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  • Un peu gros...

    Entendu hier au JT de France 2 : les autorités chinoises "se félicitent" (sic) de ce que les 650 contrôles antidopage effectués sur leurs athlètes en prévision des Jeux se sont tous révélés négatifs.

    Au même moment partout ailleurs dans le monde, la chasse est ouverte et des compétiteurs renommés tombent comme des mouches. Dernier attrapé en date : l'escrimeur italien champion en titre !

    L'inquiétude pré-jeux ne peut que se confirmer ; au menu, langue de bois et propagande officielle (une fois de plus, sans aucune réaction du CIO). Car ne nous y trompons pas, ce genre de formulation est tout sauf transparent, et vise à insinuer - entre autres choses - que contrairement aux athlètes occidentaux pervertis, l'élite du sport chinois est irréprochable. Voire.

    Ne vaudrait-il pas mieux, dans la droite ligne de l'éthique sportive, déclarer carrément que l'on se félicite de ce qu'aucun athlète n'est dopé  ? Tout est dans la nuance... Bien sûr, en l'état actuel de la lutte contre le dopage, quelque nation qui jurerait sans réserve "100% de nos athlètes sont sains" serait ridicule et immédiatement moquée par les instances du sport et les journalistes. Mais une telle déclaration aurait le mérite de la clarté. Or, en matière de lutte antidopage, on ne trouve que ce que l'on cherche, quantité de précédents malheureux l'ont déjà montré. L'opacité et les déclarations ambiguës ne servent que les tricheurs !

    En revanche, l'info telle qu'elle a été délivrée provoque l'incrédulité (aucune suspicion sur 650 échantillons !). C'est bien là son mérite principal. Car finalement, la propagande finit par provoquer l'effet inverse de celui recherché...

    La meilleure nouvelle pour le sport en général et les J.O. de Pékin en particulier serait qu'il y ait pendant les Jeux des athlètes chinois "rattrapés par la patrouille", comme il y a eu des coureurs exclus du dernier Tour de France.

    Mais rien n'est moins sûr.