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course

  • Pastourelle 2010, ambiance

    12e Pastourelle à Salers (c'était samedi dernier), et ma 4e participation consécutive au Raid VTT.

    - Qu'en dire ?

    - D'abord, que ç'a été une belle réussite, avec un peu de chance question météo au vu des jours suivants (!) et une manif qui continue à se bonifier au fil des éditions.

    Plaisir aussi pour le pratiquant plus ou moins régulier de trouver d'autres passionnés venus d'horizons parfois lointains : la diversité des maillots (clubs ou associations) en témoigne !

    Pastourelle 001 bis.jpg

    - Mais c'est aussi les joies simples des préparatifs avec ses petits tracas dans le clan des vététistes de l'ACVA : jusqu'ici tout va bien pour les shadoks (ci-dessous)... et quelques secondes plus tard on bascule dans « LA HAINE » à cause d'un embout de valve récalcitrant ! La sanction est immédiate : pneu à plat, lavage de voiture à prévoir et recherche à quatre pattes dans l'herbe de l'adaptateur perdu. L'échauffement ne se présente plus tout à fait comme prévu, il va falloir s'adapter ? Heureusement, le temps d'aller chercher les plaques, tout sera rentré dans l'ordre.

     

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    - Et sinon, mes sensations personnelles ? Préservées, sans trop souffrir sur le parcours... ce qui était loin d'être assuré deux-trois semaines auparavant. Au-delà du classement, c'est le bonheur pris 4 heures 30 durant avec mes compères « d'échappée » Vincent et Pierre qui prime.

    Les conditions idéales, les parfums printaniers au bord du chemin lors de la 1ère ascension (un petit air de Tahiti ?), et toujours le frisson dans les descentes techniques !

     

    Contrepartie "sine qua non"

     

    Mais il m'a fallu pour y avoir droit me faire violence et m'entraîner... sur route ! Avec la « carotte » de ma première ascension du Puy Mary (1588m) sur mon ancien VTT, preuve de l'exploit à l'appui, atteint en début de semaine dernière. Je précise sans le siège bébé, car il ne faut pas non plus confondre « endurcissement » et « torture » ! En tout cas, la puissance gagnée lors de ces quelques séances de « goudron sans clope et sans plume » m'a été fort utile pour les montées annoncées. Sur les 58 kms du parcours, deux grosses parties montantes et 1660 mètres de dénivelé positif... La nouvelle grimpette depuis le village du Vaulmier était un défi que j'ai relevé autant que j'ai pu sans portage.

    Puy Mary !.jpg

    A la clé une acceptable 102e place, pas si loin de mon meilleur classement (89e en 2007), sans pourtant chercher la performance à tout prix. La saison est (enfin) lancée ! 

  • Récit de sa ronde par un des renards ! (mais pas le premier)

    Eh ben voilà, j'avais bien compris l'autre soir que j'avais pas fini premier... Mais j'ai quand même attendu confirmation sur les pages sportives de La Montagne pour être "sûr-sûr-sûr" !

    Pourtant j'a donné le maximum, et j'a fait des progrès par rapport à l'édition précédente (un tour de manège de plus, l'année prochaine je chope le pompon et bloque le compteur à 8 !). Pour cette fois rien à faire, des compères renards plus rapides s'étaient invités, j'en ai même vu (des vrais, ceux-là !) qui traversaient la route du Livradois sur le chemin du retour comme pour me narguer.

    Question bestiaux, c'était pourtant bien plus calme que l'été dernier : j'ai vérifié, toujours ni corbeau ni fromage au Vernet-la-Varenne. Quelques insectes volants non identifiés, et des chauves-souris pour leur donner la chasse autour du plan d'eau. Les grenouilles qui dansaient et chantaient dans les mares, derrière les roseaux ? Disparues en même temps que leur habitat humide, réduites au "Silence ! On tourne..."

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    Moyenne au cardio : 175 sur deux heures !

    Et pour tourner, ç'a tourné ! Surpris dès le signal du départ (22 heures pétantes), sous le point de comptage des tours et au plus bas de la boucle. J'enrage ! Premier gros effort pour revenir sur un bon wagon de prétendants. A quelle distance de la loco, je ne le sais pas encore, mais ça roule fort, sans temps mort dans les côtes et les replats dans ce groupe de quatre (avec moi). Les descentes se prennent tambour battant, en exploitant en ce premier tour les dernières lueurs du jour, pourtant déjà bien plus "loup" que "chien" !

