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ronde du renard

  • 26e ronde du renard

    Le Vernet-la-Varenne by night... 9e prise pour moi en vingt-six éditions.

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  • 24e Ronde du renard

    Toujours peu attirés par la nuit, les vététistes auvergnats ! Une tendance qui se confirme sur la Ronde du renard encore cette année. Vainqueur l'an passé, Vincent Pagès avait pourtant battu le rappel sur les liens sociaux, d'autant que le week-end était libéré d'une manche de coupe d'Auvergne annulée... Seuls les XC63 sont revenus en groupe, dans l'idée de "s'amuser", ce qui a eu le mérite de débrider la course.

     

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    Au briefing, avant le "start".

     

     De mon côté, j'apprécie toujours autant les lieux, l'ambiance, les paysages magnifiques du Livradois (voir mes comptes rendus des éditions précédentes sur ce blog...) avec le piquant que rajoute la spécificité d'une épreuve de nuit. C'est trop roulant pour du VTT ? Mais la compétition est voulue "grand public" à l'origine, et c'est l'une des plus anciennes de la région, qui témoigne de l'histoire du mountain-bike en Auvergne (un quart de siècle l'an prochain...). C'est vrai que je déplore l'inversion du sens de la course depuis l'an dernier, je préfère clairement monter du côté de la ferme et descendre le sous-bois. Mais je ne vais pas en faire tout un poulailler ;-)

    Seule nouveauté cette année : le départ avancé d'un quart d'heure (21h45) pour pousser les meilleurs à neuf tours. Double effet : le format lorgne vers la course longue (forcément plus de 2 heures pour tout le monde) et... il faut s'adapter au fait que l'obscurité tombe progressivement au moins jusqu'au 3e tour !

    Dès le départ, je sais qu'il ne reste sur le plateau que des "purs et durs", dûment validés et estampillés XC voire habitués à la route, ce qui n'est toujours pas mon cas. Bon, je me suis tout de même (un peu) entrainé de façon à me montrer plus costaud que l'an passé pour digérer les ascensions. Le peloton s'étire rapidement et je me laisse glisser dans les dernières positions, mon idée étant de rester régulier et solide sur la durée. Après un premier passage quand même bouclé en moins de 16'30" (pour rappel, le circuit fait 5,4 kms pour 110 mètres de D+ mais la gagne se joue en moins de 14'), je calme le jeu et laisse filer un concurrent direct pour les places d'honneur. Objectif "préservation" plutôt bien tenu : j'arrive à maintenir mon rythme entre 18 et 19' sur les 5 tours suivants, en m'appliquant à passer les montées avec le plus de braquet possible sans caler, le cardio s'affole moins ! Dans l'autre sens, la limonade a moins de goût : une inspiration malheureuse m'a conduit à modifier en dernière minute la fixation de ma lampe et de la batterie, et l'ensemble tourne dans les zones descendantes dès que ça tape un peu... Trajectoire "au jugé" garantie ! Tant pis pour moi, je n'estime pas sur le coup le gain au chrono suffisant pour justifier un arrêt-bricolage à l'issue hasardeuse. Devant, la compét' est animée : Vincent a fort à faire pour résister à deux assaillants qui vont le pousser dans ses retranchements plus d'une heure durant, avant qu'il parvienne à les lâcher "à l'usure".

    Si pour cette fois la descente ne m'a pas aidé à améliorer mon résultat d'ensemble, la gestion plus sage m'a  permis d'arriver relativement "frais" tout en allant plus vite qu'en 2014. J'en finis quitte pour 7 tours en 2h08' et une 8e place devant peu d'adversaires sur le terrain certes, mais devant la foule de tous ceux qui n'ont pas jugé bon de venir... ;-)

    Ci-dessous, de nouvelles photos du XC au Sailhant d'Andelat qui me rappellent qu'il faut aussi que je travaille la souplesse...! Merci aux photographes sur les parcours.

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  • 23e Ronde du renard

    Le Livradois by night (tour d'échauffement...). Avec 7 participations sur les 8 dernières éditions (impasse en 2011), je ne suis pas encore le plus assidu, mais ça commence à se préciser.

