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endurance

  • La Tatave : lacs, étangs et gamelles

    Comme d'habitude, aller poser les roues AILLEURS est une source intarissable de découverte et d'émerveillement...

     

     

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    Ainsi, dimanche dernier sur d'autres volcans auvergnats (ceux des monts Dôme), pour la "Tatave". Le départ du stade de rugby de Moulet-Marcenat, au-dessus de Volvic, a commencé par me rappeler quelques souvenirs de mes années d'étudiant licencié à Vélo-Aventure. Mais pour des retrouvailles, les choses ne se présentent pas si bien : la pluie est de la partie depuis le milieu de la nuit à Clermont, et le parking sur le terrain attenant est un vaste bourbier. Après avoir pris le temps de discuter avec une organisatrice sympathique, je m'équipe quand même : l'horizon semble s'éclaircir, et je n'ai pas fait toute cette route pour rien... Je me dis que je vais revoir la longueur du circuit à la baisse (d'un 55 prévu, je suis plutôt en train de lorgner vers le 33) mais comme le départ et le choix du parcours sont "free", on verra bien en cours de route !

     

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    Et de fait, la formule choisie par l'organisation me prouve tout son intérêt : au bout de 10 minutes, la pluie cesse et laisse même place à quelques rayons certes timides, mais qui viennent progressivement sécher les chemins et réchauffer les paysages et le moral. La motivation revient en roulant ! Et "roulant", le parcours l'est, avec juste ce qu'il faut de montées et de singles pour ne pas se refroidir... Je suis en mode "rando-photo" mais cela ne m'empêche pas d'appuyer un peu fort sur les pédales dès que je parviens à lâcher le téléphone.

     

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    A proximité du village de Pulvérières, les étangs amènent leur lot de décisions à prendre : descendre ou pas sur le vélo les marches en bois inégales, et encore tout humides, qui amènent aux passerelles ? Mauvaise idée, si j'en crois l'état d'un concurrent qui a essayé... et qui a eu des problèmes. Plus de peur que de mal apparemment, mais en ce qui me concerne l'hésitation n'est plus de mise.

    Quelques centaines de mètres plus loin, nouvelle décision délicate : amorcer déjà le retour avec les parcours "moyens" ou choisir la grande aventure des 55 et 67 kms ? Un participant en... monocycle (ils sont un bon paquet sur le 33 kms et avancent drôlement bien) s'amuse de mon hésitation. J'en ris avec lui et me décide pour les plus longs, qui s'élancent droit vers les montagnes. De fait, finie la rigolade : le dénivelé annoncé semble se concentrer dans ce 2e tiers du parcours, avec de bonnes descentes enfin ludiques et techniques pour commencer. Tiens, un ravito où les participants ne se bousculent pas ? Les "costauds" qui ont emprunté ces circuits sont partis plus tôt dans la matinée, sans craindre de se mouiller ! Et juste après une ultime descente qui amène jusqu'en fond de vallée, il faut sortir les cuisses...

    Du choix pour s'occuper l'esprit : une multitude de croix et de crucifix au bord du chemin, puis un soldat devant l'église de Chapdes-Beaufort. "Mais regarde donc les monuments !"

     

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    Monter, redescendre, même combat que dans les monts du Cantal, cette fois jusqu'à Chapdes-Beaufort et même un peu au-delà. Le silence et la sérénité des bois sont alors troublés par une sorte de fête à base de hard-rock diffusé par une sono infernale, qui continue à résonner plusieurs kilomètres plus loin. je préférais encore les chasseurs, leurs chiens et leurs 4X4 !

     

    Dans le même coin, des créations artistiques inspirées par la Gaule antique...

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    Un ado et son père me rejoignent : eux étaient partis sur le 67 kms. Chapeau... sauf que le jeune semble commencer à souffrir, car le ravito se fait attendre et contrairement à moi, ils n'avaient pas vraiment choisi "l'autosuffisance". Dommage, je ne peux plus dépanner qu'en eau. Et le pire reste à venir avant le point de vue de la Roche Sauterre (de toute façon bien bouché !) : une espèce de montée impossible dans la glaise : vélo, puis roues collées ! Un must  pour écluser les dernières calories.

