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raid

  • 24 heures du Lambon (1)

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    Retour sur nos performances d’aventuriers du Lambon (cf aussi toute la préparation)… Même deux semaines après, ce mini séjour dans les Deux-Sèvres  reste dans un coin de la tête. Et aussi dans les jambes mais en bien : ça a boosté mon rythme qui était plutôt « tendance marathon » depuis août.

     

    Pourtant j’ai moins dormi que roulé lors de ces 24 heures-là : avec 4 heures 51’ sur le circuit, je dépasse même de loin la moyenne de mes équipiers Dériv’chaînes ! Gourmand ? J’assume !

     

    Une fois les péripéties de l’arrivée sur le site et de l’installation terminées (heureusement le GPS d’Hubert ne se formalise pas pour si peu…) le plus urgent était quand même de se préparer au départ. Le sandwich rapidement dévoré, le pipi est fait, la plaque est fixée sur le cintre, la puce à la cheville et le brassard qui sert de témoin au poignet : le stress monte à l’heure de la check-list. Le capitaine déteint sur l’équipe, sans nous presser nous arrivons en retard pour le briefing (j’en aurai pas suivi un depuis le début cette année…). Et c’est de toute façon loupé pour la reconnaissance du circuit, une impasse qui… me jouera des tours, du moins lors du 1er !

     

    A 13 heures pétantes, les 43 partants s’élancent pour le Prologue : une boucle autour du plan d’eau d’environ 3 kilomètres. Ça démarre comme des flèches, je décide de la jouer prudent une fois de plus pour éviter les accrochages, et mieux remonter ensuite la concurrence, au train. La fin du prologue rejoint celle du parcours : passage au PC, sous le chapiteau : les puces bipent dans les haut-parleurs, cette fois la course est lancée. Je fais monter les pulsations dans la 1ère côte dans l’herbe, acclamé par mes équipiers,

     

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     Et je commence à rejoindre ce qui me semble des rivaux potentiels pour le général. Les deux premières grimpettes du parcours se passent bien. On atteint ensuite un faux plat descendant entre deux rangées d’arbres puis une première descente plus sérieuse en deux parties. Du caillou, quelques rocailles qui affleurent… pas de quoi effrayer un habitué des descentes auvergnates. Mais quelques-uns sont visiblement intimidés et j’en profite. Gare cependant à l’arrivée au point bas : un ruisseau détrempe la caillasse… et en sortie de virage le pont est à droite, lui aussi surmonté de cailloux piégeux. Il va falloir y aller mollo ! S’ensuit une épingle à gauche entre les arbres qui précède un single roulant en sous-bois, débouchant à son tour sur un passage de gué : cette fois pas de pont (ou plutôt si, mais hors-circuit), donc pas d’autre choix que de se mouiller avant la remontée la plus cassante, à nouveau dans les caillasses et les racines. Au bout de quelques centaines de mètres, le débouché est à droite sur la route. Problème : je suis seul, la situation à éviter quand on ne connaît pas un circuit et qu’une ambiguïté se présente. Et comme par hasard il s’en présente une : à gauche, deux rubalises qui pendent de chaque côté semblent valider un chemin. Je le suis, et je suis bientôt troublé par le sentiment de déjà-vu… je retrouve des jeunes « commissaires » à une table en haut de la partie descendante, à qui je confie que je me suis sans doute trompé puisque je les vois pour la seconde fois. « Non, non, continuez ! » m’enjoignent-ils, et je n’ai pas d’autre choix que de reprendre la descente depuis le début ! 4 kilomètres pour rien, j’ai visiblement rétrogradé en dernière position : il me faut un bon moment avant de rejoindre les concurrents les plus décrochés, le couteau entre les dents et le rouge au front rien qu’à penser à Edmond qui doit trépigner, là bas, sur la ligne de relais ! Je donne le maxi sur les « coups de cul » et les relances qui restent, entre deux séances de gymkhana dans les bois. Plus de 19 de moyenne mais une douzaine de minutes de perdues, je bipe enfin avant de passer le relais. La place n’est pas brillante, mais je me console en me disant que la perte reste minime sur la durée d’un 24 heures et que mes équipiers vont vite regagner le terrain perdu, tout en se régalant sur le parcours. Ils y vont même plutôt comme des morfales, les tours tombent en une demi-heure à peine et nous voilà bientôt dans les 10 premiers du scratch, toutes catégories confondues ! Nous parvenons même à portée de la 4e place des équipes de 6, détenue par les « Nord-Sud VTT 44 » : l’émulation monte, on va les bouffer au goûter les B.N. !!! 

     

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    King Richard prêt à en découdre...

