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sport

  • Vélo héroïque

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    Fatigue de fin de saison + temps pourri = repos (éviter la course de trop !)

    Du vélo, toujours, mais par procuration : celui des "temps héroïques" d'un certain Docteur Ruffier. Attention, âmes sensibles s'abstenir...

    Pas de GPS mais des guides indispensables pour indiquer "les nombreuses portions de routes pavées"... à franchir à pied (oui oui, à pied...). "Car alors, il ne pouvait pas souvent être question de rouler sur les pavés, non seulement parce que nous n'avions pas de pneumatiques, mais aussi que les pavés étaient généralement monstrueux et tout disloqués (...) Ce sont ces fondrières d'autrefois que certains renégats du cyclisme font semblant de regretter pour expliquer qu'ils n'aiment pas rouler sur les routes modernes ! 

    Mais avant la médecine, la passion de l'auteur pour le vélocipède le mène à affoler les campagnes - précédant l'auto, le vélo est déjà considéré comme la machine du diable ! - tant et si bien qu'une carrière de coureur aurait pu se dessiner pour lui au début du siècle (heu... le XXème). Encore aurait-il fallu éviter de s'obstiner dans l'utilisation de matériels plus regrettables que discutables, comme l'"Acatène", machine de piste (et de route) dont les concepteurs n'avaient rien trouvé de mieux pour la distinguer que de remplacer la chaîne par une transmission à pignons d'angle ! Lorsque la providence lui fournit enfin un vélo de course normal pour une grande compétition à la place de cette prodigieuse invention, Ruffier l'emporte haut la main ! Mais il est trop tard, à l'arrivée se profile l'internat de médecine qui n'admet pas la concurrence d'une pratique sportive de haut niveau. 

    Reste, ultérieurement, la pratique du cyclotourisme où le narrateur va encore une fois faire figure de pionnier. Mais comme on ne se refait pas, c'est de virées cyclotouristes (très) sportives dont il est question et dans lesquelles il lui arrive d'embarquer des amis qui ont bien du mérite. Il sévit même ensuite en tandem avec sa jeune épouse. Les régions visitées n'évitent aucune zone montagneuse, des Alpes aux Pyrénées, avec des étapes décrites dignes du Tour de France. Et les routes de l'arrière-pays ne se comparent toujours pas plus à celles d'aujourd'hui que le matériel. 

    Enfin, les mentalités de l'époque n'admettent pas facilement l'équipage. Ainsi, en Corse, l'auteur est surpris de la froideur suscitée sur leur passage, notamment un soir que sa femme arrive "à bout de force" dans un hôtel de village tenu par des dames. "Sont-elles hostiles, terrorisées ? Pas un mot (...) Je crois devoir mener la conversation" lors du repas qui lui est servimais en pure perte. 

    J'ai pu lire par ailleurs une explication plausible à cette réaction dans un ouvrage d'ethnologie ("Passions ordinaires" sous la direction de Christian Bromberger, Hachette Littératures, collection "Pluriel", avril 2002, chapitre "Les voluptés de plein air" rédigé par Sergio Dalla Bernardina, pp.382-383). Le scientifique explique que, "pour une très large partie de la population dans les pays latins, la dépense d'énergie dans les espaces sauvages a longtemps été perçue comme une valeur négative, comme une "punition" et une marque de subordination". "Etonnant, non ?" aurait ajouté Desproges...

    Suit pour en attester la reproduction d'un entretien effectué par l'ethnologue à Bastia en 1997.

    - Comment sont perçus ces Bastiais qui arrivent avec des vélos, avec des choses comme ça dans l'arrière-pays ?

    - C'est-à-dire : si vous parlez des touristes qui arrivent et qui parcourent la Corse à pied ou à vélo, il faut être fou. Franchement, il faut être fou. Après souvent on voit des familles entières, où les deux parents ont leur sac à dos et derrière des enfants de douze, quinze ans... ceux-là manquent souvent de se faire molester, je dois dire. Parce que, pour les Corses, si quelqu'un veut marcher en pleine nature, escalader des montagnes... avec un sac à dos, c'est son problème, mais il n'a pas le droit d'obliger ses enfants à le suivre. Ce sont des mentalités...

    - Vous avez assisté à des scènes comme ça ? C'est-à-dire...

    - Oui, j'ai assisté à des scènes comme ça où des gens trouvaient... enfin, des Corses trouvaient scandaleux que des gens, comme ça, entraînent leurs enfants dans un tourisme qui pour eux touche à la folie, quoi, aller se faire le GR 1 à pied... Il n'y a que les Allemands ou les Autrichiens pour faire ça.

