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pollution

  • Un Tour propre ?

    Au bout de ce Tour de France 2010, peut-on dire que le dopage est éradiqué ? Rien n'est moins sûr, tant l'absence de scandale accrédite selon moi la thèse "On ne risque pas de trouver ce que l'on ne cherche pas (ou que l'on ne sait pas/ne veut pas encore chercher)"... Et sans parler d'Armstrong, les révélations concernant la puissance développée par les meilleurs coureurs dans les étapes de montagne cette année encore laissent songeur (>400 watts une demi-heure durant lors des ascensions finales dans les Alpes selon l'article du "Monde" daté du 12 juillet, au ton très fataliste, chiffres détaillés et comparaisons avec les "Anciens" à l'appui).

    Mais le propos de cette note touche plutôt l'aspect écologique : pas dans ce que les coureurs prennent... mais dans ce qu'ils rejettent ! Vous avez tous vu ces bidons qui volent par dessus le peloton dans de grandes gerbes d'eau. Avec la vitesse, cela fait de très belles images à la TV ! Par contre, dans la nature, l'effet est sans doute moins admirable (lire une fois encore cette excellente réflexion de J.-P. Stéphan sur le sujet l'autre jour). Bidons, mais aussi papiers d'emballage balancés sans la moindre attention par les "forçats de la route". Profitons-en pour réfléchir un peu à l'"excellent" exemple d'écologie que donnent ces idoles au public. Comment cela, ça n'a rien à voir avec l'éthique sportive ?

    De là à affirmer que les coureurs ont les "supporters" qu'ils méritent ? Je pense par exemple au "folklore" pathétique de l'ascension du Tourmalet dont les gugusses excités n'auraient pas leur place dans un carnaval (au passage on peut se demander si l'image qu'ils donnent de la France aux télévisions du monde entier n'est pas pire que l'impact médiatique de Domenech dédaignant la poignée de main de Pareira ?). La souffrance de l'épreuve d'accord, mais côtoyer tous ces beaufs... On en viendrait presque à justifier le dopage, finalement. En tout cas, moi ça ne m'aurait pas choqué de voir Contador et Schleck s'arrêter ensemble pour mettre un pain à l'un d'entre eux à la manière de Cantona. Bref, passons. 

    Venons-en au pire : un bref reportage sur le JT de France 3 l'autre jour, rediffusé au zapping, montrait les services locaux ramassant les déchets abandonnés dans les cols des Hautes-Pyrénées (pour rappel, tous sites naturels classés régionaux ou nationaux) par les soi-disant passionnés de vélo. Résidus de pique-nique, parasols, et même dans la séquence une table de camping en plastique et ses bancs (!). Les employés étaient débordés par l'ampleur de la tâche. Mais ce type de comportement est-il très surprenant dès lors que l'exemple vient d'en haut ?

    Décidément, les organisateurs du Tour ont encore beaucoup à faire pour rendre leur épreuve propre et "regardable" sans arrière-pensée.  

  • Mais regarde donc le b*** !

    Quelques découvertes désagréables qu'on peut faire dans la nature en toute saison : ceci n'est pas un blog écolo, mais quand même !

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    Maxime : "Et hop, j'emballe !"

    Impensable que des spots de rando menacent de se transformer peu à peu en traversée de décharge par la négligence et la bêtise humaine d'une minorité. Cet emballage peut en témoigner, il ne vient pas d'un quelconque arbre à tranches de jambon !!! Heureusement, sur ce coup le jeune padawan montre l'exemple (ça ne lui arrive pas souvent, alors on en profite... ;-))) T'énerve pas Max, je plaisante...

    La preuve que les comportements de chacun peuvent avoir un impact - bon ou mauvais - réel sur l'environnement !

    Personnellement, il m'est arrivé assez fréquemment de récupérer des déchets et de les mettre dans mon sac, et même de faire un détour pour ça sur des sites qui avaient visiblement servi d'aires de pique-nique. Mais pour être honnête, il m'est tout aussi fréquemment arrivé de ne pas le faire. Parce que j'étais pressé ou lancé en descente ou en plein effort (dilemme 50 mètres plus loin, le temps que la mauvaise conscience fasse son oeuvre) ou tout simplement parce que je n'avais pas la place ! Mais une chose est sûre : sauf exception, plus on se balade en nature, plus on l'apprécie vierge de tout détritus et plus on se sensibilise à lui porter assistance.  

