Trois gamelles en une semaine, pas possible, mon nouveau X-Control (dont je perds le...contrôle) doit être plus piégeux que le précédent ?...

    Mi-parcours enfin au village du Falgoux : l'arrêt au ravito derrière l'église est indispensable car les réserves d'eau s'épuisent... et les demoiselles, il faut le mentionner, sont charmantes.

    Soupçonnant mon compagnon d'être tenté par un arrêt prolongé, je bats le rappel en direction de la partie "globalement descendante" jusqu'au Vaulmier mais dont les remontées, les passerelles glissantes et les passages encore ruisselants ou boueux intoxiquent durablement les organismes et le moral. Certains esprits s'échauffent un peu en croyant pouvoir se débrouiller mieux que celui qui est devant... faut arrêter les inhalations d'hélium, les gars !

    Là, Florian décroche. Bientôt la remontée jusqu'aux plateaux est rude, et quelques portages s'imposent comme pour rappeler que nos pieds nagent joyeusement dans le contenu des chaussures !

    Je sais les 15 derniers kilomètres roulants (par rapport à ce qui précède, s'entend !) alors je décide d'en remettre une couche au moment où nous retrouvons les randonneurs du 40 kms. Ceux-ci sont facilement reconnaissables à leur... propreté, et s'écartent très sportivement ! Par la même je récupère mes "amis" râleurs qui m'ont bien chauffé précédemment et qui sont maintenant en perdition dans les longs bouts droits où il faut relancer. Ravito d'Espinassoles squeezé, je prends un 62,6 km/heure compteur dans la descente avant un appel-contre appel parfait pour négocier l'épingle au niveau du stand. Au temps pour la gomme que j'imprime sur l'asphalte, "The show must go on !".

    Posté à 3kms de l'arrivée, Tonin m'encourage, ça fait du bien ! Je m'acharne à donner tout ce qui me reste dans la traversée de pâturages et reprends deux nouveaux concurrents à l'entrée de Salers, dont la première féminine. Décidément je ne suis pas galant en ce moment : j'ai déjà passé juste avant la ligne deux filles samedi dernier à l'Oxygen... "Girl power" OK, à condition de lâcher les freins ! La lucidité est encore là pour gravir les marches de la Martille sur la selle et sous les bravos. La ligne d'arrivée s'annonce au bout de la ligne droite et avec elle les bisous impatients de mon fils, pas effrayé ni par la sueur ni par la boue...

     

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                                                                                             Non, il n'est pas resté dans la voiture !!!

    Au final, une malédiction me taraude : serais-je abonné au seuil du "top 50" sur les raids VTT ? 51e à la Sancy Verte 2008, 54e au "Tour du Sancy" 2010, et cette fois une 53e place en 4h15 qui me va cependant tout à fait (classement ici). Je suis convaincu d'avoir fait le maxi avec mes moyens du moment ! J'apprends que Joris, après un départ canon (15e au premier pointage) termine moins de 7'30" devant, tandis que Florian arrive un gros quart d'heure derrière. Bien joué les gars !

  • (Encore des) résolutions

    La nouvelle génération promet ! Le passage du tricycle au vrai vélo donne des idées... Bientôt on enlève les roulettes. Mieux vaut potasser la théorie.

     

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    X-Control, 2e ! Eh oui, le Père Noël a fait plusieurs heureux. Quand je repense à ce que j'ai envoyé à tous les potes qui avaient cédé à la mode du blanc sur les VTT ! Y'a que les imbéciles qui changent pas d'avis...

                       vélo,vtt,nature,changement,I'll be back !        vélo,vtt,nature,changement,I'll be back !

    Après le modèle 2006, le même en version 2010. Au moins l'adaptation ne me posera pas trop de problèmes. Lapierre... qui roule : pas d'excuse pour ne pas m'y remettre sérieusement cette année. Récit de mes premiers essais bientôt en ligne, sauf s'il neige, j'aurais trop peur de le perdre ;-). Et l'ancien (en bas de cette note) ? Ben justement, je le garde pour passer l'hiver. Si intéressé, laissez un message...

  • Evolution... des pionniers à nos jours

    Petit retour sur mes compagnons d'évasion sans remonter jusqu'à mon tracteur à pédales auquel je dédie cette note, snifff

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    1° Celui avec lequel tout a commencé, époque branchée donc fluo (cf. note précédente dans la catégorie "historique")

     

     

     

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     2° La technologie évolue (enfin, pas trop vite quand même !) 2e VTT en 1990 : MBK Aventure.

    NB : La propagande est d'époque (document du constructeur), mais les responsables se gardaient bien de fanfaronner sur le poids de la bête, qui atteignait les 17kgs ! Je gage que certain(e)s voudront témoigner !

    Et le plus beau, c'est que j'ai gagné des coupes avec (si, si, j'ai les preuves !) Sûrement des organisateurs compatissants...

     

     

     

     

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    3° Cette fois-ci ça rigole plus, 1er VTT de compète (et le début de la fin des bons classements ? Je débarque en catégories espoirs, puis séniors) au tout début 1992.

    L'engin des States, un Mongoose Iboc comp, perche ici dans sa position caractéristique d'attente de torture sur la Sebmobile.

    Rapide descriptif technique : cadre chromo 4130 avec wishbone arrière, groupe Shimano DX (à l'époque, l'intermédiaire entre le Deore LX et le XT), potence Zoom, selle Flite (pas d'origine !) et poids enfin raisonnable : 13,5kgs !

    Vous remarquerez le toit ouvrant sur la 5 Five, pas d'origine non plus, pour profiter autant que possible de la nature.

    1169573910.jpgEt là, c'est en action... j'en reparlerai sûrement, des courses par équipes à Lempdes (43), parce que ça, c'était quelque chose !

     

    1837596535.jpg 4° Toujours ces salauds de ricains... En 1996, je me laisse tenter par Ze Vélo mythique du mountain-bike : eh oui, c'est un Stumpjumper de chez Specialized, avec un cadre en M2 (on sait pas trop bien si c'est de l'alu ou si il y a du produit dopant...) et enfin une fourche suspendue Rock Shox Judy XC. A ce niveau, les pédales ne peuvent être qu'automatiques (système Shimano).                                                                                        Poids : 11,7kgs.

    ça m'a tellement plu que je l'ai gardé, et que je roule encore avec régulièrement (photo vers Salers. A propos, la Pastourelle approche !)

     

     

     

     

    2006946842.jpgEt 5°, Last but not least, 2006 : retour aux origines, puisque c'est un Lapierre. ça s'appelle "flamber une paie (et même plusieurs...) de prof contractuel"

    Plus sérieusement, donc : Lapierre 430 X-Control Evo 2, cadre alu SL, fourche et amortisseur Fox 100 mm, freins à disque formula Oro, roues Mavic Crossmax enduro équipées Tubeless. Poids environ 12 kgs.

    Comme d'hab, j'ai rajouté la Flite qui va bien et les embouts de guidon dont je ne peux plus me passer même sur une raquette de tennis (y'en a qui me croient pas que ça s'appelle des Bar-ends !)                       

    L'alibi pour cet investissement franchement déraisonnable : "M..., après tout on n'a qu'une vie", et puis aussi partir à la découverte de randos de plus de 50 kms avec des descentes qui tabassent de folie sans prendre un abonnement chez le kiné.