     

  • 24 heures du Lambon (4)

    A six heures moins dix, Philippe vient toquer à la tente : à mon tour d’avoir la tête dans le c…, au moins je suis content d’avoir laissé toutes mes affaires à portée de main ! Vite, je renfile l’éclairage sur le cintre : la batterie a tourné une bonne partie de la nuit sur le circuit, mais j’avais calculé qu’en mode éco elle pouvait tenir jusqu’au matin. Je dégoupille une barre de céréales, et je retourne avec mon destrier sur le théâtre des opérations.

     

    Une nouvelle fois Richard ne se fait pas attendre. La bagarre avec l’équipe 615 bat son plein : nous avons préservé un maigre matelas de quelques minutes. Leur équipe étant moins homogène, eux font davantage rouler leurs trois-quatre équipiers les plus costauds, qui parviennent à rester sous les 32 minutes pendant la nuit ! La pression est de retour, mais il me faut retrouver mes esprits : j’oublie d’abord de rallumer ma frontale, et il me faut bien 1 ou 2 kilomètres pour me rappeler d’appuyer sur le bouton du compteur pour le réactiver !

     

    Les jambes, elles, vont bien. Le froid par contre n’est pas qu’une impression : alors que l’aube jette ses premières lueurs, la minima descend sous les deux degrés (!) et la sensation de mou sur la roue arrière refait son apparition : évidemment je n’ai pas recontrôlé la pression, et le pneu se dégonfle à nouveau ! D’un autre côté, ça me motive encore plus pour tout donner, du coup je suis bien réveillé et ultra-attentif durant toute la 2e moitié du parcours. Je bipe juste sous les 37 minutes, à Edmond d’assurer la suite pendant que je remonte sonner l’alarme pour mes compères. Vérification faite, ce n’est pas mon pneu qui fuit mais la valve tubeless qui s’est desserrée. Même pas besoin d’outil pour remettre les choses en ordre ! Le jour se lève et un vrai petit déj nous attend au restau : que du bon pour attaquer la « dernière ligne droite »… de six heures (plus qu’un quart de la durée de l’épreuve à abattre et nous sommes toujours en piste pour la 4e place de la catégorie et la 6e du général… si c’est pas beau !).

     

    A huit heures, le soleil est presque descendu jusqu’au PC du plan d’eau, le ciel est d’un bleu immaculé ! Loin devant, l’équipe 604 caracole pour la victoire toutes catégories confondues. « Oléron VTT » et les « Bikers fous », un tour devant nous, se battent comme des chiffonniers pour la 2e place, et nous, nous lâchons et reprenons la 4e position aux « Technifroid » au gré des relais… Chez eux ça doit discuter sérieusement tactique, entre le besoin de faire reposer les « pur-sang » et la nécessité de ne pas lâcher trop de minutes avec les autres relayeurs. Malgré la fatigue, nos Dériv’chaînes reclaquent des temps sous les 35 minutes. Chez nous aussi, la règle à calcul est de sortie : le challenge interne est de me pousser à faire… un 8e tour, ce qui implique d’améliorer encore les temps sur le 7e relais pour tout le monde.

     

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    Patatras, peu avant 10 heures, au moment pour moi d’inaugurer ce 7e service, coup de bambou : Richard, si rapide jusque là, musarde en route ?! Il était parti 3 minutes avant son adversaire… Et c’est un n°615 que nous voyons arriver ! « Votre collègue a crevé ! » nous lance-t-il. Apparemment, c’était au début du circuit et il cherchait de quoi réparer… On ne se trompait pas quand on se disait que tout pouvait arriver, et c’est à nous que Dame chance tourne le dos ! Je dois ronger mon frein encore un quart d’heure avant de voir mon équipier sprinter comme une furie sur le central. Si là j’en étais encore à chercher la motivation ! Ma roue libre et mon dérailleur récalcitrants n’existent plus, je donne tout, persuadé d’arpenter le circuit pour la dernière fois ! Les plateaux du X-Control passent à coups de « talon-pointe », et les deux bosses successives sur le petit bout de champ deviennent prétextes à des figures façon « BMX ». L’improbable remontée est lancée, je viens de repasser le brassard sous les 30 minutes. Edmond va en faire autant (en améliorant même mon score pour… 2 secondes !). Puis ce sera au tour de Pierre de suivre la tendance : 33 minutes tout juste… et 32 pour Hubert, lui qui n’avait pas roulé depuis 5 semaines suite à sa chute à Mandailles… Philippe, lui, est trop cuit pour enchaîner une 7e fois : il donne de la voix pour encourager un Richard revanchard qui s’élance à 12h04. Nous avons repris 7 minutes aux Technifroid, ils n’en ont plus que 9 d’avance ! Mais leurs « costauds » sont en piste pour assurer la position. Notre « Richard à grande vitesse » arrive en gare à 12h33, mais il n’a pu que maintenir l’écart. Je m’élance donc pour le 8e tour en sachant que