     

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    En bas du panorama dans le brouillard, le point "sucré-salé" tant attendu. Et le plus dur est fait, sauf que la partie finale réserve encore quelques bonnes côtasses, qui semblent prendre un malin plaisir à se succéder en laissant croire que chacune d'elles est la dernière. Ce petit jeu dure quand même une douzaine de kilomètres ! Les amateurs des petits parcours en sont là, et ils souffrent. Après presque 5 heures sur le circuit, je me plais à les "enrhumer" dans les descentes où certains s'engagent bien frileusement et presque à contrecoeur. Mon seul souci : le balisage rouge "pas vraiment vif" que je discerne souvent au dernier moment, voire trop tard dans la végétation automnale ! Si vous aussi vous êtes daltonien...

    Un bon lavage au jet plus tard, il faut tout remettre méthodiquement dans la voiture. Je me distrais en écoutant les conversations alentour, dont celle d'un participant qui raconte être tombé trois fois ! Je me dis qu'il faut vraiment le faire exprès... Je la ramène moins aujourd'hui : lors d'une sortie solo ce matin où j'ai bien "avoiné" (courte distance) j'ai voulu en remettre une couche vers Nozerolles sur une portion bien grasse. Ce bourbier dégueu juste devant, je le franchis pleine balle, ou pas ? Il ne peut pas toujours y avoir un collègue malheureux couché dans la tourbière pour me prévenir. je freine fort pour ne pas me salir, j'ai juste oublié qu'il n'y a pas d'ABS sur les vélos. Au lieu de faire gicler le bourbier, c'est moi qui gicle en plein dedans.

    Quand je pense qu'au Roc d'Azur au même moment, il y en a qui doivent se plaindre de la poussière dans la sévère descente du Fournel... et (cocorico) le vainqueur, Jordan Sarrou, est auvergnat. 

     

  • 23e Sancy Verte : impressions

    Les résultats pour commencer ici !

    Des limites... encore bien présentes. Comme une envie qui se cogne au réel. Appuyer davantage sur les pédales nécessiterait de s'affranchir des enchaînements d'efforts et surtout de l'enlisement des "Plaines brûlées". Rien d'aérien là-dedans, sauf le panorama avec le soleil gagnant tout doucement du terrain dans la vallée au loin. Un moment de grâce au bout de l'effort ?

    Davantage que les descentes glissantes, bien plus délicates qu'en 2008 à circuit égal : cela m'a valu une petite désillusion lorsque j'ai cru distancer un concurrent à mes basques après Chastreix-Sancy. Surpris de l'entendre encore juste derrière moi, j'enchaîne sur une mauvaise trajectoire, direction un pierrier bien casse-g... Plutôt que de tenter la figure libre, je déchausse en catastrophe pour me laisser tomber façon "école de ski 1er flocon" à côté du vélo. Pas de casse ni de bobo hormis une égratignure sur l'orgueil. Cela prouve au moins que celui-ci était mal placé !

    En dehors de ce gag, j'ai couru ce 50 kilomètres en exploitant au maximum mes ressources du moment. Après un départ enfin dans le bon wagon, j'ai dû souffrir rapidement pour m'y maintenir : cardio rouge foncé toute la 1ère heure pour avaler la moitié du dénivelé positif ou presque... et brûler 1200 calories ! je l'aurais payé par la suite si je n'avais prévu le nécessaire en autosuffisance. "Mange, petit, ou la montagne te mangera !" disent les anciens. Et côté boisson, c'était bidon ET Camelbak. En vieillissant, on prend de la bouteille !

    Par la suite, même en levant légèrement le pied les positions étaient faites : pointé 37e à l'abord des fameuses "Plaines brûlées", je finis 40e, ma meilleure place. Terminée, la "malédiction du Top 50" !

