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sancy verte

  • La flemme du mois d'août

    Après un mois de juillet plutôt bien employé, mon mois d'août à vélo a fait flop : sans vraie démotivation, les enchaînements canicule - gros orages ont eu raison de mes sorties d'entraînement régulières... Une belle dernière toutefois à l'invitation de Maxime entre Cantal et Aveyron début août, comme un chant du cygne : de sacrées parties de manivelles en côte, des paysages magnifiques et on ne s'est (presque !) pas perdus.

     

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    La forme étant encore là, j'avais pu faire parler les avantages conservés par mon 26 pouces en vivacité en montée... de beaux restes ? Depuis, ça ne s'est pas gâté pour le X-Control mais plutôt pour son propriétaire. 

    Même l'appel de la Sancy Verte a fait pschitt, effet conjoint d'une gastro contractée dans la semaine et d'une météo exécrable... Une petite vingtaine de finishers cette année, même en bonne forme ç'aurait été chaotique !

    Je termine donc avec quelques sorties solo sans souci de rythme ni de chrono, pour la beauté de l'effort et des paysages, avec parfois encore le plaisir de surprises et de découvertes insolites. De belles plantes, et de quoi se nourrir... ce dimanche, c'était sortie notamment sur le parcours n°7 d'Aurillac, où faute de fréquentation la végétation reprend de plus en plus ses droits ! Ronces, orties et autres broussailles m'ont bien décoré les jambes. L'avantage cependant sur les circuits abandonnés, c'est que les mûres sont étaient toujours là !

     

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    Place à présent à la préparation de la Dériv'chouettes et de la Dériv'chaînes.

  • 25e Sancy Verte

    "Oh oh,

    Le vieil hipopo,

    Comme son ventre est gras et gros,

    Comme ses oreilles sont petites,

    Comme il a l'air idiot..."

    Et voilà ce qui arrive quand on écoute un peu trop les CD de ses enfants sur la route des vacances : vous vous retrouvez avec une comptine d'Henri Dès qui vous suit toute l'ascension jusqu'aux plaines brûlées du Sancy ! Là haut, le silence finit par se faire quand même, les portages impromptus et le choix des bonnes trajectoires rompant la régularité de l'effort...

     

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    Place aux paysages, toujours aussi magnifiques, le soleil enfin présent mais pas la chaleur. Pour cette 25e édition, les organisateurs avaient décidé de chambouler le parcours. Cela n'a pas été sans effet sur le classement, puisque plusieurs prétendants au palmarès se sont égarés. Les raisons invoquées au lendemain de la course vont du défaut de balisage à la malveillance d'andouilles (pour rester poli) qui n'auraient rien trouvé de mieux que de modifier certaines indications... Plus court que les années précédentes (à condition de suivre le bon itinéraire), mais aussi plus cassant : nombreux sont ceux qui se sont arrêtés pour réparer, et la victoire finale s'est même jouée sur un bris de chaîne. La "glorieuse incertitude du sport" ! De mon côté, le matériel et le vététiste ont tenu... à leur modeste cadence. Ils ne se sont pas non plus égarés, mais l'inscription s'est encore faite à "moins une" au parc Fenestre : augmenter l'adrénaline du départ à ce point, c'en est pathologique.

    Pas d'échauffement mais une bonne épaisseur de vêtement en trop sur les épaules, tant pis : je démarre dans les derniers et je remonte la température et le peloton jusqu'à hauteur de Yannick, Aurillacois affûté qui finira à une très belle 16ème place. Au bout de quelques kilomètres, il est temps pour moi d'ôter ma petite laine... et de laisser s'expliquer les adversaires plus entraînés. La première côte ne fait plus le détour jusqu'au Mont Dore, mais elle pique toujours aussi fort, et elle en appelle d'autres : plus de 1200 mètres de dénivelé sur 42,5 kms, la montagne dicte sa loi.

    Même sans ambition au classement, je défends mes positions et me fais plaisir en descente : certaines, serrées et pentues, sont à aborder avec d'autant plus de précaution que le terrain est gras par endroits. Mais elles alternent avec d'autres, plus sécurisantes et larges, qui virevoltent aux abords des forêts de résineux : un bonheur, qui relaie celui des paysages. Au fil de la progression globale dans l'altitude (le profil est d'abord bien montant !), ceux-ci se laissent entrevoir à la faveur d'une trouée dans les sapins... avant de se donner en spectacle une fois tout en haut, à mi-parcours.