     

    ...Sauf incident ou grosse défaillance dans le camp d’en face, c’est cuit pour nous. Mais un incident, il vient de s’en produire un pour les Technifroid : l’avant-dernier relayeur est arrivé avec la patte de dérailleur cassée ! Dommage pour nous, ça lui est arrivé en haut de la partie descendante finale. Sait-on jamais ? Alors c’est reparti à fond dans les descentes, histoire de prendre un maximum d’élan pour m’économiser et grimper ensuite au mieux de ce qu’il me reste dans les jambes, à l’inverse de mon 2e tour. Trajectoires au cordeau, tout dans l’anticipation, je vole carrément au-dessus des cailloux dans les descentes cassantes et j’en profite pour améliorer mon score de saut en longueur dans le champ. A la faveur d’un rapproché de l’itinéraire, j’entends annoncer dans les haut-parleurs « arrêt des départs dans 7 minutes 30 ». Coup d’œil au Polar, il me reste encore 4 kms avant la ligne. Edmond se sera juste préparé pour le « fun » (quoique je le soupçonne d’avoir voulu mettre un dernier « coup de chaud » aux Technifroid !). L’ultime « coup de cul » pour passer la chicane avec l’arbre est avalée en force à fond les manettes. Tiens, je croyais que les étoiles ne pouvaient pas se voir en plein jour… Les spectateurs sont là, je ne résiste pas à l'envie de les régaler d’une arrivée façon « spéciale de rallye », avec décollage du vélo sur le chapiteau de pointage : il est 13h02, j’ai mis 29’35’’… mais les 615 ont eux enchaîné sur le fameux 43e tour.

     

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    Au bout des 24 heures, la bière des maillons forts !   

  • Un week-end de vacances (et 24 heures de vélo) !

    La direction favorite des membres du Team Dériv'chaînes, le week-end dernier, lors des 24 heures VTT du Lambon ? "Le centre de vacances"*, comprenez le camping où nous avions basé tout notre bord... Heu, toute notre logistique ! Quelques impressions avant un récit plus détaillé de l'aventure (bientôt en ligne) :

    D'un avis unanime, nous avons tous pris un maximum de plaisir sur le circuit et en dehors. Excellente organisation du club ARP 79, une grande bouffée de bonne humeur... et l'entente sans faille entre nous.

    Côté performance, nous aurons sillonné au total 42 fois ce parcours addictif pour la 5e place finale sur 17 équipes dans la catégorie "à six". A la clé, plus de 386 kms de VTT (on était quand même un peu venus là pour ça !) et la bagarre hitchcockienne pour la position en bas du podium finalement perdue sans démériter dans un ultime rebondissement.

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           De gauche à droite: Philippe, Pierre, "Cap'tain Seb", Richard, Edmond, Hubert.

    Auparavant, il a donc d'abord fallu se lever à 4 heures 30 du matin et effectuer 5 heures de route... Ci-dessus la pause café sur l'aire de Corrèze : l'équipe se prépare mentalement à l'effort !

    Bizarrement, presque dès le début de l'épreuve la préoccupation des uns et des autres sera de se reposer le mieux possible entre deux relais. La nuit à traverser fait peur, on en sortira pourtant vivants sans se faire dévorer par les loups d'Aigonnay. Pas de pluie non plus et même du soleil pour profiter des environs du plan d'eau le dimanche matin : l'idéal.

    Pour ma part, pas de grosse fatigue non plus au lendemain de l'aventure, pas même de courbature (!) mais au contraire une bonne "patate" pour repartir au boulot ! J'ai moins souffert que ma monture, qui aura elle besoin d'une bonne révision.

    Au bout de l'effort (et de la nuit qui fut froide et longue quand même), le test a conclu à des Dériv'chaînes déterminés sans maillon faible. Et pour les mêmes dans le désordre la petite mousse bien méritée. We did it !

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    * véridique, c'était marqué comme ça en toutes lettres sur le panneau pour rejoindre le campement. Et c'est vrai qu'entre le soleil donnant sur le plan d'eau et les arbres qui avaient gardé toutes leurs feuilles, les G.O., les activités en groupe plus les animations, on s'y serait cru revenus, en vacances ! C'est peut-être ça le secret pour garder la forme ?

  • Pastourelle 2010, ambiance

    12e Pastourelle à Salers (c'était samedi dernier), et ma 4e participation consécutive au Raid VTT.

    - Qu'en dire ?