    La chute ne m'a rien coûté en temps, je pense avoir roulé fort en descente et je suis revenu sur l'autre concurrent qui a finalement craqué dans l'ascension entre La Tour d'Auvergne le buron de Croizat, réellement interminable. Un groupe, aperçu de loin en loin sur le parcours termine une petite minute devant... Autant dire une éternité. J'avais pourtant fait 9 minutes de moins il y a 4 ans, mais le terrain était sec et j'étais autrement en jambes...

    On s'en satisfera, tout comme à un autre niveau Anthony Gauthier qui renoue avec la victoire. Mention spéciale aux cadors du 100 kms qui en nous doublant comme des avions trouvaient le moyen de nous encourager ! Organisation au top, comme d'hab', mais des questions se posent concernant le renouvellement des parcours. A voir lors des prochaines éditions.

  • Efforts par procuration

    A défaut d'exploits personnels (cf note précédente), je garde un oeil curieux et admiratif sur ceux que les divers média permettent de suivre particulièrement l'été :

    Des shows ultra-médiatisés tels que le Tour de France bien sûr, mais aussi la "Race across America", traversée à vélo des Etats-Unis (4800 kms en... 8 jours pour les meilleurs) racontée dans l'Equipe Mag début juillet m'ont fait cogiter sur la notion d'"effort extrême". Si l'intérêt du sport est le dépassement de soi-même, une partie de la fascination qu'exercent certains sports ou certaines épreuves (un mot lourd de sens) ne vient-elle pas de cette exploration toujours plus loin de nos propres ressources ?  

     Au même moment, un article dans le dernier numéro de "Sport & Vie" étudie la résistance des sportifs à la douleur, que certaines épreuves semblent magnifier (marathon, Ironman, mais aussi épreuves de masse de plus en plus dures en cyclisme et en VTT). Il arrive aussi qu'une manifestation déjà ardue se transforme par les lois de la météo en défi à la limite de ce qu'il est possible d'endurer. Exemple récent, "l'étape du Tour Mondovélo" de cette année entre Issoire et Saint-Flour, où plus de la moitié des participants ont été contraints à l'abandon. Qu'est-ce qui fait qu'au bout d'eux-mêmes, dans des conditions terribles, certains s'accrochent pourtant et poursuivent jusqu'à l'arrivée ?

    N'en déplaise aux "anti-sport", dans la plupart des cas ce n'est pas de la fierté mal placée ni de l'inconscience. Le secret des plus résistants n'est pas une question de masochisme, dans la recherche d'une "souffrance extrême", mais provient d'une consentement plus élevé à la dureté de l'activité en fonction de nos motivations et convictions. Cela aboutit à un seuil différent de "souffrance tolérable". Pour simplifier, plus on est convaincu de ce que l'on fait, plus on est prêt à supporter le pire. Mais l'étude insiste aussi sur l'utilisation intelligente de l'acceptation de la douleur pour atteindre ses objectifs (donc une bonne méthode d'entraînement), rappelant qu'il n'y a "pas de médaille olympique du dépassement de soi, pas de record du monde du recul de ses propres limites".

    Voeckler aussi

    Thomas Voeckler est un bon exemple de cette dualité. Sa popularité auprès des spectateurs du Tour 2011 est sans conteste liée à sa façon de se transcender pour garder la tunique jaune : de la sueur, des larmes et presque du sang en direct ! C'est le "mortel" parvenu dans la cour des Dieux (comme le coureur "à l'eau claire" au royaume des dopés ? il ferait alors jeu égal à armes inégales...) à force de souffrance. Pour un peu, il n'aurait pas besoin d'être Français ! Ou plutôt si : le voilà élevé au rang de légende nationale, comme dans l'Antiquité Enée ou Ulysse, fameux héros cyclistes eux aussi. L'analogie avec les personnages de Virgile et Homère ne s'arrête pas là : comme eux, Voeckler est rusé (autrement dit il sait adapter sa stratégie de course) et lui aussi, dans ses interviews, n'aspire qu'à rentrer à Ithaque pour retrouver femme et enfants.

