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sorties

  • Projets d'automne en préparation

    Passé l'été et les vacances, le plus dur reste de combattre l'inertie naturelle... Même si la saison qui arrive est une des plus belles pour parcourir la nature, je préfère me remettre un peu de pression avec quelques projets de sortie. "En automne, ne pas en faire des tonnes..." mais un peu quand même !

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    D'ailleurs les plus jeunes ont aussi besoin de reprendre le sport dès la rentrée, l'affluence sur les dernières sorties de notre section VTT en témoigne ! Samedi dernier on a servi aux plus aguerris un bon plat de résistance, avec la montée depuis Saint-Simon jusqu'à la route des Crêtes. Il faudra en avaler quelques-unes pour être au point pour les championnats du Cantal le 3 octobre prochain à Glénat.

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    Pour ma part, l'autre projet se constitue avec une équipe de cinq autres Dériv'chaînes. En protestation contre la routine, nous avons décidé de tenter l'aventure loin de nos contrées habituelles, mais le changement se situe surtout sur la durée de l'épreuve... Un 24 heures VTT, celui qui se déroule au plan d'eau du Lambon sur la commune de Prailles près de Niort (79).

    24 heures, ça veut dire quoi ? Pas plus de 4 heures de vélo chacun (en théorie), donc rien de bien insurmontable... Sauf qu'il faudra rouler à bloc sur chaque relais, donc je me suis remis à faire des sorties courtes mais plus intenses pour perdre l'orientation "cyclodiesel" de mes sorties aoûtiennes. Pas le même effort !

    D'un autre côté, c'est aussi bien plus en comptant la préparation, la constitution des troupes, la partie inscription, la revue du matériel... Et en approchant du moment fatidique, le déplacement, le déballage des affaires une fois sur place, et la fièvre qui va monter pour le briefing et la mise en place sur la ligne de départ !

    On est à combien d'heures, là ?

    Tout ça sans que le départ soit encore donné, mais cette adrénaline est pour tous les participants... (à suivre)

  • Affûté ou pas ?

             ...Telle est la question, à laquelle notre participation au "Raid des 3 vallées" (rien que le nom m'amuse) de la Pastourelle demain va donner tout son sens ! Physiquement pour moi ce sera juste, j'en suis d'autant plus conscient que je connais bien le parcours et que je l'ai toujours trouvé éprouvant. Or, il se trouve que la difficulté en est encore renforcée cette année par la redescente jusqu'au village du Vaulmier - 775 mètres au 36e km - sachant qu'en 5 kilomètres il n'y a plus qu'à remonter à 1130. Il va en falloir, du jus ! 

    Et du technique, parce que de l'herbe à chameau, du portage et du cassant il y en aura aussi... Justement, ça avec l'ACVA on s'y est entraînés l'autre jour, avec des fortunes diverses.

    Y'a ceux qui connaissent leurs limites et qui la jouent prudents...

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    ... Voire très prudents
     
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    ... Bon, mais y'a quand même des fois où il faut se lancer, non ?!
     
     
     
     
     
     
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    J'oubliais, Eric c'est le responsable de la section VTT du club, il faut qu'il donne l'exemple auprès des jeunes. Parce que, s'il voulait, hein !!!
     
    Par contre, "il y en a qui ont essayé, ils ont eu des problèmes". La photo est prise juste avant le crash : "Freine, ça glisse !" Et hop, trop tard, Alain dans le décor et le vélo dans les barbelés. Comme quoi, tu vas encore avoir de la concurrence, Nico ! La gamelle d'or 2010 est lancée, même que le photographe s'est écarté juste à temps !
     
     
     
     
       Puy de Vaurs 15.10 008.jpg    Et ça rend vachement plus humble après.  Puy de Vaurs 15.10 014.jpg
     
     
     
     
    "Mais allez, ça passe, lâche les freins !" Et si ça marche pas la 1ère fois, on recommence juste pour voir !
     
     
     
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    Et puis on a beau rester humble, y'a ceux qui passent partout et ça, ça... y' a pas de mot, moi ça m'écoeure, c'est tout.
     
     
     
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    Seb (l'autre, hein, pas moi) en action sur une montée "en principe" franchissable. S'il le dit ! mais le pire c'est qu'il l'a fait... Mais vu son classement au Merrel Oxygène challenge dans des conditions dantesques, il va bien nous faire péter le chrono demain !
     
     
     
     
     
     
    Pour les autres, rester humble, modeste, se souvenir d'où on vient et admirer le paysage, tout ça...
     
     
     
  • Se reposer ? Pour quoi faire...

    Des sorties la semaine dernière ? Oui, le beau temps automnal était un appel à y retourner ! Le tout étant d'arriver à surmonter le manque de sommeil... Je croyais qu'un nouveau-né dormait au moins 18 heures sur 24 ? Ce que je n'avais pas calculé, c'est la quantité d'interruptions au cours de ces 18 heures !