    ça va vite, trop vite pour moi, chaque coup d'oeil au cardio me le rappelle, qui s'obstine à clignoter bien au-delà des 180 pulsations en instantané. Poumons en feu et muscles tétanisés sous la frontale, mon seul espoir pour tenir ? Que le rythme se calme rapidement, la hiérarchie de la course étant déjà établie.  Pendant ce temps, la fin du passage dans l'herbe confirme que nous avons déjà contourné le plan d'eau. Puis ça remonte jusqu'à la ligne, au "Top !" nous avons bouclé le tour de 5,850 kms en 15' tout juste, soit à près de 25 de moyenne ! Mais alors qu'on nous annonce depuis la  table de comptage (ou de ravito ? le temps de le vérifier, nous roulions déjà vers le village !) que notre quatuor est "bien placé", les deux de devant en remettent une couche pour se détacher sur la partie goudronnée de la montée. Nous ne reverrons de loin en loin que les faisceaux de leurs éclairages, au gré des passages à découvert et des lignes droites (des "bouts droits" comme diraient les routards, mais en nocturne), avant qu'ils disparaissent définitivement dans la nuit !

    De toute façon, le début de vertige que je sens venir, agrémenté de quelques papillons devant les yeux lors de l'ascension du haut du village me confirme qu'un peu de répit s'impose à mon organisme. Je laisse le dernier compagnon me prendre quelques longueurs dans les parties montantes, et profite de sa trace lumineuse pour le recoller dans les descentes. Mais me hasarder ensuite à prendre les relais dans les parties qui suivent m'impose un surrégime qui me ramène vite à la raison. De plus, j'ai déjà le dos en compote ! Le verdict est sans appel, je dois encore "lâcher du lest", et pas seulement dans le bidon (que je continue à vider aussi conciencieusement que possible !). Deuxième tour en 16'30", c'est un temps de passage dans le haut de la fourchette que je visais a priori. Mais n'est-ce pas trop haut, justement ? Je dois m'employer bigrement pour ne pas lâcher mon lièvre (ou plutôt, pour ne pas qu'il me lâche ! Paradoxal, non ?), mais je fais de plus en plus l'élastique. Pas bon signe.

    A présent il fait nuit noire, si l'on excepte la pleine lune venue assister au spectacle de ces étranges lucioles depuis la cime des sapins. Elle conviera son reflet dans l'eau comme une ultime coquetterie lors des derniers tours. Quant à nous, il s'agit de nous en remettre de moins en moins à nos éclairages... et de plus en plus aux automatismes qui se créent au fil des passages pour choisir les trajectoires au plus court et anticiper les changements de développements ! Sauf dans le singletrack descendant au ras des arbres.

    Là, je m'arrête à cet endroit pour vous décrire la technique, mais c'est un secret : arrivé lancé, on tient le guidon bien en ligne entre les troncs, on fléchit les genoux et... on ferme les yeux, ça doit passer. De toute façon dans un tel couloir naturel, le temps d'apercevoir l'obstacle la sanction serait déjà tombée ! Pour pimenter le tout, ça secoue un peu, beaucoup par endroits (en plus y'a des ornières !) mais c'est - presque - tout droit et ça accélère tout seul (lâche les freins, ça paaaaasse, j'te dis) ! Plusieurs dizaines de mètres plus bas, c'est quand même avec un vague soulagement que l'on rouvre les mirettes en grand pour guetter - enfin ! - l'arrivée sur soi de la lampe du bénévole qui sécurise le croisement avec la route en sortie de bois  : "YES !!! c'est encore passé !". Les sensations d'un train fantôme, sans le prix du billet !

    Après trois quarts d'heure de course, toujours pas d'attardé à doubler (Ah si, ça commence dans le gros coup de cul tant redouté après la ferme, déjà interminable pour certains !) ni de leader qui vienne nous prendre un tour. Les écarts sur ce terrain sec se font moins vite que dans la boue de l'an passé. Troisième passage dans l'herbe, encouragements de Chloé. Je voudrais bien savoir où en est Giovanni, et je ne tarderai plus à être exaucé. En attendant, nouvelle balade bouclée en 16'30", toujours trop vite à mon goût ! Nous en sommes à 48 minutes depuis le départ pour 17,5 kms, sans faire de calcul je me doute bien que je ne tiendrai pas, et je décide sagement de laisser partir mon adversaire au maillot siglé Mongoose pour pouvoir souffler, enfin ! 