    Mais c'est alors que le terrain, jusque-là roulant et agréable, devient collant, boueux et sans rendement. Je trouve d'abord la seconde moitié très dure, puis le dernier tiers interminable. Les crampes s'annoncent sur mes mollets. Rançon (encore) du manque d'entraînement, de sommeil et peut-être aussi de mon excès d'enthousiasme du début ? Je m'oblige à davantage mouliner, je bois et je ralentis le rythme, mieux vaut ménager la machine et perdre quelques places que d'aller à la panne. De toute façon, j'ai abandonné l'idée de passer sous les trois heures : le 15 de moyenne n'est plus à l'ordre du jour comme sur l'ancien itinéraire. En plein effort, je suis trop "cuit" pour ramasser une topette abandonnée au milieu du chemin. Ma conscience écologique me taraude. On se réconcilie un peu plus haut, aux abords du buron de Croizat : nouvel emballage, cette fois je m'arrête. Gâcher des massifs aussi magnifiques, il faut en vouloir... mais ce seront les seuls détritus que je trouverai sur le parcours. Enfin les derniers kilomètres pour rallier La Bourboule, descendants, mais boueux : on n'a rien sans rien ! Après la Ronde du renard, Vincent Pagès est donc à nouveau victorieux. Comme quoi s'entraîner pour de longues distances à VTT n'empêche pas d'être performant sur de plus courtes. Quant à moi, il m'aura fallu 1 h 08' de plus que lui, soit 3 h 36' d'efforts, pour prendre une 80e place de "milieu de classement". Et Henri Dès n'y est pour rien...   

  • 23e Sancy Verte : impressions

    Les résultats pour commencer ici !

    Des limites... encore bien présentes. Comme une envie qui se cogne au réel. Appuyer davantage sur les pédales nécessiterait de s'affranchir des enchaînements d'efforts et surtout de l'enlisement des "Plaines brûlées". Rien d'aérien là-dedans, sauf le panorama avec le soleil gagnant tout doucement du terrain dans la vallée au loin. Un moment de grâce au bout de l'effort ?

    Davantage que les descentes glissantes, bien plus délicates qu'en 2008 à circuit égal : cela m'a valu une petite désillusion lorsque j'ai cru distancer un concurrent à mes basques après Chastreix-Sancy. Surpris de l'entendre encore juste derrière moi, j'enchaîne sur une mauvaise trajectoire, direction un pierrier bien casse-g... Plutôt que de tenter la figure libre, je déchausse en catastrophe pour me laisser tomber façon "école de ski 1er flocon" à côté du vélo. Pas de casse ni de bobo hormis une égratignure sur l'orgueil. Cela prouve au moins que celui-ci était mal placé !

    En dehors de ce gag, j'ai couru ce 50 kilomètres en exploitant au maximum mes ressources du moment. Après un départ enfin dans le bon wagon, j'ai dû souffrir rapidement pour m'y maintenir : cardio rouge foncé toute la 1ère heure pour avaler la moitié du dénivelé positif ou presque... et brûler 1200 calories ! je l'aurais payé par la suite si je n'avais prévu le nécessaire en autosuffisance. "Mange, petit, ou la montagne te mangera !" disent les anciens. Et côté boisson, c'était bidon ET Camelbak. En vieillissant, on prend de la bouteille !

    Par la suite, même en levant légèrement le pied les positions étaient faites : pointé 37e à l'abord des fameuses "Plaines brûlées", je finis 40e, ma meilleure place. Terminée, la "malédiction du Top 50" !

    La chute ne m'a rien coûté en temps, je pense avoir roulé fort en descente et je suis revenu sur l'autre concurrent qui a finalement craqué dans l'ascension entre La Tour d'Auvergne le buron de Croizat, réellement interminable. Un groupe, aperçu de loin en loin sur le parcours termine une petite minute devant... Autant dire une éternité. J'avais pourtant fait 9 minutes de moins il y a 4 ans, mais le terrain était sec et j'étais autrement en jambes...

    On s'en satisfera, tout comme à un autre niveau Anthony Gauthier qui renoue avec la victoire. Mention spéciale aux cadors du 100 kms qui en nous doublant comme des avions trouvaient le moyen de nous encourager ! Organisation au top, comme d'hab', mais des questions se posent concernant le renouvellement des parcours. A voir lors des prochaines éditions.

  • Motivation & compétition...