     

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    En récompense cette année, ma meilleure place : 4e ! Mais le nombre de partants est malheureusement proportionnel. L'organisation a pourtant mis à mal la routine et les repères : changements dans le circuit, et surtout... inversion du sens de la course. La descente en sous-bois s'est ainsi avérée bien éprouvante à gravir, avec beaucoup de racines que je ne risquais plus de survoler et un final sur la route très pentu. Le temps de récupérer, le terrain "rend" moins bien que les années précédentes à mon goût : la faute aux pluies des derniers jours, mais aussi aux prises d'élan plus difficiles.

    Par contre, le nombre de spectateurs et de supporters m'a semblé en hausse. Deux yeux inquisiteurs, depuis un massif de fleurs, ont même égayé l'un de mes derniers tours... pas de renard mais un chat, sans doute désappointé de se retrouver ainsi en pleine balade sous la lumière des projecteurs. 

    Bref, les organisateurs se posent des questions, mais restent bien déterminés à faire évoluer la formule au moins jusqu'à sa 25e édition, en 2016. Le challenge tout trouvé pour moi, quelle que soit la fréquentation à venir : monter enfin sur ce f... podium après avoir connu toutes les places, juste en contrebas ! "Je l'aurai un jour, je l'aurai"...

    Quant à la course de cette année, je reste avec une impression mitigée, celle de n'avoir pas pu tout donner. L'échauffement bien effectué n'y aura rien changé : je manquais de sommeil et cela s'est vu sur le cardio avec des chiffres inférieurs à l'habitude. Je n'arrivais pas à enchaîner après un gros effort ni à garder un vrai rythme. Impossible dans ces conditions de suivre le quatuor de tête au-delà de quelques centaines de mètres (quatuor qui deviendra trio avec l'abandon du vainqueur de l'édition 2010 Sébastien Chabert, sur problème mécanique). le manque d'adversaire à mon niveau ne m'a sans doute pas aidé non plus à puiser dans mes ressources. C'est un autre cantalien, Vincent Pagès, du BMXC15, qui s'impose ici pour la première fois mais avec une large avance. Bravo à lui !

     

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  • A petite vitesse...

    A ses bénéfices, il est facile de mesurer la différence entre les périodes où l'on s'astreint à un entraînement sportif et les autres. Vous l'aurez compris, 2013 est une année "sans" (800 kms à ce jour sans plan précis) et j'en mesure aussi les effets indésirables dans la vie de tous les jours : manque d'entrain, de projets, irritabilité, subséquemment ralentissement de ce blog... Dans mon cas, la pratique du sport n'est clairement pas une perte de temps !

    Cercle vicieux connu : sans véritable entraînement, difficile de se motiver, ce qui conduit à s'entraîner encore moins... Quelques sorties club avec l'ACVA, même irrégulières, m'ont quand même permis de me forcer à garder un rythme, et de limiter les dégâts (déjà suffisamment sensibles) sur la forme et la prise de poids. Reste à se récompenser en se rendant sur des manifestations : autres chemins, autres paysages, la convivialité est là, la participation et pourquoi pas le challenge sportif en prime, après le "fiasco" qui a frappé la Pastourelle. 

     

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    La 3e édition de la "Brivadoise", le 16 juin dernier, était l'occasion de retrouver des terrains au soleil, presque sans boue, avec de bonnes montées mais un sol roulant. Vu mon entraînement très "light", le 40 kms (800 m de dénivellé) m'a parfaitement convenu. Au menu cette année, les paysages du Haut-Allier de Brioude aux alentours de Saint-Privat-du-Dragon. Ce que je retiens avec le recul, c'est surtout une bonne ambiance avec des bénévoles aux petits soins (je sais pourquoi j'y reviens, année après année !) et en récompense supplémentaire pour cette fois une longue descente d'anthologie vers Saint-Privat avec des épingles à négocier en glisse, des racines, des dévers, des (tout petits) sauts, des relances, des trajectoires à affiner, du "technique rapide mais pas dangereux..." enfin, selon mes critères ! ;-) J'en ai encore la banane rien que d'y repenser. Beau boulot du club local "VTT en Brivadois", cette descente à elle seule justifiait le déplacement !

