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boue

  • Pastourelle 2017

    1ère compétition depuis près de 2 ans. On croit se préparer... et rien ne se passe comme prévu, mais c'est pas grave. Récit.

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  • En attendant

     

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    Même avec un hiver clément, rouler régulièrement n'est pas des plus faciles. Ma dernière sortie en solo, entre bourbiers et inondations de mi-janvier, en témoigne.

    Voilà qui donne l'occasion de se retourner encore vers l'an passé... vers d'autres bourbiers, que je n'avais parcourus qu'à pied et appareil photo en bandoulière au mois d'avril, par exemple. Le début de saison était  prématuré à mon goût pour les compétitions, ce ne sont pas ces images qui me démentiront...

     

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    Certes, le VTT est (aussi) un sport de glisse, mais le circuit de Marcolès étant déjà reconnu comme sélectif par temps sec, point trop n'en faut. Si je soupçonne ceux (et celles) qui s'y sont mesurés de ne guère s'être amusés sur ce coup, j'ai néanmoins admiré les "guerriers" qui étaient allés au bout de l'effort (ou de la galère ?) car il fallait vraiment un moral insubmersible.

     

     

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    Je persiste tout de même à affirmer que ce n'est pas ainsi que l'on réconciliera le pratiquant lambda avec les épreuves de cross-country régionales.

    Pour ma part, malgré une pratique régulière et un kilométrage correct (2000 kms de VTT avec souvent des dénivelés conséquents mais très peu de route pour compléter), je n'ai pris part en 2014 qu'à deux compétitions, toutes deux dans le courant de l'été. C'était insuffisant et mal ciblé pour me mettre vraiment dans le rythme, je n'ai donc logiquement pas pu prétendre approcher mes résultats obtenus sur les mêmes épreuves en 2012. 

    Et avec un deuxième fiston à venir très bientôt, 2015 s'annonce "paternelle". 

    Ce qui ne devrait pas m'empêcher d'alimenter ces pages de photos ! To be continued.

  • Rester de boue !

    De retour pour une sortie Acva qui se passe de commentaires... Espérons bientôt des conditions plus favorables ! (A suivre...)

     

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  • En mode "vélociraptor"

    Rien de plus ingrat lors des premières balades dans la froidure qu'une perte d'adhérence imprévue et répétée des pneus (trahison ! ça s'appelle lâcher l'affaire). A part peut-être les projections de boue ou d'eau glacée alors que la sortie ne fait que commencer... Dépenser des calories pendant l'hiver, d'accord, mais dans le confort pour garder l'envie !

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    Le mode "vélociraptor", c'est d'abord des trains roulants adaptés. Et là, rien que les noms des bestiaux annoncent la couleur : Maxxis Medusa à l'arrière pour ne rien lâcher, Specialized Purgatory à l'avant pour purger le terrain. "Accrocher & évacuer" !

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    Et pour rester à l'abri du carnage, les dinosaures n'avaient pas de garde-boue... Moi, si ! ;-)))

    Vivement les frimas...

  • Un air de Pastourelle

     Mais regarde donc le chemin couloir aérien...

     

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     Ce qui fait tout l'intérêt de lever la tête en montagne ! Quelqu'un pour identifier ce spécimen ?

     

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    Ma course : récompense de l'entraînement, le surcroît de puissance par rapport à mes précédentes participations m'a permis d'éviter le "coup de barre" dont j'étais jusque-là coutumier dans les bois du Vaulmier... Appréciable car cette deuxième grosse grimpette était rendue délicate par les rochers affleurants glissants de l'orage de la veille. Le "clac" des cales que l'on déchausse ponctuait la frustration de ceux qui avaient déconnecté l'antipatinage. Moulinant tranquille, "à ma main", j'en étais presque à m'amuser pour choisir la meilleure trajectoire. Pas beaucoup plus rapide que les piétons, mais excellent pour le moral !

    Pour autant, je n'ai pas fait que survoler les difficultés de cette 14e édition ! Le terrain, donc, aurait pu être sec... mais les pluies orageuses tombées en abondance quelques heures avant le départ ont changé la donne et renforcé le caractère sélectif du raid. En montée, et plus encore en descente !

     "Regarde maman, fans les vents" ? Les sculptures marquées du "Toro" m'ont été encore bien utiles à l'arrière, remplaçant avantageusement les zigzags de mon "Python" fatigué. Il aura tout loisir de ressortir lézarder dans la poussière estivale !