  • Marronniers écolos

    A en juger par la fréquence et la quantité d'allers-retours qu'ils font dans la journée, certains de nos voisins ne sont pas prés de se passer de leur voiture. Ils n'en sont même pas à envisager, au moins de temps à autre, un mode de transport alternatif. La marche à pieds pour les trajets de moins de 300 mètres, par exemple ? Un peu cynique, d'accord, mais j'ai des preuves de ce que j'avance, et voilà un comportement qui m'exaspère...

    Je l'avoue, d'abord pour la nuisance sonore dès 6 plombes du mat' sous nos fenêtres, week-ends compris.

     Et ensuite pour les répercussions écologiques. Eh oui, on a beau répéter que c'est sur les petits trajets urbains qu'une voiture pollue et consomme le plus...

    - Mais ils doivent avoir une bonne raison, me direz-vous ? Eh bien... tout dépend de la conception que l'on se fait d'une "bonne raison". En l'occurence, il s'agit d'aller chercher le cholestérol des viennoiseries du matin  pour notre plus grand bonheur !

    Pourtant, la prise de conscience écolo est comme une vague qui reflue dans les médias avec une intensité de plus en plus forte. Un « marronnier », c'est-à-dire un sujet saisonnier dont on est sûr qu'il fera vendre, au même titre que les régimes minceur au printemps (au hasard ! Quoique, les deux cas ne procèdent-ils pas d'une même stratégie qui consiste pour le lecteur à se laisser donner mauvaise conscience, puis à se rassurer en vérifiant que bien sûr, il y aurait des solutions... si on voulait vraiment réagir).

    Et en ce moment, question écologie, la tendance est plutôt au raz-de-marée. Accumulation de reportages sur les catastrophes liées ou non au fameux réchauffement climatique, annonce de modèles tout-électriques dans l'automobile, justement, et présentation de nouveautés hybrides comme s'il allait suffire une fois de plus de mettre la main au portefeuille sans rien changer à nos modes de vie. Que de plans sur la comète ! Car comment prévoir ce qu'il en sera au juste dans nos rues d'ici quelques années ?

    Cependant, une expérience récente faite à Nantes proposait à des volontaires de se passer de leur chère automobile durant pas moins de huit semaines. Et vous savez quoi ? La plupart des « cobayes » ont été plutôt convaincus... Vous me direz, il s'agissait sans doute d'écolos dans l'âme. Certes. Et le réseau de transports et d'infrastructures nantais est incomparablement plus développé que celui de beaucoup d'autres villes.

    Dans la capitale du Cantal, il semble qu'il y ait enfin comme un frémissement. La proportion de cyclistes allant croissant, commePiste cyclable 001 bis.jpg partout ailleurs, la cohabitation se passe difficilement... mes collègues de club et moi-même pouvons témoigner de plusieurs mésaventures récentes qui auraient pu très mal tourner (n'est-ce pas Vincent !). La mairie, consciente de la pénurie de pistes cyclables et de la dangerosité que cela implique, semble se bouger. Des réunions, auxquelles je n'ai malheureusement pas pu me rendre ont eu lieu entre un collectif pour le vélo en ville et la municipalité, mais la solution miracle ne semble pas pour demain tant la configuration des lieux (côtes, rues étroites) se prête mal à de nouveaux aménagements.

    Néanmoins, des actions sont lancées, la vague est donc appelée à revenir encore et encore creuser la même falaise d'égocentrisme et de logique de profit, comme le font les documentaires de Nicolas Hulot et du « moustachu héliporté », alias Yann Arthus-Bertrand. N'étant inconditionnel ni de l'un ni de l'autre, je les ai trouvés tous les deux très pertinents sur leurs émissions de la semaine dernière. Et particulièrement pour dénoncer les abus de notre modèle économique : parmi la profusion d'exemples, la (triste) fin d'un sandwich dont les ingrédients ont dû réaliser 4 fois le tour du monde pour finalement échouer... dans la poubelle d'une supérette japonaise, comme des millions d'autres chaque jour. ça interpelle forcément dans un monde où l'inconséquence "à la japonaise" reste la norme. Pour combien de temps encore ?