     

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    Saison enfin lancée ? Ben non. Vous vous souvenez sûrement de la dépression qui a suivi dès le début de semaine suivante (à force, on comprend pourquoi le mot "dépression" ne se limite pas à aux acceptions géologique et météorologique dans le dictionnaire...). C'est donc pas plus affûté que cela que je suis quand même allé au Vernet-la-Varenne, m'aligner à la Ronde du renard pour la 22ème édition. ça tombe bien, j'avais clamé ici même qu'après en avoir "bavé des ronds de chapeau" (...de roue ?) à batailler pour le chrono l'an passé, je me repointerais dans l'idée de profiter cette année : des petits chemins avec vue sur le Sancy, de l'ambiance nocturne de la pleine lune sur le plan d'eau, du coassement des rainettes, du vent léger remuant les cimes des sapins du Livradois, de tout ça.... PRO-FI-TER. Et laisser les "fous du guidon" s'expliquer à grands coups de frontales et de 42-11.

    La Ronde du renard : monument en péril ?

    Billevesées, pour parler poliment. Faut croire que chez moi l'appel de la compétition est plus fort que celui de la poésie, j'ai pas pu m'empêcher d'en remettre une couche façon "Satanas & Diabolo", même sans espoir de résultat. Une fois la certitude acquise que je tiendrais le coup les deux heures, il me fallut mes sept tours habituels... Puis le meilleur classement possible. Malheureusement, la désaffection que l'épreuve a dû essuyer cette année (13 partants seulement !) me rendait la tâche plus facile. Une injustice dont j'espère bien qu'elle ne découragera pas l'équipe d'Hervé Delaval ni les bénévoles...

    Quoi qu'il en soit, après un départ du genre "sans cartouche à gaspiller", je suis progressivement remonté jusqu'à une flatteuse 5e place. Encore plus qu'à mon habitude, je comptais la défendre en ne touchant aux freins qu'en cas d'urgence. Une tactique exploitée à fond (l'huile transpirée par les suspensions fut clairement mon poste de nettoyage n°1 sur le matériel le lendemain) sous les encouragements des spectateurs disséminés sur le parcours. Particulièrement aux abords les plus pentus, mais dans l'autre sens. Cette côte après la ferme, quelle vacherie ! Quand on pense au battage qui a été fait sur la double ascension du Ventoux par les coureurs du Tour 2013... Une belle façon de me rappeler un peu plus à chaque passage ma surcharge pondérale... fatale pour le maintien dans le "top 5" : après une petite passe d'armes, il me fallut baisser pavillon face au retour d'un jeune concurrent, lui aussi sur un X-Control ; trop de côtes et pas assez de descentes, Alexandre Vialatte avait raison* ! 

    Au final, 1ère victoire de Romain Faure, 8 tours en 1h58'. Pour ma part, J'ai parcouru un tour de moins en 2h11'53", ce qui me vaut la sixième place ; il m'a fallu presque 17 minutes de plus que l'an passé mais avec la même moyenne (177 bpm !)... au cardio. Pour MOINS souffrir OU rouler PLUS vite, il faut s'entraîner... 

    * Célèbre écrivain et chroniqueur au journal La Montagne mais aussi passionné de vélo, il a notamment affirmé, démonstration à l'appui : "En Auvergne, il y a plus de montées que de descentes" ! 

  • "Nez dans le guidon"

    Ou plutôt "la frontale dans le cintre" pour cette 21e Ronde du renard ! Ultra-motivé, j'avais dans l'idée de revenir dynamiter mon record perso après une année passée en forme d'impasse. Mission accomplie mais pour le plaisir il me faudra... repasser (l'an prochain) !

    Petit tour de reco l'après-midi : le soleil brille sans le faire sentir, la canicule au Vernet-la-Varenne n'est pas pour tout de suite. Le centre-bourg s'élève pile à la cote 800 et le vent de nord rafraîchit nettement les collines du Livradois ! Au moins le terrain sec permet à mon vieux Python de reprendre du service à l'arrière... les NAC au garage, ça suffit :-). Sur le circuit, nous échangeons nos impressions. Plusieurs participants de l'épreuve de 16 heures se montrent impatients d'en découdre. Un mix de jeunes et d'adultes sur cet open VTT où certains la jouent très sérieux aussi !

    A gauche la petite cote qui fait mal aux pattes, avant de replonger sur les bords du plan d'eau (vue sur le massif du Sancy et le Puy de Dôme en face...) A droite, la première ascension après le "start" de l'Open.