    - Pourquoi ?

    - Parce que c'est très fatigant.

     

    Poursuite de mes lectures vélocipédiques : "Je pars demain" par Eric Fottorino

     

  • Motivation & compétition...

    Se faire mal aux jambes, se battre contre soi-même, ses propres chronos... trouver plus de plaisir, de sensations. La saison de VTT est longue et se relancer après une compétition n'est pas toujours évident ! Et puis, outre le repos nécessaire, il est parfois bon de "couper" aussi mentalement... J'avoue cependant que je ne pensais pas rester sur "pause" aussi longtemps, mais mes lombaires se sont rappelées à mon bon souvenir. A force de tirer sur la corde... ?

    Résultat : un planning d'entraînement et des objectifs à réviser. Plus question de "Tour du Sancy" au départ de la Bourboule dimanche prochain. Je me reporte donc sur le 50 kms (demi-ration !), que j'avais parcouru il y a 4 ans. Mais ce n'est pas une déception pour autant : voilà l'occasion d'améliorer mon chrono et si possible mon classement de la dernière fois tout en me relançant pour cet automne.

    Ce sera un défi, car ce n'est pas ma virée sur route jusqu'en haut du Puy Mary l'autre jour qui suffira à me redonner le rythme ! Je devrai vite me situer.

    Se donner des objectifs raisonnables. Eviter la galère. Progresser lentement mais régulièrement et aussi longtemps que possible, c'est ainsi que je me vois poursuivre pour garder l'envie. En 2007, je reprenais les compétitions en visant surtout d'être assez au point pour me faire plaisir, mais plus en randonneur "confirmé"... Année après année, j'essaie de m'élever à d'autres exigences. Une façon de creuser mon sillon.

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    En ce jour d'"officialisation" du Cas Armstrong, je goûte d'autant plus les déclarations surprenantes de David Moncoutié (coureur pro chez Cofidis depuis... 1997) dans l'Equipe Mag de samedi dernier, parmi lesquelles ce passage sur sa motivation : "Je ne me bats pas contre les autres, plutôt contre la montagne. C'est un défi physique. J'ai toujours aimé les défis : monter en tant de minutes, doubler tant de types "... Une motivation plus "intrinsèque" que dictée par les obligations ou par l'ambition, qui ne l'a pas empêché de finir 4 fois meilleur grimpeur de la Vuelta !

  • Efforts par procuration

    A défaut d'exploits personnels (cf note précédente), je garde un oeil curieux et admiratif sur ceux que les divers média permettent de suivre particulièrement l'été :

    Des shows ultra-médiatisés tels que le Tour de France bien sûr, mais aussi la "Race across America", traversée à vélo des Etats-Unis (4800 kms en... 8 jours pour les meilleurs) racontée dans l'Equipe Mag début juillet m'ont fait cogiter sur la notion d'"effort extrême". Si l'intérêt du sport est le dépassement de soi-même, une partie de la fascination qu'exercent certains sports ou certaines épreuves (un mot lourd de sens) ne vient-elle pas de cette exploration toujours plus loin de nos propres ressources ?  

     Au même moment, un article dans le dernier numéro de "Sport & Vie" étudie la résistance des sportifs à la douleur, que certaines épreuves semblent magnifier (marathon, Ironman, mais aussi épreuves de masse de plus en plus dures en cyclisme et en VTT). Il arrive aussi qu'une manifestation déjà ardue se transforme par les lois de la météo en défi à la limite de ce qu'il est possible d'endurer. Exemple récent, "l'étape du Tour Mondovélo" de cette année entre Issoire et Saint-Flour, où plus de la moitié des participants ont été contraints à l'abandon. Qu'est-ce qui fait qu'au bout d'eux-mêmes, dans des conditions terribles, certains s'accrochent pourtant et poursuivent jusqu'à l'arrivée ?

    N'en déplaise aux "anti-sport", dans la plupart des cas ce n'est pas de la fierté mal placée ni de l'inconscience. Le secret des plus résistants n'est pas une question de masochisme, dans la recherche d'une "souffrance extrême", mais provient d'une consentement plus élevé à la dureté de l'activité en fonction de nos motivations et convictions. Cela aboutit à un seuil différent de "souffrance tolérable". Pour simplifier, plus on est convaincu de ce que l'on fait, plus on est prêt à supporter le pire. Mais l'étude insiste aussi sur l'utilisation intelligente de l'acceptation de la douleur pour atteindre ses objectifs (donc une bonne méthode d'entraînement), rappelant qu'il n'y a "pas de médaille olympique du dépassement de soi, pas de record du monde du recul de ses propres limites".

