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dopage

  • Exclusif : les "aveux" d'Armstrong vus par Molière

    Je ne sais pas vous, mais il m'est carrément impossible de garder le silence sur l'événement qui fait la une (extra-) sportive de ce début d'année et dont tout le monde parle ces jours-ci. Ah, les Américains et leurs excès, qui nous laissent comme souvent dans l'ambiva(LANCE ?), entre admiration et dégoût. Pour moi, je n'ai jamais cru au miracle, je n'aimais pas l'arrogance du personnage Armstrong du temps de sa splendeur, qui nous demandait d'avoir foi en lui et en son honnêteté. L'éthique sportive, pour quoi faire ? Seule la fin justifie les moyens.

    Pour autant, la grande prêtresse du TV show yankee Oprah Winfrey n'a-t-elle pas accouché d'une souris ? Pour le moment (en attendant la 2e partie de l'émission la nuit prochaine), les aveux de l'ex-grand seigneur du Tour déçoivent, tant il ne reconnaît que ce que les incrédules savaient déjà de longue date. Guère de remords sans doute, l'animal est froid, dur et calculateur (ce qui a contribué aussi à ses qualités de compétiteur, car rien n'est simple). A sa décharge, il n'a pas eu une enfance facile et la vie  non plus n'a pas été tendre avec lui. Sur son comportement passé, il affirme pourtant regretter des "erreurs" de la "brute qu'il a été sur les pelotons" (Christophe Bassons et d'autres apprécieront) et ajoute qu'il ne ferait plus la même chose aujourd'hui. Alors, pénitence sincère ? Peut-on lui accorder l'absolution en échange de ses aveux ? Comment y voir plus clair ? Et aurons-nous du soleil ce week-end ?

    Au XVIIe siècle, un certain J.B. Poquelin avait déjà tout compris :

    "L'hypocrisie est un vice à la mode, et tous les vices à la mode passent pour vertus. (...) Combien crois-tu que j'en connaisse qui, par ce stratagème, ont rhabillé adroitement les désordres de leur jeunesse, qui se sont faits un bouclier du manteau de la religion, et, sous cet habit respecté, ont la permission d'être les plus méchants hommes du monde ? On a beau savoir leurs intrigues et les connaître pour ce qu'ils sont, ils ne laissent pas pour cela d'être en crédit parmi les gens ; et quelque baissement de tête, un soupir mortifié, et deux roulement d'yeux rajustent dans le monde tout ce qu'ils peuvent faire. (...)

    C'est ainsi qu'il faut profiter des faiblesses des hommes, et qu'un sage esprit s'accommode  aux vices de son siècle." 

    Molière, Dom Juan, acte V scène 2.

    Please Lance, don't take it bad : sincèrement, je serai ravi de te croire. Un jour.

  • Motivation & compétition...

    Se faire mal aux jambes, se battre contre soi-même, ses propres chronos... trouver plus de plaisir, de sensations. La saison de VTT est longue et se relancer après une compétition n'est pas toujours évident ! Et puis, outre le repos nécessaire, il est parfois bon de "couper" aussi mentalement... J'avoue cependant que je ne pensais pas rester sur "pause" aussi longtemps, mais mes lombaires se sont rappelées à mon bon souvenir. A force de tirer sur la corde... ?

    Résultat : un planning d'entraînement et des objectifs à réviser. Plus question de "Tour du Sancy" au départ de la Bourboule dimanche prochain. Je me reporte donc sur le 50 kms (demi-ration !), que j'avais parcouru il y a 4 ans. Mais ce n'est pas une déception pour autant : voilà l'occasion d'améliorer mon chrono et si possible mon classement de la dernière fois tout en me relançant pour cet automne.

    Ce sera un défi, car ce n'est pas ma virée sur route jusqu'en haut du Puy Mary l'autre jour qui suffira à me redonner le rythme ! Je devrai vite me situer.

    Se donner des objectifs raisonnables. Eviter la galère. Progresser lentement mais régulièrement et aussi longtemps que possible, c'est ainsi que je me vois poursuivre pour garder l'envie. En 2007, je reprenais les compétitions en visant surtout d'être assez au point pour me faire plaisir, mais plus en randonneur "confirmé"... Année après année, j'essaie de m'élever à d'autres exigences. Une façon de creuser mon sillon.