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    Nouveauté mise au point par Vincent, le "motard - traceur" local : une zone technique entre les deux chênes au bout de la plage oblige à doser l'élan jusqu'en haut du tertre. Pas d'autre choix ensuite que de manoeuvrer à vitesse (très) réduite sur les racines pour reprendre le cap vers la montée au point de comptage. Rien de difficile ni de dangereux, à ceci près que la manoeuvre rend la concentration indispensable avant cette énième relance. Le "bourrinage tranquille" dans l'herbe sur le point bas du circuit, c'est fini ! Cela n'empêche pas l'itinéraire de rester franchement roulant, par contre l'aspect physique s'accentue façon "Cross-country olympique" (XCO). 110 mètres de dénivelé au tour et ce n'est décidément plat nulle part. Il va faire frais ? ça promet quand même d'être chaud !

    Course d'équipes ?

    Une surprise (mais qui ne devrait plus m'étonner, c'est chaque année pareil !) à mon retour en tout début de soirée : un gang de vieilles connaissances du foot lamothois a investi les lieux... Damien, Camille et Florian sont venus pour le fun, ambiance tournoi de sixte, mais on se prend vite au jeu. L'autre team qui par contre m'inquiète : des membres du XTTRaid 63 sont là. C'est pas encore ce soir que les premières places seront faciles à cueillir. Et d'autres inscrits me semblent eux aussi bien équipés et affûtés. Seul regret, commun aux organisateurs, notre petit nombre de participants cette année et l'absence de féminine : la rançon des conditions dantesques de l'édition 2011 ?

    22h03, check des lumières OK : le départ se prend juste après la nouvelle chicane de la plage. Plaque de cadre n°53 (la "Mayenne-montagne", ça me plaît !) j'ai calculé que prétendre réaliser les 8 tours nécessite de passer sous les 16' au tour en moyenne, peut-être 15'45". Mais comment trouver le rythme juste, surtout de nuit ?

    ça ne part pas trop fort en tête, je décide de coller au wagon des 5 premiers avant qu'il creuse trop d'écart : on verra bien ! Dans la 1ère côte tout le monde reste groupé, façon round d'observation. Et effectivement, dès la légère descente qui suit la sortie du village, un des deux tango et noir sème tout le monde... ainsi qu'un vent de panique dans le poulailler : ça sent le renard (!), et celui-là est au-dessus du lot. La fameuse montée après la ferme achève de disloquer le groupe des poursuivants, c'est "sauve qui peut" ! Dès ce moment et par la suite, j'aurai beaucoup de mal à évaluer ma position. La nuit certes... mais aussi le manque de lucidité, squatter la zone rouge du cardio en quasi-permanence n'aide pas ! En réalité je courrai une grosse partie de l'épreuve à la 3e place. Le 2e XTTR (plaque n°20) a suivi l'exemple de son camarade, pas la peine d'espérer ? Derrière lui, je rejoins un duo en hardtails (VTT semi-rigides) qui roule fort en montée mais moins que moi en descente (héhé), d'autant que cette année je relance comme un dératé dans le single. Je reprends même brièvement le second renard... A ce moment très précis, je suis en tête sans le savoir ! Bien joué, mais je vais y laisser des plumes à force de ne pas prendre le temps de récupérer.

    Plus fins stratèges, plus confiants en leurs qualités de grimpeurs ou simplement mieux servis par les aléas de la course (ou un peu des trois...), mes comparses improvisent un duo d'accordéon : pendant 6 tours complets, ils boucheront consciencieusement le handicap en descente sur les relances qui suivent avant d'en remettre une couche sur les deux grosses ascensions. Quoi qu'il en soit, après un 1er tour sous les... quinze minutes, au village une meute de quatre s'est reformée... Mais il n'y a rien à faire, le XTTR n°20 a trop de cannes pour moi, je dois le laisser repartir. Quelques instants plus tard, je n'y comprends plus rien : celui que je croyais être le leader (le...n°63 !) rejoint notre trio par l'arrière avant de nous refaire le coup du goupil qui détale... Pour quiconque croyait rouler fort (et en tout cas aux taquets), la déconvenue est sévère. Je n'en laisse rien paraître et continue dare-dare : 2e boucle en 15'09". Mais les encouragements des spectateurs et notamment des jeunes (l'un d'eux me crie même que je roule comme le 1er... à moins que ce ne soit moi ! De nuit, tous les renards sont gris... !) n'empêchent pas mes deux poursuivants de me reprendre systématiquement à distance des zones descendantes.