    En attendant, gardons le rythme : mercredi, balade "a priori tranquille" (comme d'hab, c'est le milieu de semaine donc on se ménage, vous savez ce que c'est ! ;))) avec un Maxime un peu plus grand... Celui-là ne dort toujours pas sur le vélo, mais il tchatche et il n'est jamais essoufflé ! Ecoeurant.

     Bref, nous avons filé sur le circuit n°8 (rouge) d'Aurillac, boucle par Tabeize et descente jusqu'au cimetière de Boussac comprises, pour ceux qui connaissent. Au total, 34 kilomètres d'un circuit "un peu" vallonné et caractérisé par ses descentes on va dire... à prendre en considération. Et ça, c'est par temps sec. Entre Faliès et Pont-de-Mousset, rodéo assuré même avec le X-Control, dans le plus pur style de la fin de la Sancy Verte. Entre le pourcentage de la pente, les rochers et les pierres sur la trajectoire, les passages étroits et les virolos en épingles à cheveux, le moindre instant de dispersion doit se payer cash. Mais on n'en a pas fait l'expérience cette fois : ni figure à signaler ni photo spectaculaire pour alimenter la rubrique... Pas drôle ! On a déjà évoqué la possibilité de la retenter après une bonne averse (?), il devrait y avoir moyen de rigoler.

    "Tel qui rit mercredi..."

    Mais la résistance a ses limites. Autant j'étais content de mon comportement sur cette sortie, autant j'ai eu l'occasion de déchanter samedi dernier avec le club : cette fois, petite forme à la fois du cycliste et du vélo, qui semblait renâcler et réclamer un peu d'attentions après ces derniers mois bien remplis tant il couinait de partout sa misère. Encore un beau circuit pourtant, et des conditions idéales pour notre pratique, mais clairement un jour "sans" pour moi (ça arrive) : seule satisfaction personnelle, celle de ne pas m'être économisé, mais sans doute aurais-je mieux fait ! La sortie m'a usé sur la durée (environ 45 bornes, sachant que mon compteur a lui aussi subi son lot de défaillances dans le cadre de la série noire). Et les accélérations que j'ai tentées lorsque je me suis porté vers l'avant ont fait le reste. Très mauvaise gestion ! A revoir d'urgence pour les championnats du Cantal samedi.

    Heureusement, dans les sorties il y a aussi l'ambiance de groupe... (chef de section, c'est pas facile tous les jours, n'est-ce pas Eric !)

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                                                                                     Encore un épisode des Shadocks (tiens, ils les diffusent tous les samedis maintenant ?!)

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     Et le coup de la chaîne : Giovanni à la réparation (je ne peux pas toujours le montrer en train d'embrasser généreusement la nature... même si, avouons-le, ça lui arrive quelquefois).

  • Changement de coin, les bonheurs de l'imprévu

    Samedi dernier, sortie club un peu plus loin qu'à l'ordinaire : voitures mises à contribution (mais pas longtemps), direction le sud - châtaigneraie cantalienne - pour un nouveau circuit.

    Casser la routine, une initiative profitable à la fois mentalement, mais aussi pour l'entraînement et l'expérience : le profil vallonné, bien que sans trop de dénivelé, a contraint les jeunes à puiser dans leurs réserves, surtout lorsqu'ils ont commencé un peu fort !

    A leur décharge, la plupart ne participent aux sorties hebdomadaires que depuis la dernière rentrée scolaire et ont déjà bien progressé. Au début, la première difficulté était d'aller au bout : le manque d'habitude du rythme et de la distance à la fois sont difficiles à  compenser dans un sport qui nécessite des suites d'efforts courts mais violents et répétitifs. Les écarts avec les plus entraînés que l'on voudrait suivre se font vite, et le moral chute en proportion. Et puis il y a des aléas : tous les conseils ne remplaceront pas "la pédagogie par l'erreur" !

    Exemple sur les premières fois : lorsqu'ils voient les "anciens" commencer à se ravitailler au bout de 10 à 15 kms de chemin, certains ravalent comme ils peuvent leur fierté : "Dis, t'aurais pas une barre ?!".

    Plus problématique, surtout quand il fait chaud : on n'imagine pas la quantité d'eau que le corps peut réclamer dans certaines conditions avant d'en avoir fait l'expérience.

    Enfin, le fait de vouloir rouler plus vite amène aussi son lot d'erreurs techniques (manque de lucidité) et de crevaisons. C'est dans ces occasions que survient LA QUESTION A NE PAS POSER : "Tu as bien pris de quoi réparer ?" (c'est sûr, il y en a qui vont se reconnaître ! ;-))). Et parfois c'est le circuit qui n'aide pas, comme au printemps où les débardages ont apporté leur lot de pièges. Une sortie récente sur Ytrac est même venue à bout des matériels de réparation et du temps imparti, au point d'avoir à écourter la balade !

