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  • Championnats du Cantal VTT au Sailhant

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     On peut faire de la compétition sur un mode touristique... En ce qui me concerne c'était particulièrement le cas ce dimanche. Avouez qu'il aurait été dommage de ne pas jeter un oeil à ce coin pittoresque de la Planèze cantalienne (!) et à son château qu'on croirait issu des dessins gothiques de Victor Hugo. Et 2 raisons supplémentaires parmi d'autres pour y aller tranquille : le dénivelé y est brutal... et ce même paysage était accablé de chaleur pour cette édition 2015 des championnats du Cantal.

     

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    C'est en tout cas ce dont je me suis vite aperçu lors de ma boucle de reconnaissance, qui a largement tenu lieu d'échauffement ! La technique est devenue partie prenante de ces circuits XCO, courts (moins de 6 kms), pentus (200m de positif !) et cassants, même à un "simple" niveau régional. Pour passer proprement, il n'y a pas 50 000 trajectoires, et à mon niveau il me faut m'arracher tous les 20 mètres... ou marcher à côté du vélo ! Raide.

    Rien à voir avec l'époque de Glénat, les routards peuvent passer leur tour ! Des tours, justement, il y en a bien quatre d'annoncés pour ma catégorie (master 2) mais je doute déjà de pouvoir en cumuler autant. On verra bien... sur la ligne de départ, je suis le seul de l'ACVA mais je retrouve des connaissances, notamment du XC63 et du BMXC15.

    Le temps de discuter et de laisser partir les furieux (une nouvelle victoire d'Anthony Gauthier se dessine dès les premiers hectomètres où il ne semble laisser à personne d'autre le soin d'imprimer un rythme), je me laisse glisser en queue de peloton, sans autre ambition que de rouler le plus "clean" possible en ménageant pilote et monture. L'ascension initiale est décidément terrible, je prends sur moi de me caler sur le 2e pignon (22X30) mais c'est limite... et dire que je pensais avoir gagné en puissance ces dernières semaines ! Le court replat avant la deuxième partie de la côte en sous-bois me permet de reprendre mon souffle. Le temps de trouver Amandine Achard à terre, visiblement victime du pierrier à l'abord du virage à droite. Elle insiste pour se relever pour repartir mais elle est vraiment en souffrance, et le bénévole venu l'assister contacte déjà les secours. Me voilà conforté dans ma gestion ultra-prudente, Arthur à mes côtés pour un petit moment : je ne récupérerai même pas de place jusqu'à la fin mais j'arriverai au moins à bon port !

    La suite de la montée est une épreuve de patience : une suite de rochers et de caillasses que je juge infranchissable... jusqu'à mon 2e passage où Florent Pelizzari, récent vainqueur de la Lozérienne VTT m'inflige un démenti cinglant à base de coups de reins et de bunnies-ups sur son Epic Carbon 29''. Bon certes, sa performance sera entachée d'une crevaison et d'un bris de chaîne sur l'ensemble de la course. Mais sur le coup, j'en prends plein les yeux !

    Le chemin redevient "carrossable" voire roulant à l'abord des plateaux de la Planèze, que le soleil et le vent s'acharnent à dessécher. Un des rares endroits du circuit où je parviens à prendre plus de 20 km/h, mais là encore il faut s'employer à relancer sur l'herbe avant un petit bout de descente... puis vient une remontée relativement courte, mais bien raide sur un nouveau chemin herbeux où cette fois, le développement ultime s'impose : mouliner à cet endroit c'est déjà bien. Du coup, je suis sérieusement entamé lorsqu'il me faut déjouer les derniers 1500 mètres de pièges de la descente cahoteuse à souhait. La suspension arrière me pardonne heureusement quelques erreurs de pilotage - la concentration y est, la lucidité... pas toujours.

    Se ménager dans ces conditions est une obligation : le bidon de 75 cl sonne creux en à peine plus d'un tour ! Et il faut ensuite laisser passer les premiers qui sont déjà revenus. Les écarts de vitesse et de temps sont sans appel ici. Toute résistance serait vaine et surtout antisportive, alors je m'écarte systématiquement à l'avance, ce qui veut bien souvent dire "je m'arrête" compte tenu de la proportion de monotraces. Au moins, cela me permet de souffler, boire... et mieux franchir sur le vélo certains obstacles où j'étais resté "collé" jusque-là, ne nous privons pas des satisfactions que l'on peut attraper !

