Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

thèmes bts

  • Un calvaire cycliste !

    Cette couverture de revue est (peut-être) la meilleure que j'aie jamais vue... L'excellent magazine "200" s'est surpassé pour aider ses lecteurs à "en garder sous la pédale" sans ronger leur frein le temps des intempéries hivernales. Et même involontaire, la référence littéraire est bien là !

    Lire la suite

  • Expressions malheureuses

    Plus un Tour sans une "affaire" amplifiée par les médias. Pour nous distraire de cette monotonie, les journalistes creusent la métaphore cycliste. Qu'a-t-on entendu ou lu sur le "cas Di Grégorio" ?

    • "Le coureur a perdu les pédales " (classique) et "pris les mauvaises roues " (pas mal)
    • "L'échappé a été rattrapé par la patrouille " (plus élaboré...)
    • "Il a mal tourné "/"il a franchi la ligne " (jaune, téléphonique ou d'arrivée ?)
    • "Mise en examen : quelle sera la prochaine étape ? "

    Etc. Mieux vaut en sourire en attendant les variations qui ne manqueront sans doute pas pour les J.O.

    A Dériv'chaînes, on a sacrifié depuis longtemps à d'autres formes de dopage. Par exemple l'autre jour à l'arrivée d'une sortie courte mais intense sur Pleaux. Pierre qui n'en est pas à son coup d'essai nous a encore régalé d'une de ses pâtisseries qui se marient très bien avec des boissons à base de houblon sur une terrasse...

    vélo,vtt,dériv'chaînes,tour de france,dopage,thèmes bts,le sport miroir de notre société ?,ravitaillement

  • Rire de l'écologie, pour quoi faire ?

    Si vous ne voyez pas comment l'énergie solaire peut aider à avoir de beaux mollets, alors il vous faut (re)lire Reiser...

    Longtemps, les B.D. de cet auteur m'évoquaient surtout une forme surannée de provocation gratuite et vulgaire, à l'image de son personnage du "gros dégueulasse" qui eut même les honneurs (?) du grand écran. En d'autres termes, du dessin d'humour que je laissais sans regret à la génération* précédente.

    N'empêche, j'avais quand même un doute. Un auteur qui comptait Coluche et Desproges parmi ses amis, collaborateurs et/ou admirateurs mérite sans doute une deuxième chance.blog BD 001 bis.jpg

    En parcourant les rayons d'une grande surface culturelle l'autre jour, à la recherche de lectures de vacances si possible en lien avec le boulot (un prof ça ne déconnecte jamais complètement), j'ai saisi l'occasion de me plonger dans cet univers. Notamment dans ce grand album sobrement intitulé "L'écologie : la pollution, les espèces menacées, l'énergie solaire, le nucléaire..." (Glénat, 2010). Qu'y ai-je trouvé ? quelques blagues potaches, bien sûr, mais surtout beaucoup de réflexions scientifiques et sociales et la recherche obsessionnelle de solutions écologiques illustrées tantôt sérieusement, tantôt de façon caricaturale. Souvent les deux à la fois, manière de ne pas se prendre au sérieux, mais avec une exigence dans le détail et une acuité dans la critique des comportements auxquelles je ne m'attendais pas. C'est un travail d'"humaniste" des XVIIe et XVIIIe siècles : on est loin de la critique facile et de l'utopie libertaire sans lendemain ! Au contraire, la dénonciation de la mondialisation galopante développée ici fait frémir tant l'auteur en avait décelé les symptômes, plus de 30 ans à l'avance. Par exemple l'absurdité de notre dépendance au pétrole, si bien disséquée que les agissements des dirigeants de BP avant la fuite dans le golfe du Mexique cette année semblent en découler (!) en droite ligne...  

    Curieux quand même de voir autant de B.D. traîter le thème de l'écologie et des comportements individuels, et depuis si longtemps**. D'un autre côté, comment à l'origine (soit au début des années 1970, on sent bien le lien avec la sensibilité post soixante-huitarde !) alerter les gens autrement que par l'humour et le délire visuel ? L'écologie semblait alors réservée aux doux rêveurs partisans d'un anticapitalisme en train de passer de mode. Autodérision indispensable. Pas question de se poser en donneurs de leçons !

    C'est ainsi que passe la pilule de la critique de nos habitudes et des dérives de nos modes de vie (la "misère de l'homme" disait déjà Pascal). Un héritage suivi avec succés par les auteurs actuels (Sfar, Larcenet, Blain...) dans cette traque des travers ordinaires par le dessin et le récit bref.

    Le rire pour dédramatiser dans un premier temps. Pour conduire à des consciences plus éveillées dans un deuxième ? 

    Et si une bonne B.D. pouvait être plus efficace qu'un documentaire alarmiste ?     

     

    *Le thème "Rire, pour quoi faire" a remplacé "Le détour" concernant les programmes 2010-2011 du Français au BTS. L'autre thème à étudier s'intitule précisément "Génération(s)".

    **Parmi les "vieux" auteurs de BD d'humour, F'murrr ou Franquin représentés dans la liste de la colonne de gauche portent aussi dans leurs planches des "messages" à visée clairement écolo. Mais je rajouterais volontiers Mandryka (saga "le concombre masqué") ou, chez les anglo-saxons, Watterson dont les prises de position assumées et parfois virulentes sur la question ne manquent pas dans "Calvin & Hobbes"...