    Heureusement, la littérature sur le vélo ne se nourrit pas que d'efforts surhumains (quoique) : toujours en verve, J.-P. Stéphan auréolé d'une 5e couronne mondiale me régale sur son blog. Dans un autre registre, le site Dériv'chaînes ne s'arrête pas non plus. Bonnes lectures ! 

     

  • 24 heures du Lambon (1)

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    départ Le Mans.JPG

     

    Retour sur nos performances d’aventuriers du Lambon (cf aussi toute la préparation)… Même deux semaines après, ce mini séjour dans les Deux-Sèvres  reste dans un coin de la tête. Et aussi dans les jambes mais en bien : ça a boosté mon rythme qui était plutôt « tendance marathon » depuis août.

     

    Pourtant j’ai moins dormi que roulé lors de ces 24 heures-là : avec 4 heures 51’ sur le circuit, je dépasse même de loin la moyenne de mes équipiers Dériv’chaînes ! Gourmand ? J’assume !

     

    Une fois les péripéties de l’arrivée sur le site et de l’installation terminées (heureusement le GPS d’Hubert ne se formalise pas pour si peu…) le plus urgent était quand même de se préparer au départ. Le sandwich rapidement dévoré, le pipi est fait, la plaque est fixée sur le cintre, la puce à la cheville et le brassard qui sert de témoin au poignet : le stress monte à l’heure de la check-list. Le capitaine déteint sur l’équipe, sans nous presser nous arrivons en retard pour le briefing (j’en aurai pas suivi un depuis le début cette année…). Et c’est de toute façon loupé pour la reconnaissance du circuit, une impasse qui… me jouera des tours, du moins lors du 1er !

     

    A 13 heures pétantes, les 43 partants s’élancent pour le Prologue : une boucle autour du plan d’eau d’environ 3 kilomètres. Ça démarre comme des flèches, je décide de la jouer prudent une fois de plus pour éviter les accrochages, et mieux remonter ensuite la concurrence, au train. La fin du prologue rejoint celle du parcours : passage au PC, sous le chapiteau : les puces bipent dans les haut-parleurs, cette fois la course est lancée. Je fais monter les pulsations dans la 1ère côte dans l’herbe, acclamé par mes équipiers,

     

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     Et je commence à rejoindre ce qui me semble des rivaux potentiels pour le général. Les deux premières grimpettes du parcours se passent bien. On atteint ensuite un faux plat descendant entre deux rangées d’arbres puis une première descente plus sérieuse en deux parties. Du caillou, quelques rocailles qui affleurent… pas de quoi effrayer un habitué des descentes auvergnates. Mais quelques-uns sont visiblement intimidés et j’en profite. Gare cependant à l’arrivée au point bas : un ruisseau détrempe la caillasse… et en sortie de virage le pont est à droite, lui aussi surmonté de cailloux piégeux. Il va falloir y aller mollo ! S’ensuit une épingle à gauche entre les arbres qui précède un single roulant en sous-bois, débouchant à son tour sur un passage de gué : cette fois pas de pont (ou plutôt si, mais hors-circuit), donc pas d’autre choix que de se mouiller avant la remontée la plus cassante, à nouveau dans les caillasses et les racines. Au bout de quelques centaines de mètres, le débouché est à droite sur la route. Problème : je suis seul, la situation à éviter quand on ne connaît pas un circuit et qu’une ambiguïté se présente. Et comme par hasard il s’en présente une : à gauche, deux rubalises qui pendent de chaque côté semblent valider un chemin. Je le suis, et je suis bientôt troublé par le sentiment de déjà-vu… je retrouve des jeunes « commissaires » à une table en haut de la partie descendante, à qui je confie que je me suis sans doute trompé puisque je les vois pour la seconde fois. « Non, non, continuez ! » m’enjoignent-ils, et je n’ai pas d’autre choix que de reprendre la descente depuis le début ! 4 kilomètres pour rien, j’ai visiblement rétrogradé en dernière position : il me faut un bon moment avant de rejoindre les concurrents les plus décrochés, le couteau entre les dents et le rouge au front rien qu’à penser à Edmond qui doit trépigner, là bas, sur la ligne de relais ! Je donne le maxi sur les « coups de cul » et les relances qui restent, entre deux séances de gymkhana dans les bois. Plus de 19 de moyenne mais une douzaine de minutes de perdues, je bipe enfin avant de passer le relais. La place n’est pas brillante, mais je me console en me disant que la perte reste minime sur la durée d’un 24 heures et que mes équipiers vont vite regagner le terrain perdu, tout en se régalant sur le parcours. Ils y vont même plutôt comme des morfales, les tours tombent en une demi-heure à peine et nous voilà bientôt dans les 10 premiers du scratch, toutes catégories confondues ! Nous parvenons même à portée de la 4e place des équipes de 6, détenue par les « Nord-Sud VTT 44 » : l’émulation monte, on va les bouffer au goûter les B.N. !!! 