    Départ à perfectionner, toujours ! Coincé à droite, le goulot d'étranglement du départ réel à St Paul de Salers, je ne le sens décidément pas. Il ne me reste plus qu'à remonter la cohorte ahanant dans la cote de Falgouzet sans trop me mettre dans le rouge car l'ascension est longue (600 mètres de D+ la première heure jusqu'au buron d'Impramau !). Du jaune et rouge (sang et or, pardon) ? Florine tout d'abord sur la gauche, qui fait un début prudent et que j'encourage au passage. Elle finira 3e féminine pour sa première participation, bravo ! Le Playmobil est bien un peu plus loin, je le rejoins juste avant la 2e épingle : il monte pas mal, le bougre ! Puis c'est au tour de Régis, qui tient bien le rythme lui aussi. En l'absence de Seb "gaz-gaz", il ne reste plus devant que les mobylettes Joris et Florian, mais là il va falloir sérieusement m'employer pour espérer les revoir !

     

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    Gros avantage de connaître le terrain par coeur : non pas que je parvienne à me gèrer vraîment (le cardio affichera une moyenne de 173 pulsations sur l'ensemble du parcours (!!!), preuve que j'ai encore trop peu de marge pour cela !) mais l'anticipation des difficultés m'aide beaucoup sur le profil ascendant, je rejoins puis lâche de cette façon plusieurs wagons de concurrents en souffrance !

    Au bout d'une cinquantaine de minutes, j'ai enfin Florian en point de mire dans la descente en partie goudronnée. J'opère la jonction aux sources de la Maronne, avant le portage dans le pré... que je tente sur le vélo aussi longtemps que possible, encouragé par les spectateurs, les concurrents autour et le caméraman de l'organisation France 3 Auvergne (photos ici) ! Si je peux à la fois faire le spectacle et m'éviter un peu de marche à pieds... à la bifurcation, Jérôme nous annonce 63 et 64èmes, il reste à tenir ce rang. Le portage jusqu'au buron fait mal, mais les paysages sous le soleil sont superbes. Petite déception : pas de salé au ravito, les bonnes habitudes se perdent ? De toute façon, j'ai décidé de me mettre en mode "race", gestion au camelbak avec le minimum d'arrêts...

    Dans la descente Florian s'accroche, on voit bien que la boue complique considérablement les trajectoires. Jusqu'à la route, ça va. Ensuite, je refais le spectacle mais je m'en serais bien passé : roue avant bloquée dans la m... et c'est un premier soleil en sous-bois, à l'hilarité du gars derrière moi. Un peu plus loin en direction du Falgoux, ça ne s'arrange pas, entre la caillasse glissante, les ruissellements et les paquets de boue, tout le monde alterne entre portages et descente debout sur les freins avec beaucoup de circonspection. Comme la peur n'empêche pas la maladresse, je me retrouve au tapis pour une deuxième inspection topographique des environs et un nouveau petit souvenir sur les tibias. Trois gamelles en une semaine, pas possible, mon nouveau X-Control (dont je perds le...contrôle) doit être plus piégeux que le précédent ?...

    Mi-parcours enfin au village du Falgoux : l'arrêt au ravito derrière l'église est indispensable car les réserves d'eau s'épuisent... et les demoiselles, il faut le mentionner, sont charmantes.

    Soupçonnant mon compagnon d'être tenté par un arrêt prolongé, je bats le rappel en direction de la partie "globalement descendante" jusqu'au Vaulmier mais dont les remontées, les passerelles glissantes et les passages encore ruisselants ou boueux intoxiquent durablement les organismes et le moral. Certains esprits s'échauffent un peu en croyant pouvoir se débrouiller mieux que celui qui est devant... faut arrêter les inhalations d'hélium, les gars !

    Là, Florian décroche. Bientôt la remontée jusqu'aux plateaux est rude, et quelques portages s'imposent comme pour rappeler que nos pieds nagent joyeusement dans le contenu des chaussures !

    Je sais les 15 derniers kilomètres roulants (par rapport à ce qui précède, s'entend !) alors je décide d'en remettre une couche au moment où nous retrouvons les randonneurs du 40 kms. Ceux-ci sont facilement reconnaissables à leur... propreté, et s'écartent très sportivement ! Par la même je récupère mes "amis" râleurs qui m'ont bien chauffé précédemment et qui sont maintenant en perdition dans les longs bouts droits où il faut relancer. Ravito d'Espinassoles squeezé, je prends un 62,6 km/heure compteur dans la descente avant un appel-contre appel parfait pour négocier l'épingle au niveau du stand. Au temps pour la gomme que j'imprime sur l'asphalte, "The show must go on !".

