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circuit des estives en cézallier

  • Estives 2011

    Eh non, il n'a pas tout le temps plu en juillet cette année ! L'occasion de retrouver, toujours dans la bonne humeur ainsi que des paysages qui valent le déplacement, Pierre et Max de Dériv'chaînes pour le Circuit des Estives en Cézallier.

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    "Petit joueur" au départ, je me prépare et m'engage pour le... petit circuit (logique !). Néanmoins, l'organisation prend en compte l'option "On verra bien", au gré des extensions proposées comme à chaque édition. Pourquoi pas si les sensations reviennent ?

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    La nature, des rencontres, des panoramas à perte de vue... que demander de plus pour se vider la tête ?   

    Encouragé par mes camarades de sortie, je revois mes prétentions à la hausse. Ce sera finalement le 45 kms plus la 1ère des deux extensions : les chemins sont beaux et roulants, les ravitos conviviaux et garnis jusqu'à plus faim (les défections à l'étape du tour Mondovélo quelques jours plus tôt avaient laissé de quoi nourrir une armée ! Aucun risque d'hypoglycémie) . Et puisqu'on a la patience de m'attendre... Les 940 mètres de dénivelé positif ne se paient finalement pas trop pour rallier l'arrivée à Allanche et sont une nouvelle fois le gage de belles descentes. Je décline cependant la proposition d'un "grand chelem" (la 2e extension) qui eût sans doute été de trop pour cette fois.

     

  • Estives en Cézallier 2010

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    Pas trop mal conservé, hein Jean-Mi, mon « Cailloux » pour ses 4ans ½ et 9000 kms !

    Dans la série « j’y vais chaque année alors que j’étais au départ pour l’alternance », le circuit des Estives en Cézallier à Allanche est bien représentatif.

    Pourquoi ? Parce que rien qu’à voir les photos de dimanche dernier…

     

    Nouvelle rando à départ libre, ce coup-ci je ne vais pas m’en plaindre vu l’heure à laquelle j’ai émergé (je suis l’avant-dernier à m’inscrire… ça ne fait pas très « sportif » mais l’été c’est pas facile tous les jours !). Pour cette 14e édition, les organisateurs nous avaient promis des boucles en grande partie renouvelées. Promesse tenue, même en passant comme toujours par le bois de la Pinatelle et le lac du Pêcher (incontournables). Par contre, ils ont aussi revu les kilométrages à la baisse et inclus des raccourcis « compte tenu de la difficulté ». Aaaah ? Oui, et je ne tarde pas à le vérifier en solo : départ par la voie romaine jusqu’à Maillargues (le fameux « chemin de croix »).

     

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    Tiens, celui-ci on l’avait fait dans l’autre sens avec les Dériv’chaînes, ça allait plus vite… (comme sur la 3e photo, vue rétro sur Allanche). Et ce n’est que l’échauffement, car une fois passé les voies du Vélorail, on rentre vite dans les bois et dans le vif du sujet. Le début de la côte reprend l’itinéraire de 2008, mais au lieu de bifurquer et d’adoucir la pente, celle-ci se poursuit régulièrement. 200, puis bientôt 300 mètres de dénivelé positif, avec une progression rendue difficile par ce terrain entre herbe et mousse, qui semble prendre une grosse commission sur le rendement à chaque coup de pédale ! C’est comme cela que je le ressens, mais au moins il fait frais et je commence à comprendre les propositions de raccourcis (le N°1 arrive, qui signale 100 mètres de dénivelé en moins…). Ce serait dommage de se priver d’une belle descente technique en sous-bois, même si elle se paie d’une sérieuse remontée juste après ! J’ai l’impression aussi que si les chemins sont nombreux dans le coin, il y a quand même eu du gros boulot à la débroussailleuse du côté des organisateurs !

    Je trouve enfin un rythme, et je rejoins un premier groupe à l’approche du ravitaillement avant le lac du Pêcher. Pour ceux qui ont choisi le petit circuit, le plus dur est fait et ils ont tout loisir de s’attarder… mais pour les autres, ce n’était que la première difficulté, donc on y retourne ! Le temps d’admirer la vue sur le lac et de prendre un peu de vitesse et ça bifurque à gauuuuche !!! Chemin raté, freins bloqués, marche arrière. J’aurais dû m’en douter, celui-là je l’ai déjà emprunté. Pour parvenir au point culminant de la Roche du Pic et son fameux panorama à 1260 mètres, il y a d’abord quelques ruisseaux à traverser…

     

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    Un peu de montée ensuite, donc, mais cette fois on est rôdés, et une vue… tiens, plus dégagée que l’autre jour !