     Mais pas cette fois-ci : signe que le métier commence à rentrer, désormais tous s'équipent de façon à avoir de quoi réparer et s'alimenter, et plus personne n'"explose" avant la fin.

    Tout le groupe a ainsi pu profiter de la belle boucle en sous-bois en dernière partie, avec descentes techniques et parfois piégeuses (quelques chutes ?) et relances parfois plus longues qu'escompté ! Malgré un chouïa de boue (inévitable !) au commencement, la première partie également était  très agréable et variée. Je reconnais que j'y ai été moi aussi de ma gamelle perso après une descente menée "tambour battant" au milieu des genêts : une remontée imprévue avec une rigole, la roue avant qui se dérobe, et voilà comment faire râler en les bouchonnant tous ceux que je venais de "déposer" ! C'était pas "la pelle du 18 juin" mais pas loin :-D

    Les erreurs par manque d'anticipation n'arrivent pas qu'aux autres... L'euphorie permet de dépasser ses limites, mais sanctionne aussi sévèrement ceux qui oublient de la mettre en stand-by ! (voir note sur ma course à la Pastourelle).

    En tout cas, c'était un bonheur de se laisser guider par les "régionaux de l'étape". Et de profiter du casse-croûte reconstituant après tous ces efforts (Merci encore à nos hôtes) !

     

  • La chute : "ça te servira de leçon !"

    Comme  Louis Baudry de Saunier le proclamait dans "Conseils pour apprendre à tenir l'équilibre" (in  "Extrait de l'Histoire générale de la vélocipédie") il y a près d'un siècle, "Ne craignez rien, on ne tombe jamais, on descend vite quelquefois" !

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    Mais mon collègue en fâcheuse posture répondrait (en connaissance de cause !) que les chutes en VTT, ça n'arrive pas qu'aux autres. Alors autant les sentir venir pour en minimiser les conséquences. En général, elles sont beaucoup moins graves qu'en vélo de route (vitesse moindre, réception moins traumatisante) sauf en cas d'impact sévère (on appelle ça "mesurer le sentier" - aucun rapport avec le nom de ce blog - ou "embrasser généreusement la nature") !

    Malgré tout, ce genre de mésaventure a plutôt pour effet de refroidir les ardeurs, et ce d'autant plus que l'on s'est fait peur, ou mal. C'est ce que Jean-Paul Stéphan nomme l'évènement "nociceptif" dans son excellent ouvrage "VTT : rouler plus vite" (éditions Désiris). La chute fait pourtant partie du jeu lorsque l'on veut faire reculer ses limites. On pourrait dire que celui qui ne tombe jamais reste trop "en dedans" pour progresser. Il faut donc se faire violence pour prendre quelques risques... calculés ! 

    Souvenir perso à ce sujet : lors de la rando "La ronde des Lacs" dans le Puy-de-Dôme en septembre dernier, je cherche à dépasser un participant dans une descente en haut d'un bois. Le singletrack s'élargissant, je me décale sur une autre trajectoire et place une accélération : tout va bien, jusqu'au moment où, en finissant de me rabattre, ma roue avant reste scotchée dans une ornière que je n'avais pas vue avant la manoeuvre ! Bien que "déshabitué" aux chutes depuis pas mal de temps, j'ai instinctivement réussi en une fraction de seconde à décrocher les pédales automatiques, prendre l'impulsion pour passer par-dessus le guidon façon saute-mouton et terminer l'action en course à pieds... à la grande hilarité du concurrent ! Le temps de repartir, cela ne m'a pas empêché de le redoubler quelques centaines de mètres plus loin dans un passage plus roulant. Le tout avec un sentiment de confiance en mes ressources encore augmenté, puisque j'avais pris conscience de deux choses : la première, que je pouvais faire une fausse manoeuvre et m'en sortir indemne, et la seconde, que par ce 1er essai "optimiste" je venais de mieux cerner mes limites sur ce type de terrain.

    L'"OTB" (en Anglais "Over the Bar", soit "par-dessus le guidon") ne se termine pourtant pas toujours aussi bien, d'autant qu'il n'est pas forcément volontaire et qu'on ne peut pas trop prévoir où l'on va retomber. Je reconnais que sur ce coup j'ai aussi eu une dose de chance... Mais quel "pied" a posteriori : cela reste encore une très belle image d'une journée en plus de cela mémorable pour les paysages traversés, la convivialité et l'organisation.

    Mais cela prouve aussi que le pire n'est jamais sûr, et qu'avec un peu d'audace pour tenter des choses inhabituelles, on est souvent récompensé. Pour conclure, je laisse à Louis Baudry de Saunier le soin de refermer cette note comme il l'avait initiée :

    "Mieux vaut, pour la joie du monde, écrire sur le cyclisme que sur la morale. Les hommes grignotent dans la vie assez d'amertumes pour que, de temps à autre, on leur enseigne où sont cachés les bons sucres d'orge".