    Se faire mal aux jambes, se battre contre soi-même, ses propres chronos... trouver plus de plaisir, de sensations. La saison de VTT est longue et se relancer après une compétition n'est pas toujours évident ! Et puis, outre le repos nécessaire, il est parfois bon de "couper" aussi mentalement... J'avoue cependant que je ne pensais pas rester sur "pause" aussi longtemps, mais mes lombaires se sont rappelées à mon bon souvenir. A force de tirer sur la corde... ?

    Résultat : un planning d'entraînement et des objectifs à réviser. Plus question de "Tour du Sancy" au départ de la Bourboule dimanche prochain. Je me reporte donc sur le 50 kms (demi-ration !), que j'avais parcouru il y a 4 ans. Mais ce n'est pas une déception pour autant : voilà l'occasion d'améliorer mon chrono et si possible mon classement de la dernière fois tout en me relançant pour cet automne.

    Ce sera un défi, car ce n'est pas ma virée sur route jusqu'en haut du Puy Mary l'autre jour qui suffira à me redonner le rythme ! Je devrai vite me situer.

    Se donner des objectifs raisonnables. Eviter la galère. Progresser lentement mais régulièrement et aussi longtemps que possible, c'est ainsi que je me vois poursuivre pour garder l'envie. En 2007, je reprenais les compétitions en visant surtout d'être assez au point pour me faire plaisir, mais plus en randonneur "confirmé"... Année après année, j'essaie de m'élever à d'autres exigences. Une façon de creuser mon sillon.

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    En ce jour d'"officialisation" du Cas Armstrong, je goûte d'autant plus les déclarations surprenantes de David Moncoutié (coureur pro chez Cofidis depuis... 1997) dans l'Equipe Mag de samedi dernier, parmi lesquelles ce passage sur sa motivation : "Je ne me bats pas contre les autres, plutôt contre la montagne. C'est un défi physique. J'ai toujours aimé les défis : monter en tant de minutes, doubler tant de types "... Une motivation plus "intrinsèque" que dictée par les obligations ou par l'ambition, qui ne l'a pas empêché de finir 4 fois meilleur grimpeur de la Vuelta !

  • Un "petit" Tour du Sancy

    Parmi les choses qu’il ne faut vraiment pas faire quand on part sur une compétition de 80 bornes à travers les montagnes (vécu dimanche dernier) :

    -         Prendre sur son temps de sommeil pour préparer toutes les affaires nécessaires la veille au soir, sachant que le lever est à 5 heures 30 ;

    -         Sous-estimer le dénivelé positif en s’imaginant que les indications portées sur la page internet sont irréfutables (1290 mètres ? inversion dans les chiffres… ils seront atteints à mi-parcours ! Le « juste prix » était 1920 mètres, une paille !)

    -         Le jour J, habiter un immeuble dont la porte d’entrée est tombée en panne pendant la nuit ! Seule solution : Balancer son sac depuis la fenêtre du demi-étage sur la haie… avant de se lancer soi-même ! Descente technique avant même de partir, véridique !

    -         Enfin, Last but not least, aller chercher la plaque de cadre AVANT de se rendre aux WC publics sur place : affluence maximale garantie, c’est le plus sûr moyen de devoir se dépêcher et de se passer d’échauffement digne de ce nom…

    Bref, je me réconforte en me disant qu’il me reste de la marge de progression : malgré ces légères complications, je boucle le parcours du « Tour du Sancy » en 5 h 14’ (j’espérais seulement passer sous les 6 heures !), à une honorable 54e place (classements complets de la 21e Sancy Verte ici). Sancy verte 002 bis.jpg

    Comment en suis-je arrivé là ?

    D’abord en gérant mon effort… je n’ai pas fait que des c… non plus !

    Privé d’échauffement (par ma faute, voir plus haut), je suis parti tranquillement, en m’efforçant surtout d’éviter l’accrochage avec les concurrents à doubler entre le départ de la Bourboule et le Mont-Dore : déjà 170 mètres de dénivelé en 6 kilomètres, ça s’appelle prendre le train en route. Il faut vite trouver un rythme pour regagner des places sans trop se mettre dans le rouge ! Mais ça, je crois que je sais faire.

    Autre stratégie, cette fois mûrement réfléchie : contrairement à de nombreux concurrents qui se sont encombrés d’une poche à eau, j’avais décidé de m’en passer pour voyager léger, avec juste un bidon et deux barres de céréales. Sur un long parcours, s’arrêter aux ravitos n’est pas une grosse perte de temps, surtout lorsqu’on y trouve en plus du saint-nectaire (fermier) et du saucisson de producteurs locaux… Ben oui, fallait bien récupérer au passage quelques-unes des 4000 calories abandonnées dans la nature !

