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coup de marteau

  • Raid Pastourelle 2009 : toujours dur ! (2)

    (Suite)... L'occasion que j'attendais pour sortir ma bombe de "Fast'Air Tubeless" (c) qui m'accompagne depuis deux bonnes années dans la poche ! Je secoue, j'enclenche dans la valve, et... Miracle ! l'avant du vélo reprend de la hauteur ! De quoi justifier un coup de gueule sur le fait que ce produit est introuvable dans les commerces locaux en ce moment, me condamnant à me balader désormais avec une trousse à outils sur le dos... Je remercie les concurrents qui me suivaient et m'ont proposé leur aide !

    Je repars aussi sec afin de rejoindre le village du Falgoux et son ravito, où patientent déjà mes compères après une montée courte mais sévère qui annonce déjà la deuxième partie tant redoutée !

    Quelques notes d'accordéon devant l'église plus tard, il commence à faire bien chaud... et dès la montée goudronnée s'élevant au-dessus du bourg, Maxime prend son envol. Pour Vincent, Joris et moi, c'est là précisément que la galère commence. Enfin, en tout cas, personnellement y'a pas de doute ! A cet endroit, le parcours est pourtant simplifié et coupe à travers quelques dévers techniques en sous-bois pour nous épargner les portages boueux et les passerelles casse-g... de l'an dernier. Mais le dénivelé bientôt s'accumule. A force de faire l'élastique, je vais décrocher, c'est sûr !

    C'est alors qu'en posant pied à terre sur un passage délicat à la sortie d'une ferme, Vincent est attaqué par une crampe. Etirements divers et variés, tout le monde "tape" dans les récipients avant de redémarrer plus tranquillement. Mais pour moi rien à faire, l'énorme montée qui suit est mon enfer habituel jusqu'au ravito de la Serre, et ça n'est guère mieux après. La répétition des efforts se rappelle à mon bon souvenir (lactique), et je la paie cash : en panne de rythme et de puissance, le plus petit développement est le seul possible, 5 à l'heure au compteur. Longs instants de solitude à surmonter, avec vue sur les flancs des vallées. Mes camarades se carapatent lentement mais sûrement.

    Heureusement, la fin du calvaire annonce toujours quelques descentes !

    copie photo Pastou 1.JPG

    Plusieurs des adversaires qui m'ont enrhumé en phase ascensionnelle semblent en délicatesse avec les trajectoires (des routards ?), je leur rends donc la politesse avant de retrouver Joris et Vincent arrêtés un peu plus bas. A nouveau une chute sans gravité, sauf pour le levier du frein avant de Vincent ! La pièce est juste décrochée, mais pas moyen de la remettre dans son logement. Après plusieurs tentatives infructueuses, le chrono qui tourne nous décide à repartir : pour notre cascadeur, la prudence sera cette fois-ci de mise !

    Une petite (mais sévère) remontée de plus, quelques centaines de mètres de portage, et nous y voilà : les plateaux, enfin ! Nous ne sommes plus que deux, Joris ayant lâché prise. Dommage, juste avant la partie descendante ! Quoique... les 10 derniers kilomètres sont par moments bien longs, et dotés d'interminables lignes droites dans la prairie en faux plat montant que j'enquille en force sous le soleil. Je voyais ces parties-là moins pénibles... tant pis, le moral m'aide à garder le rythme jusqu'au bout, et cette fois c'est "El cascador" qui doit s'accrocher.

    Cadence folle, c'est la descente d'Espinassole ! Les épingles sur la route passent à la corde, en dérapage de l'arrière. Mais le gros "coup de cul" d'en face qui suit - l'ultime - est moins drôle : dans l'effort, je sens les crampes s'annoncer derrière les cuisses... en même temps que Vincent, frais comme un gardon et qui se permet de commenter le paysage ! Prudence, tu parles ! Au sommet, la jonction est faite avec le parcours de la rando : il reste cinq kilomètres ultra roulants à terminer avec le turbo.

    Nous en profitons pour poursuivre la séquence "amélioration de la moyenne" en déposant encore plusieurs concurrents et randonneurs en souffrance. Bientôt, c'est  à travers le camping de Salers que nous déboulons. Le singletrack redescendant sur la gendarmerie est heureusement moins piégeux qu'en d'autres occasions : on se faufile dans les rocailles en frôlant les barbelés puis les murets en pierre, pourvu que la lucidité soit à la hauteur ! Elle l'est, y compris dans le bourg pour remonter les marches en vue de l'arrivée. Je franchis l'obstacle sur le vélo mais en douceur car mes pignons craquent depuis un moment. C'est gagné : au loin, Giovanni attend ma plaque muni de sa pince coupante. Vincent suit une poignée de secondes derrière, victime des escaliers.

    Verdict de l'édition : 112e, en 4 heures 33. Sans me vider complètement, mais en sachant que j'ai perdu encore bien trop de temps dans les ascensions de la deuxième partie du parcours. C'est la difficulté de la Pastourelle qu'il me faudra aborder en étant plus costaud la prochaine fois si je veux vraîment progresser et être capable d'embrayer plus vite aux ravitos.

    Un qui l'a fait (mais il ne parlait presque plus après, pas bon signe !) c'est Maxime, 75e en 25 minutes de moins et 1er junior ! Chapeau bas.