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manque de sensations

  • A petite vitesse...

    A ses bénéfices, il est facile de mesurer la différence entre les périodes où l'on s'astreint à un entraînement sportif et les autres. Vous l'aurez compris, 2013 est une année "sans" (800 kms à ce jour sans plan précis) et j'en mesure aussi les effets indésirables dans la vie de tous les jours : manque d'entrain, de projets, irritabilité, subséquemment ralentissement de ce blog... Dans mon cas, la pratique du sport n'est clairement pas une perte de temps !

    Cercle vicieux connu : sans véritable entraînement, difficile de se motiver, ce qui conduit à s'entraîner encore moins... Quelques sorties club avec l'ACVA, même irrégulières, m'ont quand même permis de me forcer à garder un rythme, et de limiter les dégâts (déjà suffisamment sensibles) sur la forme et la prise de poids. Reste à se récompenser en se rendant sur des manifestations : autres chemins, autres paysages, la convivialité est là, la participation et pourquoi pas le challenge sportif en prime, après le "fiasco" qui a frappé la Pastourelle. 

     

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    La 3e édition de la "Brivadoise", le 16 juin dernier, était l'occasion de retrouver des terrains au soleil, presque sans boue, avec de bonnes montées mais un sol roulant. Vu mon entraînement très "light", le 40 kms (800 m de dénivellé) m'a parfaitement convenu. Au menu cette année, les paysages du Haut-Allier de Brioude aux alentours de Saint-Privat-du-Dragon. Ce que je retiens avec le recul, c'est surtout une bonne ambiance avec des bénévoles aux petits soins (je sais pourquoi j'y reviens, année après année !) et en récompense supplémentaire pour cette fois une longue descente d'anthologie vers Saint-Privat avec des épingles à négocier en glisse, des racines, des dévers, des (tout petits) sauts, des relances, des trajectoires à affiner, du "technique rapide mais pas dangereux..." enfin, selon mes critères ! ;-) J'en ai encore la banane rien que d'y repenser. Beau boulot du club local "VTT en Brivadois", cette descente à elle seule justifiait le déplacement !

     

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    Saison enfin lancée ? Ben non. Vous vous souvenez sûrement de la dépression qui a suivi dès le début de semaine suivante (à force, on comprend pourquoi le mot "dépression" ne se limite pas à aux acceptions géologique et météorologique dans le dictionnaire...). C'est donc pas plus affûté que cela que je suis quand même allé au Vernet-la-Varenne, m'aligner à la Ronde du renard pour la 22ème édition. ça tombe bien, j'avais clamé ici même qu'après en avoir "bavé des ronds de chapeau" (...de roue ?) à batailler pour le chrono l'an passé, je me repointerais dans l'idée de profiter cette année : des petits chemins avec vue sur le Sancy, de l'ambiance nocturne de la pleine lune sur le plan d'eau, du coassement des rainettes, du vent léger remuant les cimes des sapins du Livradois, de tout ça.... PRO-FI-TER. Et laisser les "fous du guidon" s'expliquer à grands coups de frontales et de 42-11.

    La Ronde du renard : monument en péril ?

    Billevesées, pour parler poliment. Faut croire que chez moi l'appel de la compétition est plus fort que celui de la poésie, j'ai pas pu m'empêcher d'en remettre une couche façon "Satanas & Diabolo", même sans espoir de résultat. Une fois la certitude acquise que je tiendrais le coup les deux heures, il me fallut mes sept tours habituels... Puis le meilleur classement possible. Malheureusement, la désaffection que l'épreuve a dû essuyer cette année (13 partants seulement !) me rendait la tâche plus facile. Une injustice dont j'espère bien qu'elle ne découragera pas l'équipe d'Hervé Delaval ni les bénévoles...

    Quoi qu'il en soit, après un départ du genre "sans cartouche à gaspiller", je suis progressivement remonté jusqu'à une flatteuse 5e place. Encore plus qu'à mon habitude, je comptais la défendre en ne touchant aux freins qu'en cas d'urgence. Une tactique exploitée à fond (l'huile transpirée par les suspensions fut clairement mon poste de nettoyage n°1 sur le matériel le lendemain) sous les encouragements des spectateurs disséminés sur le parcours. Particulièrement aux abords les plus pentus, mais dans l'autre sens. Cette côte après la ferme, quelle vacherie ! Quand on pense au battage qui a été fait sur la double ascension du Ventoux par les coureurs du Tour 2013... Une belle façon de me rappeler un peu plus à chaque passage ma surcharge pondérale... fatale pour le maintien dans le "top 5" : après une petite passe d'armes, il me fallut baisser pavillon face au retour d'un jeune concurrent, lui aussi sur un X-Control ; trop de côtes et pas assez de descentes, Alexandre Vialatte avait raison* ! 

    Au final, 1ère victoire de Romain Faure, 8 tours en 1h58'. Pour ma part, J'ai parcouru un tour de moins en 2h11'53", ce qui me vaut la sixième place ; il m'a fallu presque 17 minutes de plus que l'an passé mais avec la même moyenne (177 bpm !)... au cardio. Pour MOINS souffrir OU rouler PLUS vite, il faut s'entraîner... 