    - D'abord, que ç'a été une belle réussite, avec un peu de chance question météo au vu des jours suivants (!) et une manif qui continue à se bonifier au fil des éditions.

    Plaisir aussi pour le pratiquant plus ou moins régulier de trouver d'autres passionnés venus d'horizons parfois lointains : la diversité des maillots (clubs ou associations) en témoigne !

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    - Mais c'est aussi les joies simples des préparatifs avec ses petits tracas dans le clan des vététistes de l'ACVA : jusqu'ici tout va bien pour les shadoks (ci-dessous)... et quelques secondes plus tard on bascule dans « LA HAINE » à cause d'un embout de valve récalcitrant ! La sanction est immédiate : pneu à plat, lavage de voiture à prévoir et recherche à quatre pattes dans l'herbe de l'adaptateur perdu. L'échauffement ne se présente plus tout à fait comme prévu, il va falloir s'adapter ? Heureusement, le temps d'aller chercher les plaques, tout sera rentré dans l'ordre.

     

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    - Et sinon, mes sensations personnelles ? Préservées, sans trop souffrir sur le parcours... ce qui était loin d'être assuré deux-trois semaines auparavant. Au-delà du classement, c'est le bonheur pris 4 heures 30 durant avec mes compères « d'échappée » Vincent et Pierre qui prime.

    Les conditions idéales, les parfums printaniers au bord du chemin lors de la 1ère ascension (un petit air de Tahiti ?), et toujours le frisson dans les descentes techniques !

     

    Contrepartie "sine qua non"

     

    Mais il m'a fallu pour y avoir droit me faire violence et m'entraîner... sur route ! Avec la « carotte » de ma première ascension du Puy Mary (1588m) sur mon ancien VTT, preuve de l'exploit à l'appui, atteint en début de semaine dernière. Je précise sans le siège bébé, car il ne faut pas non plus confondre « endurcissement » et « torture » ! En tout cas, la puissance gagnée lors de ces quelques séances de « goudron sans clope et sans plume » m'a été fort utile pour les montées annoncées. Sur les 58 kms du parcours, deux grosses parties montantes et 1660 mètres de dénivelé positif... La nouvelle grimpette depuis le village du Vaulmier était un défi que j'ai relevé autant que j'ai pu sans portage.

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    A la clé une acceptable 102e place, pas si loin de mon meilleur classement (89e en 2007), sans pourtant chercher la performance à tout prix. La saison est (enfin) lancée ! 

  • Affûté ou pas ?

             ...Telle est la question, à laquelle notre participation au "Raid des 3 vallées" (rien que le nom m'amuse) de la Pastourelle demain va donner tout son sens ! Physiquement pour moi ce sera juste, j'en suis d'autant plus conscient que je connais bien le parcours et que je l'ai toujours trouvé éprouvant. Or, il se trouve que la difficulté en est encore renforcée cette année par la redescente jusqu'au village du Vaulmier - 775 mètres au 36e km - sachant qu'en 5 kilomètres il n'y a plus qu'à remonter à 1130. Il va en falloir, du jus ! 

    Et du technique, parce que de l'herbe à chameau, du portage et du cassant il y en aura aussi... Justement, ça avec l'ACVA on s'y est entraînés l'autre jour, avec des fortunes diverses.

    Y'a ceux qui connaissent leurs limites et qui la jouent prudents...

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    ... Voire très prudents
     
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    ... Bon, mais y'a quand même des fois où il faut se lancer, non ?!
     
     
     
     
     
     
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    J'oubliais, Eric c'est le responsable de la section VTT du club, il faut qu'il donne l'exemple auprès des jeunes. Parce que, s'il voulait, hein !!!
     
    Par contre, "il y en a qui ont essayé, ils ont eu des problèmes". La photo est prise juste avant le crash : "Freine, ça glisse !" Et hop, trop tard, Alain dans le décor et le vélo dans les barbelés. Comme quoi, tu vas encore avoir de la concurrence, Nico ! La gamelle d'or 2010 est lancée, même que le photographe s'est écarté juste à temps !
     
     
     
     
       Puy de Vaurs 15.10 008.jpg    Et ça rend vachement plus humble après.  Puy de Vaurs 15.10 014.jpg
     
     
     
     
    "Mais allez, ça passe, lâche les freins !" Et si ça marche pas la 1ère fois, on recommence juste pour voir !
     
     
     
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    Et puis on a beau rester humble, y'a ceux qui passent partout et ça, ça... y' a pas de mot, moi ça m'écoeure, c'est tout.
     
