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limites

  • XC Aura à Charade : pour quelques tours de plus

    Nouveau retour à la compétition ce dimanche, en XCO (coupe Auvergne-Rhône-Alpes), en manque de jambes et sans aucune ambition au classement. Heureusement, le circuit était vraiment extra.

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  • 23e Sancy Verte : impressions

    Les résultats pour commencer ici !

    Des limites... encore bien présentes. Comme une envie qui se cogne au réel. Appuyer davantage sur les pédales nécessiterait de s'affranchir des enchaînements d'efforts et surtout de l'enlisement des "Plaines brûlées". Rien d'aérien là-dedans, sauf le panorama avec le soleil gagnant tout doucement du terrain dans la vallée au loin. Un moment de grâce au bout de l'effort ?

    Davantage que les descentes glissantes, bien plus délicates qu'en 2008 à circuit égal : cela m'a valu une petite désillusion lorsque j'ai cru distancer un concurrent à mes basques après Chastreix-Sancy. Surpris de l'entendre encore juste derrière moi, j'enchaîne sur une mauvaise trajectoire, direction un pierrier bien casse-g... Plutôt que de tenter la figure libre, je déchausse en catastrophe pour me laisser tomber façon "école de ski 1er flocon" à côté du vélo. Pas de casse ni de bobo hormis une égratignure sur l'orgueil. Cela prouve au moins que celui-ci était mal placé !

    En dehors de ce gag, j'ai couru ce 50 kilomètres en exploitant au maximum mes ressources du moment. Après un départ enfin dans le bon wagon, j'ai dû souffrir rapidement pour m'y maintenir : cardio rouge foncé toute la 1ère heure pour avaler la moitié du dénivelé positif ou presque... et brûler 1200 calories ! je l'aurais payé par la suite si je n'avais prévu le nécessaire en autosuffisance. "Mange, petit, ou la montagne te mangera !" disent les anciens. Et côté boisson, c'était bidon ET Camelbak. En vieillissant, on prend de la bouteille !

    Par la suite, même en levant légèrement le pied les positions étaient faites : pointé 37e à l'abord des fameuses "Plaines brûlées", je finis 40e, ma meilleure place. Terminée, la "malédiction du Top 50" !

    La chute ne m'a rien coûté en temps, je pense avoir roulé fort en descente et je suis revenu sur l'autre concurrent qui a finalement craqué dans l'ascension entre La Tour d'Auvergne le buron de Croizat, réellement interminable. Un groupe, aperçu de loin en loin sur le parcours termine une petite minute devant... Autant dire une éternité. J'avais pourtant fait 9 minutes de moins il y a 4 ans, mais le terrain était sec et j'étais autrement en jambes...

    On s'en satisfera, tout comme à un autre niveau Anthony Gauthier qui renoue avec la victoire. Mention spéciale aux cadors du 100 kms qui en nous doublant comme des avions trouvaient le moyen de nous encourager ! Organisation au top, comme d'hab', mais des questions se posent concernant le renouvellement des parcours. A voir lors des prochaines éditions.

  • ça y est presque !

    Chacun a son Everest personnel... pour mémoire, le mien préfère prévenir dans le sens de la descente.

    En avril dernier, j'en étais là...  

     

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    Et avant-hier, avec Maxime pour m'encourager, j'en suis arrivé là !

    Ce qui me surprend particulièrement : cette montée me semblait il n'y a pas si longtemps réellement impossible à franchir sur le vélo. Un bon exemple de l'importance du mental et de l'autosuggestion dans ce sport pour faire reculer ses propres limites !

    Bon, certes je n'y suis pas encore tout à fait, mais avec encore un peu plus de souffle...

  • 19ème Ronde du Renard

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    - Samedi 24 juillet, 21 heures. Ma première impression en arrivant sur place : ça ne rigole pas, cette année ! A vue d’œil, nettement plus de voitures que d’habitude, une armada de maillots roses (pas moins de 5 gars du XC63, voir leur CR ici), et d’autres costauds habitués à remporter les grosses courses de la région. Cette fois, pas de place pour la poésie et tant pis pour la pleine lune, il va falloir s’employer… D’autant que l’armada lamothoise est présente aussi, alors défense de passer pour un baltringue !!!

