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  • Comme à l'armée !

    Une sortie automnale que je n’avais pas trouvé le temps de raconter en 2010 ! Et pourtant, on ne s’y est pas ennuyés…

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    Au départ, une « p’tite balade tranquille » (on dit toujours ça) entre Dériv’chaînes pour ménager notre président convalescent (du genou, 2e à droite).

    Mais le concept de tranquillité est relatif, tous les grands philosophes l’ont démontré… C’est ainsi que la « malédiction du président » frappa encore : abandon au bout de la première côtasse (certes un peu raide).

    Du coup mes compagnons de balade, en train de peaufiner la stratégie sur la photo, ont abandonné tout scrupule. Rouler sur du balisé ? Trop facile. Les GI’s de Dériv’chaînes, eux, préfèrent opter pour le hors-piste. Et une crevaison, une !

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    Cela n’empêche pas le menu de se corser, et même de prendre le maquis ( !) : franchissement d’obstacles, traversée de prés à proximité de troupeaux, barbelés potentiellement électrifiés, champs de mines puantes (en fait, des bouses de vaches savamment disséminées sur l’itinéraire et particulièrement à proximité des zones délicates). Des « Grandes manœuvres » effectuées avec mon « mulet » !

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                                  Séance de muscu + parcours du combattant...

     

    Ce qui m’a le plus handicapé ? "Pas les V-brakes au lieu des freins à disque

    L’absence de suspension arrière non plus

    Pas même le fonctionnement aléatoire des dérailleurs

    Mais le pneu « quasi slick » sur les rocailles zumides zet les racines !"

    Du coup sur la grande descente de « Faliès » à « Pont de Mousset » (pour ceux qui connaissent, pourquoi prendre une descente facile je vous le demande), je me suis trouvé un peu largué, mais j’ai joué la sécurité et… c’est passé. 

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                      Edmond, un ancien président en pleine bourre... 

     

    Résultat des courses opérations : une bonne dose de rigolade juste avant les intempéries de fin d’année. Et un repas ensuite pour remotiver les troupes !

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  • Questions de développement(s)

    Bientôt la sortie des vélos et du matériel 2011... qui déjà s'étalent partout sur les pages de la presse spécialisée.

    Parmi les produits phares, le "2X10" Shimano, réplique au fameux double plateau réalisé par Sram.

    Pourquoi c'est si bien ? Pour les compétiteurs (et seulement les plus affûtés et radicaux d'entre eux, je suis loin d'être dans ce cas) :

    • Le gain de poids (c'est prouvé, deux plateaux pèsent moins que trois...)
    • La plus grande facilité de changement de vitesse en plein effort, puisqu'on a moins à se servir du dérailleur avant.
    • Et... c'est tout !!!

    Ce que tout ça m'évoque ? Pas que des bonnes choses. D'abord, la pratique du VTT, déjà largement saucissonnée - que reste-t-il de commun entre un "enduro" à 140 mm de débattement et plus, un "free-ride", un "marathon" et un "XC hardtail" ? - cette pratique va encore davantage se segmenter. Bien sûr, le public y trouve son compte avec des vélos toujours plus performants et mieux adaptés à ce que chacun attend d'eux sur le terrain, à condition de faire le bon choix... Mais au détriment de la polyvalence de ces bijoux de technologie.

    Au point qu'il faudrait presque posséder d'abord plusieurs vélos, mais encore plusieurs VTT pour pouvoir "diversifier sa pratique"... Enfin selon la source marketing et la presse qui suit. C'est surtout commercialement bien joué !

    Revenons un peu, beaucoup en arrière. A l'époque où le VTT était encore presque plus souvent appelé "Mountain-bike", certes, il n'y avait encore aucune suspension (c'était du sport !). Mais on avait déjà une avancée technologique majeure : les plateaux ovalisés (qui font un retour remarqué sur route cette année, tiens tiens) et surtout ils étaient 3. Trois plateaux de 7 vitesses indexées. Ne rigolez pas, ça date certes de l'aube préhistorique des années 90, mais ça faisait quand même déjà (en théorie) 21 vitesses... Or avec le nouveau double plateau, 2X10 = 20 !

     

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    "Mauvaise foi" va-t-on me rétorquer, "car les développements sont censés avoir été étudiés spécifiquement pour que ces braquets donnent satisfaction dans la majeure partie des situations, ce qui n'était pas le cas à l'époque". Encore la propagande officielle !