     
     
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    Seb (l'autre, hein, pas moi) en action sur une montée "en principe" franchissable. S'il le dit ! mais le pire c'est qu'il l'a fait... Mais vu son classement au Merrel Oxygène challenge dans des conditions dantesques, il va bien nous faire péter le chrono demain !
     
     
     
     
     
     
    Pour les autres, rester humble, modeste, se souvenir d'où on vient et admirer le paysage, tout ça...
     
     
     
  • Raid Pastourelle 2008 : impression générale

    Houlàlà, groooosse galère ! énorme, même !

    272096845.jpgEt dire qu'il y a quelques jours, je pressentais le pire concernant la boue et les portages... Eh bien finalement... le pire n'aurait été qu'un moindre mal en comparaison de tant d'injustice. Quand je pense que sur les courses VTT, d'aucuns déclarent "aimer la boue" et même "la souhaiter" ! Pour paraphraser Michel Blanc dans "Les Bronzés" : "On doit vraîment pas avoir le même sens de l'humour".

    Persécutés par la météo ! Avec la toute dernière période d'éclaircie de cette fin de semaine, les plus optimistes d'entre nous s'étaient laissé aller à spéculer sur l'absorption du trop plein d'eau par le terrain. Baromètre et valeurs boursières en chute libre dès vendredi soir avec le retour des averses orageuses. Jour J, samedi matin : temps sec sur Aurillac, mais accumulation de nuages menaçants et atmosphère de plus en plus lourde = rien qui vaille sur les monts du Cantal. Effectivement, histoire de bien doucher l'enthousiasme des participants et de finir de noyer l'ensemble du parcours, c'est à des ondées régulières et massives que nous avons eu droit sur place dès midi. Trempage et ruissellement !

    Le charme était d'autant plus rompu qu'après la Brive-Rocamadour et la Dériv'chaînes à Pleaux qui n'avaient déjà pas fait dans la dentelle question "taux de pataugeage", la thèse de l'acharnement s'en trouve confirmée pour ce début de saison 2008. Victimes collatérales, l'organisation qui était une nouvelle fois impeccable (à part le départ qui s'est un peu fait désirer ?) et les panoramas, qui auraient montré leur vraie dimension... dans des conditions moins dantesques ! Sans me chercher d'excuse, ces aléas climatiques ont encore aggravé les conséquences de ma mauvaise gestion de course à titre personnel.

    Au final, reste la satisfaction (en suis-je à parler de fierté ? Non, je n'irai pas jusque-là) de "l'avoir fait", dans le même ordre d'idée que les manoeuvres pendant les classes à l'Armée, c'est dire.

    En plus, j'ai vraîment été chercher mes limites en compétition cette fois-ci... Je les ai même bien trouvées ! :D... Retour à un peu plus d'humilité, les efforts sportifs de longue durée comme celui-ci ne manquent pas de rappeler à l'ordre les participants les plus aguerris.

    Parmi les autres souvenirs du jour, de belles glissades sur les passerelles avec les chaussures à cales, le flagrant délit de goinfrage de chocolat au ravito du Falgoux, la constatation résignée que mes deux paires de chaussettes enfilées préventivement n'ont pas empêché l'importation massive et clandestine de gadoue (encore et toujours...) jusqu'à la maison dans tout ce qui pouvait servir de récipient ! 

    Et puis surtout... je sais qu'il va me haïr de l'ébruiter ici mais tant pis, c'est trop bon : le rhume inattendu du playmobil dans la montée initiale en direction de Récusset exigeait son petit coup de pub ! Voilà, c'est fait ! Que voulez-vous, il faut apprécier les menus délices de la vie...

    Le récit de toutes ces aventures et de ma course dans le détail dans la note qui lui est dédiée (rubrique compétitions) !

  • Récit du raid Pastourelle entre gadoue et pluie

    Tôt levés et préparés en ce samedi matin, nous voilà une douzaine du club à l'échauffement puis au rassemblement à Salers, devant l'esplanade de Barrouze ("l'Auvergne est un grand plateau de fromages", c'était là !) lieu du départ fictif. Nous sommes largement en avance, mais, trop disciplinés (?), nous nous plaçons derrière la banderole, c'est-à-dire fort mal par rapport à la majorité des participants. Combien de vététistes en comptant le parcours de la rando ? Cinq cents, six cents ? ça commence à faire du monde et à m'agacer : même sans grande ambition au classement, l'idée a fait son chemin dans ma petite tête que j'aurais pu sensiblement mieux figurer sur les dernières compétitions où je me suis engagé en me positionnant de façon plus ambitieuse au départ. J'ai donc très envie de tenter le coup aujourd'hui pour me forcer à donner davantage, et advienne que pourra.