    Morale en forme de confirmation : une mangouste, ça ne fait pas une proie acceptable pour un renard.

    4e tour en solo : je récupère... quelques retardataires, qui s'écartent sportivement pour me laisser passer. Et le futur vainqueur m'enrhume. Pas de coup au moral, c'est dans la logique des choses ! Je descends bien et ne monte pas trop mal, ce qui me permettra jusqu'au bout de rester sous la barre des 18 minutes à chaque tour, mais... la mangouste aussi est partie tracer sa route.

    C'est dans la montée du 5e tour, encore dans le village, que je retrouve Giovanni, arrêté en pleine discussion, à qui je colle donc un tour. Il prend ma roue et je suis trop content d'avoir quelqu'un avec qui rompre la solitude, tout en soufflant un peu. Mais sa douleur au genou s'étant réveillée, il m'annonce qu'il va abandonner. Pas moyen de lui faire changer de projet. 

    Au 6e tour, je réalise tout à coup que je suis au bout de ce que j'étais parvenu à faire l'an passé. Et largement dans les temps pour en faire un de plus ! Pourtant, le plaisir n'est pas le même : l'édition 2007 m'avait laissé un petit goût d'aventure et de soirée inoubliable que je ne retrouve pas totalement ce soir. Sans doute était-ce lié ce jour-là au bonheur de la découverte de l'épreuve, mêlé de rencontres inattendues, sans oublier les conditions qui avaient rendu le circuit plus technique que physique. Alchimie complexe ! 

    Cela n'empêche pas d'enchaîner, régulier, les tours en solo (j'aurai confirmation après coup que je m'étais construit un rythme, avec seulement 10 secondes entre le plus lent de ces trois tours et le plus rapide !) Petite accélération dans l'ultime (annoncé avec les cloches sur la ligne pour chaque concurrent, comme sur les pistes d'athlétisme ! ça motive), malgré les courbatures qui commencent à apparaître et mon bidon vide. Je ne veux pas avoir de regret sur ce dernier passage, et si l'un des participants devant moi était victime d'une défaillance ? Un truc de prédateur, finalement, cette Ronde du Renard !  Mais de chasseur je deviens chassé, du moins par le 2e de la course, qui fond sur moi dans l'avant-dernière descente (oui, celle où ça passe les yeux fermés !) et me prend un tour en bas. Deux seulement m'ont redoublé, au lieu de quatre l'an passé ! En plus, j'apprendrai à la remise des prix que ces deux premiers sont le fils... et son père ! La même famille, ça ne compte pas que pour une place ?! Non, décidément, il y a du progrès. Mais mon orgueil me dicte encore de m'accrocher à mon adversaire, que je parviens à accompagner jusqu'à l'arrivée, où il s'en prend vertement à des fillettes qui s'approchaient un peu trop de nous sur le chemin ! Injustifié et disproportionné selon moi. Un coup de melon de sa part, ou l'énervement de n'avoir pas pu suivre son fils ?

    Bilan :

    Quoi qu'il en soit, je termine neuvième sur une petite trentaine de participants, en ayant effectué mes sept tours (soit 40,950 kms) en 1h59'01", ce qui me laisse à 1 tour et onze minutes vingt du vainqueur. Il a peut-être levé le pied sur la fin, quoique...

    J'ai même effectué le fameux "grand huit"  si je compte la boucle de reconnaissance trois quarts d'heure avant le départ avec Giovanni, où nous avons eu la chance de contempler un magnifique coucher de soleil sur les monts Dôme en face de nous. Dommage, nous n'avions pas embarqué d'appareil pour immortaliser les tons de rose au-dessus des forêts de résineux et des prairies, la photo n'apparaîtra donc pas sur ce blog et vous voilà obligés de me croire sur parole... 

    Pour ceux qui trouvent que ça manque d'images après un si copieux compte-rendu, allez voir à tout hasard si Giovanni n'a pas fait mettre en ligne les siennes sur le blog VTT de l'ACVA... Pour me rattraper, ci-dessous une vue du parcours Brioude-Lavaudieu (bien roulant) sur lequel j'ai pédalé le lendemain pour me remettre en jambes. Avant-goût de l'album photos "paysages à VTT" (j'y travaille !) :

    Brioude-Lavaudieu 20.07.08 016.jpg

     

      Et vue dans le rétro, au même endroit :

    Brioude-Lavaudieu 20.07.08 011.jpg