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sancy

  • 25e Sancy Verte

    "Oh oh,

    Le vieil hipopo,

    Comme son ventre est gras et gros,

    Comme ses oreilles sont petites,

    Comme il a l'air idiot..."

    Et voilà ce qui arrive quand on écoute un peu trop les CD de ses enfants sur la route des vacances : vous vous retrouvez avec une comptine d'Henri Dès qui vous suit toute l'ascension jusqu'aux plaines brûlées du Sancy ! Là haut, le silence finit par se faire quand même, les portages impromptus et le choix des bonnes trajectoires rompant la régularité de l'effort...

     

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    Place aux paysages, toujours aussi magnifiques, le soleil enfin présent mais pas la chaleur. Pour cette 25e édition, les organisateurs avaient décidé de chambouler le parcours. Cela n'a pas été sans effet sur le classement, puisque plusieurs prétendants au palmarès se sont égarés. Les raisons invoquées au lendemain de la course vont du défaut de balisage à la malveillance d'andouilles (pour rester poli) qui n'auraient rien trouvé de mieux que de modifier certaines indications... Plus court que les années précédentes (à condition de suivre le bon itinéraire), mais aussi plus cassant : nombreux sont ceux qui se sont arrêtés pour réparer, et la victoire finale s'est même jouée sur un bris de chaîne. La "glorieuse incertitude du sport" ! De mon côté, le matériel et le vététiste ont tenu... à leur modeste cadence. Ils ne se sont pas non plus égarés, mais l'inscription s'est encore faite à "moins une" au parc Fenestre : augmenter l'adrénaline du départ à ce point, c'en est pathologique.

    Pas d'échauffement mais une bonne épaisseur de vêtement en trop sur les épaules, tant pis : je démarre dans les derniers et je remonte la température et le peloton jusqu'à hauteur de Yannick, Aurillacois affûté qui finira à une très belle 16ème place. Au bout de quelques kilomètres, il est temps pour moi d'ôter ma petite laine... et de laisser s'expliquer les adversaires plus entraînés. La première côte ne fait plus le détour jusqu'au Mont Dore, mais elle pique toujours aussi fort, et elle en appelle d'autres : plus de 1200 mètres de dénivelé sur 42,5 kms, la montagne dicte sa loi.

    Même sans ambition au classement, je défends mes positions et me fais plaisir en descente : certaines, serrées et pentues, sont à aborder avec d'autant plus de précaution que le terrain est gras par endroits. Mais elles alternent avec d'autres, plus sécurisantes et larges, qui virevoltent aux abords des forêts de résineux : un bonheur, qui relaie celui des paysages. Au fil de la progression globale dans l'altitude (le profil est d'abord bien montant !), ceux-ci se laissent entrevoir à la faveur d'une trouée dans les sapins... avant de se donner en spectacle une fois tout en haut, à mi-parcours.

    Mais c'est alors que le terrain, jusque-là roulant et agréable, devient collant, boueux et sans rendement. Je trouve d'abord la seconde moitié très dure, puis le dernier tiers interminable. Les crampes s'annoncent sur mes mollets. Rançon (encore) du manque d'entraînement, de sommeil et peut-être aussi de mon excès d'enthousiasme du début ? Je m'oblige à davantage mouliner, je bois et je ralentis le rythme, mieux vaut ménager la machine et perdre quelques places que d'aller à la panne. De toute façon, j'ai abandonné l'idée de passer sous les trois heures : le 15 de moyenne n'est plus à l'ordre du jour comme sur l'ancien itinéraire. En plein effort, je suis trop "cuit" pour ramasser une topette abandonnée au milieu du chemin. Ma conscience écologique me taraude. On se réconcilie un peu plus haut, aux abords du buron de Croizat : nouvel emballage, cette fois je m'arrête. Gâcher des massifs aussi magnifiques, il faut en vouloir... mais ce seront les seuls détritus que je trouverai sur le parcours. Enfin les derniers kilomètres pour rallier La Bourboule, descendants, mais boueux : on n'a rien sans rien ! Après la Ronde du renard, Vincent Pagès est donc à nouveau victorieux. Comme quoi s'entraîner pour de longues distances à VTT n'empêche pas d'être performant sur de plus courtes. Quant à moi, il m'aura fallu 1 h 08' de plus que lui, soit 3 h 36' d'efforts, pour prendre une 80e place de "milieu de classement". Et Henri Dès n'y est pour rien...   

  • Super... bis : coupe de France XC

     En séance d'observation à Super-besse la week-end dernier pour voir à l'oeuvre les meilleurs crosseurs nationaux. Un petit tour, même à pied, cela ne se refuse pas !

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    Ici, cela devient compliqué : malgré les conditions climatiques changeantes tout au long du week-end, les répétitions (et la prise d'élan !) peuvent aider. 2 écoles : les prudents qui passent le vélo à la main... et les amoureux de "la beauté du geste"...  

       

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    La descente qui précède est elle-même déjà piégeuse. Lors de la course dames, Julie Bresset en fait les frais sous mes yeux ! Petit mot d'encouragement, elle se relève avec le sourire : "ça ira !" La classe... Olympique.

    Julien Absalon, impressionnant de fluidité, ne fait pas non plus semblant de se préparer pour Londres. Derrière, seul Maxime Marotte parvient à rester menaçant.

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     Un début de descente bien connu, avec le télésiège accroché comme une guirlande sur la montagne.