    Le signal enfin sifflé, commence la descente par la route sur Saint-Paul de Salers que nous effectuons sans traîner pour laisser au moins quelques concurrents plus lents derrière nous. Une automobiliste bloquée en sens inverse a dû se faire quelques chaleurs en voyant dévaler cette horde de cyclistes. Malgré nos précautions, Manu et moi sommes encore placés comme des touristes pour le grand départ sur la place de l'église. Eric, Joris et Seb sont devant. L'ascension sur les côtés du Puy Violent en direction de Récusset et du col de Néronne s'annonce délicate.

    11 heures 30 : c'est parti mon kiki ! j'ai enclenché un petit développement pour progresser prudemment dans le goulot d'étranglement parmi les concurrents. Je m'infiltre comme je peux sur la droite, et aussitôt installé dans le passage, j'appuie sur les deux pédales d'accélérateur pour doubler tout ce qui bouge, tout en me maintenant dans les bonnes trajectoires du GR. C'est devenu une obsession : j'ai à coeur d'éviter de prendre "de mauvaises roues" et de m'installer dans un faux rythme, d'autant que je connais le début du parcours dans ses moindres recoins et que je me sens facile. Le terrain caillouteux et assez sec favorise les accélérations : tout va bien ! 

    Petit coucou à un de mes voisins parti mieux placé ; puis bientôt, un playmobil en vue dans la côte ! C'est Eric, que je rejoins anormalement vite : soit je suis trop dans le rouge, soit il n'est pas dans un bon jour. La suite montrera qu'il y avait du vrai dans les deux hypothèses. Encore trop loin des premiers à mon goût, je décide de poursuivre mon effort. Eric ne s'accroche pas plus que Manu ne l'avait fait au départ, et je continue à doubler les concurrents par grappes, en tâchant de souffler et de ne pas tomber dans l'excès d'euphorie.

    Venues de derrière, les deux motos de l'organisation se faufilent elles aussi : j'ai la chance d'être seul à ce moment là, ce qui m'évite de rester collé dans leurs gaz d'échappement.

    A la faveur des épingles, je distingue Joris encore devant à une quarantaine de mètres, lui aussi en train de remonter sur la tête de la course. Je le garde en point de mire.

    1er ravitaillement en eau après le premier replat : Joris s'est arrêté. Départ trop ambitieux ? La suite des évènements confirmera là aussi cette impression. Cela ne l'empêche pas de repartir "plein pot", et de me suivre à partir de cet endroit, tandis que je continue à la même cadence.

    La montée est longue jusque sur les hauteurs de Récusset. Retrouvant un rythme plus conforme avec la durée d'un raid, Joris et moi prenons deux concurrents en filature sur cette partie toujours roulante. Le cardio ne redescend pas pour autant sous les 180... tout est relatif ! La pente finit par s'inverser, mais pas question de lâcher, et nous relançons à vive allure à chaque faux plat.

    1er indice de fatigue : à la bifurcation sur Néronne, non loin du lieu où guette le photographe, je choisis une mauvaise trajectoire au premier passage boueux et ne résiste pas à la joie de mettre pied à terre. dans l'élément grumeleux (première immersion d'une longue série, gruiiiik !). Joris qui me filait le train en profite pour me repasser, accompagné de deux ou trois concurrents. Sur l'interminable portage dans le pré à gravir, je ne parviens pas à les recoller et me fais même doubler par d'autres : ils se sont entraînés tout le début de saison à porter leurs vélos dans des escaliers, ou quoi ?!

    Arrivé à la séparation du raid et de la rando, j'entends Jérôme au contrôle m'annoncer que je pointe à la 55e place... ce qui veut dire que j'ai largement intégré le "top 50" pendant un moment. Mais je n'ai pas du tout envie de me mettre à chanter : d'une part, la pluie est déjà arrivée au bout de moins d'une heure de course, et d'autre part j'ai toujours le souffle court et l'acide lactique en surproduction, et le cardio ne me rend pas justice, car il affiche des indications complètement fantaisistes dans les portages. Et la lucidité fait toujours défaut : sur le chemin gras en montée qui suit, je bataille à reprendre le contrôle de l'avant du vélo. Pas grave : cette fois-ci, c'est le long portage jusqu'au buron d'Impramau qui se profile. Au même instant c'est officiel : ma double paire de chaussettes a capitulé dans son devoir d'étanchéité, et le moral a pris un sale coup au même endroit. Pour Joris aussi apparemment, car il ne me distance plus dans le portage. Après 600 mètres d'ascension en 15 bornes depuis le départ, nous voilà à 1370 mètres. Mais nos adversaires ne s'offrent pas pour autant un détour par le ravito commun avec les marcheurs avant la descente, ce qui nous différencie d'eux et me confirme que j'ai visé trop haut ! Encore un coup au moral, alors que nous n'en sommes qu'à un peu plus du quart de la distance...