    Les meilleurs de ma catégorie me passent lors de mon 3e tour, ce qui me soulage d'un 4e que je voyais décidément mal embarqué... Comme prévu je termine (bien) loin mais avec la fierté de l'avoir fait. 

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  • En attendant

     

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    Même avec un hiver clément, rouler régulièrement n'est pas des plus faciles. Ma dernière sortie en solo, entre bourbiers et inondations de mi-janvier, en témoigne.

    Voilà qui donne l'occasion de se retourner encore vers l'an passé... vers d'autres bourbiers, que je n'avais parcourus qu'à pied et appareil photo en bandoulière au mois d'avril, par exemple. Le début de saison était  prématuré à mon goût pour les compétitions, ce ne sont pas ces images qui me démentiront...

     

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    Certes, le VTT est (aussi) un sport de glisse, mais le circuit de Marcolès étant déjà reconnu comme sélectif par temps sec, point trop n'en faut. Si je soupçonne ceux (et celles) qui s'y sont mesurés de ne guère s'être amusés sur ce coup, j'ai néanmoins admiré les "guerriers" qui étaient allés au bout de l'effort (ou de la galère ?) car il fallait vraiment un moral insubmersible.

     

     

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    Je persiste tout de même à affirmer que ce n'est pas ainsi que l'on réconciliera le pratiquant lambda avec les épreuves de cross-country régionales.

    Pour ma part, malgré une pratique régulière et un kilométrage correct (2000 kms de VTT avec souvent des dénivelés conséquents mais très peu de route pour compléter), je n'ai pris part en 2014 qu'à deux compétitions, toutes deux dans le courant de l'été. C'était insuffisant et mal ciblé pour me mettre vraiment dans le rythme, je n'ai donc logiquement pas pu prétendre approcher mes résultats obtenus sur les mêmes épreuves en 2012. 

    Et avec un deuxième fiston à venir très bientôt, 2015 s'annonce "paternelle". 

    Ce qui ne devrait pas m'empêcher d'alimenter ces pages de photos ! To be continued.

  • Repérage championnats du Cantal 2014 à Marcolès

     Du soleil, des paysages printaniers, de beaux (très beaux !) chemins larges puis monotraces, que demander de plus ?

     

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    Un peu de pilotage peut-être ? Qu'à cela ne tienne ! Direction les sous-bois.

                 

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    Et là, mieux vaut vérifier où l'on va avant de s'engager (ou pas !) 

              

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    En bref c'est toujours du vrai VTT où subsiste le défi technique et physique que je vantais lors de l'édition 2012 à l'inauguration de ce tracé de Marcolès (ici en reco., et là pour la perf de votre serviteur...) Quelques modifications s'annoncent néanmoins pour la version 2.0. Le problème, c'est qu'une reco avant balisage peut vite se transformer en séance de "jardinage" : en XCO, le tour ne doit jamais faire les 16 kms constatés au compteur, d'où nombre de concertations dans l'équipe de l'ACVA !

     

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    Pourtant on s'est bien amusés, y compris dans les "rallongis"... Surtout qu'il y a de quoi faire dans le coin, question variantes. 

    Malgré mon (abyssal) déficit d'entraînement, ça m'a donné sacrément envie d'y refaire tourner les roues si le terrain ne devient pas gras et glissant d'ici dimanche prochain. Moins que mes 40 ans fraîchement sonnés, ce sont bien les 400 kms même pas atteints depuis le début de l'année qui me font encore cogiter. A moins de me contenter de l'allure "quadragéneur" voire VTPC ("vieux tout pourri du Cantal") pour aller au bout ? Il va juste falloir assumer de bouchonner du monde ^^.

    Et comme en rentrant hier j'avais encore un peu de jambes, j'ai pu faire le point sur la relève directement sur le terrain : si Maxime progresse, il n'est pas encore prêt pour tout de suite... A cinq ans et demi, il valide déjà avec entrain les franchissements herbeux et les virages relevés. Mais les ornières font encore verdir les pantalons et rentrer le métier. Patience ! 