    Au 4e passage après la ferme, j'en suis déjà à bien puiser dans mes réserves pour m'intercaler entre les deux dans la côte. Même développement que mes comparses, mais opposition de style et de matériel : quand j'apprécie mon X-Control alu pour sa capacité à monter "au train", tout en régularité et en douceur, la roue qui me précède avance par saccades, dérape au coup de pédale et reprend l'adhérence avec beaucoup de nervosité (cadre en carbone, donc encore plus rigide...). A l'approche du sommet, Damien et Camille auxquels je parviens à adresser un mot d'encouragement sont relégués à un tour. Je me remotive aussi, mais je sens de plus en plus que je vais lâcher en premier car je souffre comme rarement (cette f... demi-barre énergétique qui ne descend pas !) et ne parviens plus à créer d'écart significatif lorsque je repasse devant. Cela dit, nous nous menons réciproquement la vie dure. Je me rends compte que les autres ont aussi du mal lorsqu'au 6e tour le flambeau du trio m'échoit tout de suite après la ferme... Mais ce sera mon coup d'éclat final, car "l'éclat", il est bien pour bibi à l'abord du 7e tour. J'ai beau savoir que le moment est stratégiquement catastrophique, ce coup-ci je n'en peux plus et j'ai d'autant plus de raisons de m'arrêter au ravito que mon bidon est vide ! Plus que tout, je redoute de me retrouver à l'arrêt un peu plus loin sans eau et n'ai pas envie d'exploser. Un peu requinqué, réhydraté mais désormais solitaire et carbonisé, je termine à l'orgueil. Pour un peu, je remercierais le n°63 de me doubler à nouveau, cette fois juste en haut de l'ultime descente. Pas d'erreur, il vient bien de me prendre un tour, ce qui signifie que je n'aurai pas à en parcourir un 8ème !

    A l'arrivée, à part le vainqueur Franck Gély qui a mis tout le monde d'accord et s'est même donné le temps d'effectuer une réparation sur son vélo à la fin du 1er tour (tout s'explique !), les écarts sont faibles entre les autres concurrents. Le 3e et le 4e sont à moins de 40" devant, ce qui me confirme qu'eux aussi ne devaient plus guère avoir de cartouches... maiiiiiis doucement la vantardise, le 6e n'est qu'à 35" derrière moi et nous sommes pas moins de 8 à avoir effectué 7 tours.

    Morale (puisqu'il y a renard, morale il y a...) Pas de 8e tour pour cette année encore. Je me satisferai d'avoir fait tomber mon meilleur temps de près de 4 minutes malgré les modifs du circuit, et de m'être mêlé à la lutte... j'en ressors avec aussi pas mal d'enseignements ! "Cette leçon valait bien un fromage sans doute" !

     

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    Remise des prix au vainqueur : au Vernet il fait frisquet, mais avec la convivialité !

  • Coupe d'Auvergne à Super-Besse

    Après une dizaine d'années sans y avoir goûté (voir ici pour photo d'archive lors d'un championnat arrosé), je suis revenu dimanche dernier faire un tour (et même plusieurs !) en Coupe d'Auvergne. En "dilettante" mais prêt à souffrir pour faire figure honorable et côtoyer des costauds : objectifs remplis.

    Le parcours, qui annonce celui de Coupe de France dans deux semaines, rentre bien dans l'esprit de ce type de compétition : à la fois physique et technique, serpentant en zig-zag entre le plan d'eau de Super-Besse et la ligne de téléphérique de la station. 6 kilomètres et quelque de single très peu roulant, j'ai pu le vérifier en le parcourant trois fois (plus une petite boucle initiale de 3,5 kms pour se faire les jambes).

     

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    Heureusement, la météo clémente mais pas trop chaude avait asséché le terrain et surtout les très nombreuses racines parsemant les passages boisés en montée comme en descente. Je ne suis pas trop mécontent de mes 12km/h de moyenne...