     

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    La descente (annoncée un peu chaude, finalement sans gros souci) sur le village de Chavagnac mène droit à une fête et à des barnums… je commence à les contourner par un chemin à droite pour échapper à la tentation de l’apéro, mais me fais rappeler à l’ordre : le circuit coupe à gauche pour remonter dans le bois,  je ne suis pas le premier à avoir raté ce balisage. Cette dernière partie est plus roulante (chemins empierrés), c’est bon pour le moral et la moyenne, d’autant qu’on roule sans perdre de vue les reliefs environnants. Sympa ! Au dernier ravito après la Boissonnière, je trouve à nouveau plusieurs participants (bizarre comme les points d’eau et de nourriture regroupent les gens…). Le temps de remplir le Camelbak, nous repartons et… nous égarons ensemble : pas notre faute cette fois, un des balisages a été déplacé dans la descente sur Mouret. A force de chercher, nous finissons par faire un "gruppetto" avec tous les derniers participants à la jonction avec la route. Les bénévoles qui viennent de plier le « point restauration » nous retrouvent en voiture et nous confirment la jonction avec l’itinéraire en haut du village, deux kilomètres plus loin. Du coup, pas question pour moi de feinter par le dernier raccourci proposé, le circuit normal propose encore une belle descente et une remontée pas trop sévère pour rejoindre la descente finale dans le bois de Nuis. Celle-ci terminée, je sens quand même que les 45 kms au compteur (et 1070 mètres de D+)  vont suffire pour aujourd’hui, d’autant que l’après-midi est déjà bien entamée, et moi aussi. Contrairement aux éditions précédentes, je m’exempte donc de l’extension optionnelle (10 kms par le bois de la Roche Grande), on verra l’an prochain !

  • La "forme du moment"

    Quand parfois la pratique d’un sport prend les allures d’un chemin de croix…

     

    circuit des estives 19.07 002.jpg

     

    Hier, lors de ma participation à la rando sur les « Cicuits des Estives » à Allanche, j’ai pu discuter avec un jeune de la région parisienne et son père, en vacances dans la région. C’était sur la dernière partie du parcours, et le père, à la traîne, était visiblement « asphyxié » des efforts précédents. Ce n’était pas par manque de pratique sportive, il court des marathons et des semis… mais sur lesquels il est fréquemment contraint à l’abandon, faute de préparation. Et cette fois-là, même les monts du Cézallier à VTT, certes dépaysants pour un Francilien, finissent par mettre au supplice un sportif confirmé…

    Curieux comme les hasards des rencontres peuvent faire écho à nos propres cheminements intérieurs ! J’ai été moi aussi en souffrance à Allanche, mais sur… le début de la randonnée. Clairement pas parti dans un bon jour : les pulsations bloquées à 150-160, incapable de changer de rythme, et même en proie à des tremblements dans les jambes en pleine montée dans le bois de la Pinatelle, au bout de 5 kilomètres à peine. Tous les indices d’une hypoglycémie, alors que le petit déj’ n’était pourtant pas si loin. De quoi me demander si je n’allais pas piteusement bifurquer sur le petit circuit…

    Du coup, premier arrêt « ravito perso », une (demi) barre (de céréales) et ça repart ! Progressivement, pour ne pas me cramer, mais les sensations sont revenues peu à peu, et n’ont cessé de s’améliorer sur cette sortie définitivement abordée au rythme « endurance », c’est-à-dire sans faire d’éclat. Sans doute qu’après trois semaines à rouler façon « XC » (balades relativement courtes et roulantes, mais en tâchant d’appuyer fort), l’organisme rappelle le besoin d’une petite pause diesel. Ce n’est pas Yoan sur la montée de Vézac la veille avec l’ACVA qui m’aurait donné tort !

     

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    Que retenir de tout cela ? D’abord, qu’on ne se connaît jamais assez. Ensuite, si besoin était de le rappeler, que sans entraînement, le jour de la manifestation la souffrance vient vite gâcher le plaisir. S’astreindre à des exercices en vue d’un objectif lointain n’est pas évident (ce que J.-P. Stéphan appelle dans son livre « l’autocontrainte »). C’est d’ailleurs ce que je n’arrive pas à faire assez spécifiquement, en sport comme en vue des concours. Dans les deux cas, je m’y prépare mais sans parvenir à consentir à tous les sacrifices nécessaires sur la durée. A vélo cela se traduit par juste ce qu’il faut d’implication pour parvenir à compenser mes insuffisances grâce au surcroît d’adrénaline du jour J. Il semble que dans l’autre domaine envisagé, cela suffise encore moins…

    A vélo pourtant l’effort en solitaire ne me fait pas peur. Je n’ai guère de mérite d’ailleurs, car j’y ai toujours trouvé un charme différent de la pratique en groupe : on est davantage à l’écoute de ses sensations, des paysages, de toutes les pensées qui nous viennent (toutes sortes d’évocations décrites ici ou et plus largement dans les notes de la catégorie Réflexion sur la pratique). Et en VTT, où l’effort doit souvent se faire seul en fonction des aléas d’une course, la capacité à maintenir l’allure indépendamment des autres concurrents est essentielle. Aussi, je comprends ceux qui  préfèrent pratiquer seuls les sports d’endurance… même si la pratique en groupe est complémentaire de cette solution par ses avantages, entre autres le partage d’expériences et la confrontation avec d’autres personnes plutôt qu’uniquement avec soi-même, dans laquelle on finit par tourner en rond.