     

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    King Richard prêt à en découdre...

     

  • 24 heures qui se précisent

    Une découverte de dernière minute pour commencer : pour se faire une idée du circuit  c’est là : http://www.arp79.com/index.php?option=com_content&view=article&id=83&Itemid=38

    Au premier abord, ça change des dénivelés cantaliens. Méfiance, ils ont dû placer des pendule 002 bis.jpgrelances et des pièges techniques en sous-bois entre deux parties roulantes !

    Autre info : hier matin, 11 équipes de 6 étaient déjà inscrites définitivement, 5 équipes de 4 et 3 équipes de 8. Des chiffres appelés à gonfler rapidement dans les derniers jours : on ne risque pas de manquer de concurrence.

     

    → Grande étape dans les préparatifs, l'autre soir, nous tenions la réunion d'état-major (c'est le capitaine du team Dériv'chaînes qui vous parle) pour discuter logistique et décider de notre stratégie entre deux bouchées de pâtisseries arrosées de boissons à bulles (merci encore à nos hôtes et cuisiniers(ères)... Et puis quitte à perdre des calories, autant commencer par en emmagasiner !

    En exclusivité, les grandes lignes de ce qui en est ressorti :

     

    - Comme a priori chacun d’entre nous va faire au moins 2 tours en nocturne, on a commencé par se poser la question de l’éclairage à se prêter durant l’épreuve (il faudra au moins un jeu d’avance pendant que l’autre est utilisé sur le circuit). En magasin : plusieurs frontales à piles (prévoir assez de LR 03 et de LR 06…), un éclairage d’appoint sur cintre, l’ « éclairage-néon » de Richard, et THE fatal weapon : l’éclairage au choix sur batterie ou sur pile Sigma Powerled (jusqu’à 80 m. de portée, 2 exemplaires : Hubert et Sébastien). A savoir : abondance de biens ne nuit (!) pas… l’éclairage installé sur le vélo, même puissant, ne dispense pas d’une frontale au casque bien utile pour voir sur les côtés.

    Pour l’éclairage AR obligatoire, tout le monde pensait que le matos minimum suffirait, mais Edmond « la luciole » entend illuminer son Fat Albert façon guirlande de Noël au gré de ses humeurs afin de ruiner le moral des concurrents qui essaieraient de s’accrocher…

    Pour mieux affirmer notre conquête, Richard a aussi prévu les polos siglés « Cantal/Dériv’chaînes » plus peut-être une oriflamme du conseil général. Si avec ça on n'écoeure pas la concurrence !

     

    -          Pour les affaires individuelles à emporter, on a d'abord évoqué la question (essentielle) du couchage... façon camping avec notre emplacement sur le site, en espérant qu'il fasse beau !  Pour chacun durant l'épreuve : au moins une tenue courte (en espérant qu’il fasse beau, bis !) et une tenue longue complètes (même si nos souhaits sont exaucés, la nuit et le matin seront frais). Pour les outils, c'est Hubert notre boss...  sauf que sur le parcours une bombe anti-crevaison perso + éventuellement 1 pneu et/ou 1 chambre à air en réserve pour réparer sont bienvenus, ceux d'origine risquent d'être soumis à rude épreuve. Tout comme les organismes : Camelbak ou bidon selon les préférences plus barres énergétiques, mais sachant qu’il y a un ravito permanent fourni, pas la peine de trop se charger non plus.