    Nonobstant la dépendance à l'automobile de notre voisinage, la "marée" se fait de plus en plus entendre. Les manifs telles que celles de « 350.org » - proportion critique de CO2 aujourd'hui largement dépassée - affluent en vue de la conférence de Copenhague au mois de décembre. La prise de conscience collective abordera-t-elle à bon port ?

    Photo 0218 bis.jpg
    Les berges de la Jordanne, un des rares lieux dans Aurillac où il fait bon circuler sans risque à vélo, et plus encore sous les couleurs automnales.
  • Ecologie, automobile et vélo

    Enquête dans le dernier numéro de "l'Automobile magazine" : la pollution des véhicules n'est pas forcément proportionnelle au taux de CO2 qu'ils rejettent ! Plus les moteurs appartiennent à une technologie élaborée, et moins ils polluent, autant en diesel qu'en essence. Des chiffres étonnants. Une fois de plus, on voit que l'idée de "bonus-malus" initiée par le gouvernement n'est pas exempte de tout reproche en matière d'écologie ! 

    Comme il en a l'habitude, Jean-Pierre Beltoise, dans le numéro de "l'Equipe" spécial Mondial de l'auto, revient lui sur le seul domaine maîtrisable par tout un chacun : sa propre conduite, ou comment économiser du carburant, et par là même, moins polluer. Ce que l'on néglige un peu trop facilement, en comptant sur les constructeurs pour nous "pondre" des voitures propres que nous nous contenterons de payer.

    Sauf que même en déboursant beaucoup, on ne peut pas s'acheter de bonne conscience en la matière : salon de Paris après salon de Paris, depuis plusieurs éditions les spots restent braqués sur la "voiture écolo", mais les solutions "zéro émission" se font attendre. On a même oublié que la vedette d'il y a deux ans était l'E 85 (le fameux "bio-éthanol"), qualifié alors de "carburant vert" !

    Le problème est complexe, et le moteur à explosion a encore de beaux jours devant lui. Mais encore un signe que les moeurs évoluent : la dernière pub Audi où l'on voit deux conducteurs "se tirer la bourre" à la consommation moyenne sur leur ordinateur de bord.

    De mon côté, j'ai constaté que les années où je roulais davantage à vélo, je faisais moins de kilomètres en voiture et inversement... Et en plus, l'habitude du vélo incite à davantage anticiper en voiture pour éviter des efforts inutiles au moteur. Pas mal, non ?

  • Déplacements en ville, un combat inégal

    Avertissement...

    Hola, je sens que cette note va être longue, très longue. Et accessoirement, à base de coups de gueule. ça fait un moment que je médite dessus ! "Et pas la moindre image ?!" s'enquièrent certains dans le fond que j'entends déjà râler. Bon, les gars, quand vous en aurez marre, allez jeter un oeil sur les albums photo (à gauche) et je promets qq descriptions "imagées" pour illustrer quand même un minimum mon propos.

    Parce que sur le sujet du vélo en ville, y'a à dire... C'est même l'objet de bouquins à succès ("Petit traîté de vélosophie" de D. Tronchet, que j'ai lu et apprécié mais avec lequel j'ai de nombreux points de désaccord... entre autre sur la philosophie générale, ce qui est un peu gênant !)

    A vue de nez ma démonstration comportera deux grandes parties :

    Grand I, tout ce qui fait que l'automobiliste (ou parfois le motard, le cyclomotoriste, le chauffeur-livreur, etc, liste non exhaustive) doit être considéré avec une méfiance extrême et une vigilance de tous les instants.

    Grand II, quelques exemples pratiques et des suggestions de représailles.

    I Présentation de l'ennemi

    Une lutte !

