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mountain-bike

  • Questions de développement(s)

    Bientôt la sortie des vélos et du matériel 2011... qui déjà s'étalent partout sur les pages de la presse spécialisée.

    Parmi les produits phares, le "2X10" Shimano, réplique au fameux double plateau réalisé par Sram.

    Pourquoi c'est si bien ? Pour les compétiteurs (et seulement les plus affûtés et radicaux d'entre eux, je suis loin d'être dans ce cas) :

    • Le gain de poids (c'est prouvé, deux plateaux pèsent moins que trois...)
    • La plus grande facilité de changement de vitesse en plein effort, puisqu'on a moins à se servir du dérailleur avant.
    • Et... c'est tout !!!

    Ce que tout ça m'évoque ? Pas que des bonnes choses. D'abord, la pratique du VTT, déjà largement saucissonnée - que reste-t-il de commun entre un "enduro" à 140 mm de débattement et plus, un "free-ride", un "marathon" et un "XC hardtail" ? - cette pratique va encore davantage se segmenter. Bien sûr, le public y trouve son compte avec des vélos toujours plus performants et mieux adaptés à ce que chacun attend d'eux sur le terrain, à condition de faire le bon choix... Mais au détriment de la polyvalence de ces bijoux de technologie.

    Au point qu'il faudrait presque posséder d'abord plusieurs vélos, mais encore plusieurs VTT pour pouvoir "diversifier sa pratique"... Enfin selon la source marketing et la presse qui suit. C'est surtout commercialement bien joué !

    Revenons un peu, beaucoup en arrière. A l'époque où le VTT était encore presque plus souvent appelé "Mountain-bike", certes, il n'y avait encore aucune suspension (c'était du sport !). Mais on avait déjà une avancée technologique majeure : les plateaux ovalisés (qui font un retour remarqué sur route cette année, tiens tiens) et surtout ils étaient 3. Trois plateaux de 7 vitesses indexées. Ne rigolez pas, ça date certes de l'aube préhistorique des années 90, mais ça faisait quand même déjà (en théorie) 21 vitesses... Or avec le nouveau double plateau, 2X10 = 20 !

     

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    "Mauvaise foi" va-t-on me rétorquer, "car les développements sont censés avoir été étudiés spécifiquement pour que ces braquets donnent satisfaction dans la majeure partie des situations, ce qui n'était pas le cas à l'époque". Encore la propagande officielle !

    Les plateaux de mon MBK Aventure de 1990, c'était quoi ? Des 28-38-48. OK, c'est effectivement assez proche de ceux d'un vélo de route. Par contre, les pignons à l'arrière correspondaient déjà aux VTT d'aujourd'hui. Donc le développement minimum devait être 28X30 ou 28X32 au mieux. C'est sûr, c'était pas l'idéal pour mouliner dans une grosse côtasse pleine de racines. Mais vous savez quoi ? C'est quasiment le même rapport avec les tout nouveaux - tout beaux - doubles plateaux. Donc le même effet dans les raidards pour le commun des pratiquants, qui risque de se trouver un poil désappointé de poser le pied et de devoir pousser là où il passait avec l'ancien matériel les fesses sur le vélo et les doigts dans le nez ! Et en compétition, ça aura pour conséquence de rapprocher davantage le VTT de cross-country du "cyclo-cross" dés que les difficultés vont se cumuler... Pas si génial finalement !

    La morale de l'histoire ? Le propre d'un pédalier est bien... de tourner (en) rond !

  • Evolution... des pionniers à nos jours

    Petit retour sur mes compagnons d'évasion sans remonter jusqu'à mon tracteur à pédales auquel je dédie cette note, snifff

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    1° Celui avec lequel tout a commencé, époque branchée donc fluo (cf. note précédente dans la catégorie "historique")

     

     

     

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     2° La technologie évolue (enfin, pas trop vite quand même !) 2e VTT en 1990 : MBK Aventure.

    NB : La propagande est d'époque (document du constructeur), mais les responsables se gardaient bien de fanfaronner sur le poids de la bête, qui atteignait les 17kgs ! Je gage que certain(e)s voudront témoigner !

    Et le plus beau, c'est que j'ai gagné des coupes avec (si, si, j'ai les preuves !) Sûrement des organisateurs compatissants...

     

     

     

     

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    3° Cette fois-ci ça rigole plus, 1er VTT de compète (et le début de la fin des bons classements ? Je débarque en catégories espoirs, puis séniors) au tout début 1992.

    L'engin des States, un Mongoose Iboc comp, perche ici dans sa position caractéristique d'attente de torture sur la Sebmobile.

    Rapide descriptif technique : cadre chromo 4130 avec wishbone arrière, groupe Shimano DX (à l'époque, l'intermédiaire entre le Deore LX et le XT), potence Zoom, selle Flite (pas d'origine !) et poids enfin raisonnable : 13,5kgs !

    Vous remarquerez le toit ouvrant sur la 5 Five, pas d'origine non plus, pour profiter autant que possible de la nature.