    -          Tant qu’on est dans la restauration, ne pas oublier le casse-croûte du samedi 25 à midi (sandwich + boisson), la fringale tomberait mal !

    -          On a ensuite passé chronologiquement en revue le déroulement du week-end... pour l'heure d'arrivée sur le site, c'est 11 heures dernier carat ce qui signifie pour nous autres auvergnats un départ avant 5h30 du mat'... Il faudra déjà sprinter pour s'installer sur l’emplacement, se faire identifier, récupérer plaques de guidon, puces électroniques pour chacun et le précieux témoin de l’équipe, puis se rassembler pour le briefing à partir de 12h ! (là question timing ça commence à ressembler à un épisode de "24 heures chrono". Au Lambon, faut pas lambiner !).

          Ensuite la mise en place de la grille de départ à 12h30, où deux d’entre nous doivent figurer : un volontaire pour tenir le vélo du capitaine, dont il a été décidé qu’il s’élancerait en 1er (merci du cadeau les gars !))) en face de sa monture : le départ est du type « 24 heures du Mans ». L’ordre de passage que nous avons prévu pour les premiers relais est le suivant : 1.Sébastien ; 2.Edmond ; 3.Pierre ; 4.Hubert ; 5. Philippe ; 6.Richard. (ordre décidé pour faire pédaler en priorité ceux qui n’auront pas conduit… et êtres libérés de cette question une fois sur place).

     

    - La logistique pour le trajet : 2 utilitaires au départ d’Aurillac, qui peuvent à eux deux embarquer notre matériel et nos 5 vélos. Il a été décidé de se passer de la remorque qui nous encombrerait sur le site… On charge toutes les affaires vendredi en fin d’après-midi. Départ tôt le samedi matin, donc (Viamichelin et Google Earth s’accordent sur 4h50 de route pour 392 kms). Vérification faite, le plan d’eau du Lambon se trouve bien 20 kms avant Niort, c'est déjà mieux que l'inverse... c'est quand même pas à côté non plus.

    Philippe notre larron corrézien doit nous rejoindre sur le trajet (trois véhicules pour 6, c'est pas très écolo... mais dans la configuration prévue, nous ne disposions que de 5 places).

    -  Et les accompagnatrices/supportrices/soutien moral/masseuses (on peut rêver ?) Elles réservent leur décision, pas l’air convaincues lors de la discussion, et prendraient de toute façon un véhicule perso... "Vous pourriez pas trouver les arguments, les gars ?"

     

    En tout cas, c'est un team gonflé à bloc qui s'est séparé mercredi soir. Depuis, les choses ont encore avancé : notre dossier d'inscription a été officiellement validé aujourd'hui. A J-8 l'aventure n'a jamais été aussi proche.

  • Projets d'automne en préparation

    Passé l'été et les vacances, le plus dur reste de combattre l'inertie naturelle... Même si la saison qui arrive est une des plus belles pour parcourir la nature, je préfère me remettre un peu de pression avec quelques projets de sortie. "En automne, ne pas en faire des tonnes..." mais un peu quand même !

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    D'ailleurs les plus jeunes ont aussi besoin de reprendre le sport dès la rentrée, l'affluence sur les dernières sorties de notre section VTT en témoigne ! Samedi dernier on a servi aux plus aguerris un bon plat de résistance, avec la montée depuis Saint-Simon jusqu'à la route des Crêtes. Il faudra en avaler quelques-unes pour être au point pour les championnats du Cantal le 3 octobre prochain à Glénat.

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    Pour ma part, l'autre projet se constitue avec une équipe de cinq autres Dériv'chaînes. En protestation contre la routine, nous avons décidé de tenter l'aventure loin de nos contrées habituelles, mais le changement se situe surtout sur la durée de l'épreuve... Un 24 heures VTT, celui qui se déroule au plan d'eau du Lambon sur la commune de Prailles près de Niort (79).