    Pour commencer, et bien que cela remonte un peu maintenant, je n'ai pas oublié mon expérience de l'auto-école. Je revois encore nos moniteurs (et trices) désabusés par la conduite des "autres usagers", selon la terminologie du code. Non-respect des distances de sécurité, oubli des clignotants, dépassements à l'emporte-pièce et j'en passe, sans indulgence aucune pour les apprentis que nous étions (plutôt considérés par les autres conducteurs comme des gêneurs à reléguer au plus vite et par tous les moyens dans leurs rétros !). Ces constatations devenaient notre sujet de discussion favori entre candidats, au point d'en venir à se dire "Vivement le permis, que je puisse faire n'importe quoi au volant comme tous ceux qui l'ont" !

    Quand on entend que 80% des Français se proclament "bons conducteurs" dans les sondages, ça laisse songeur !

    C'est négliger un peu vite dans l'auto(!)satisfaction que par définition, tout engin motorisé (donc polluant, encombrant, dangereux) est une nuisance dans l'environnement citadin. Ajoutez-y l'état d'esprit du conducteur, bien souvent au choix égoïste, négligent, inconscient, agressif, étourdi (rayez la mention inutile s'il y a lieu, mais que le piéton qui ne s'est jamais fait griller la politesse en s'apprêtant à traverser sur les clous me jette la première béquille), mélangez bien et vous disposerez du cocktail "spécial stress & pollution" idéal. Et les susmentionnés "conducteurs impeccables" n'ont pas non plus mauvaise conscience à l'idée que tout le monde n'a pas une carrosserie autour de soi pour se protéger. 

    Mal conduire = Mal SE conduire ?

    Complétons le tableau avec un peu de réflexion historique. On l'oublie trop souvent, l'auto est dotée d'une vie propre et doit être domptée (ce qui explique qu'il faille un permis !)

    Ainsi, l'automobile, comme le dinosaure, est stupide, notamment en troupeau, et semble pourvue d'oeillères qui rétrécissent considérablement sa vision au niveau du pare-brise. Incapable de discernement, elle ne prévoit ni ce qui se passe autour, qui serait susceptible de l'inciter à ralentir (vision dite "en tunnel", le piéton de tout à l'heure engagé sur les clous n'existe pas), ni ne décrypte ce qui se passe devant afin d'anticiper intelligemment. Carrefour déjà bouché, réduction du trafic à une voie... autant de signes qui devraient la pousser à réagir, ou à prévenir ses congénères pour le bien commun ? Eh bien non. C'est pour combattre cette tendance naturelle malheureuse que l'homme a jugé bon de placer dans son habitacle des individus chargés de la conduire. Mais inexplicablement, un grand nombre d'entre eux débranchent également le cerveau en actionnant le démarreur. Et certains y prennent même goût, au point de préférer ce mode de transport à une courte marche à pieds, plusieurs fois par jour. Néanmoins, comme ces bébêtes-là ont très soif lorsqu'elles se déplacent, et que leurs ressources sont en voie d'épuisement, elles ne tarderont pas à être frappées d'extinction. La même chose que les dinosaures, je vous dis ! Espèce condamnée, on sera bientôt tranquilles.

    Mais en attendant, les conséquences sont là pour le cycliste en ville (et parfois aussi en dehors) : le code de la route demeurant une notion très aléatoire, il convient donc pour sa survie dans ce monde de brutes de ne faire confiance à personne et d'avoir des yeux pour les autres !

    D'autre part, dans les cas de figure les plus fréquents, le conducteur est distrait, soit par les autres personnes qu'il transporte, soit (eh oui) par une conversation téléphonique en direct... Mais ne commençons pas à lui chercher des excuses !

    II Travaux pratiques

    Ode à l'effort ingrat

    Le cycliste en ville n'a guère l'occasion de se laisser aller à la rêverie, puisqu'il doit compenser le manque de discernement des autres véhicules qui l'environnent par une attention et un esprit de décision décuplés. Et lui se doit de respecter le code de la route, et même de prévoir les infractions qui vont être commises, il en va de sa vie (ex. : orange "bien mûr" grillé, voiture qui néglige de s'écarter pour le dépasser...). "Le vélo est une crêpe facile" disait Tôpher Mills dans une ode admirable à la bicyclette (en V.O., "The bicycle is an easy pancake"), lisible dans l'anthologie établie par Edward Nye "A bicyclette".