    Mon départ fut comme d'habitude prudent, juste devant le premier des deux tandems pour ne pas exploser dès l'ascension de la petite boucle initiale : je pouvais sans doute mieux faire, mais de toute façon ça va trop vite devant. Partis juste après, les premiers juniors sont tout de suite sur mes talons. Je préfère me ranger pour les laisser s'expliquer avant de passer aux choses sérieuses. Suivant mes habitudes, après le 1er passage de ligne je commence à remonter des concurrents. Mais moins vite et davantage dans la souffrance qu'en d'autres occasions : le niveau est relevé, et ça se sent !

    Je m'en étais aperçu lors d'une rapide reconnaissance, le circuit ne laisse aucun répit avec un gros dénivelé initial, des épingles très serrées et des relances incessantes. Pas moyen de rouler "à l'économie", il faut s'arracher sinon ça ne passe pas, en tout cas pas pour moi ! Heureusement, le tout-suspendu m'aide à négocier plus sereinement les passages qui tabassent, notamment dans la partie descendante. C'est là que je dépose un premier adversaire bien refroidi qui m'avait pourtant donné du fil à retordre jusque-là.  

    Deuxième tour, je continue à recoller sur d'autres concurrents, tout en gardant le même rythme, peut-être un poil plus rapide dans les zones techniques où je pose de moins en moins le pied. Chaque passage aide à la confiance... et à affiner les trajectoires ! Mais les deux premiers au scratch me déposent, dont Julien Toppan qui a un petit mot d'encouragement : sympa ! Au terme de cette boucle, j'entends le speaker annoncer l'arrivée imminente du 1er master 2  : mon retard se chiffre donc à une "petite" demi-heure.

    C'est pas tout ça, il reste bien un tour ! Les organismes souffrent, par précaution j'ai préféré m'arrêter quelques secondes pour remplir le bidon.  Qui a dit qu'il ne faisait pas trop chaud ? 

    Je résiste  assez pour dépasser deux nouveaux concurrents peut-être moins accoutumés à cette répétition de côtasses, mais pas moyen de m'accrocher au rythme de Romain Troupel (sénior), encore un Aurillacois qui sera le dernier à me doubler. Un dévers surplombant l'arrivée me montre Seb qui en termine, un gros quart d'heure devant moi (il finira 3e Master 2). Juste après, je ramasse une pompe que je rends à son propriétaire deux kilomètres plus loin ! Un dernier coup de reins au-dessus du plan d'eau, puis la partie descendante finale jusqu'à la banderole : 6e Master 2 en 1h51. Bonne expérience, et bonne piqûre de rappel sur le rythme à retrouver pour la Ronde du renard, à nouveau dans le Puy-de-Dôme (mais de l'autre côté des montagnes) dans un mois.

     

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    Podium Master 2 : Xavier Sanciaut, du XC 63, vainqueur et champion du Puy-de-Dôme dans la catégorie par la même occasion.

     

  • 19ème Ronde du Renard

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    - Samedi 24 juillet, 21 heures. Ma première impression en arrivant sur place : ça ne rigole pas, cette année ! A vue d’œil, nettement plus de voitures que d’habitude, une armada de maillots roses (pas moins de 5 gars du XC63, voir leur CR ici), et d’autres costauds habitués à remporter les grosses courses de la région. Cette fois, pas de place pour la poésie et tant pis pour la pleine lune, il va falloir s’employer… D’autant que l’armada lamothoise est présente aussi, alors défense de passer pour un baltringue !!!

    D’ailleurs il y a la queue aux inscriptions. Les sérieux, les fidèles, les novices, les vacanciers (parfois à ranger dans plusieurs catégories à la fois !). Le temps de sortir toutes les affaires et de vérifier l’état de l’éclairage, je laisse s’échauffer les « fusées » qui se défient dans la descente sur route juste derrière…

     

    - 22 heures sur la ligne de départ : pile poil dans les temps, les fauves sont lâchés ! Confirmation : ça part comme sur une manche de coupe d’Auvergne, l’éclairage en plus ! Une dizaine devant, que je ne reverrai pas, sauf les 4 qui me prendront un tour sur le terrain. Pas la peine de s’exploser, les sensations sont là mais… à chaque fois que je baisse la frontale sur l’écran du cardio, je suis à 103-104 % (voir le graphique en dessous qui confirme deux choses : 1. que je manque d’entraînement pour faire mieux, mais ça je le savais déjà ! et 2. que décidément, la compétition me galvanise et me pousse à me « rentrer dedans » jusqu’aux dernières limites…) Oui oui, les pics dans le rouge c’est bien ma fréquence cardiaque, 180 de moyenne au Polar sur 2 heures !

