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rêverie

  • Quand l'esprit vagabonde

    - Retour sur Marcenat : Tout d'abord, je tiens à repréciser qu'aucun écrit à propos de manifestations dans ce blog n'a valeur de jugement ! Si celui-ci était mitigé, jeMarcenat 15.08 019.jpg le redis, ceci est d'abord affaire de passion, donc de subjectivité. D'autre part, je pense aussi que pour être complet sur ce point, il fallait évoquer ce que d'autres personnes en ont dit. Beaumarchais a fait proclamer par Figaro le célèbre adage "Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur". Cette ligne de conduite est aussi mon choix, et ceux qui organisent des randonnées ou des compétitions s'exposent forcément à pléthore de critiques. Mais on ne rappellera jamais assez qu'organiser une manifestation n'est pas une partie de plaisir, que le moindre grain de sable dans l'organisation peut venir tout perturber, et que les randos à VTT dans notre région ne sont pas légion en juillet-août. Donc, sans perdre l'esprit critique, n'oublions pas de féliciter, remercier et encourager organisateurs et bénévoles... Dans un pays où râler est un sport national, cela ne peut pas faire de mal !

     D'autant que pour découvrir un coin et rencontrer d'autres pratiquants, ce type de rendez-vous est vraîment idéal. Se dépayser et s'aérer l'esprit, deux motivations essentielles pour pratiquer ce sport et aller rouler !

    - Justement (interrogation du jour), à quoi pense le vététiste lorsqu'il roule ? Question apparemment saugrenue mais pas tant que cela à la réflexion, et qui appelle de multiples réponses ! 

    Sur un parcours inconnu comme à Marcenat, c'est d'abord la découverte du terrain (et la surveillance du balisage !) qui occupe l'essentiel des réflexions. D'autant plus que le paysage file plus vite qu'à pied ! Je ne développerai pas ici les rapports que de nombreux écrivains et observateurs ont établi entre le vélo et la technique du cinématographe : c'est une affaire depuis longtemps entendue.

    De même en roulant à un gros rythme (entraînement ou compétition), ou en se tirant la bourre, le cerveau est accaparé par le terrain et le décodage de ses propres sensations : gestion des développements et de son souffle en montée, du freinage et de la trajectoire en descente. Il tient alors le rôle d'un ordinateur multitâches, constamment en train d'évaluer toutes les données du ressenti du pilote, en adéquation avec la machine (j'ajouterais qu'on ne fait jamais plus corps avec son vélo que dans ces moments-là) et d'anticiper les solutions qui s'offrent pour la suite du parcours. C'est aussi ce qui fait qu'en VTT, la monotonie n'a pas lieu d'être ! Idéal pour les sensations fortes et se défouler...

    Chemin faisant

    Par contre, sur un parcours bien connu où l'on ne roule pas à fond, la pensée peut enfin s'apaiser et se laisser aller à vagabonder vers d'autres sphères : problèmes de la vie quotidienne, boulot, réflexions issues de bouquins ou de discussions, rêveries... Le vélo aide à prendre du recul sur le quotidien, à dédramatiser les situations, et, partant, à faire des détours permettant de voir les choses sous un autre angle (des "circonvolutions" ?). La sortie (en solo ou à plusieurs) est aussi synonyme d'avancée personnelle, de démarche autonome, puisque le cycliste se meut "sans aucune force étrangère" (cf. "Dictionnaire des Symboles "). Bien utile et antidépresseur dans certains cas, sans aucune répercussion pour le trou de la sécu ! De là à demander la prise en charge de l'achat de son prochain deux-roues...

    table orientation 011.jpg

    A propos d'autres sujets, après une première vraie sortie entre adhérents de Dériv'chaînes lundi, le mauvais temps qui sévissait aujourd'hui m'a davantage poussé devant la télé que dans mes pérégrinations vélocipédiques. L'occasion d'applaudir le doublé français en BMX féminin (bravo à Anne-Caroline Chausson et Laëtitia Le Corguillé !), et de souhaiter que les sports un peu oubliés du cyclisme continuent à faire remonter la France dans le tableau des médailles d'or, si vous voyez ce que je veux dire... (Allez Julien !)

    La même journée m'a aussi permis de m'occuper de mon fan-club, à savoir un exemplaire de felix penibilis  particulièrement gratiné, et remonté comme une pendule pour jouer la provoc' en se jetant dans mes jambes. Ferait mieux d'enfin apprendre à miauler correctement comme tout le monde ! Et à rapporter les balles !

    Puis la découverte d'un blog de VTT au féminin, stimulant et très bien écrit, et dont la lecture m'a permis de vérifier que bébé et VTT ne seraient pas si incompatibles, même pour la maman ! ça ouvre des perspectives, surtout avec le quadrupède pour tirer la charette !

    En attendant, je crois que ce soir, pour ma chère et tendre, entre une énième balade au festival d'Aurillac et les (presque) derniers épisodes de la saison d'"Urgences", il va pas y avoir photo.

    Je dis ça, mais je crois que ça m'arrange aussi...