    24 heures, ça veut dire quoi ? Pas plus de 4 heures de vélo chacun (en théorie), donc rien de bien insurmontable... Sauf qu'il faudra rouler à bloc sur chaque relais, donc je me suis remis à faire des sorties courtes mais plus intenses pour perdre l'orientation "cyclodiesel" de mes sorties aoûtiennes. Pas le même effort !

    D'un autre côté, c'est aussi bien plus en comptant la préparation, la constitution des troupes, la partie inscription, la revue du matériel... Et en approchant du moment fatidique, le déplacement, le déballage des affaires une fois sur place, et la fièvre qui va monter pour le briefing et la mise en place sur la ligne de départ !

    On est à combien d'heures, là ?

    Tout ça sans que le départ soit encore donné, mais cette adrénaline est pour tous les participants... (à suivre)

  • Un "petit" Tour du Sancy

    Parmi les choses qu’il ne faut vraiment pas faire quand on part sur une compétition de 80 bornes à travers les montagnes (vécu dimanche dernier) :

    -         Prendre sur son temps de sommeil pour préparer toutes les affaires nécessaires la veille au soir, sachant que le lever est à 5 heures 30 ;

    -         Sous-estimer le dénivelé positif en s’imaginant que les indications portées sur la page internet sont irréfutables (1290 mètres ? inversion dans les chiffres… ils seront atteints à mi-parcours ! Le « juste prix » était 1920 mètres, une paille !)

    -         Le jour J, habiter un immeuble dont la porte d’entrée est tombée en panne pendant la nuit ! Seule solution : Balancer son sac depuis la fenêtre du demi-étage sur la haie… avant de se lancer soi-même ! Descente technique avant même de partir, véridique !

    -         Enfin, Last but not least, aller chercher la plaque de cadre AVANT de se rendre aux WC publics sur place : affluence maximale garantie, c’est le plus sûr moyen de devoir se dépêcher et de se passer d’échauffement digne de ce nom…

    Bref, je me réconforte en me disant qu’il me reste de la marge de progression : malgré ces légères complications, je boucle le parcours du « Tour du Sancy » en 5 h 14’ (j’espérais seulement passer sous les 6 heures !), à une honorable 54e place (classements complets de la 21e Sancy Verte ici). Sancy verte 002 bis.jpg

    Comment en suis-je arrivé là ?

    D’abord en gérant mon effort… je n’ai pas fait que des c… non plus !

    Privé d’échauffement (par ma faute, voir plus haut), je suis parti tranquillement, en m’efforçant surtout d’éviter l’accrochage avec les concurrents à doubler entre le départ de la Bourboule et le Mont-Dore : déjà 170 mètres de dénivelé en 6 kilomètres, ça s’appelle prendre le train en route. Il faut vite trouver un rythme pour regagner des places sans trop se mettre dans le rouge ! Mais ça, je crois que je sais faire.

    Autre stratégie, cette fois mûrement réfléchie : contrairement à de nombreux concurrents qui se sont encombrés d’une poche à eau, j’avais décidé de m’en passer pour voyager léger, avec juste un bidon et deux barres de céréales. Sur un long parcours, s’arrêter aux ravitos n’est pas une grosse perte de temps, surtout lorsqu’on y trouve en plus du saint-nectaire (fermier) et du saucisson de producteurs locaux… Ben oui, fallait bien récupérer au passage quelques-unes des 4000 calories abandonnées dans la nature !

    En plus, malgré la fraîcheur sur le parcours (14°C en moyenne, et bien moins au départ), j’avais opté pour une tenue courte avec seulement un T-shirt manches longues respirant en dessous : l’idéal ! Je ne me suis pas encombré comme d’autres concurrents de vêtements trop chauds à devoir ôter… quand ils le pouvaient !

    Les 30 premiers kilomètres avaient de toute façon de quoi réchauffer : passé le Mont-Dore, long portage dans la montée des Vergnes, puis que de la côtasse, certes roulante, jusqu’aux estives de Chastreix-Sancy (point culminant à plus de 1400 m, « c’est beau, mais c’est haut ! »)… Hormis deux-trois petites descentes parfois signalées « dangereuses » - bonne blague pour qui était sur Mandailles le dimanche précédent ! J'ai senti le groupe de photographes à l’affût de la gamelle un peu déçu...