    D’ailleurs il y a la queue aux inscriptions. Les sérieux, les fidèles, les novices, les vacanciers (parfois à ranger dans plusieurs catégories à la fois !). Le temps de sortir toutes les affaires et de vérifier l’état de l’éclairage, je laisse s’échauffer les « fusées » qui se défient dans la descente sur route juste derrière…

     

    - 22 heures sur la ligne de départ : pile poil dans les temps, les fauves sont lâchés ! Confirmation : ça part comme sur une manche de coupe d’Auvergne, l’éclairage en plus ! Une dizaine devant, que je ne reverrai pas, sauf les 4 qui me prendront un tour sur le terrain. Pas la peine de s’exploser, les sensations sont là mais… à chaque fois que je baisse la frontale sur l’écran du cardio, je suis à 103-104 % (voir le graphique en dessous qui confirme deux choses : 1. que je manque d’entraînement pour faire mieux, mais ça je le savais déjà ! et 2. que décidément, la compétition me galvanise et me pousse à me « rentrer dedans » jusqu’aux dernières limites…) Oui oui, les pics dans le rouge c’est bien ma fréquence cardiaque, 180 de moyenne au Polar sur 2 heures !

     

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    - Au tiers du premier tour, je reprends un des « furieux » du départ, un peu trop optimiste. D’ailleurs il ne restera pas non plus dans ma roue. Pas de bol, je vais encore rouler en solo. 1er passage en 16’25, ça me rassure sur mon objectif de rester sous les 17’30 au tour pour pouvoir en faire 7. Des spectateurs m’encouragent : « Allez, ils sont pas loin ! Il roule, la Meuse » (j’ai le dossard 55). Effectivement, je vois les lumières qui me précèdent passer le point de contrôle alors que je finis de longer le plan d’eau juste en contrebas. Mais les bougres ne m’attendent pas ! Et le problème quand est à fond, c'est que même une poignée de secondes semblent un gouffre. J’en prends mon parti. Je joue sur ma connaissance du circuit pour rester régulier, anticiper au maxi les bons braquets (les dérailleurs ont du boulot !) et les trajectoires qui vont bien : important, car les relances sont nombreuses et finissent par user. Je ne me sens pourtant pas si à l'aise qu’il y a deux ans dans les descentes : je freine trop à la fin de la partie goudronnée avant de prendre le « pif-paf » en sous-bois, et je ne trouve la trace idéale dans la « bascule » sur le plan d’eau que lors des deux derniers tours ! Dommage, mais ces quelques secondes perdues n’auraient finalement rien changé.     

     

    Est-ce que devenir un « renard » capable de gagner l’épreuve va dans ce sens-là ? Sans aller jusqu’à éteindre les lumières à la manière de certains des premiers dans les zones où ils en ont le moins besoin… En parlant de ceux-là, d’ailleurs, j’hallucine d'avoir les éclairages dans mes rétros au début de mon 4e tour, après 50 minutes de course. Un rapide calcul de tête : pour eux ça doit enchaîner en 12’30 à peine ! Ils vont se calmer (un peu) dans la 2e heure, heureusement !

     

    Pourtant je ne suis pas impressionné, les leaders ne m’ « enrhument » pas au passage mais roulent juste à un rythme trop élevé. Mieux pour le moral, je commence moi aussi à prendre un tour à d’autres concurrents. Au fil des boucles les habitudes s’installent : grand plateau avant la ferme histoire de prendre l’élan pour la fameuse bosse casse-pattes, où la bonne trace est à gauche. L’inévitable coup de fouet de la branche qui dépasse dans la descente en sous-bois… J'encourage les Lamothois, que je finis également par doubler et qui eux roulent groupés. Un peu plus d’une heure quarante de course, la cloche pour le dernier tour : j’ai encore l’énergie pour attaquer même si les « coups de cul » se font plus laborieux.