    Sur ses terres et concentré, Julien Toppan réalise une bonne performance ! A droite, LE début du "S" où j'ai bloqué à tous les coups il y a deux semaines. Pourtant ça passe ! 

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    Enfin, ça passait le samedi. Parce qu'après une nuit d'ondées orageuses sur le massif, tout a changé pour la course des masters le lendemain matin. 

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    Jean-Paul Stéphan (n°4005, maillot arc-en-ciel de champion du monde), longtemps 5e, rétrograde à l'abord de la boucle finale à la 9e place, derrière le... champion d'Auvergne Christophe Pourrat qu'il avait pourtant distancé. L'intéressé s'en explique sur son blog ici...

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    En haut à droite : la boue, le froid, la brume et une grosse montée : la solitude peut se figurer ainsi !

    Un point qui m'a frappé : la forte présence de vélos en 29 pouces (à vue de nez, prés d'un compétiteur sur 3 en était déjà équipé chez les élites). Plus de facilité sur les zones techniques ? Les grosses roues "boivent l'obstacle" pour reprendre un slogan qui a fait ses preuves commerciales. Un gros plus sur les compétitions typées "XCO", mais qui n'évite pas les inconvénients (inertie en relance) ni ne garantit des chutes, à peu près aussi nombreuses que chez les possesseurs de 26" !

    Au final, rien ne remplace un repérage bien méticuleux. "Le VTT se court aussi avec la tête" glissait un "ancien" en reconnaissance la veille avec les jeunes.

      

  • Coupe d'Auvergne à Super-Besse

    Après une dizaine d'années sans y avoir goûté (voir ici pour photo d'archive lors d'un championnat arrosé), je suis revenu dimanche dernier faire un tour (et même plusieurs !) en Coupe d'Auvergne. En "dilettante" mais prêt à souffrir pour faire figure honorable et côtoyer des costauds : objectifs remplis.

    Le parcours, qui annonce celui de Coupe de France dans deux semaines, rentre bien dans l'esprit de ce type de compétition : à la fois physique et technique, serpentant en zig-zag entre le plan d'eau de Super-Besse et la ligne de téléphérique de la station. 6 kilomètres et quelque de single très peu roulant, j'ai pu le vérifier en le parcourant trois fois (plus une petite boucle initiale de 3,5 kms pour se faire les jambes).

     

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    Heureusement, la météo clémente mais pas trop chaude avait asséché le terrain et surtout les très nombreuses racines parsemant les passages boisés en montée comme en descente. Je ne suis pas trop mécontent de mes 12km/h de moyenne...

    Mon départ fut comme d'habitude prudent, juste devant le premier des deux tandems pour ne pas exploser dès l'ascension de la petite boucle initiale : je pouvais sans doute mieux faire, mais de toute façon ça va trop vite devant. Partis juste après, les premiers juniors sont tout de suite sur mes talons. Je préfère me ranger pour les laisser s'expliquer avant de passer aux choses sérieuses. Suivant mes habitudes, après le 1er passage de ligne je commence à remonter des concurrents. Mais moins vite et davantage dans la souffrance qu'en d'autres occasions : le niveau est relevé, et ça se sent !

    Je m'en étais aperçu lors d'une rapide reconnaissance, le circuit ne laisse aucun répit avec un gros dénivelé initial, des épingles très serrées et des relances incessantes. Pas moyen de rouler "à l'économie", il faut s'arracher sinon ça ne passe pas, en tout cas pas pour moi ! Heureusement, le tout-suspendu m'aide à négocier plus sereinement les passages qui tabassent, notamment dans la partie descendante. C'est là que je dépose un premier adversaire bien refroidi qui m'avait pourtant donné du fil à retordre jusque-là.  

    Deuxième tour, je continue à recoller sur d'autres concurrents, tout en gardant le même rythme, peut-être un poil plus rapide dans les zones techniques où je pose de moins en moins le pied. Chaque passage aide à la confiance... et à affiner les trajectoires ! Mais les deux premiers au scratch me déposent, dont Julien Toppan qui a un petit mot d'encouragement : sympa ! Au terme de cette boucle, j'entends le speaker annoncer l'arrivée imminente du 1er master 2  : mon retard se chiffre donc à une "petite" demi-heure.

    C'est pas tout ça, il reste bien un tour ! Les organismes souffrent, par précaution j'ai préféré m'arrêter quelques secondes pour remplir le bidon.  Qui a dit qu'il ne faisait pas trop chaud ? 

    Je résiste  assez pour dépasser deux nouveaux concurrents peut-être moins accoutumés à cette répétition de côtasses, mais pas moyen de m'accrocher au rythme de Romain Troupel (sénior), encore un Aurillacois qui sera le dernier à me doubler. Un dévers surplombant l'arrivée me montre Seb qui en termine, un gros quart d'heure devant moi (il finira 3e Master 2). Juste après, je ramasse une pompe que je rends à son propriétaire deux kilomètres plus loin ! Un dernier coup de reins au-dessus du plan d'eau, puis la partie descendante finale jusqu'à la banderole : 6e Master 2 en 1h51. Bonne expérience, et bonne piqûre de rappel sur le rythme à retrouver pour la Ronde du renard, à nouveau dans le Puy-de-Dôme (mais de l'autre côté des montagnes) dans un mois.

     

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    Podium Master 2 : Xavier Sanciaut, du XC 63, vainqueur et champion du Puy-de-Dôme dans la catégorie par la même occasion.