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    En ce jour d'"officialisation" du Cas Armstrong, je goûte d'autant plus les déclarations surprenantes de David Moncoutié (coureur pro chez Cofidis depuis... 1997) dans l'Equipe Mag de samedi dernier, parmi lesquelles ce passage sur sa motivation : "Je ne me bats pas contre les autres, plutôt contre la montagne. C'est un défi physique. J'ai toujours aimé les défis : monter en tant de minutes, doubler tant de types "... Une motivation plus "intrinsèque" que dictée par les obligations ou par l'ambition, qui ne l'a pas empêché de finir 4 fois meilleur grimpeur de la Vuelta !

  • Expressions malheureuses

    Plus un Tour sans une "affaire" amplifiée par les médias. Pour nous distraire de cette monotonie, les journalistes creusent la métaphore cycliste. Qu'a-t-on entendu ou lu sur le "cas Di Grégorio" ?

    • "Le coureur a perdu les pédales " (classique) et "pris les mauvaises roues " (pas mal)
    • "L'échappé a été rattrapé par la patrouille " (plus élaboré...)
    • "Il a mal tourné "/"il a franchi la ligne " (jaune, téléphonique ou d'arrivée ?)
    • "Mise en examen : quelle sera la prochaine étape ? "

    Etc. Mieux vaut en sourire en attendant les variations qui ne manqueront sans doute pas pour les J.O.

    A Dériv'chaînes, on a sacrifié depuis longtemps à d'autres formes de dopage. Par exemple l'autre jour à l'arrivée d'une sortie courte mais intense sur Pleaux. Pierre qui n'en est pas à son coup d'essai nous a encore régalé d'une de ses pâtisseries qui se marient très bien avec des boissons à base de houblon sur une terrasse...

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  • Un Tour propre ?

    Au bout de ce Tour de France 2010, peut-on dire que le dopage est éradiqué ? Rien n'est moins sûr, tant l'absence de scandale accrédite selon moi la thèse "On ne risque pas de trouver ce que l'on ne cherche pas (ou que l'on ne sait pas/ne veut pas encore chercher)"... Et sans parler d'Armstrong, les révélations concernant la puissance développée par les meilleurs coureurs dans les étapes de montagne cette année encore laissent songeur (>400 watts une demi-heure durant lors des ascensions finales dans les Alpes selon l'article du "Monde" daté du 12 juillet, au ton très fataliste, chiffres détaillés et comparaisons avec les "Anciens" à l'appui).

    Mais le propos de cette note touche plutôt l'aspect écologique : pas dans ce que les coureurs prennent... mais dans ce qu'ils rejettent ! Vous avez tous vu ces bidons qui volent par dessus le peloton dans de grandes gerbes d'eau. Avec la vitesse, cela fait de très belles images à la TV ! Par contre, dans la nature, l'effet est sans doute moins admirable (lire une fois encore cette excellente réflexion de J.-P. Stéphan sur le sujet l'autre jour). Bidons, mais aussi papiers d'emballage balancés sans la moindre attention par les "forçats de la route". Profitons-en pour réfléchir un peu à l'"excellent" exemple d'écologie que donnent ces idoles au public. Comment cela, ça n'a rien à voir avec l'éthique sportive ?

    De là à affirmer que les coureurs ont les "supporters" qu'ils méritent ? Je pense par exemple au "folklore" pathétique de l'ascension du Tourmalet dont les gugusses excités n'auraient pas leur place dans un carnaval (au passage on peut se demander si l'image qu'ils donnent de la France aux télévisions du monde entier n'est pas pire que l'impact médiatique de Domenech dédaignant la poignée de main de Pareira ?). La souffrance de l'épreuve d'accord, mais côtoyer tous ces beaufs... On en viendrait presque à justifier le dopage, finalement. En tout cas, moi ça ne m'aurait pas choqué de voir Contador et Schleck s'arrêter ensemble pour mettre un pain à l'un d'entre eux à la manière de Cantona. Bref, passons. 

    Venons-en au pire : un bref reportage sur le JT de France 3 l'autre jour, rediffusé au zapping, montrait les services locaux ramassant les déchets abandonnés dans les cols des Hautes-Pyrénées (pour rappel, tous sites naturels classés régionaux ou nationaux) par les soi-disant passionnés de vélo. Résidus de pique-nique, parasols, et même dans la séquence une table de camping en plastique et ses bancs (!). Les employés étaient débordés par l'ampleur de la tâche. Mais ce type de comportement est-il très surprenant dès lors que l'exemple vient d'en haut ?

    Décidément, les organisateurs du Tour ont encore beaucoup à faire pour rendre leur épreuve propre et "regardable" sans arrière-pensée.  

