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entraînement sportif

  • A l'aventure !

    Question délicate que celle de la motivation pour partir rouler seul (on ne peut pas toujours sortir en groupe)... Alors comment se décider ?

    En VTT, je trouve rarement cela difficile, tant la pratique de ce sport peut être riche de challenges et de difficultés à surmonter sans avoir à chercher bien loin !  Mais pourquoi risquer de se confronter à l'échec et à la "gamelle", me direz-vous ?

    Parce que la partie ludique, à base de défis lancés à soi-même et d'adrénaline (dopant naturel !) fait tout le sel des sorties sur ce type de vélos.

    Comment s'y prendre ? En allant emprunter des parcours délicats, où l'on affronte des problèmes techniques et/ou physiques en fonction de son niveau. Sur les randos et même en compétition, je m'étonne de voir des vététistes (mais ça m'est aussi arrivé !) poser pied à terre à l'abord d'obstacles qu'ils pourraient franchir sur le vélo s'ils osaient tenter le coup. Ils se privent de quelques risques, mais aussi de grandes sources de plaisir ! Pour justifier leur renoncement, certains  se trouvent des excuses du genre "ça c'est pas pour moi, je le laisse aux fous qui font de l'enduro ou de la descente (ou du trial)". Or on a toujours à apprendre des autres pratiques, et j'ai déjà vu des enduristes et des descendeurs qui se débrouillaient très bien aussi dans les montées de cross-country, même avec leurs "gros vélos", tout en y prenant goût ! ça donne à réfléchir... Par ailleurs, les vélos tout-rigides d'il y a une quinzaine d'années, bien loin d'empêcher "d'y aller" en descente, avaient le mérite d'obliger à se constituer une base technique sans laquelle le moindre parcours cahoteux posait de gros soucis. Une fois ceci intégré, on s'amusait bien aussi !

    Alors l'argument du "j'ai que 100 mm de débattement, j'y vais pas...", je laisse ça aux commerciaux qui essaient de faire croire que chaque vélo est spécifique à un type de pratique, et qui persuadent les pigeons qu'ils doivent se payer un vélo pour chacune. Tant qu'on n'en fait pas de façon intensive comme un casse-cou...

     

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    Ici, une descente sur Aurillac (vers St Simon) où il ne faut pas hésiter à zigzaguer d'un côté à l'autre du chemin. Le passage est court (à peine 100 à 150 mètres) mais impressionnant : grosse pente, virages assez serrés et pas mal de caillasse. Pour garder le contrôle et ne pas se faire trop balader par les pierres, on comprend vite que la solution réside dans la position "tout à l'arrière", en tenant fermement le guidon et en lâchant les freins... Mais pas trop non plus ! (D'autres photos de cet endroit ont été ajoutées dans un nouvel album "Passages techniques").

    L'avantage quand on l'a réalisée une première fois sans dommage : avec la confiance emmagasinée, on optimise vite ses propres capacités techniques. Du coup, l'obstacle que l'on n'osait pas emprunter se transforme en défi à rééditer... avec plaisir !

    Un autre "truc" : prendre dans l'autre sens le même chemin permet déjà de visualiser les obstacles et de se faire une idée de la trajectoire à adopter, mais aussi de s'entraîner sur une "montée impossible" : très bon également pour la technique... Même si je ne suis jamais arrivé à dépasser le premier tiers de cette ascension en restant sur le vélo.

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    Pas grave ! L'essence du sport reste bien le dépassement de soi-même ! Ainsi, pour apprécier pleinement le VTT même en rando, l'erreur serait de se borner à cultiver le "sentier battu". Au contraire, cette discipline ne se révèle pleinement que lorsqu'on va jusqu'à se confronter à des obstacles naturels et à ses propres limites.

     

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    Photos d'archives : Luc en pleine descente infernale à Lavaudieu avec le Mongoose. Réussie avec brio, sans suspension ni freins à disques, ni (gloups, pas bien !) protection occipitale !

     

     

    Pour me résumer, "Vélo tout-terrain", comme son nom l'indique ! Ce serait dommage d'oublier que l'on pratique à la fois une "activité-découverte" et un sport de glisse !