    Quelques morceaux de bananes et de quatre-quarts plus loin, nous voilà repartis sur un sentier d'abord escarpé et serré à flanc de montagne, puis qui s'enfonce rapidement dans les bois et la gadoue. J'avance sur le vélo avec circonspection. Un bruit de chaîne derrière moi... Ce n'est pas Joris, qui a disparu, mais un concurrent qui survole la bouillasse ambiante sur son Epic FSR. J'admire la différence de technique et en prends de la graine pour mes trajectoires. Dommage, la descente est déjà finie. Nous croisons deux fois la RD 680 sous le roc du Merle, avant une remontée qui m'a paru assez longue (mais était-ce réellement le cas ?) sur terrain collant jusqu'au pied du Pas de Peyrol. Je continue à me faire "déposer" par des concurrents, sans réussir à prendre durablement leur roue, et me décide faute de mieux à rouler "au seuil" au cardio pour garder un rythme. Histoire de m'alléger, je pompe consciencieusement dans le tube du Camelbak en attendant un hypothétique deuxième souffle dans la forêt de sapins.

    En attendant, c'est un nouveau portage dans la gadoue qui s'annonce, puis enfin la "bascule" pour la descente à travers les pâturages. Pas de quoi se réjouir cependant : les intempéries ont fait leur oeuvre, et les passages pentus dans les prés alternent entre intenses moments de glissades où le pneu avant bourre, parties casse-gueule bien physiques, et brefs moments de portages obligatoires qu'il est difficile de prévoir avant de se retrouver planté et forcé de reprendre la marche à pieds ! Rien de reposant en définitive ! Seuls quelques passages un peu moins dégradés autorisent à s'amuser dans les virages, et rappellent ce qu'aurait pu être le parcours dans d'autres conditions. Regrets éternels... Une remontée sur la route avant le Falgoux offre encore l'occasion à quelques participants de me montrer leur roue arrière. Je fais pourtant au mieux de mes possibilités du moment, mais ma redégringolade au classement n'est visiblement pas terminée. Je laisse au moins derrière moi les premiers concurrents victimes de divers déboires mécaniques.

    Un dernier raidillon, et nous voici au ravitaillement de mi-parcours tant attendu. Musique folklorique (sous l'averse), boissons, fruits en tranches, chocolats ! Le Falgoux, quatre minutes d'arrêt ! Entre deux verres de coca, je refais une razzia sur les carreaux de chocolat. Et ça repart, toujours sous la pluie. A un peu plus de mi-parcours, je n'ai toujours pas été rejoint par mes collègues du club (sauf Seb, qui doit "naviguer" loin devant, et Laurent, trop fort pour cette fois) malgré un sérieux manque de pep's. Et comme le disait une bénévole au ravito, le pire reste à venir !

    Effectivement, dès le retour sur les chemins à la sortie du village, la difficulté à rester assis sur la selle plus de quelques dizaines de mètres augmente encore d'un cran. De toute façon ce n'est plus du tout rentable en termes de vitesse, ni d'énergie dépensée, et les pieds sont définitivement noyés à l'intérieur des chaussures, donc !...

    Mais là, je regarde le chemin avec modération : même à pied, c'est la galère... L'enfer a un nom, et je suis plusieurs fois pris de l'envie d'envoyer furieusement valdinguer le vélo. Je garde en mémoire de ces quelques kilomètres des passages de ferme carrément ignobles, et puis surtout les fameux moments de glissades involontaires improvisées (et Zuipp ! le pingouin) sur des passerelles en bois complètement inondées et déjà très abimées par le passage des premiers concurrents. Plus loin encore, ça ne roule toujours pas ! De quoi entamer encore un peu plus les réserves d'énergie et de moral avant l'interminable montée en direction des plateaux !

    Je l'aborde, comme l'an dernier, au bout de 2 heures 50 de course environ. Mais je m'étais bien juré cette fois-ci de ne pas la gravir à pied. L'étape du coup de pompe majeur étant passée, je la monte entièrement sur le vélo, en me gérant mais quand même : le ciel envoie son énième averse orageuse, la montée oblige de plus en plus à pédaler à contre-courant des ruisseaux... et que les kilomètres mettent de temps à défiler ici ! Le compteur ne décolle pas des 5 km/h, et ça me paraît déjà un exploit. Comme l'ont souligné certains, à force de patiner, la roue arrière a bien dû faire au moins le double de kilométrage de la roue avant ! Ravito de la Serre, enfin une bonne nouvelle : l'arrivée est annoncée pour dans 18 kms, et la dernier gros coup de cul est presque passé. Pendant ce temps-là, le dernier randonneur est annoncé au contrôle de l'intersection raid-rando, et le futur vainqueur du raid ne va pas tarder à conclure son parcours. ça commence à sentir la fin.