  • Gamelles trophy 2009

    Quelques commentaires qui revenaient à propos du challenge du "Gamelles trophy" depuis le mois de mai : "Y'a plus de suspense", "c'est joué", "il est vraiment trop fort"...

    Bon, c'est vrai qu'il l'a bien mérité et que plus le temps passait, plus dominait l'écoeurement dans les rangs de la concurrence.

    Aussi ai-je profité de ce week-end sur place pour décerner au lauréat 2009 la médaille-décapsuleur du meilleur descendeur (de vélo !).

    And the winner is...

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    Déclaration pleine de fair-play du vainqueur : « J'ai vu que dans le Cantal Giovanni n'avait pas ménagé ses efforts*... Je l'en félicite et j'espère qu'il ne sera pas trop déçu ! »

    Mais je peux l'avouer à présent, c'est surtout mon inquiétude qui a motivé cette remise des prix anticipée.  

    Je tenais à un dimanche matin sur les chemins de la Domératoise  plutôt qu'aux urgences montluçonnaises. Il était donc temps de libérer la pression afin que l'ami Nico ne place pas  la roue la barre encore plus haut ! D'ailleurs l'engagement avait beau stipuler que cette manifestation n'était pas une compétition, à voir les dénominations des lieux traversés je me suis demandé si les organisateurs ne cultivaient pas un petit côté pousse-au-crime...

    11ème Domératoise 013 bis.jpg

    Et vous comprendrez mieux quand j'aurai ajouté que ledit « chemin de la gagne » se compose d'une descente caillouteuse en singletrack suivie d'un pont pouvant paraître assez étroit en fonction de la vitesse à laquelle on l'aborde ! La suite... c'était plus dur question pédalage. Surtout en fin de parcours et sans utiliser la seringue « J'en ai plein les fesses » qui ici aurait bien aidé. 

    11ème Domératoise 012 bis.jpg

      * La compétition a effectivement été serrée jusqu'au bout... voir l'album photos "Chutes et rechutes". Sans aucun voyeurisme et uniquement à titre documentaire, bien sûr !

  • Manquait plus qu'ça...

    Lu dans le courrier des lecteurs du dernier numéro de Télérama (je sais, j'ai de saines lectures, on me l'a déjà dit :D) :

    à propos du retour de Lance Armstrong sur le Tour l'an prochain :

    "Un petit pas pour le cyclisme, un pas de géant pour le dopage !"

    200% d'accord... sauf que s'agissant du cyclisme pro, pour moi ce n'est plus un pas de géant mais un grand coup de 54X12 ! Bon courage au reste du peloton et de la caravane si l'annonce est confirmée.

  • Un peu gros...

    Entendu hier au JT de France 2 : les autorités chinoises "se félicitent" (sic) de ce que les 650 contrôles antidopage effectués sur leurs athlètes en prévision des Jeux se sont tous révélés négatifs.

    Au même moment partout ailleurs dans le monde, la chasse est ouverte et des compétiteurs renommés tombent comme des mouches. Dernier attrapé en date : l'escrimeur italien champion en titre !

    L'inquiétude pré-jeux ne peut que se confirmer ; au menu, langue de bois et propagande officielle (une fois de plus, sans aucune réaction du CIO). Car ne nous y trompons pas, ce genre de formulation est tout sauf transparent, et vise à insinuer - entre autres choses - que contrairement aux athlètes occidentaux pervertis, l'élite du sport chinois est irréprochable. Voire.

    Ne vaudrait-il pas mieux, dans la droite ligne de l'éthique sportive, déclarer carrément que l'on se félicite de ce qu'aucun athlète n'est dopé  ? Tout est dans la nuance... Bien sûr, en l'état actuel de la lutte contre le dopage, quelque nation qui jurerait sans réserve "100% de nos athlètes sont sains" serait ridicule et immédiatement moquée par les instances du sport et les journalistes. Mais une telle déclaration aurait le mérite de la clarté. Or, en matière de lutte antidopage, on ne trouve que ce que l'on cherche, quantité de précédents malheureux l'ont déjà montré. L'opacité et les déclarations ambiguës ne servent que les tricheurs !

    En revanche, l'info telle qu'elle a été délivrée provoque l'incrédulité (aucune suspicion sur 650 échantillons !). C'est bien là son mérite principal. Car finalement, la propagande finit par provoquer l'effet inverse de celui recherché...

    La meilleure nouvelle pour le sport en général et les J.O. de Pékin en particulier serait qu'il y ait pendant les Jeux des athlètes chinois "rattrapés par la patrouille", comme il y a eu des coureurs exclus du dernier Tour de France.

    Mais rien n'est moins sûr.