    Voeckler aussi

    Thomas Voeckler est un bon exemple de cette dualité. Sa popularité auprès des spectateurs du Tour 2011 est sans conteste liée à sa façon de se transcender pour garder la tunique jaune : de la sueur, des larmes et presque du sang en direct ! C'est le "mortel" parvenu dans la cour des Dieux (comme le coureur "à l'eau claire" au royaume des dopés ? il ferait alors jeu égal à armes inégales...) à force de souffrance. Pour un peu, il n'aurait pas besoin d'être Français ! Ou plutôt si : le voilà élevé au rang de légende nationale, comme dans l'Antiquité Enée ou Ulysse, fameux héros cyclistes eux aussi. L'analogie avec les personnages de Virgile et Homère ne s'arrête pas là : comme eux, Voeckler est rusé (autrement dit il sait adapter sa stratégie de course) et lui aussi, dans ses interviews, n'aspire qu'à rentrer à Ithaque pour retrouver femme et enfants.

    Heureusement, la littérature sur le vélo ne se nourrit pas que d'efforts surhumains (quoique) : toujours en verve, J.-P. Stéphan auréolé d'une 5e couronne mondiale me régale sur son blog. Dans un autre registre, le site Dériv'chaînes ne s'arrête pas non plus. Bonnes lectures ! 

     

  • C'est/C'est pas du VTT ?

    On ne peut pas plaire à tout le monde... Une des réflexions qui reviennent le plus souvent au gré des manifestations organisées ici et là : "ça, c'est pas du VTT" (d'un air dégoûté), pour se plaindre souvent d'un parcours jugé trop difficile ou à l'inverse d'un circuit trop peu technique.

    Et il arrive même qu'en fonction du niveau ou du goût des pratiquants, les organisateurs aient à essuyer les deux argumentaires en même temps !

    sortie 11.09 005 bis.jpg

                                                             "Tirer la langue en montée, c'est du VTT ?"

    Car c'est bien connu, la critique est facile et le Français est râleur. Mais au fait, c'est quoi, un "circuit de vrai TT" ?

    Un Francilien habitué aux balades en forêt de Fontainebleau et un résident des Alpes (même ne pratiquant qu'occasionnellement) ne proposeront sûrement pas la même définition de la sortie idéale.

    En fait, chacun se base sur sa propre pratique et s'en fait une norme. J'en connais qui n'ont pas aimé la balade à Mandailles l'autre jour avec son dénivelé, son herbe à vaches et ses portages (y compris en descente). Par contre, même en restant en Auvergne, d'autres ne supportent pas les sorties roulantes, fréquentes sur l'Allier et le Puy-de-Dôme (des "chemins autoroutiers" ?!).

    Pourtant les deux requièrent l'usage d'un VTT... et correspondent à un aspect de ce sport bien plus riche et diversifié qu'on ne le croirait. De là à affirmer que les uns et les autres en ont une vision restrictive... Pour ma part, j'ai toujours plaisir à simplement "échapper" à la route. C'est bizarre, mais c'est à cette condition que mon sentiment de liberté à vélo s'exacerbe.

    Manque de bol, le repérage des prochains championnats VTT du Cantal samedi dernier nous a montré que de la route il y en aura sur une part non négligeable du circuit. Et pour le reste, la technique n'aura pas beaucoup d'importance : c'est rapide, très rapide et roulant, à une ou deux portions de descentes caillouteuses près. La sélection se fera clairement par la puissance et la capacité de relance plutôt que par de vraies qualités de vététiste (y compris de grimpeur, parce qu'avec 130 m de D+ par tour de 8 kilomètres et demie, on est loin des grosses ascensions du cru). 

    ça n'empêchera pas les plus forts d'être devant... mais certainement à plus de 25 à l'heure de moyenne. Je n'ai rien contre la vitesse, mais là je regrette le manque de variété et de représentativité des difficultés du département. Tout comme j'avais déploré que la précédente édition de 2008 soit excessivement typée "cyclo-cross".

    Au moins cette fois la longueur du tour est plus conforme à notre sport, mais j'ai quand même bouclé mon tour de reconnaissance en 24 minutes pile, à plus de 20 km/h de moyenne. Et débarrassé des maux de ventre qui m'ont forcé à relâcher mes efforts l'autre jour, je ferai sûrement mieux. Mais est-ce là tout l'intérêt ?  

