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malédiction du top 50

  • 23e Sancy Verte : impressions

    Les résultats pour commencer ici !

    Des limites... encore bien présentes. Comme une envie qui se cogne au réel. Appuyer davantage sur les pédales nécessiterait de s'affranchir des enchaînements d'efforts et surtout de l'enlisement des "Plaines brûlées". Rien d'aérien là-dedans, sauf le panorama avec le soleil gagnant tout doucement du terrain dans la vallée au loin. Un moment de grâce au bout de l'effort ?

    Davantage que les descentes glissantes, bien plus délicates qu'en 2008 à circuit égal : cela m'a valu une petite désillusion lorsque j'ai cru distancer un concurrent à mes basques après Chastreix-Sancy. Surpris de l'entendre encore juste derrière moi, j'enchaîne sur une mauvaise trajectoire, direction un pierrier bien casse-g... Plutôt que de tenter la figure libre, je déchausse en catastrophe pour me laisser tomber façon "école de ski 1er flocon" à côté du vélo. Pas de casse ni de bobo hormis une égratignure sur l'orgueil. Cela prouve au moins que celui-ci était mal placé !

    En dehors de ce gag, j'ai couru ce 50 kilomètres en exploitant au maximum mes ressources du moment. Après un départ enfin dans le bon wagon, j'ai dû souffrir rapidement pour m'y maintenir : cardio rouge foncé toute la 1ère heure pour avaler la moitié du dénivelé positif ou presque... et brûler 1200 calories ! je l'aurais payé par la suite si je n'avais prévu le nécessaire en autosuffisance. "Mange, petit, ou la montagne te mangera !" disent les anciens. Et côté boisson, c'était bidon ET Camelbak. En vieillissant, on prend de la bouteille !

    Par la suite, même en levant légèrement le pied les positions étaient faites : pointé 37e à l'abord des fameuses "Plaines brûlées", je finis 40e, ma meilleure place. Terminée, la "malédiction du Top 50" !

    La chute ne m'a rien coûté en temps, je pense avoir roulé fort en descente et je suis revenu sur l'autre concurrent qui a finalement craqué dans l'ascension entre La Tour d'Auvergne le buron de Croizat, réellement interminable. Un groupe, aperçu de loin en loin sur le parcours termine une petite minute devant... Autant dire une éternité. J'avais pourtant fait 9 minutes de moins il y a 4 ans, mais le terrain était sec et j'étais autrement en jambes...

    On s'en satisfera, tout comme à un autre niveau Anthony Gauthier qui renoue avec la victoire. Mention spéciale aux cadors du 100 kms qui en nous doublant comme des avions trouvaient le moyen de nous encourager ! Organisation au top, comme d'hab', mais des questions se posent concernant le renouvellement des parcours. A voir lors des prochaines éditions.

  • Un air de Pastourelle

     Mais regarde donc le chemin couloir aérien...

     

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     Ce qui fait tout l'intérêt de lever la tête en montagne ! Quelqu'un pour identifier ce spécimen ?

     

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    Ma course : récompense de l'entraînement, le surcroît de puissance par rapport à mes précédentes participations m'a permis d'éviter le "coup de barre" dont j'étais jusque-là coutumier dans les bois du Vaulmier... Appréciable car cette deuxième grosse grimpette était rendue délicate par les rochers affleurants glissants de l'orage de la veille. Le "clac" des cales que l'on déchausse ponctuait la frustration de ceux qui avaient déconnecté l'antipatinage. Moulinant tranquille, "à ma main", j'en étais presque à m'amuser pour choisir la meilleure trajectoire. Pas beaucoup plus rapide que les piétons, mais excellent pour le moral !

    Pour autant, je n'ai pas fait que survoler les difficultés de cette 14e édition ! Le terrain, donc, aurait pu être sec... mais les pluies orageuses tombées en abondance quelques heures avant le départ ont changé la donne et renforcé le caractère sélectif du raid. En montée, et plus encore en descente !

     "Regarde maman, fans les vents" ? Les sculptures marquées du "Toro" m'ont été encore bien utiles à l'arrière, remplaçant avantageusement les zigzags de mon "Python" fatigué. Il aura tout loisir de ressortir lézarder dans la poussière estivale !