    Comme si tout cela ne suffisait pas, le fait d'adopter un rythme de progression différent augmente le danger. Dans cet univers d'accélérations sans-y-penser et d'engins surmotorisés pour les trajets urbains, celui qui ne dispose pas d'autre moteur que ses propres jambes doit s'économiser dans les montées, prendre de l'élan dés qu'il le peut, prévoir les changements de couleur des feux, bref, AN-TI-CI-PER. Un réflexe d'économie d'énergie et de sécurité élémentaire que nombre de conducteurs ont largement oublié, eux qui préfèrent nous doubler sans visibilité en haut des côtes ou à l'amorce d'un rond-point, parfois en allant jusqu'à ponctuer l'intelligence de leur manoeuvre d'un coup de klaxon intempestif dans l'espoir de provoquer une crise cardiaque ou une perte de contrôle...  

    Le plaisir de pédaler dans ces conditions n'est pas évident, d'autant que cet effort violent (arrêts et redémarrages fréquents) se fait dans un univers pollué et non en pleine forêt, au milieu de la nature. Tout l'art est de ne pas s'essouffler. On se perfectionne, en trouvant des astuces pour conserver l'élan, en gardant le plus possible une allure régulière et en évitant de freiner, surtout en faux-plat - manie réservée aux automobilistes qui trouvent l'essence encore trop bon marché - patience, la revanche est proche !

    Comment parvenir à cette délicate mission lorsque les autos/camions/scooters devant soi ou aux intersections ne préviennent pas, ne se placent pas correctement sur la chaussée, et ne font pas usage du clignotant ? Injustice d'autant plus flagrante que le cycliste, lui, en être civilisé, est contraint de lever le bras au péril de son équilibre pour indiquer un changement de direction. Penser que de sombres individus confortablement installés sur leurs fauteuils ne prennent même pas la peine de lever le petit doigt pour actionner un commodo, ça a quelque chose du distingo entre le code d'honneur du chevalier et la félonie du soudard. Il m'est même arrivé récemment de m'arrêter à un passage piéton pour inviter une vieille dame à traverser... et de me faire frôler par l'automobile qui me suivait et pour laquelle il devait être inconcevable d'en faire autant !

    Le côté obscur de la Force ! (Aux armes !)

    Au XXIème siècle, il arrive que cette noblesse de coeur et d'âme du preux chevalier sur son destrier cèdent le pas à la moutarde qui monte au nez et à la barbarie guerrière. Que voulez-vous, il est des moments où l'on ne supporte plus le mépris et l'arrogance des véhicules motorisés et de leurs propriétaires. Des moments où l'irrespect et l'incivisme n'amusent plus, où la bêtise ambiante impose le défoulement.

    Halte à la victimisation ! C'est pas beau, mais ça soulage.

    Parmi les hauts faits d'armes dont je ne me vante pas trop, les dépassements d'automobiles en pleine rue dans mon jeune temps. A vélo, c'est quand même plus glorieux qu'en s'aidant du moteur d'une mob ou d'un scooter ! La suite du défi entre copains était ensuite généralement de prendre un peu d'avance, puis de réussir avant l'intersection suivante le plus beau dérapage, roue arrière bloquée, pour signer son forfait sur le bitume urbain. C'est ainsi que les Panaracer Smoke sur mes VTT de l'époque justifiaient leur appellation en partant littéralement en fumée ! A 150 francs le pneu c'était la classe, je dirais même le panache (de fumée !). D'autant qu'on s'entraînait dur pour parfaire notre technique et la note artistique qui allait avec.

    Aujourd'hui, je me suis assagi... ou alors de tels efforts sont devenus trop violents pour mes vieilles jambes. Mais qu'une voiture soit mal stationnée et empiète sur la piste cyclable, et c'est le coup de sang ! Mon grand bonheur : le dégagement du coude dans le rétro du conducteur à 35 à l'heure. Et paf ! 

    Je le reconnais, je suis un dangereux récidiviste qui fais la même chose en tant que piéton avec les véhicules garés sur les trottoirs. Mais la vitesse en moins, c'est moins drôle !

    En guise de conclusion, on pourrait reprendre sur le compte des voitures en ville ce que ce misanthrope affirmait au sujet des nuisances canines : "Moi, c'est pas les chiens que j'aime pas. C'est les cons qui en ont !"