    Dans ces conditions, le challenge personnel que je tente de mener à bien chaque année en vue de la Ronde du Renard au Vernet-la-Varenne prend tout son intérêt par la difficulté à définir la spécificité de cette nocturne. Un peu longue (2 heures) pour une course de XC, d’autant qu’elle nécessite par endroits (à mon niveau du moins) une bonne dose de vigilance qui exclut de trop se mettre « dans le rouge ». Par ailleurs, les deux côtes principales se révèlent usantes… surtout enchaînées sept fois comme je suis parvenu à le faire lors des deux précédentes éditions. D’où la nécessité de qualités d’endurance plutôt que de puissance, ce qui m’arrange bien ! Par contre, le parcours est roulant, voire très roulant, même lorsque le terrain est gras comme en 2007 : impossible de l’apparenter à un raid, même court. L’idéal est donc d’arriver à un compromis de qualités contradictoires dont la vélocité serait la principale.

  • Dériv'Chaînes et Estives

     Je ne dirai jamais assez les avantages d'une rando organisée par une association ou un club : aucun risque d'égarement ni de fringale, par exemple ! Du coup, l'unique préoccupation de notre trio se résumait à « tourner les jambes », sur la distance et les extensions de notre choix, dans des paysages superbes. L'esprit « randonnée cyclotouriste » au bout de sa logique :

    - Pas de départ « en ligne » mais libre (donc aucun intérêt de se tirer la bourre),

    - Des extensions au choix donc, selon les envies de chacun,

    - Des ravitos bien garnis et des sites incitant à de longues pauses... Au menu concocté par le Vélo Club du Cézallier, des valeurs sûres : lac du Pécher, bois de la Pinatelle...

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    Mais auparavant, la première rallonge prise quasiment depuis le départ s'était chargée de bien nous échauffer en nous menant sur les hauteurs du bois du fouet puis Romaniargues...

     

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    Comme les extensions, les parcours étaient sérieusement renouvelés par rapport à l'édition précédente. Un élément restait inchangé : les montées costaudes, qu'on les prenne dans un sens ou dans l'autre. L'occasion de constater deux choses : 1. Qu'Olivier (à droite sur la photo) est bien affûté, mais aussi

    - 2. Que l'escadrille d'admiratrices l'accompagnant lors d'un reportage précédent des Dériv'chaînes était toujours là !

    Le problème, c'est que l'acide lactique aidant, les mouches n'ont pas hésité à changer d'âne, selon la célèbre expression footballistique. C'est sans doute dans cet esprit que le « king » Cantona avait lancé à des journalistes anglais éberlués sa fameuse formule dans la langue de Shakespeare : « Quand les mouettes suivent le chalutier, c'est qu'elles savent qu'on va leur jeter des sardines »...

     Bref, les ravitos (avec le sourire !) situés à Cézérat, et plus encore celui du village de la Roche après une bon raidard assez technique étaient bienvenus. C'est dans cette grimpette que mes compagnons, avisant un nuage de fumée dans un fossé, m'ont expliqué qu'un vélo dont la marque commençait par C... devait finir là sa triste vie (enfin moi je dis ça mais je suis pas une balance, aucun souci de fiabilité sur nos montures dont je tairai la marque par charité).

    Déjà 40 bornes au compteur, et encore 15 pour finir d'arriver en prenant la 2e extension proposée : « on n'allait quand même pas refuser d'aussi beaux points de vue » (Heu, vous êtes sûrs, les gars ?!!! Ah OK alors)

    D'abord la jonction du col de la Croix de Lampre... Allanche 19.07 004 bis.jpg

     

    ...Puis une petite descente par la route pour remonter enfin le Puy de Mathonière, point culminant à 1220 mètres environ (ci-dessous Eric dans le dur, mais il y arrive !)

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    Restait plus qu'à redescendre jusqu'au bourg d'Allanche, tout en bas ! Autant sur les étapes du Tour à la télé j'aime bien quand ça se termine par l'ascension d'un col, autant là ça m'a pas dérangé...

     

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    Au final le Circuit des Estives justifie son nom : prés de 1200 mètres de dénivelé positif, une magnifique sortie et l'accueil chaleureux promis sur le site !

     De quoi déplorer que les orages et les prédictions pessimistes de la météo n'aient pas fait battre des records de participation à cette manifestation chez les vététistes.

    Mais pour moi qui étais aussi à la recherche de difficultés et de rythme (et de quoi me ressourcer ?) une semaine avant la Ronde du Renard (site ici), c'était parfait !