    Départ à perfectionner, toujours ! Coincé à droite, le goulot d'étranglement du départ réel à St Paul de Salers, je ne le sens décidément pas. Il ne me reste plus qu'à remonter la cohorte ahanant dans la cote de Falgouzet sans trop me mettre dans le rouge car l'ascension est longue (600 mètres de D+ la première heure jusqu'au buron d'Impramau !). Du jaune et rouge (sang et or, pardon) ? Florine tout d'abord sur la gauche, qui fait un début prudent et que j'encourage au passage. Elle finira 3e féminine pour sa première participation, bravo ! Le Playmobil est bien un peu plus loin, je le rejoins juste avant la 2e épingle : il monte pas mal, le bougre ! Puis c'est au tour de Régis, qui tient bien le rythme lui aussi. En l'absence de Seb "gaz-gaz", il ne reste plus devant que les mobylettes Joris et Florian, mais là il va falloir sérieusement m'employer pour espérer les revoir !

     

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    Gros avantage de connaître le terrain par coeur : non pas que je parvienne à me gèrer vraîment (le cardio affichera une moyenne de 173 pulsations sur l'ensemble du parcours (!!!), preuve que j'ai encore trop peu de marge pour cela !) mais l'anticipation des difficultés m'aide beaucoup sur le profil ascendant, je rejoins puis lâche de cette façon plusieurs wagons de concurrents en souffrance !

    Au bout d'une cinquantaine de minutes, j'ai enfin Florian en point de mire dans la descente en partie goudronnée. J'opère la jonction aux sources de la Maronne, avant le portage dans le pré... que je tente sur le vélo aussi longtemps que possible, encouragé par les spectateurs, les concurrents autour et le caméraman de l'organisation France 3 Auvergne (photos ici) ! Si je peux à la fois faire le spectacle et m'éviter un peu de marche à pieds... à la bifurcation, Jérôme nous annonce 63 et 64èmes, il reste à tenir ce rang. Le portage jusqu'au buron fait mal, mais les paysages sous le soleil sont superbes. Petite déception : pas de salé au ravito, les bonnes habitudes se perdent ? De toute façon, j'ai décidé de me mettre en mode "race", gestion au camelbak avec le minimum d'arrêts...

    Dans la descente Florian s'accroche, on voit bien que la boue complique considérablement les trajectoires. Jusqu'à la route, ça va. Ensuite, je refais le spectacle mais je m'en serais bien passé : roue avant bloquée dans la m... et c'est un premier soleil en sous-bois, à l'hilarité du gars derrière moi. Un peu plus loin en direction du Falgoux, ça ne s'arrange pas, entre la caillasse glissante, les ruissellements et les paquets de boue, tout le monde alterne entre portages et descente debout sur les freins avec beaucoup de circonspection. Comme la peur n'empêche pas la maladresse, je me retrouve au tapis pour une deuxième inspection topographique des environs et un nouveau petit souvenir sur les tibias. Trois gamelles en une semaine, pas possible, mon nouveau X-Control (dont je perds le...contrôle) doit être plus piégeux que le précédent ?...

    Mi-parcours enfin au village du Falgoux : l'arrêt au ravito derrière l'église est indispensable car les réserves d'eau s'épuisent... et les demoiselles, il faut le mentionner, sont charmantes.

    Soupçonnant mon compagnon d'être tenté par un arrêt prolongé, je bats le rappel en direction de la partie "globalement descendante" jusqu'au Vaulmier mais dont les remontées, les passerelles glissantes et les passages encore ruisselants ou boueux intoxiquent durablement les organismes et le moral. Certains esprits s'échauffent un peu en croyant pouvoir se débrouiller mieux que celui qui est devant... faut arrêter les inhalations d'hélium, les gars !

    Là, Florian décroche. Bientôt la remontée jusqu'aux plateaux est rude, et quelques portages s'imposent comme pour rappeler que nos pieds nagent joyeusement dans le contenu des chaussures !

    Je sais les 15 derniers kilomètres roulants (par rapport à ce qui précède, s'entend !) alors je décide d'en remettre une couche au moment où nous retrouvons les randonneurs du 40 kms. Ceux-ci sont facilement reconnaissables à leur... propreté, et s'écartent très sportivement ! Par la même je récupère mes "amis" râleurs qui m'ont bien chauffé précédemment et qui sont maintenant en perdition dans les longs bouts droits où il faut relancer. Ravito d'Espinassoles squeezé, je prends un 62,6 km/heure compteur dans la descente avant un appel-contre appel parfait pour négocier l'épingle au niveau du stand. Au temps pour la gomme que j'imprime sur l'asphalte, "The show must go on !".

