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montée impossible

  • Octobre 2016 (retour sur inventaire)

    Retour sur 2 sorties d'octobre dernier bien différentes mais qui peuvent augurer la saison 2017 : ça promet !

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  • Championnats du Cantal VTT au Sailhant

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     On peut faire de la compétition sur un mode touristique... En ce qui me concerne c'était particulièrement le cas ce dimanche. Avouez qu'il aurait été dommage de ne pas jeter un oeil à ce coin pittoresque de la Planèze cantalienne (!) et à son château qu'on croirait issu des dessins gothiques de Victor Hugo. Et 2 raisons supplémentaires parmi d'autres pour y aller tranquille : le dénivelé y est brutal... et ce même paysage était accablé de chaleur pour cette édition 2015 des championnats du Cantal.

     

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    C'est en tout cas ce dont je me suis vite aperçu lors de ma boucle de reconnaissance, qui a largement tenu lieu d'échauffement ! La technique est devenue partie prenante de ces circuits XCO, courts (moins de 6 kms), pentus (200m de positif !) et cassants, même à un "simple" niveau régional. Pour passer proprement, il n'y a pas 50 000 trajectoires, et à mon niveau il me faut m'arracher tous les 20 mètres... ou marcher à côté du vélo ! Raide.

    Rien à voir avec l'époque de Glénat, les routards peuvent passer leur tour ! Des tours, justement, il y en a bien quatre d'annoncés pour ma catégorie (master 2) mais je doute déjà de pouvoir en cumuler autant. On verra bien... sur la ligne de départ, je suis le seul de l'ACVA mais je retrouve des connaissances, notamment du XC63 et du BMXC15.

    Le temps de discuter et de laisser partir les furieux (une nouvelle victoire d'Anthony Gauthier se dessine dès les premiers hectomètres où il ne semble laisser à personne d'autre le soin d'imprimer un rythme), je me laisse glisser en queue de peloton, sans autre ambition que de rouler le plus "clean" possible en ménageant pilote et monture. L'ascension initiale est décidément terrible, je prends sur moi de me caler sur le 2e pignon (22X30) mais c'est limite... et dire que je pensais avoir gagné en puissance ces dernières semaines ! Le court replat avant la deuxième partie de la côte en sous-bois me permet de reprendre mon souffle. Le temps de trouver Amandine Achard à terre, visiblement victime du pierrier à l'abord du virage à droite. Elle insiste pour se relever pour repartir mais elle est vraiment en souffrance, et le bénévole venu l'assister contacte déjà les secours. Me voilà conforté dans ma gestion ultra-prudente, Arthur à mes côtés pour un petit moment : je ne récupérerai même pas de place jusqu'à la fin mais j'arriverai au moins à bon port !

    La suite de la montée est une épreuve de patience : une suite de rochers et de caillasses que je juge infranchissable... jusqu'à mon 2e passage où Florent Pelizzari, récent vainqueur de la Lozérienne VTT m'inflige un démenti cinglant à base de coups de reins et de bunnies-ups sur son Epic Carbon 29''. Bon certes, sa performance sera entachée d'une crevaison et d'un bris de chaîne sur l'ensemble de la course. Mais sur le coup, j'en prends plein les yeux !

    Le chemin redevient "carrossable" voire roulant à l'abord des plateaux de la Planèze, que le soleil et le vent s'acharnent à dessécher. Un des rares endroits du circuit où je parviens à prendre plus de 20 km/h, mais là encore il faut s'employer à relancer sur l'herbe avant un petit bout de descente... puis vient une remontée relativement courte, mais bien raide sur un nouveau chemin herbeux où cette fois, le développement ultime s'impose : mouliner à cet endroit c'est déjà bien. Du coup, je suis sérieusement entamé lorsqu'il me faut déjouer les derniers 1500 mètres de pièges de la descente cahoteuse à souhait. La suspension arrière me pardonne heureusement quelques erreurs de pilotage - la concentration y est, la lucidité... pas toujours.