    Les plateaux de mon MBK Aventure de 1990, c'était quoi ? Des 28-38-48. OK, c'est effectivement assez proche de ceux d'un vélo de route. Par contre, les pignons à l'arrière correspondaient déjà aux VTT d'aujourd'hui. Donc le développement minimum devait être 28X30 ou 28X32 au mieux. C'est sûr, c'était pas l'idéal pour mouliner dans une grosse côtasse pleine de racines. Mais vous savez quoi ? C'est quasiment le même rapport avec les tout nouveaux - tout beaux - doubles plateaux. Donc le même effet dans les raidards pour le commun des pratiquants, qui risque de se trouver un poil désappointé de poser le pied et de devoir pousser là où il passait avec l'ancien matériel les fesses sur le vélo et les doigts dans le nez ! Et en compétition, ça aura pour conséquence de rapprocher davantage le VTT de cross-country du "cyclo-cross" dés que les difficultés vont se cumuler... Pas si génial finalement !

    La morale de l'histoire ? Le propre d'un pédalier est bien... de tourner (en) rond !

  • Tracteur à pédales

    Ami lecteur, je te livre ici le secret de mon aisance technique à VTT : l'entraînement, et ce depuis mon plus jeune âge ! On voit sur ce document que rien ne m'est épargné : passages trialisants, obstacles perfidement placés...

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    Au passage, voici donc dévoilé mon premier engin (d'origine agricole) de tout-terrain à pédales que j'évoquais il y a quelque temps déjà. A l'heure où une mode venue des States voudrait nous faire revenir au singlespeed, voilà la solution ultime pour se passer de dérailleur ! Et un volant, c'est quand même beaucoup plus pratique.
     
     
     
  • Début de parcours : se mettre au vert

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    O toi, qu'un rien retarde,

    Lève les yeux, regarde

    Voler comme l'éclair ce nouveau voyageur.

    C'est un cycliste ! Il passe

     

    En vrai roi de l'espace,                                                                        

    Tandis que tu poursuis ton pénible labeur.

    [...]

    Léger de corps et d'âme,

    Il s'exalte, il s'enflamme.

    Cette course en l'espace à travers des beautés

    Dont il fait la conquête

    Est une longue fête

    Pour tout son être épris de saines voluptés.

     

    Et quand ton impuissance

    A vaincre la distance

    Te laisse désarmé devant mille trésors,

    Lui, fier de sa monture,

    Il dompte la nature

    Et va, charmé surtout par les vastes décors.

     

    "Piéton et cycliste" in Cueillette poétique, Jules RIOL

     

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    C'est ainsi que je conçois le VTT... d'abord comme le meilleur moyen de vagabonder dans la nature et de l'apprécier, seul ou à plusieurs.

    Un rêve impensable d'adolescent ? Concilier le plaisir des sorties en pleine nature où tout un chacun peut se ressourcer, et que mon grand-père, en m'emmenant dans ses coins de balades favoris, m'avait transmis, avec la pratique d'un sport offrant des sensations un peu plus intenses que la marche à pied...

     A la fin des années 1980, ce rêve a commencé à se concrétiser : ici et là, les journaux se sont mis à consacrer quelques articles, souvent entre enthousiasme et scepticisme, à ce que les connaisseurs nommaient "mountain bike". Après les Etats-Unis et les stations de haute-montagne branchées, c'était au tour d'un public plus large de pratiquants potentiels de notre pays de se laisser gagner. On n'osait pas encore imaginer que cette nouveauté allait relancer la pratique (et les ventes !) de la petite reine pendant plusieurs années.

    Avec ses chemins de moyenne montagne et ses volcans, l'Auvergne ne pouvait pas rester longtemps à la traîne de la diffusion de ces drôles de deux-roues. C'est ainsi que j'ai été invité par un ami de mes parents à participer à une randonnée organisée par son club, aux alentours de Clermont-Ferrand. Bonheur immédiat, malgré un certain nombre de déraillages de chaîne et les jambes très lourdes à l'arrivée ! Tout ce qui me plaisait dans le vélo était concentré ici, et bien plus encore. Frustré du manque de polyvalence du bicross en dehors des pistes de bosses et de l'ennui resssenti sur les longs rubans d'asphalte sur le vélo de course en comparaison, l'ado que j'étais sut comme jamais ce qu'il désirait pour Noël cette année là.

    Mon premier VTT : un Lapierre sans dénomination, en promo mais fluo (les VTT étaient forcément fluos à cette époque) jaune et rouge, avec - comble du raffinement -  Les 18 vitesses indexées ! J'en vois ici qui ricanent à l'évocation de ces temps héroïques : cadre acier, pas de blocage rapide sur les roues, pas de système de suspension (tout dans les bras !) et je ne parle même pas de l'accroche rudimentaire des pneus et de leur résistance à la crevaison. Attendez un peu que je vous ressorte une photo d'archive !

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    En même temps, c'était pas fait pour la compétition. Quoique...

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