    Posté à 3kms de l'arrivée, Tonin m'encourage, ça fait du bien ! Je m'acharne à donner tout ce qui me reste dans la traversée de pâturages et reprends deux nouveaux concurrents à l'entrée de Salers, dont la première féminine. Décidément je ne suis pas galant en ce moment : j'ai déjà passé juste avant la ligne deux filles samedi dernier à l'Oxygen... "Girl power" OK, à condition de lâcher les freins ! La lucidité est encore là pour gravir les marches de la Martille sur la selle et sous les bravos. La ligne d'arrivée s'annonce au bout de la ligne droite et avec elle les bisous impatients de mon fils, pas effrayé ni par la sueur ni par la boue...

     

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                                                                                             Non, il n'est pas resté dans la voiture !!!

    Au final, une malédiction me taraude : serais-je abonné au seuil du "top 50" sur les raids VTT ? 51e à la Sancy Verte 2008, 54e au "Tour du Sancy" 2010, et cette fois une 53e place en 4h15 qui me va cependant tout à fait (classement ici). Je suis convaincu d'avoir fait le maxi avec mes moyens du moment ! J'apprends que Joris, après un départ canon (15e au premier pointage) termine moins de 7'30" devant, tandis que Florian arrive un gros quart d'heure derrière. Bien joué les gars !

  • Oxygen Challenge : bilan

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    Comme prévu, le Rally du dimanche s'est déroulé dans des conditions dantesques, dès 7h30 du matin (départ à vélo de la station jusqu'au télésiège de Rombières... ça réveille !), avec un parcours, donc des participants rapidement repeints en marron. Fête gâchée ? Pas complètement. Boueux, certes (on le serait à moins) mais heureux, comme ce trailer arrivé avec moi qui remerciait les bénévoles au ravito final !

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    "La nature, il ne faut pas se battre contre elle, mais faire avec les circonstances", proclamait-il avec un grand sourire.

    C'est dans la difficulté qu'on retrouve aussi les vraies valeurs du sport. Ceux qui sont allés au bout des "séries" (un gros tiers seulement des inscrits !) l'ont constaté : les dialogues et l'entr'aide sont spontanés, la convivialité est immédiate. Tout le monde subit forcément son lot de pépins sur le matériel ou le physique, rien de plus normal au bout de trois jours d'efforts.

    Pour moi, le cardio qui ne dépasse plus le seuil souligne que mes facultés de récupération ont atteint leurs limites, le déficit en sommeil doit y être pour quelque chose. Pas grave, car à chaque fois que je tente de forcer en montée la chaine décide de renâcler en se bloquant avec le plateau voisin. Et c'est pas mieux en descente avec la boue et la caillasse qui glisse : je signe mon premier "OTB" depuis des lustres juste avant l'arrivée au col de Pertus, à la fin de la 1ère spéciale (photo du haut). Tibia balafré, mais le cuissard (long !) a tenu le coup. ça suffit pour finir d'inciter à la prudence !

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    J'ai donc poursuivi avec pour seul ambition de terminer. Bilan : 68e des séries sur 178 inscrits chez les hommes. Si on ne compte que les "classés" aux trois épreuves, je figure humblement 49e sur... 67.

    A savoir avant de s'aligner par ce type de conditions quand même... Le moment le plus dur ? le lavage, après l'arrivée. L'influx s'évapore, mais pas l'humidité ni le froid. La nature dicte ses conditions, c'est à prendre ou à laisser.

    Sur le parcours, les encouragements des bénévoles, eux, font chaud au coeur... mais encore plus que la veille, j'ai préféré écouter ceux qui annonçaient que le pire restait à venir. Parce que lorsqu'on se laisse convaincre que le plus dur est fait, la moindre difficulté paraît décuplée. Bonjour l'effet sur le moral !

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    Et demain, Pastourelle : matériel et organisme remis à neuf (ou presque !). Il vaut mieux, car il y aura de la chaleur, mais aussi de la boue. Il y aura du portage, des passages techniques en sous-bois, des descentes délicates, des montées fatigantes, une arrivée espérée depuis longtemps... Bref, encore un raid !

  • Du soleil, oui, mais bon...

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     ...il semblerait qu'il y aurait encore de la boue (photo prise lors de la sortie du club samedi dernier).

    Parole d'ancien : "Ah, il peut faire beau, c't'été !!!". La preuve, ci-dessous :

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     Descente jolie mais délicate. Et essayée dans le sens de la montée : ben... c'est pas gagné non plus.