    Pourvu qu'au Lambon, les 24 heures imposent quelques challenges techniques pour ne pas passer notre temps à tourner comme des dératés ! Au dernier pointage sur le site, 16 équipes de 6 inscrites en comptant la nôtre, ça va sentir bon la confrontation.

  • Anticyclone persistant

    Enfin un peu de beau temps et des terrains (presque) secs, de quoi quitter la route... et même les chemins. Parti en reconnaissance toute la semaine, Tonin nous avait concocté un itinéraire assez physique : "ben oui, la fin de l'hiver approche, si on souffre pas maintenant ça va être dur d'avancer au printemps !" (cf. note "dans le dur pour progresser"...)

    Puy Courny 007 bis.jpg
    Et puis les paysages en valaient la peine, ici sur le Puy Courny qui domine Aurillac.
     
    Mais pour en arriver là, il a d'abord fallu monter un peu...
    Puy Courny 001 bis.jpg 
     
    Bon, la condition c'est pas encore ça, mais ça va venir ! Faut dire aussi que là c'était (presque) la montée finale pour arriver à 600 mètres de positif en 30 kilomètres. ça commençait donc à piquer un peu.
    Puy Courny 017 bis.jpgPuy Courny 015 bis.jpg

     Heureusement Yoan s'est dévoué pour heu... allonger la pause et permettre d'encore mieux apprécier le panorama (c'est vrai qu'on avait pas eu le temps de bien le voir... 'Fin, je ne parle pas pour moi vu la vitesse à laquelle je grimpe en ce moment !) Merci qui ?!

     

     

     

     

    D'autres photos dans l'album "Paysages à VTT".

  • Tourelloise 2009

      Une trêve ensoleillée perdue au milieu de deux semaines d'intempéries automnales ! Pas mal, non, comme récompense de 300 kilomètres de route ? Et motivant, car cette "Tourelloise" dans les monts du Lyonnais constituait pour moi le dernier grand rendez-vous en attendant le printemps 2010...

    Le dernier, mais pas le plus tranquille ! En cause, un tracé exigeant, typique d'un départ au point le plus bas avant d'aller tutoyer les sommets... mais dans une explosion de couleurs. Pas moins de 3 cols au menu (col de la Croix du Ban, de la Luère et de Malval) en 43 kilomètres pour plus de 1200 mètres de dénivelé positif. En bref, souffrir mais pas pour rien : tant qu'on y est, autant r'garder les cadeaux de la nature et les panoramas qui s'étendaient ici et là aux pieds des participants.

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    Et avec ces boucles dans les bois, l'intérêt résidait aussi dans le technique, juste ce qu'il fallait. Plus humide que pour l'édition 2007, le terrain sablonneux avait eu la bonne idée de boire en quelques heures le trop plein des précipitations des jours précédents. Les conditions étaient donc idéales pour se colleter avec les "montées impossibles" successives (GLOP !)... A condition de parvenir à éviter les concurrents restés plantés. Tout un programme, tant je crois que je n'ai jamais assisté à un tel festival de "gamelles" en si peu de temps. Souvent spectaculaires, mais sans gravité, dans les ascensions comme dans les descentes.

    Sans fanfaronnade, l'expérience m'a prouvé que l'habitude des terrains de jeux auvergnats (et l'utilisation d'un tout-suspendu) donnait un réel avantage sur ce point : racines et caillasses ou pas, toutes les montées (à quelques mètres prés) ont été avalées sur le vélo, parfois en finesse, souvent au forceps. Excellent pour la fierté perso, pas forcément pour le chrono : les premiers passaient certainement aussi à vélo mais bien plus vite, et mes adversaires récupéraient à pied sans me concéder de temps là où j'avais choisi de m'employer sans calculer. Le cardio en témoigne : 199 pulsations au maxi, mon record cette année (à exactement 106% de ma FC Max)... et 173 de moyenne sur les 3 heures 04 de la session !