    En plus, malgré la fraîcheur sur le parcours (14°C en moyenne, et bien moins au départ), j’avais opté pour une tenue courte avec seulement un T-shirt manches longues respirant en dessous : l’idéal ! Je ne me suis pas encombré comme d’autres concurrents de vêtements trop chauds à devoir ôter… quand ils le pouvaient !

    Les 30 premiers kilomètres avaient de toute façon de quoi réchauffer : passé le Mont-Dore, long portage dans la montée des Vergnes, puis que de la côtasse, certes roulante, jusqu’aux estives de Chastreix-Sancy (point culminant à plus de 1400 m, « c’est beau, mais c’est haut ! »)… Hormis deux-trois petites descentes parfois signalées « dangereuses » - bonne blague pour qui était sur Mandailles le dimanche précédent ! J'ai senti le groupe de photographes à l’affût de la gamelle un peu déçu...

    Fin de la première partie des ascensions : ouffff… comme disait mon grand-père, "ce qui est fait n’est plus à faire !" Après une bonne descente je suis déjà à ma place. Au km 34, nous nous retrouvons à quatre au ravito qui précède la séparation avec la boucle du 50 kms. Notre petit groupe se compose de 2 participants du même club dont le nom m’échappe, un gars au maillot bariolé et moi : on se tire la bourre depuis déjà un petit moment. Nous repartons ensemble (un ravito ça crée des liens) sur l’extension du 80 en direction de Picherande. L’un des deux équipiers subissant bientôt un coup de « moins bien », nous ne nous reverrons qu’à l’arrivée. Par contre, je dois m’employer pour ne pas perdre de vue le « maillot bariolé » qui grimpe fort dans les bois du Domais. Les écarts se sont creusés, place à l’effort en solitaire, tranquille dans cette longue partie qui monte jusqu’à La Geneste (1310 m). Avant de revenir à la jonction avec le « 50 », le profil redescendant sur une dizaine de kilomètres me permet de « me refaire la cerise », même dans les relances où j’en remets une couche en force ! Le groupe qui me pistait derrière est lâché, le moral est solide !

    Je perçois quand même mes premiers indices sérieux de fatigue au grand ravito commun de Chastreix. Celui-ci vient à point nommé, la fringale guettait et mon bidon sonnait le vide ! Il reste 17 kilomètres et surtout l’interminable montée jusqu’au buron de Croizat (à 1240 m, au km 75 !) Je m’autorise plusieurs minutes d’arrêt et quelques étirements, le « maillot bariolé » qui avait pris place dans le groupe que j’avais réussi à lâcher repart juste devant moi. Il faut à présent composer avec les retardataires du 50 (ceux qui le boucleront en 4 heures et plus). Pas forcément évident, surtout quand certains font leurs « marioles » : il y en a deux que je dois redoubler à plusieurs reprises car ils s’amusent à accélérer puis ralentir… ça ne me fait pas plus sourire que cela car je sais qu'ils finiront loin derrière, mais l’acide lactique s’accumule et les jambes sont raides. Ô Souffrance !

    Heureusement, les autres concurrents sont plus coopératifs, ce qui me permet de garder le « maillot bariolé » en point de mire, à quinze-vingt mètres. Mais pas mieux, car il monte en puissance sur de gros développements et semble infatigable, or j’ai l’impression de mouliner dans la purée en comparaison. A la fameuse bascule finale du 75e kilomètre, je ne me fais plus d’illusions, la descente va lui permettre de reprendre du champ. De fait je ne le vois plus dans la partie cassante en sous-bois… Et tout à coup, surprise ! à la faveur d’une petite bosse à remonter, il reparaît à nouveau à une vingtaine de mètres dans mon viseur : j’enquille à ses trousses, et le vois louper la bifurcation à gauche pour regagner le Parc Fenestre ! Le temps qu’il ait fait demi-tour, je suis déjà loin et aux taquets pour mettre entre nous deux ou trois concurrents du 50 à travers les allées du Parc. Je donne tout dans un sprint de mort de faim pour en sauter un dernier juste avant la ligne : j’avais encore quelques ressources pour finir fort.