    Une fois de plus, on profite ! J’en ai même gardé pour un « simili-sprint » dans la montée finale, histoire de confirmer que je n’étais pas venu en touriste, moi non plus. Je termine mes 7 tours sous les deux heures, en 1H59’18’’ exactement, soit à juste 17’’ de mon record perso de 2008 (mais à l’époque, il n’y avait pas la chicane dans le bois longeant le plan d’eau !). Aux années paires, mes meilleurs temps ; années impaires, mes meilleures places au classement (7e en 2007 et 2009, 9e en 2008 et 11e cette année… c’était bien relevé en effet).

     

    - Surprise, je discute avec Landry du XC 63 à l’arrivée et… vois bientôt arriver Romain qui a bouclé ses 7 tours lui aussi et finit donc 12e ! Pour quelqu’un qui n’a presque pas fait de VTT cette année, chapeau bas ! Toujours côté Lamothe, les footeux Damien et JB font 21 et 22e (5 tours). Encore pas de chance pour Cédrick, scotché à ses 4 tours, qui a ce coup-ci chuté deux fois sur sa patte de dérailleur : il promet que son matériel et lui reviendront en meilleure forme l’an prochain, pour la 20ème !

     

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    Le clan des Lamothois : de gauche à droite, Damien (coupé), Romain (censuré), JB (en pleine restauration), quelques minutes après l'arrivée. 

  • Limites et regrets

    Pour revenir sur les « lectures vélocipédiques », j'ai pu constater que nombre d'écrivains-cyclistes-romanciers revendiquent l'inspiration que leur ont fournie les grandes plumes du quotidien L'Equipe.

    Mais ce qui est récurrent chez eux, c'est aussi un regret : celui de n'être pas devenus eux-mêmes ces « géants de la route » dont ils décrivent si bien les exploits et façonnent la légende. Il reste toujours de façon perceptible dans leurs textes cette pointe d'amertume de n'avoir pu devenir le champion de leurs rêves d'enfant qu'ils auraient si bien incarné - rêve inaccessible, ou dont la concrétisation n'est permise qu'à trop peu d'élus ! Paul Fournel semble s'en consoler en suggérant que la vie de cycliste professionnel n'est pas jonchée de pétales de roses, mais plutôt de  pavés comme ceux des tranchées de Paris-Roubaix, et que la passion initiale n'y résiste pas souvent.                                               

    L'homme se cogne toujours à ses limites. Ainsi Romain Gary raconte dans « La Promesse de l'Aube » comment le jonglage (parmi ses nombreuses vocations) est devenu son obsession, et comment, ne parvenant pas à passer de 6 à 7 balles, il a fini par y renoncer définitivement.

    Mais il n'est que trop évident quePromesse de l'Aube.jpg quelque carrière qu'il eût pu embrasser par la suite, l'amertume et la frustration de cette ambition avortée l'accompagneraient toujours.

    "Je sentais confusément que l'enjeu était important, capital même, que je jouais là toute ma vie, tout mon rêve, toute ma nature profonde , que c'était bien de toute la perfection possible ou impossible qu'il s'agissait [...] J'ai essayé toute ma vie. Ce fut seulement aux abords de ma quarantième année, après avoir longuement erré parmi les chefs-d'oeuvre, que peu à peu la vérité se fit en moi, et que je compris que la dernière balle n'existait pas.

    C'est une vérité triste et il ne faut pas la dévoiler aux enfants. Voilà pourquoi ce livre ne doit pas être mis entre toutes les mains."

     Refus du bonheur, ou complaisance dans la mélancolie ? Je ne me souviens pas avoir rêvé devenir jongleur ni cycliste professionnel (footballeur à la rigueur, mais j'ai vite compris...). Le bonheur est de s'abandonner à ce que l'on peut atteindre, et tout le reste est littérature.

    L'autre jour à Allanche, la pratique du "Circuit des Estives" avec Eric et Olivier de Dériv'Chaînes était l'occasion d'illustrer cet adage (suite sur la note « Dériv'chaînes et Estives »).