    Loin des podiums, je progresse néanmoins sur 2007 grâce à ma connaissance du parcours, modifié seulement sur quelques détails. Sachant que les premiers kilomètres étaient en grimpette mais sur du billard, j'ai pu partir plus fort. J'y avais tout intérêt, m'étant élancé une nouvelle fois en queue de peloton (une sale habitude à corriger). Dés lors un seul impératif : doubler le plus de monde possible pour éviter de me faire coincer dans les premières difficultés, sans puiser dans mes réserves tout de même ! La suite, justement : 500 mètres de D+ sur la première heure, avant même de voir le sommet du premier col... Comme ils disent chez Dériv'chaînes, "ça pique un peu !" Mais c'est le même principe qu'à la Pastourelle, quand on connaît l'itinéraire, le coup au moral vient moins vite. Et le ravito après un quart d'heure de suées supplémentaires survient comme une trève bienvenue... avant de remettre ça (car c'est bien connu, un ravito digne de ce nom annonce forcément de nouvelles difficultés : double raison pour s'arrêter reprendre quelques forces et sa lucidité...) 

     
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    Photo reproduite avec l'aimable autorisation du photographe du parcours.

     Ceci étant, le régal des montées (si, si, je vous assure) n'était rien en comparaison de celui des descentes ! Pentues à souhait, alternant chemins larges et monotraces, parties roulantes (plus de 60 km/h en pointe, sans me faire peur) et zones techniques, avec épingles en appui, compressions, dévers en sous-bois... de vrais toboggans ! Un participant qui me précédait n'a pas laissé passer l'occasion d'un magnifique OTB, sans gravité. Dommage qu'à cette cadence, les dégringolades qui ont si bien su se faire désirer se terminent toujours trop tôt. Et les brefs mais terribles "coups de cul" de la troisième heure laissent l'impression de monter deux fois plus que l'on ne descend ?!

    Au bout du compte, si j'ai dû concéder un quart d'heure de plaisir de plus que sur ma précédente participation (la rançon du terrain tout de même un peu gras) j'ai récupéré douze places et la satisfaction de rentrer cette fois dans les "100" : 92ème sur un peu plus de 170 classés... sachant par ailleurs que cette édition qui comprenait aussi un chrono de 30 kms et de multiples randonnées a rassemblé plus de 900 vététistes !

    Une belle organisation (c'est du lourd !) pour une magnifique journée de fête du VTT, mais petite critique tout de même : la mauvaise gestion à mon sens des remises de plaques matinales. Plus de 20 minutes de queue, avec encore les attaches de plaque à aller récupérer et couper soi-même après, j'en ai vu râler âprement à la sortie. La solution, bien sûr, était d'y passer la veille, mais là ce n'était vraîment pas possible. Pas l'idéal pour se préparer et s'échauffer avant le départ - c'était pourtant pas du luxe, avec une température de 3 malheureux degrés à 9 heures du matin. Bon, pour le reste, c'était impec' : balisage et bénévoles au poil, repas chaud et lavages dispo à l'arrivée et - devinez quoi ?  Encore un magnifique T-shirt inédit pour ma collec'...

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  • Rumeurs dans les bois

    Les balades automnales, propices à la rêverie comme un poème de Verlaine (spéciale dédicace à Maxime-qu'est-ce-que-je-viens-de-dire...) :

    Le soleil, moins ardent, luit clair au ciel moins dense.

    Balancés par un ciel automnal et berceur,

    Les rosiers du jardin s'inclinent en cadence.

    L'atmosphère ambiante a des baisers de soeur.

    [...] Le frais balancement des ramures chenues,

    L'horizon élargi plein de vagues chansons...Photo 0233.jpg

    Quand tout à coup : Et pia-pia-pia, et re-pia-pia-pia... Aïe, ce n'est ni le chant d'un rouge-gorge ni une mésange cachée parmi les ramures chenues,

    Mais le retour de la pipelette, ainsi qu'il le proclame lui-même (à gauche sur l'image) !

    "Aucune montée n'a raison de son bavardage incessant,

     Rien ne peut essouffler ce tchatcheur acharné !"

    (tu t'attendais à une vacherie pour illustrer la photo, c'est fait ;-) En même temps, je n'invente rien, nulle médisance sur ce blog...)

    De toute façon, au fil du parcours de ce samedi avec l'ACVA, la contemplation a laissé place à l'effort sportif. Les conditions étaient trop tentantes. Plus de 50 bornes dans des terrains de jeux au top, + 700 mètres de dénivelé et moins 3000 calories au compteur. De la montée, du tirage de bourre dans les feuilles, de la descente technique avec une joyeuse bande de furieux, du brisage de chaîne, du rallongis !... Y'en a qui ont dû bien dormir.

    Et pour moi, la répétition idéale pour la Tourelloise de dimanche prochain dans les monts du Lyonnais. Ou pas, car la météo risque de ne pas être aussi conciliante.