    1169573910.jpgEt là, c'est en action... j'en reparlerai sûrement, des courses par équipes à Lempdes (43), parce que ça, c'était quelque chose !

     

    1837596535.jpg 4° Toujours ces salauds de ricains... En 1996, je me laisse tenter par Ze Vélo mythique du mountain-bike : eh oui, c'est un Stumpjumper de chez Specialized, avec un cadre en M2 (on sait pas trop bien si c'est de l'alu ou si il y a du produit dopant...) et enfin une fourche suspendue Rock Shox Judy XC. A ce niveau, les pédales ne peuvent être qu'automatiques (système Shimano).                                                                                        Poids : 11,7kgs.

    ça m'a tellement plu que je l'ai gardé, et que je roule encore avec régulièrement (photo vers Salers. A propos, la Pastourelle approche !)

     

     

     

     

    2006946842.jpgEt 5°, Last but not least, 2006 : retour aux origines, puisque c'est un Lapierre. ça s'appelle "flamber une paie (et même plusieurs...) de prof contractuel"

    Plus sérieusement, donc : Lapierre 430 X-Control Evo 2, cadre alu SL, fourche et amortisseur Fox 100 mm, freins à disque formula Oro, roues Mavic Crossmax enduro équipées Tubeless. Poids environ 12 kgs.

    Comme d'hab, j'ai rajouté la Flite qui va bien et les embouts de guidon dont je ne peux plus me passer même sur une raquette de tennis (y'en a qui me croient pas que ça s'appelle des Bar-ends !)                       

    L'alibi pour cet investissement franchement déraisonnable : "M..., après tout on n'a qu'une vie", et puis aussi partir à la découverte de randos de plus de 50 kms avec des descentes qui tabassent de folie sans prendre un abonnement chez le kiné.           

  • Début de parcours : se mettre au vert

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    O toi, qu'un rien retarde,

    Lève les yeux, regarde

    Voler comme l'éclair ce nouveau voyageur.

    C'est un cycliste ! Il passe

     

    En vrai roi de l'espace,                                                                        

    Tandis que tu poursuis ton pénible labeur.

    [...]

    Léger de corps et d'âme,

    Il s'exalte, il s'enflamme.

    Cette course en l'espace à travers des beautés

    Dont il fait la conquête

    Est une longue fête

    Pour tout son être épris de saines voluptés.

     

    Et quand ton impuissance

    A vaincre la distance

    Te laisse désarmé devant mille trésors,

    Lui, fier de sa monture,

    Il dompte la nature

    Et va, charmé surtout par les vastes décors.

     

    "Piéton et cycliste" in Cueillette poétique, Jules RIOL

     

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    C'est ainsi que je conçois le VTT... d'abord comme le meilleur moyen de vagabonder dans la nature et de l'apprécier, seul ou à plusieurs.

    Un rêve impensable d'adolescent ? Concilier le plaisir des sorties en pleine nature où tout un chacun peut se ressourcer, et que mon grand-père, en m'emmenant dans ses coins de balades favoris, m'avait transmis, avec la pratique d'un sport offrant des sensations un peu plus intenses que la marche à pied...

     A la fin des années 1980, ce rêve a commencé à se concrétiser : ici et là, les journaux se sont mis à consacrer quelques articles, souvent entre enthousiasme et scepticisme, à ce que les connaisseurs nommaient "mountain bike". Après les Etats-Unis et les stations de haute-montagne branchées, c'était au tour d'un public plus large de pratiquants potentiels de notre pays de se laisser gagner. On n'osait pas encore imaginer que cette nouveauté allait relancer la pratique (et les ventes !) de la petite reine pendant plusieurs années.

    Avec ses chemins de moyenne montagne et ses volcans, l'Auvergne ne pouvait pas rester longtemps à la traîne de la diffusion de ces drôles de deux-roues. C'est ainsi que j'ai été invité par un ami de mes parents à participer à une randonnée organisée par son club, aux alentours de Clermont-Ferrand. Bonheur immédiat, malgré un certain nombre de déraillages de chaîne et les jambes très lourdes à l'arrivée ! Tout ce qui me plaisait dans le vélo était concentré ici, et bien plus encore. Frustré du manque de polyvalence du bicross en dehors des pistes de bosses et de l'ennui resssenti sur les longs rubans d'asphalte sur le vélo de course en comparaison, l'ado que j'étais sut comme jamais ce qu'il désirait pour Noël cette année là.

    Mon premier VTT : un Lapierre sans dénomination, en promo mais fluo (les VTT étaient forcément fluos à cette époque) jaune et rouge, avec - comble du raffinement -  Les 18 vitesses indexées ! J'en vois ici qui ricanent à l'évocation de ces temps héroïques : cadre acier, pas de blocage rapide sur les roues, pas de système de suspension (tout dans les bras !) et je ne parle même pas de l'accroche rudimentaire des pneus et de leur résistance à la crevaison. Attendez un peu que je vous ressorte une photo d'archive !

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    En même temps, c'était pas fait pour la compétition. Quoique...

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