    Fin de la première partie des ascensions : ouffff… comme disait mon grand-père, "ce qui est fait n’est plus à faire !" Après une bonne descente je suis déjà à ma place. Au km 34, nous nous retrouvons à quatre au ravito qui précède la séparation avec la boucle du 50 kms. Notre petit groupe se compose de 2 participants du même club dont le nom m’échappe, un gars au maillot bariolé et moi : on se tire la bourre depuis déjà un petit moment. Nous repartons ensemble (un ravito ça crée des liens) sur l’extension du 80 en direction de Picherande. L’un des deux équipiers subissant bientôt un coup de « moins bien », nous ne nous reverrons qu’à l’arrivée. Par contre, je dois m’employer pour ne pas perdre de vue le « maillot bariolé » qui grimpe fort dans les bois du Domais. Les écarts se sont creusés, place à l’effort en solitaire, tranquille dans cette longue partie qui monte jusqu’à La Geneste (1310 m). Avant de revenir à la jonction avec le « 50 », le profil redescendant sur une dizaine de kilomètres me permet de « me refaire la cerise », même dans les relances où j’en remets une couche en force ! Le groupe qui me pistait derrière est lâché, le moral est solide !

    Je perçois quand même mes premiers indices sérieux de fatigue au grand ravito commun de Chastreix. Celui-ci vient à point nommé, la fringale guettait et mon bidon sonnait le vide ! Il reste 17 kilomètres et surtout l’interminable montée jusqu’au buron de Croizat (à 1240 m, au km 75 !) Je m’autorise plusieurs minutes d’arrêt et quelques étirements, le « maillot bariolé » qui avait pris place dans le groupe que j’avais réussi à lâcher repart juste devant moi. Il faut à présent composer avec les retardataires du 50 (ceux qui le boucleront en 4 heures et plus). Pas forcément évident, surtout quand certains font leurs « marioles » : il y en a deux que je dois redoubler à plusieurs reprises car ils s’amusent à accélérer puis ralentir… ça ne me fait pas plus sourire que cela car je sais qu'ils finiront loin derrière, mais l’acide lactique s’accumule et les jambes sont raides. Ô Souffrance !

    Heureusement, les autres concurrents sont plus coopératifs, ce qui me permet de garder le « maillot bariolé » en point de mire, à quinze-vingt mètres. Mais pas mieux, car il monte en puissance sur de gros développements et semble infatigable, or j’ai l’impression de mouliner dans la purée en comparaison. A la fameuse bascule finale du 75e kilomètre, je ne me fais plus d’illusions, la descente va lui permettre de reprendre du champ. De fait je ne le vois plus dans la partie cassante en sous-bois… Et tout à coup, surprise ! à la faveur d’une petite bosse à remonter, il reparaît à nouveau à une vingtaine de mètres dans mon viseur : j’enquille à ses trousses, et le vois louper la bifurcation à gauche pour regagner le Parc Fenestre ! Le temps qu’il ait fait demi-tour, je suis déjà loin et aux taquets pour mettre entre nous deux ou trois concurrents du 50 à travers les allées du Parc. Je donne tout dans un sprint de mort de faim pour en sauter un dernier juste avant la ligne : j’avais encore quelques ressources pour finir fort.

    Au bout du compte, je termine mon premier « 80 kilomètres » à près d’une heure et demie du vainqueur, mais quasiment à la même moyenne que sur le 50 kilomètres il y a deux ans (15,35 km/h au lieu de 15,6 !). Le défi que je m’étais lancé est de toute façon gagné, si les sorties de cet été ne m’ont pas permis d’aller plus vite qu'en 2008, elles m’ont au moins apporté la « caisse » pour rouler loin !

    Quant à l’épreuve, c’est un tour du Sancy magnifique et que je recommande, à condition bien sûr d’être sérieusement entraîné. Mais les plus petits parcours de cette Sancy Verte ne sont pas moins durs en proportion…