    Au bout du compte, je termine mon premier « 80 kilomètres » à près d’une heure et demie du vainqueur, mais quasiment à la même moyenne que sur le 50 kilomètres il y a deux ans (15,35 km/h au lieu de 15,6 !). Le défi que je m’étais lancé est de toute façon gagné, si les sorties de cet été ne m’ont pas permis d’aller plus vite qu'en 2008, elles m’ont au moins apporté la « caisse » pour rouler loin !

    Quant à l’épreuve, c’est un tour du Sancy magnifique et que je recommande, à condition bien sûr d’être sérieusement entraîné. Mais les plus petits parcours de cette Sancy Verte ne sont pas moins durs en proportion…

  • Que du bonheur à la Sancy Verte !

    Dernière manifestation de cet été pour moi (cf liste ici) dimanche dernier : la Sancy Verte à La Bourboule.

    Je m'étais contenté de participer au 30 kms il y a déjà 8 ans... Cette fois, motivation et entraînement aidant, j'ai décidé de m'embarquer en solo pour le 50. Sur place tôt le matin (le départ n'est qu'à 10 heures, mais vu la route, il valait mieux prévoir !), j'assiste en spectateur au départ du Tour du Sancy (la version 100 kms). Aligner trois chiffres sur une sortie, ça donne envie tout de même ! Une idée pour l'an prochain ?

    En attendant, mieux vaut déjà s'étalonner sur la moyenne distance : le souvenir lointain mais persistant du plus petit parcours, justement, m'incite à la prudence. Curieux, cette réminiscence de montées qui n'en finissent pas, de cuisses qui brûlent et de descente finale très cassante...;-)

    Je me méfie d'autant plus que ça ne sent pas la forme des grands jours : les jambes sont lourdes de la sortie de la veille et du manque de sommeil ! Le profil du dénivelé achève de me calmer : question cumul on a connu bien pire, mais... y'a risque de grosse galère sur la troisième ascension marquante (plus de 300 mètres de D+) qui nous attend après le 40e kilomètre. Mieux vaut garder un peu de place pour le dessert, ou c'est le coup de marteau assuré !

     
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                                                          Le départ de la compétition des plus jeunes, en début d'après-midi.

    Plaque numérotée en place, léger échauffement autour du Parc Fenestre. Au briefing, le speaker annonce plus de 200 inscrits pour ce parcours (à l'arrivée, seulement 176 classés : abandons... ou désistements ?) et rappelle le balisage. Sur ce point, tout souci sera rapidement levé : les intersections sont signalées plutôt trois fois qu'une, et les panneaux sont dignes de l'autoroute du Soleil... qui brille justement sur les montagnes du Sancy. Le terrain est sec, et les orages annoncés pour l'après-midi sont encore loin. De quoi dissiper mes inquiétudes ! Loin de me prendre la tête comme j'avoue qu'il m'est arrivé de le faire sur d'autres compétitions, je décide de partir en milieu de peloton, de me gérer au cardio... et de profiter du parcours, dont voici quelques impressions (ou comment se constituer de nouveaux souvenirs) :

    D'abord, le bilan d'ensemble : une belle réussite, aidée par une organisation bien rôdée et peut-être surdimensionnée (moins de pub, donc moins de participants pour cette édition ?), des terrains variés, mais globalement roulants - merci la météo - et des conditions parfaites pour la pratique du VTT - remerciements bis ! Décidément, le beau temps, ça change beaucoup de choses.

    Ceci ajouté aux paysages remarquables, notamment le panorama depuis Chastreix-Sancy, et à la longueur de la boucle, aboutit à une vraie convivialité : l'ambiance était plus celle d'une rando au long cours, type transvolcanique (normal, elle passe au même endroit ?) que d'une compétition. Je n'aurais pas pensé discuter autant, que ce soit avant, après ou même pendant l'épreuve !

    Le hasard a fait que je me suis retrouvé à rouler en compagnie d'un "bon client", qui n'a pas échappé non plus aux caméras goguenardes de France 3 régions : faussement désinvolte dans l'inédit portage de la Montée des Vergnes, en souffrance dans la côte du Chemin des Artistes, insatiable au ravitaillement stratégique de la Tour d'Auvergne, et facile mais diablement efficace dans la longue et (décidément) délicate descente finale au cours de laquelle je ne l'ai plus revu.

    Chacun son terrain de prédilection : à mon humble niveau, c'est dans la partie terminale de l'ascension sur les Plaines Brûlées que je me suis illustré. Décidé à la passer sur deux roues vaille que vaille, j'ai eu droit pour m'aider à m'arracher aux encouragements et aux applaudissements des concurrents qui nous entouraient ! Sympa, décidément.