    Posté à 3kms de l'arrivée, Tonin m'encourage, ça fait du bien ! Je m'acharne à donner tout ce qui me reste dans la traversée de pâturages et reprends deux nouveaux concurrents à l'entrée de Salers, dont la première féminine. Décidément je ne suis pas galant en ce moment : j'ai déjà passé juste avant la ligne deux filles samedi dernier à l'Oxygen... "Girl power" OK, à condition de lâcher les freins ! La lucidité est encore là pour gravir les marches de la Martille sur la selle et sous les bravos. La ligne d'arrivée s'annonce au bout de la ligne droite et avec elle les bisous impatients de mon fils, pas effrayé ni par la sueur ni par la boue...

     

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                                                                                             Non, il n'est pas resté dans la voiture !!!

    Au final, une malédiction me taraude : serais-je abonné au seuil du "top 50" sur les raids VTT ? 51e à la Sancy Verte 2008, 54e au "Tour du Sancy" 2010, et cette fois une 53e place en 4h15 qui me va cependant tout à fait (classement ici). Je suis convaincu d'avoir fait le maxi avec mes moyens du moment ! J'apprends que Joris, après un départ canon (15e au premier pointage) termine moins de 7'30" devant, tandis que Florian arrive un gros quart d'heure derrière. Bien joué les gars !

  • Un "petit" Tour du Sancy

    Parmi les choses qu’il ne faut vraiment pas faire quand on part sur une compétition de 80 bornes à travers les montagnes (vécu dimanche dernier) :

    -         Prendre sur son temps de sommeil pour préparer toutes les affaires nécessaires la veille au soir, sachant que le lever est à 5 heures 30 ;

    -         Sous-estimer le dénivelé positif en s’imaginant que les indications portées sur la page internet sont irréfutables (1290 mètres ? inversion dans les chiffres… ils seront atteints à mi-parcours ! Le « juste prix » était 1920 mètres, une paille !)

    -         Le jour J, habiter un immeuble dont la porte d’entrée est tombée en panne pendant la nuit ! Seule solution : Balancer son sac depuis la fenêtre du demi-étage sur la haie… avant de se lancer soi-même ! Descente technique avant même de partir, véridique !

    -         Enfin, Last but not least, aller chercher la plaque de cadre AVANT de se rendre aux WC publics sur place : affluence maximale garantie, c’est le plus sûr moyen de devoir se dépêcher et de se passer d’échauffement digne de ce nom…

    Bref, je me réconforte en me disant qu’il me reste de la marge de progression : malgré ces légères complications, je boucle le parcours du « Tour du Sancy » en 5 h 14’ (j’espérais seulement passer sous les 6 heures !), à une honorable 54e place (classements complets de la 21e Sancy Verte ici). Sancy verte 002 bis.jpg

    Comment en suis-je arrivé là ?

    D’abord en gérant mon effort… je n’ai pas fait que des c… non plus !

    Privé d’échauffement (par ma faute, voir plus haut), je suis parti tranquillement, en m’efforçant surtout d’éviter l’accrochage avec les concurrents à doubler entre le départ de la Bourboule et le Mont-Dore : déjà 170 mètres de dénivelé en 6 kilomètres, ça s’appelle prendre le train en route. Il faut vite trouver un rythme pour regagner des places sans trop se mettre dans le rouge ! Mais ça, je crois que je sais faire.

    Autre stratégie, cette fois mûrement réfléchie : contrairement à de nombreux concurrents qui se sont encombrés d’une poche à eau, j’avais décidé de m’en passer pour voyager léger, avec juste un bidon et deux barres de céréales. Sur un long parcours, s’arrêter aux ravitos n’est pas une grosse perte de temps, surtout lorsqu’on y trouve en plus du saint-nectaire (fermier) et du saucisson de producteurs locaux… Ben oui, fallait bien récupérer au passage quelques-unes des 4000 calories abandonnées dans la nature !

    En plus, malgré la fraîcheur sur le parcours (14°C en moyenne, et bien moins au départ), j’avais opté pour une tenue courte avec seulement un T-shirt manches longues respirant en dessous : l’idéal ! Je ne me suis pas encombré comme d’autres concurrents de vêtements trop chauds à devoir ôter… quand ils le pouvaient !