     

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    - Au tiers du premier tour, je reprends un des « furieux » du départ, un peu trop optimiste. D’ailleurs il ne restera pas non plus dans ma roue. Pas de bol, je vais encore rouler en solo. 1er passage en 16’25, ça me rassure sur mon objectif de rester sous les 17’30 au tour pour pouvoir en faire 7. Des spectateurs m’encouragent : « Allez, ils sont pas loin ! Il roule, la Meuse » (j’ai le dossard 55). Effectivement, je vois les lumières qui me précèdent passer le point de contrôle alors que je finis de longer le plan d’eau juste en contrebas. Mais les bougres ne m’attendent pas ! Et le problème quand est à fond, c'est que même une poignée de secondes semblent un gouffre. J’en prends mon parti. Je joue sur ma connaissance du circuit pour rester régulier, anticiper au maxi les bons braquets (les dérailleurs ont du boulot !) et les trajectoires qui vont bien : important, car les relances sont nombreuses et finissent par user. Je ne me sens pourtant pas si à l'aise qu’il y a deux ans dans les descentes : je freine trop à la fin de la partie goudronnée avant de prendre le « pif-paf » en sous-bois, et je ne trouve la trace idéale dans la « bascule » sur le plan d’eau que lors des deux derniers tours ! Dommage, mais ces quelques secondes perdues n’auraient finalement rien changé.     

     

    Est-ce que devenir un « renard » capable de gagner l’épreuve va dans ce sens-là ? Sans aller jusqu’à éteindre les lumières à la manière de certains des premiers dans les zones où ils en ont le moins besoin… En parlant de ceux-là, d’ailleurs, j’hallucine d'avoir les éclairages dans mes rétros au début de mon 4e tour, après 50 minutes de course. Un rapide calcul de tête : pour eux ça doit enchaîner en 12’30 à peine ! Ils vont se calmer (un peu) dans la 2e heure, heureusement !

     

    Pourtant je ne suis pas impressionné, les leaders ne m’ « enrhument » pas au passage mais roulent juste à un rythme trop élevé. Mieux pour le moral, je commence moi aussi à prendre un tour à d’autres concurrents. Au fil des boucles les habitudes s’installent : grand plateau avant la ferme histoire de prendre l’élan pour la fameuse bosse casse-pattes, où la bonne trace est à gauche. L’inévitable coup de fouet de la branche qui dépasse dans la descente en sous-bois… J'encourage les Lamothois, que je finis également par doubler et qui eux roulent groupés. Un peu plus d’une heure quarante de course, la cloche pour le dernier tour : j’ai encore l’énergie pour attaquer même si les « coups de cul » se font plus laborieux.

    Une fois de plus, on profite ! J’en ai même gardé pour un « simili-sprint » dans la montée finale, histoire de confirmer que je n’étais pas venu en touriste, moi non plus. Je termine mes 7 tours sous les deux heures, en 1H59’18’’ exactement, soit à juste 17’’ de mon record perso de 2008 (mais à l’époque, il n’y avait pas la chicane dans le bois longeant le plan d’eau !). Aux années paires, mes meilleurs temps ; années impaires, mes meilleures places au classement (7e en 2007 et 2009, 9e en 2008 et 11e cette année… c’était bien relevé en effet).

     

    - Surprise, je discute avec Landry du XC 63 à l’arrivée et… vois bientôt arriver Romain qui a bouclé ses 7 tours lui aussi et finit donc 12e ! Pour quelqu’un qui n’a presque pas fait de VTT cette année, chapeau bas ! Toujours côté Lamothe, les footeux Damien et JB font 21 et 22e (5 tours). Encore pas de chance pour Cédrick, scotché à ses 4 tours, qui a ce coup-ci chuté deux fois sur sa patte de dérailleur : il promet que son matériel et lui reviendront en meilleure forme l’an prochain, pour la 20ème !

     

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    Le clan des Lamothois : de gauche à droite, Damien (coupé), Romain (censuré), JB (en pleine restauration), quelques minutes après l'arrivée.