    * Célèbre écrivain et chroniqueur au journal La Montagne mais aussi passionné de vélo, il a notamment affirmé, démonstration à l'appui : "En Auvergne, il y a plus de montées que de descentes" ! 

  • La "forme du moment"

    Quand parfois la pratique d’un sport prend les allures d’un chemin de croix…

     

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    Hier, lors de ma participation à la rando sur les « Cicuits des Estives » à Allanche, j’ai pu discuter avec un jeune de la région parisienne et son père, en vacances dans la région. C’était sur la dernière partie du parcours, et le père, à la traîne, était visiblement « asphyxié » des efforts précédents. Ce n’était pas par manque de pratique sportive, il court des marathons et des semis… mais sur lesquels il est fréquemment contraint à l’abandon, faute de préparation. Et cette fois-là, même les monts du Cézallier à VTT, certes dépaysants pour un Francilien, finissent par mettre au supplice un sportif confirmé…

    Curieux comme les hasards des rencontres peuvent faire écho à nos propres cheminements intérieurs ! J’ai été moi aussi en souffrance à Allanche, mais sur… le début de la randonnée. Clairement pas parti dans un bon jour : les pulsations bloquées à 150-160, incapable de changer de rythme, et même en proie à des tremblements dans les jambes en pleine montée dans le bois de la Pinatelle, au bout de 5 kilomètres à peine. Tous les indices d’une hypoglycémie, alors que le petit déj’ n’était pourtant pas si loin. De quoi me demander si je n’allais pas piteusement bifurquer sur le petit circuit…

    Du coup, premier arrêt « ravito perso », une (demi) barre (de céréales) et ça repart ! Progressivement, pour ne pas me cramer, mais les sensations sont revenues peu à peu, et n’ont cessé de s’améliorer sur cette sortie définitivement abordée au rythme « endurance », c’est-à-dire sans faire d’éclat. Sans doute qu’après trois semaines à rouler façon « XC » (balades relativement courtes et roulantes, mais en tâchant d’appuyer fort), l’organisme rappelle le besoin d’une petite pause diesel. Ce n’est pas Yoan sur la montée de Vézac la veille avec l’ACVA qui m’aurait donné tort !

     

    sortie ACVA Vézac 18.07 001 bis.jpg

     

    Que retenir de tout cela ? D’abord, qu’on ne se connaît jamais assez. Ensuite, si besoin était de le rappeler, que sans entraînement, le jour de la manifestation la souffrance vient vite gâcher le plaisir. S’astreindre à des exercices en vue d’un objectif lointain n’est pas évident (ce que J.-P. Stéphan appelle dans son livre « l’autocontrainte »). C’est d’ailleurs ce que je n’arrive pas à faire assez spécifiquement, en sport comme en vue des concours. Dans les deux cas, je m’y prépare mais sans parvenir à consentir à tous les sacrifices nécessaires sur la durée. A vélo cela se traduit par juste ce qu’il faut d’implication pour parvenir à compenser mes insuffisances grâce au surcroît d’adrénaline du jour J. Il semble que dans l’autre domaine envisagé, cela suffise encore moins…

    A vélo pourtant l’effort en solitaire ne me fait pas peur. Je n’ai guère de mérite d’ailleurs, car j’y ai toujours trouvé un charme différent de la pratique en groupe : on est davantage à l’écoute de ses sensations, des paysages, de toutes les pensées qui nous viennent (toutes sortes d’évocations décrites ici ou et plus largement dans les notes de la catégorie Réflexion sur la pratique). Et en VTT, où l’effort doit souvent se faire seul en fonction des aléas d’une course, la capacité à maintenir l’allure indépendamment des autres concurrents est essentielle. Aussi, je comprends ceux qui  préfèrent pratiquer seuls les sports d’endurance… même si la pratique en groupe est complémentaire de cette solution par ses avantages, entre autres le partage d’expériences et la confrontation avec d’autres personnes plutôt qu’uniquement avec soi-même, dans laquelle on finit par tourner en rond.

    Dans ces conditions, le challenge personnel que je tente de mener à bien chaque année en vue de la Ronde du Renard au Vernet-la-Varenne prend tout son intérêt par la difficulté à définir la spécificité de cette nocturne. Un peu longue (2 heures) pour une course de XC, d’autant qu’elle nécessite par endroits (à mon niveau du moins) une bonne dose de vigilance qui exclut de trop se mettre « dans le rouge ». Par ailleurs, les deux côtes principales se révèlent usantes… surtout enchaînées sept fois comme je suis parvenu à le faire lors des deux précédentes éditions. D’où la nécessité de qualités d’endurance plutôt que de puissance, ce qui m’arrange bien ! Par contre, le parcours est roulant, voire très roulant, même lorsque le terrain est gras comme en 2007 : impossible de l’apparenter à un raid, même court. L’idéal est donc d’arriver à un compromis de qualités contradictoires dont la vélocité serait la principale.