     

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  • Marcolès : Championnat du Cantal & Coupe d'Auvergne

    Verdict : vice-champion du Cantal en Master 2, et 4e de cette manche de Coupe d'Auvergne dans la catégorie. Bon, seulement voilà, il m'en a fallu du temps pour m'en remettre cette semaine ! L'intention de départ de ne pas m'"exploser" sur les montées pour rester lucide sur le technique a fait long feu... En témoignent mes records d'intensité au cardio, battus une nouvelle fois. Plus de 2600 calories brûlées en moins de 2h15, difficile de trouver "balade du dimanche après-midi" plus efficace pour la ligne. Amateurs du régime Dukan, venez plutôt faire du VTT dans la région !

     

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    La reco m'avait laissé entrevoir que le menu serait sévère. Confirmation immédiate, avec le départ ultra-rapide du 1er peloton constitué des cadors régionaux : impossible à suivre ! Même le 2e groupe me donne du souci sur ce début de circuit où il s'agit de faire parler la poudre. L'entrée dans la forêt de Marcolès refroidit cependant les ardeurs car la matinée pluvieuse se traduit en glissades sur le terrain, riche en racines et en dévers sur les singles. Chutes et soucis mécaniques en nombre chez les concurrents, la fébrilité, plus que la prudence, me gagne et m'amène à davantage de portages que je ne le prévoyais. Quand on ne le sent pas...  Progressivement, l'envie d'en découdre revient avec les encouragements des spectateurs sur le parcours. Je commence enfin à "me lâcher" lorsque je trouve un Thomas dépité en train de se débattre avec sa roue arrière : pneu probablement pincé. Je m'arrête pour l'aider à le remplir de bombe anti-crevaison. Selon que l'on voit le contenant à moitié vide ou à moitié plein, le résultat n'est que moyennement concluant mais lui permet de repartir quand même. Régis m'ayant rejoint, nous roulons ensemble (traduisez, je m'efforce de rester au contact !) sur la fin de la boucle qui nous ramène jusqu'au bourg et allonge le circuit à 8,5 kilomètres.

    Certes amusants et touristiques à souhait, les détours dans les ruelles médiévales et autour de l'église (merci "Phil la pédale" pour les photos !) n'aident pas à récupérer. 1er Passage sous la banderole à 45' et des poussières et déjà bien entamé, pas terrible... mais la suite sera meilleure. Régis et moi rejoignons déjà des concurrents qui paient leur optimisme au démarrage en ce début de 2e tour. Pas mal de juniors sont en souffrance, plusieurs participants jettent carrément l'éponge... Bonne nouvelle, le vent et le soleil, de concert, assèchent et assainissent les trajectoires. A l'exception de la grande descente "enduro" (et ses passages à 37% !) je me sens enfin assez à l'aise pour laisser le vélo me porter - et plus l'inverse ! ;-) et accélérer la cadence en solo. Pour soigner le chrono autant que la confiance, je m'applique à peaufiner les trajectoires "dans l'élan" au niveau des nombreuses passerelles. Oh, bien sûr, la moto ouvreuse que j'entendais depuis un moment l'annonçait : Julien Toppan me redouble déjà sur la fin du sous-bois, à un rythme incomparable au mien. Mais je suis dans ma course... et lui "dans son jardin".

    A nouveau le stade, la banderole, la montée du cimetière ; j'enchaîne sur le 3e tour. Côté moral, mon bidon presque vide et un début de crampe au mollet sont contrebalancés par deux adversaires en ligne de mire. L'écart grignoté tout en me gérant sur les ascensions confirme qu'ils vont plus mal que moi ! Les bascules dans le sous-bois tombent à point nommé pour les passer l'un après l'autre, et ensuite faire la différence sur les singles techniques où j'ai pris mes aises. Comme lors de la manche de Super-Besse, je profite in fine de mes qualités d'endurance pour tirer mon épingle du jeu malgré des débuts laborieux... Sans regret au classement régional : le fossé avec les trois premiers (en fait deux seulement : le vainqueur de la catégorie étant creusois...) est trop large pour se combler sur des détails. Bilan largement positif donc pour cette course de fin de saison, sur un terrain idéal pour faire reculer ses limites ! 

  • En reconnaissance

    Au menu de ce week-end, le Championnat du Cantal se cumule avec la dernière manche de coupe d'Auvergne de la saison. Pour ce type d'épreuve, le repérage n'est pas une option !

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                                                     2 catégories de participants !