    Mais pour en arriver là, il fallait avoir beaucoup gravi : Je me souviens, dès le début, de la "montée en température" entre la Bourboule et le Mont Dore, sur des chemins forestiers en bordure de rivière (était-ce la Dore ?), où les spectateurs pouvaient assister aux efforts des uns et des autres pour se replacer. Départ tout doux en ce qui me concerne... et puis les jambes ne tournant pas si mal tout compte fait, je double ma part d'"optimistes" au fil de ces premiers kilomètres sans me mettre dans le rouge.

    Je me souviens (et comment !) de la fameuse montée des Vergnes et son portage, un oeil rivé au cardio pour rester sagement au seuil (autour de 170 pulsations quand même, ainsi que sur les autres ascensions sur le vélo !). Je me souviens de mes regrets sur le coup que l'affluence ne m'ait pas permis de tenter cette montée impossible d'une façon plus digne : mais la longueur et la difficulté technique auraient eu tôt fait de me ramener à la raison. Le caméraman ne s'est pas posté là pour rien !

    Des images de nouvelles montées ensuite, à nouveau boisées et parfois empierrées :  de l'intérêt de rester lucide pour la trajectoire... des écarts commencent à se faire. Je me cale dans un groupe. Je me souviens d'un concurrent qui nous rejoint, accélère sans doute trop vite... et s'arrête quelques hectomètres plus loin : crevaison.

    Problème plus grave, la première petite descente rapide mais rendue glissante par la poussière, a occasionné une violente "embrassade de sentier" : sur le côté, un jeune a le genou en sang, et un plus âgé s'est arrêté pour lui porter secours tout en appelant au portable les secouristes, postés juste un peu plus bas. Il nous rassure, nous poursuivons. Malgré la difficulté des descentes (mes bras ankylosés peuvent en témoigner : qu'est-ce que cela aurait été sur le mouillé avec les pierriers et les racines !), je n'ai pas vu d'autre accident, seulement des problèmes techniques sur les vélos et quelques arrêts dus aux crampes.

    Après, je me souviens surtout de montées régulières et roulantes, sur de larges pistes de montagne. Revers de la médaille : elles en paraissent d'autant plus longues, notamment la dernière ascension tant redoutée, mais qui à part son dénivelé et l'effet d'accumulation avec les efforts précédents, n'a rien d'effrayant.

    Je me souviens comment le futur vainqueur (et recordman) des 100 kilomètres me double avec un braquet très supérieur au mien sans effort apparent. Respect ! Trois autres "marathoniens" feront de même avant l'arrivée. Je me rassure en reprenant les derniers du 30 kilomètres, partis une heure après le 50. Il y en a pour tous les goûts et tous les niveaux de pratique...

    Je me souviens de n'avoir pas négligé les ravitos, et de m'en être bien trouvé ! Et aussi de l'utilisation intensive du Camelbak et du bidon. C'était la bonne tactique, car je n'aurais pas eu les ressources pour partir à la "chasse au chrono" et j'étais sûr d'essuyer un gros coup de "pas bien".

    Et de la pasta-partie à l'issue du parcours, idéale pour recharger les batteries ! Remember ! Même pas cuit après !!!

    Stats (Souvenirs terminés, je relis les résultats)...Tout ça en atteignant finalement l'objectif-temps visé à partir des classements de l'an passé : soit moins de 3 heures 20 (3h19'15'' exactement) pour effectuer les 52 kms compteur, ce qui fait 15,6 km/h de moyenne, pauses comprises (maxi prés de 70, sur une portion de route, descente sans danger). 50e au scratch ? Non, 51e, vu qu'il faut compter les tandems dans le classement (!).

    Au final, mon entraînement sur ce type de distance m'a bien aidé, et les conditions étaient bien moins dures qu'à la Pastourelle de cette année. Niveau sensations, impression confirmée : dans des conditions favorables comme cette année, la SV n'est pas un raid mais se compare question effort physique aux longues randonnées que j'ai faites l'an dernier en essayant de donner le maximum : le 47 kms de La "Ronde des lacs", ou le 52 du grand parcours des Olympides de Brioude.

    Beaucoup de plaisir, donc, lorsque rando et compétition se mêlent et que le terrain s'y prête. De nouveaux grands souvenirs pour longtemps !

    A propos, sur la note qui suit, j'ai repensé à un autre titre (à vérifier sous la pluie cet aprèm) : "Acqua Di Gio". Plus classe, non ?