    Se ménager dans ces conditions est une obligation : le bidon de 75 cl sonne creux en à peine plus d'un tour ! Et il faut ensuite laisser passer les premiers qui sont déjà revenus. Les écarts de vitesse et de temps sont sans appel ici. Toute résistance serait vaine et surtout antisportive, alors je m'écarte systématiquement à l'avance, ce qui veut bien souvent dire "je m'arrête" compte tenu de la proportion de monotraces. Au moins, cela me permet de souffler, boire... et mieux franchir sur le vélo certains obstacles où j'étais resté "collé" jusque-là, ne nous privons pas des satisfactions que l'on peut attraper !

    Les meilleurs de ma catégorie me passent lors de mon 3e tour, ce qui me soulage d'un 4e que je voyais décidément mal embarqué... Comme prévu je termine (bien) loin mais avec la fierté de l'avoir fait. 

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  • ça y est presque !

    Chacun a son Everest personnel... pour mémoire, le mien préfère prévenir dans le sens de la descente.

    En avril dernier, j'en étais là...  

     

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    Et avant-hier, avec Maxime pour m'encourager, j'en suis arrivé là !

    Ce qui me surprend particulièrement : cette montée me semblait il n'y a pas si longtemps réellement impossible à franchir sur le vélo. Un bon exemple de l'importance du mental et de l'autosuggestion dans ce sport pour faire reculer ses propres limites !

    Bon, certes je n'y suis pas encore tout à fait, mais avec encore un peu plus de souffle...

  • L'univers du (micro)sillon ou variation musicale

    Magie ou alchimie ?

    Du rôle majeur des pneus : ce sont eux qui décryptent le monde sous le pédalage du cycliste, à chaque fois diffusant leur musique comme le saphir parcourt un vinyle...

    Les plus petits détails du relief la conditionnent.

    • L'air varie d'abord selon le terrain (lisse, cahoteux, sablonneux, technique...)
    • La pente est-elle ascendante, descendante, en faux plat ? Rien à voir !
    • Les nuances d'humidité du terrain jouent aussi (poussiéreux, gras, boueux, glissant...)
    • Sans oublier les subtilités, les pièges : racines plus ou moins apparentes, caillasses roulantes ou fixes, feuilles mortes qui les cachent...

    Une constante pour en profiter, que toute la chaîne soit au diapason (!), le vélo dans son ensemble mais aussi le cycliste, sinon gare à la fausse note. Le concert symphonique a tôt fait de se muer en vulgaire musique d'attente, voire en cacophonie si le chef d'orchestre se laisse encombrer la tête.

    La vitesse : y en a-t-il une de bonne, 33, 45 ou 78 tours (de pédales par minute) ? C'est ici que l'oreille musicale improvise selon sa propre envie ou les limites du moment !

    "Plus ils se précipitent,

    Et plus je prends mon temps.

    Car ma vitesse limite

    Est le flux... est le flux 

    De mon sang"

                                         (Autour de Lucie, "Lent", album "Faux mouvement")

     

    Que dire de la chute ? Un aléa du voyage, l'obstacle de la rayure sur le disque dans laquelle l'aiguille s'est enlisée faute d'anticipation ou de manoeuvre de contournement...

    Par contre, nulle "scie" même sur un parcours rejoué cent fois.

     

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    Un exemple en vidéo (et en musique !) sur ce terrain, la montée impossible de Saint Simon en direction de Rouffiac, prés d'Aurillac.

    C'est joué juste mais ça manque de souffle pour finir le morceau. Peut-être à acquérir un peu plus lors de mon escapade brivadoise de ce dimanche*, car les rendez-vous de mai approchent et risquent d'être rock n'roll !

    Face A : Séries VTT de l'Oxygen Challenge 

    Face B (après moins d'une semaine d'entr'acte) : Raid de la Pastourelle. ça va en faire, du sillon à tracer.

    *Sans oublier de donner ma voix !