    Les 30 premiers kilomètres avaient de toute façon de quoi réchauffer : passé le Mont-Dore, long portage dans la montée des Vergnes, puis que de la côtasse, certes roulante, jusqu’aux estives de Chastreix-Sancy (point culminant à plus de 1400 m, « c’est beau, mais c’est haut ! »)… Hormis deux-trois petites descentes parfois signalées « dangereuses » - bonne blague pour qui était sur Mandailles le dimanche précédent ! J'ai senti le groupe de photographes à l’affût de la gamelle un peu déçu...

    Fin de la première partie des ascensions : ouffff… comme disait mon grand-père, "ce qui est fait n’est plus à faire !" Après une bonne descente je suis déjà à ma place. Au km 34, nous nous retrouvons à quatre au ravito qui précède la séparation avec la boucle du 50 kms. Notre petit groupe se compose de 2 participants du même club dont le nom m’échappe, un gars au maillot bariolé et moi : on se tire la bourre depuis déjà un petit moment. Nous repartons ensemble (un ravito ça crée des liens) sur l’extension du 80 en direction de Picherande. L’un des deux équipiers subissant bientôt un coup de « moins bien », nous ne nous reverrons qu’à l’arrivée. Par contre, je dois m’employer pour ne pas perdre de vue le « maillot bariolé » qui grimpe fort dans les bois du Domais. Les écarts se sont creusés, place à l’effort en solitaire, tranquille dans cette longue partie qui monte jusqu’à La Geneste (1310 m). Avant de revenir à la jonction avec le « 50 », le profil redescendant sur une dizaine de kilomètres me permet de « me refaire la cerise », même dans les relances où j’en remets une couche en force ! Le groupe qui me pistait derrière est lâché, le moral est solide !

    Je perçois quand même mes premiers indices sérieux de fatigue au grand ravito commun de Chastreix. Celui-ci vient à point nommé, la fringale guettait et mon bidon sonnait le vide ! Il reste 17 kilomètres et surtout l’interminable montée jusqu’au buron de Croizat (à 1240 m, au km 75 !) Je m’autorise plusieurs minutes d’arrêt et quelques étirements, le « maillot bariolé » qui avait pris place dans le groupe que j’avais réussi à lâcher repart juste devant moi. Il faut à présent composer avec les retardataires du 50 (ceux qui le boucleront en 4 heures et plus). Pas forcément évident, surtout quand certains font leurs « marioles » : il y en a deux que je dois redoubler à plusieurs reprises car ils s’amusent à accélérer puis ralentir… ça ne me fait pas plus sourire que cela car je sais qu'ils finiront loin derrière, mais l’acide lactique s’accumule et les jambes sont raides. Ô Souffrance !

    Heureusement, les autres concurrents sont plus coopératifs, ce qui me permet de garder le « maillot bariolé » en point de mire, à quinze-vingt mètres. Mais pas mieux, car il monte en puissance sur de gros développements et semble infatigable, or j’ai l’impression de mouliner dans la purée en comparaison. A la fameuse bascule finale du 75e kilomètre, je ne me fais plus d’illusions, la descente va lui permettre de reprendre du champ. De fait je ne le vois plus dans la partie cassante en sous-bois… Et tout à coup, surprise ! à la faveur d’une petite bosse à remonter, il reparaît à nouveau à une vingtaine de mètres dans mon viseur : j’enquille à ses trousses, et le vois louper la bifurcation à gauche pour regagner le Parc Fenestre ! Le temps qu’il ait fait demi-tour, je suis déjà loin et aux taquets pour mettre entre nous deux ou trois concurrents du 50 à travers les allées du Parc. Je donne tout dans un sprint de mort de faim pour en sauter un dernier juste avant la ligne : j’avais encore quelques ressources pour finir fort.

    Au bout du compte, je termine mon premier « 80 kilomètres » à près d’une heure et demie du vainqueur, mais quasiment à la même moyenne que sur le 50 kilomètres il y a deux ans (15,35 km/h au lieu de 15,6 !). Le défi que je m’étais lancé est de toute façon gagné, si les sorties de cet été ne m’ont pas permis d’aller plus vite qu'en 2008, elles m’ont au moins apporté la « caisse » pour rouler loin !