    A épreuve relevée, terrain en conséquence. Mis au point par le VC Maursois, le tracé dans la forêt de Marcolès apporte tout ce qu'il faut de dénivelé (294 mètres par tour de 7,5 kms !) avec plusieurs passages vertigineux en descente. Pour éviter les châtaignes (spécialité locale) mieux vaudrait que le terrain reste sec.

    Premier passage en solo et à l'envers : ça se confirme, même avec une accroche correcte, le pourcentage s'avère impossible par moments ! Pour le sens inverse, je commence à avoir de sérieux doutes. Des trajectoires semblent bien se dessiner, mais de là à suivre les pointillés... ou plutôt les gardes-fous (!).

    Bref, beaucoup de pente et beaucoup de singles ; le circuit est beau, à la fois technique et physique. Du vrai XC, voire plus ! Pour mieux l'évaluer, je me remets dans le bon sens pour un 2e tour : les montées sont toutes jouables, à condition d'en prendre le maximum sur l'élan et de ne pas faire d'erreur (ça fait beaucoup de "si", il va falloir rester lucide !). Les descentes, par contre...

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    Les organisateurs et bénévoles que je rencontre, encore à l'ouvrage pour affiner les passages et évacuer les branches tombées ces jours derniers (gros boulot !) m'affirment que les traceurs passent tout à vélo. Question d'entraînement sur certaines sections, certainement ! Mais je n'ai pas le loisir de m'y reprendre suffisamment, alors tant pis. De toute façon, à allure course, le portage sera sans doute plus rapide et plus sûr.

    Quoi qu'il en soit, ça va calmer la moyenne au tour par rapport aux éditions précédentes (voir ici comptes rendus Glénat 2010 et Fleurac 2008). Verdict à suivre.

     

  • Des championnats du Cantal... à fond !

    Quelques chiffres seront plus parlants qu'un long discours : 42,5 kms (5 tours de 8,5 kms) en 1h53'20'', soit une moyenne de plus de 22 km/h ! Après un 1er tour en 21'30'', j'ai trouvé plus raisonnable de ralentir (mais pour souffler juste un peu) !

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     Ci-dessus, le nouveau vélo de Manu, l'ensemble des lauréats (vainqueur scratch Julien Toppan en... 1h33), le podium Master 1, et en bas la relève de l'ACVA chaperonnée par Tonin, notre nouveau champion du Cantal en Master 3 !

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    ...N'en déplaise aux Dériv'chaînes chambreurs, je ne ramène pas de coupe dans le sac cette fois. Non que j'aie fait exprés de terminer encore au pied du podium (2e week-end de suite après la 5e place des 24 heures, faudrait pas que ça devienne une habitude !), 4e Master 1 à moins de trois minutes de la 3e place. Ce coup-ci c'est sans regret, j'ai donné tout ce qu'il y avait dans le moteur ! Le vélo, les jambes et le souffle ont parfaitement répondu... Pas encore assez sur ce terrain ultra sec et roulant (pas une flaque pour se salir et petit plateau préservé : toutes les côtes prises au pire sur le 32X30) où comme prévu j'ai mesuré mon déficit en puissance pure sur les meilleurs.

    Comme prévu aussi, c'est parti très fort dès 9h15 du mat', même en tenues courtes on a été vite chauds (hallucinantes ces températures un premier dimanche d'octobre !). Eric s'est accroché sur le 1er tour, mais j'ai senti qu'il n'était pas en forme. Dès le début du 2e, il a peu à peu lâché avant de disparaître de mes rétros, dans un scénario inverse de notre reconnaissance du circuit deux semaines auparavant : la vérité d'un jour...

    Faute d'accompagnant j'ai encore roulé en solo, car le trou était fait devant comme derrière. Le plus dur : se motiver face au vent sur le plateau. Heureusement, la majeure partie du circuit était abritée par les arbres... Et là, il fallait éviter les chutes de bogues ! La deuxième partie se voulait aussi un poil plus ludique, avec le sous-bois et sa rapide descente caillouteuse qui se terminait brutalement par une mignonne épingle à gauche avant une énième relance en single (gros freinage et anticipation des braquets obligatoire : restons lucides !!!). Est-il utile de préciser que la reco de l'autre jour a aussi bien aidé ?