    Quoique, ne pas se réjouir trop vite... la légère redescente suivante, qui ne doit vraiment rien avoir de technique par temps sec, est rendue tellement piégeuse par la boue qu'à plusieurs reprises je ne redresse le vélo qu'au dernier moment. Et il reste une magnifique montée impossible dans un chemin transformé en bourbier, qui débouche un peu plus loin sur une nouvelle herbe à chameaux/ à Salers (?) où l'on est forcé de tremper les pieds jusqu'aux mollets sur plusieurs centaines de mètres. Mmmmmmh !

     "Sprouitch !" font mes chaussures à chaque pas, tandis que le dérailleur récalcitre. Comme je le comprends ! D'après les indications, toute cette partie jusqu'au buron de Lavessière ne faisait que 4 kilomètres (?) mais pour 260 mètres de dénivelé positif... 

    Enfin, nous voilà sur les plateaux. Kilomètre 40, ou 45 (selon que l'on compte à partir de St Paul ou du départ fictif). Enfin du caillou, donc un terrain roulant, mais le paysage semble étendre ses montagnes de verdure à perte de vue. Salers, c'est par où ? Apparemment, dans le sens inverse de l'an dernier, puisque nous repartons en direction d'Anglards. Tant mieux, cette partie inédite est plus roulante que l'herbe à (??? censuré !) de l'ancien parcours, Alleluia !

    Pas le temps de cogiter. Le moral revenant, je m'emploie à conserver ma position quelque temps. Un chemin herbeux en mini-montagnes russes poursuit les réjouissances sous un timide rayon de soleil, puis vient une descente roulante et rapide. Je regagne du terrain sur les deux concurrents qui me précèdent, ce qui m'encourage à sauter allègrement le dernier ravito d'Espinassole, même en sachant que le plongeon dans la vallée annonce forcément une remontée sur le plateau d'en face. En bas, un regroupement s'opère : j'ai rattrapé mes lièvres, mais d'autres concurrents nous ont rejoints. ça va être chaud ! Quelques-uns tentent de se détacher dans l'ascension, mais sont rappelés à l'ordre par la fatigue ou les crampes. J'en sens moi-même une qui guette en haut du mollet, mais je décide d'arrondir le coup de pédale sans ralentir : Ouf, ça passe. Panneau des 5 kms, puis 4... Dernier passage dans l'herbe (ça doit être des dromadaires cette fois, on ne voit que la bosse de la poche à eau (!)) avec l'ultime portage dans la boue, qui paraît bien anodin en comparaison des précédents !

    Sur les hauteurs de Salers, les positions s'étirent à nouveau. J'en remets une couche dans la descente sur route, en soignant la trajectoire quand même compte tenu du revêtement humide : plus de 62 à l'heure ! On se calme pour traverser le camping de Salers, puis c'est la jonction avec le petit chemin de promenade qui contourne le village. Deux engagés sur la randonnée s'écartent pour me laisser passer, merci ! Je suis poursuivi, mais décide de ne pas prendre de risque et passe à pied l'ultime bout de descente rocailleuse à proximité de la gendarmerie. Petit tour express en centre-ville. Je réussis la montée des marches sur le vélo, mais mon poursuivant la franchit en trombe pour me doubler. Tant pis, il y a belle lurette que j'ai renoncé à une place satisfaisante au classement. Arrivée, le verdict tombe, je m'y intéresse quand même : 93e (voir ici) en 4 heures 35 au lieu de 89e en 4 heures 22 l'an dernier, sachant que l'augmentation du nombre de concurrents et les conditions infernales ont rendu le parcours plus ardu ce coup-ci. Pas si mal. 

    Après un passage par la collation d'arrivée et le nécessaire lavage du vélo au jet, je rejoins les collègues ayant participé à la randonnée : tout semble s'être bien passé pour eux.

    Au bout d'un long moment, arrivent en ordre très dispersé le restant de nos coéquipiers sur le raid : sur un tel circuit, les écarts grossissent très vite, d'autant que le terrain ne s'est pas arrangé au fil de la journée et des passages. Vu les visages marqués en fin de course (encore des symptômes de myxomatose !), je n'ai pas été le seul à en baver... Ce dont je m'étais déjà rendu compte sur le parcours : à part avec les bénévoles, la convivialité pendant l'épreuve était en berne. Décidément, les éléments auront gâché beaucoup de choses cette année.