    Quant à l’épreuve, c’est un tour du Sancy magnifique et que je recommande, à condition bien sûr d’être sérieusement entraîné. Mais les plus petits parcours de cette Sancy Verte ne sont pas moins durs en proportion…

  • Que du bonheur à la Sancy Verte !

    Dernière manifestation de cet été pour moi (cf liste ici) dimanche dernier : la Sancy Verte à La Bourboule.

    Je m'étais contenté de participer au 30 kms il y a déjà 8 ans... Cette fois, motivation et entraînement aidant, j'ai décidé de m'embarquer en solo pour le 50. Sur place tôt le matin (le départ n'est qu'à 10 heures, mais vu la route, il valait mieux prévoir !), j'assiste en spectateur au départ du Tour du Sancy (la version 100 kms). Aligner trois chiffres sur une sortie, ça donne envie tout de même ! Une idée pour l'an prochain ?

    En attendant, mieux vaut déjà s'étalonner sur la moyenne distance : le souvenir lointain mais persistant du plus petit parcours, justement, m'incite à la prudence. Curieux, cette réminiscence de montées qui n'en finissent pas, de cuisses qui brûlent et de descente finale très cassante...;-)

    Je me méfie d'autant plus que ça ne sent pas la forme des grands jours : les jambes sont lourdes de la sortie de la veille et du manque de sommeil ! Le profil du dénivelé achève de me calmer : question cumul on a connu bien pire, mais... y'a risque de grosse galère sur la troisième ascension marquante (plus de 300 mètres de D+) qui nous attend après le 40e kilomètre. Mieux vaut garder un peu de place pour le dessert, ou c'est le coup de marteau assuré !

     
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                                                          Le départ de la compétition des plus jeunes, en début d'après-midi.

    Plaque numérotée en place, léger échauffement autour du Parc Fenestre. Au briefing, le speaker annonce plus de 200 inscrits pour ce parcours (à l'arrivée, seulement 176 classés : abandons... ou désistements ?) et rappelle le balisage. Sur ce point, tout souci sera rapidement levé : les intersections sont signalées plutôt trois fois qu'une, et les panneaux sont dignes de l'autoroute du Soleil... qui brille justement sur les montagnes du Sancy. Le terrain est sec, et les orages annoncés pour l'après-midi sont encore loin. De quoi dissiper mes inquiétudes ! Loin de me prendre la tête comme j'avoue qu'il m'est arrivé de le faire sur d'autres compétitions, je décide de partir en milieu de peloton, de me gérer au cardio... et de profiter du parcours, dont voici quelques impressions (ou comment se constituer de nouveaux souvenirs) :

    D'abord, le bilan d'ensemble : une belle réussite, aidée par une organisation bien rôdée et peut-être surdimensionnée (moins de pub, donc moins de participants pour cette édition ?), des terrains variés, mais globalement roulants - merci la météo - et des conditions parfaites pour la pratique du VTT - remerciements bis ! Décidément, le beau temps, ça change beaucoup de choses.

    Ceci ajouté aux paysages remarquables, notamment le panorama depuis Chastreix-Sancy, et à la longueur de la boucle, aboutit à une vraie convivialité : l'ambiance était plus celle d'une rando au long cours, type transvolcanique (normal, elle passe au même endroit ?) que d'une compétition. Je n'aurais pas pensé discuter autant, que ce soit avant, après ou même pendant l'épreuve !

    Le hasard a fait que je me suis retrouvé à rouler en compagnie d'un "bon client", qui n'a pas échappé non plus aux caméras goguenardes de France 3 régions : faussement désinvolte dans l'inédit portage de la Montée des Vergnes, en souffrance dans la côte du Chemin des Artistes, insatiable au ravitaillement stratégique de la Tour d'Auvergne, et facile mais diablement efficace dans la longue et (décidément) délicate descente finale au cours de laquelle je ne l'ai plus revu.

    Chacun son terrain de prédilection : à mon humble niveau, c'est dans la partie terminale de l'ascension sur les Plaines Brûlées que je me suis illustré. Décidé à la passer sur deux roues vaille que vaille, j'ai eu droit pour m'aider à m'arracher aux encouragements et aux applaudissements des concurrents qui nous entouraient ! Sympa, décidément.