    Seule l'ultime boucle m'a permis de retrouver des concurrents en ligne de mire : quelques retardataires à laisser à un tour, et le futur 10e au scratch (et 3e master 2) que je situe à une trentaine de secondes devant moi à la faveur d'un passage à découvert à mi-parcours (justement sur les plateaux ventés). Malgré mes efforts, il parviendra à préserver quelques hectomètres pour rallier l'arrivée. Peut-être m'aurait-il fallu un 6e tour pour briller davantage ? En tout cas pour ma probable dernière compétition de l'année, je suis quand même satisfait du rythme tenu sur la durée, et plus encore d'avoir à nouveau été au bout de moi-même. Au passage, j'ai  re-re "fait du sel"  (cf. mes brides de casque quasiment pétrifiées, ce qui a bien fait rigoler Yoann), mais avec le cardio dans le rouge pendant 1h50, je ne vois pas comment il pouvait en être autrement !

    A suivre, le compte-rendu des 24 heures. Ce n'est pas oublié, faut juste que le boulot m'en laisse le temps !

  • C'est/C'est pas du VTT ?

    On ne peut pas plaire à tout le monde... Une des réflexions qui reviennent le plus souvent au gré des manifestations organisées ici et là : "ça, c'est pas du VTT" (d'un air dégoûté), pour se plaindre souvent d'un parcours jugé trop difficile ou à l'inverse d'un circuit trop peu technique.

    Et il arrive même qu'en fonction du niveau ou du goût des pratiquants, les organisateurs aient à essuyer les deux argumentaires en même temps !

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                                                             "Tirer la langue en montée, c'est du VTT ?"

    Car c'est bien connu, la critique est facile et le Français est râleur. Mais au fait, c'est quoi, un "circuit de vrai TT" ?

    Un Francilien habitué aux balades en forêt de Fontainebleau et un résident des Alpes (même ne pratiquant qu'occasionnellement) ne proposeront sûrement pas la même définition de la sortie idéale.

    En fait, chacun se base sur sa propre pratique et s'en fait une norme. J'en connais qui n'ont pas aimé la balade à Mandailles l'autre jour avec son dénivelé, son herbe à vaches et ses portages (y compris en descente). Par contre, même en restant en Auvergne, d'autres ne supportent pas les sorties roulantes, fréquentes sur l'Allier et le Puy-de-Dôme (des "chemins autoroutiers" ?!).

    Pourtant les deux requièrent l'usage d'un VTT... et correspondent à un aspect de ce sport bien plus riche et diversifié qu'on ne le croirait. De là à affirmer que les uns et les autres en ont une vision restrictive... Pour ma part, j'ai toujours plaisir à simplement "échapper" à la route. C'est bizarre, mais c'est à cette condition que mon sentiment de liberté à vélo s'exacerbe.

    Manque de bol, le repérage des prochains championnats VTT du Cantal samedi dernier nous a montré que de la route il y en aura sur une part non négligeable du circuit. Et pour le reste, la technique n'aura pas beaucoup d'importance : c'est rapide, très rapide et roulant, à une ou deux portions de descentes caillouteuses près. La sélection se fera clairement par la puissance et la capacité de relance plutôt que par de vraies qualités de vététiste (y compris de grimpeur, parce qu'avec 130 m de D+ par tour de 8 kilomètres et demie, on est loin des grosses ascensions du cru). 

    ça n'empêchera pas les plus forts d'être devant... mais certainement à plus de 25 à l'heure de moyenne. Je n'ai rien contre la vitesse, mais là je regrette le manque de variété et de représentativité des difficultés du département. Tout comme j'avais déploré que la précédente édition de 2008 soit excessivement typée "cyclo-cross".

    Au moins cette fois la longueur du tour est plus conforme à notre sport, mais j'ai quand même bouclé mon tour de reconnaissance en 24 minutes pile, à plus de 20 km/h de moyenne. Et débarrassé des maux de ventre qui m'ont forcé à relâcher mes efforts l'autre jour, je ferai sûrement mieux. Mais est-ce là tout l'intérêt ?  

    Pourvu qu'au Lambon, les 24 heures imposent quelques challenges techniques pour ne pas passer notre temps à tourner comme des dératés ! Au dernier pointage sur le site, 16 équipes de 6 inscrites en comptant la nôtre, ça va sentir bon la confrontation.