    Mais pour en arriver là, il fallait avoir beaucoup gravi : Je me souviens, dès le début, de la "montée en température" entre la Bourboule et le Mont Dore, sur des chemins forestiers en bordure de rivière (était-ce la Dore ?), où les spectateurs pouvaient assister aux efforts des uns et des autres pour se replacer. Départ tout doux en ce qui me concerne... et puis les jambes ne tournant pas si mal tout compte fait, je double ma part d'"optimistes" au fil de ces premiers kilomètres sans me mettre dans le rouge.

    Je me souviens (et comment !) de la fameuse montée des Vergnes et son portage, un oeil rivé au cardio pour rester sagement au seuil (autour de 170 pulsations quand même, ainsi que sur les autres ascensions sur le vélo !). Je me souviens de mes regrets sur le coup que l'affluence ne m'ait pas permis de tenter cette montée impossible d'une façon plus digne : mais la longueur et la difficulté technique auraient eu tôt fait de me ramener à la raison. Le caméraman ne s'est pas posté là pour rien !

    Des images de nouvelles montées ensuite, à nouveau boisées et parfois empierrées :  de l'intérêt de rester lucide pour la trajectoire... des écarts commencent à se faire. Je me cale dans un groupe. Je me souviens d'un concurrent qui nous rejoint, accélère sans doute trop vite... et s'arrête quelques hectomètres plus loin : crevaison.

    Problème plus grave, la première petite descente rapide mais rendue glissante par la poussière, a occasionné une violente "embrassade de sentier" : sur le côté, un jeune a le genou en sang, et un plus âgé s'est arrêté pour lui porter secours tout en appelant au portable les secouristes, postés juste un peu plus bas. Il nous rassure, nous poursuivons. Malgré la difficulté des descentes (mes bras ankylosés peuvent en témoigner : qu'est-ce que cela aurait été sur le mouillé avec les pierriers et les racines !), je n'ai pas vu d'autre accident, seulement des problèmes techniques sur les vélos et quelques arrêts dus aux crampes.

    Après, je me souviens surtout de montées régulières et roulantes, sur de larges pistes de montagne. Revers de la médaille : elles en paraissent d'autant plus longues, notamment la dernière ascension tant redoutée, mais qui à part son dénivelé et l'effet d'accumulation avec les efforts précédents, n'a rien d'effrayant.

    Je me souviens comment le futur vainqueur (et recordman) des 100 kilomètres me double avec un braquet très supérieur au mien sans effort apparent. Respect ! Trois autres "marathoniens" feront de même avant l'arrivée. Je me rassure en reprenant les derniers du 30 kilomètres, partis une heure après le 50. Il y en a pour tous les goûts et tous les niveaux de pratique...

    Je me souviens de n'avoir pas négligé les ravitos, et de m'en être bien trouvé ! Et aussi de l'utilisation intensive du Camelbak et du bidon. C'était la bonne tactique, car je n'aurais pas eu les ressources pour partir à la "chasse au chrono" et j'étais sûr d'essuyer un gros coup de "pas bien".

    Et de la pasta-partie à l'issue du parcours, idéale pour recharger les batteries ! Remember ! Même pas cuit après !!!

    Stats (Souvenirs terminés, je relis les résultats)...Tout ça en atteignant finalement l'objectif-temps visé à partir des classements de l'an passé : soit moins de 3 heures 20 (3h19'15'' exactement) pour effectuer les 52 kms compteur, ce qui fait 15,6 km/h de moyenne, pauses comprises (maxi prés de 70, sur une portion de route, descente sans danger). 50e au scratch ? Non, 51e, vu qu'il faut compter les tandems dans le classement (!).

    Au final, mon entraînement sur ce type de distance m'a bien aidé, et les conditions étaient bien moins dures qu'à la Pastourelle de cette année. Niveau sensations, impression confirmée : dans des conditions favorables comme cette année, la SV n'est pas un raid mais se compare question effort physique aux longues randonnées que j'ai faites l'an dernier en essayant de donner le maximum : le 47 kms de La "Ronde des lacs", ou le 52 du grand parcours des Olympides de Brioude.

    Beaucoup de plaisir, donc, lorsque rando et compétition se mêlent et que le terrain s'y prête. De nouveaux grands souvenirs pour longtemps !

    A propos, sur la note qui suit, j'ai repensé à un autre titre (à vérifier sous la pluie cet aprèm) : "Acqua Di Gio". Plus classe, non ?