Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

équipe

  • 24 heures du Lambon (1)

    stand mise en place.JPG   24h départ bis.JPG

    départ Le Mans.JPG

     

    Retour sur nos performances d’aventuriers du Lambon (cf aussi toute la préparation)… Même deux semaines après, ce mini séjour dans les Deux-Sèvres  reste dans un coin de la tête. Et aussi dans les jambes mais en bien : ça a boosté mon rythme qui était plutôt « tendance marathon » depuis août.

     

    Pourtant j’ai moins dormi que roulé lors de ces 24 heures-là : avec 4 heures 51’ sur le circuit, je dépasse même de loin la moyenne de mes équipiers Dériv’chaînes ! Gourmand ? J’assume !

     

    Une fois les péripéties de l’arrivée sur le site et de l’installation terminées (heureusement le GPS d’Hubert ne se formalise pas pour si peu…) le plus urgent était quand même de se préparer au départ. Le sandwich rapidement dévoré, le pipi est fait, la plaque est fixée sur le cintre, la puce à la cheville et le brassard qui sert de témoin au poignet : le stress monte à l’heure de la check-list. Le capitaine déteint sur l’équipe, sans nous presser nous arrivons en retard pour le briefing (j’en aurai pas suivi un depuis le début cette année…). Et c’est de toute façon loupé pour la reconnaissance du circuit, une impasse qui… me jouera des tours, du moins lors du 1er !

     

    A 13 heures pétantes, les 43 partants s’élancent pour le Prologue : une boucle autour du plan d’eau d’environ 3 kilomètres. Ça démarre comme des flèches, je décide de la jouer prudent une fois de plus pour éviter les accrochages, et mieux remonter ensuite la concurrence, au train. La fin du prologue rejoint celle du parcours : passage au PC, sous le chapiteau : les puces bipent dans les haut-parleurs, cette fois la course est lancée. Je fais monter les pulsations dans la 1ère côte dans l’herbe, acclamé par mes équipiers,

     

                                                               Seb à fond.JPG              Assistance Le Mans.JPG

     

     Et je commence à rejoindre ce qui me semble des rivaux potentiels pour le général. Les deux premières grimpettes du parcours se passent bien. On atteint ensuite un faux plat descendant entre deux rangées d’arbres puis une première descente plus sérieuse en deux parties. Du caillou, quelques rocailles qui affleurent… pas de quoi effrayer un habitué des descentes auvergnates. Mais quelques-uns sont visiblement intimidés et j’en profite. Gare cependant à l’arrivée au point bas : un ruisseau détrempe la caillasse… et en sortie de virage le pont est à droite, lui aussi surmonté de cailloux piégeux. Il va falloir y aller mollo ! S’ensuit une épingle à gauche entre les arbres qui précède un single roulant en sous-bois, débouchant à son tour sur un passage de gué : cette fois pas de pont (ou plutôt si, mais hors-circuit), donc pas d’autre choix que de se mouiller avant la remontée la plus cassante, à nouveau dans les caillasses et les racines. Au bout de quelques centaines de mètres, le débouché est à droite sur la route. Problème : je suis seul, la situation à éviter quand on ne connaît pas un circuit et qu’une ambiguïté se présente. Et comme par hasard il s’en présente une : à gauche, deux rubalises qui pendent de chaque côté semblent valider un chemin. Je le suis, et je suis bientôt troublé par le sentiment de déjà-vu… je retrouve des jeunes « commissaires » à une table en haut de la partie descendante, à qui je confie que je me suis sans doute trompé puisque je les vois pour la seconde fois. « Non, non, continuez ! » m’enjoignent-ils, et je n’ai pas d’autre choix que de reprendre la descente depuis le début ! 4 kilomètres pour rien, j’ai visiblement rétrogradé en dernière position : il me faut un bon moment avant de rejoindre les concurrents les plus décrochés, le couteau entre les dents et le rouge au front rien qu’à penser à Edmond qui doit trépigner, là bas, sur la ligne de relais ! Je donne le maxi sur les « coups de cul » et les relances qui restent, entre deux séances de gymkhana dans les bois. Plus de 19 de moyenne mais une douzaine de minutes de perdues, je bipe enfin avant de passer le relais. La place n’est pas brillante, mais je me console en me disant que la perte reste minime sur la durée d’un 24 heures et que mes équipiers vont vite regagner le terrain perdu, tout en se régalant sur le parcours. Ils y vont même plutôt comme des morfales, les tours tombent en une demi-heure à peine et nous voilà bientôt dans les 10 premiers du scratch, toutes catégories confondues ! Nous parvenons même à portée de la 4e place des équipes de 6, détenue par les « Nord-Sud VTT 44 » : l’émulation monte, on va les bouffer au goûter les B.N. !!! 

     

    24h du Lambon 002 bis.jpg               24h du Lambon 003 bis.jpg

     

    King Richard prêt à en découdre...

     

  • 24 heures qui se précisent

    Une découverte de dernière minute pour commencer : pour se faire une idée du circuit  c’est là : http://www.arp79.com/index.php?option=com_content&view=article&id=83&Itemid=38

    Au premier abord, ça change des dénivelés cantaliens. Méfiance, ils ont dû placer des pendule 002 bis.jpgrelances et des pièges techniques en sous-bois entre deux parties roulantes !

    Autre info : hier matin, 11 équipes de 6 étaient déjà inscrites définitivement, 5 équipes de 4 et 3 équipes de 8. Des chiffres appelés à gonfler rapidement dans les derniers jours : on ne risque pas de manquer de concurrence.

     

    → Grande étape dans les préparatifs, l'autre soir, nous tenions la réunion d'état-major (c'est le capitaine du team Dériv'chaînes qui vous parle) pour discuter logistique et décider de notre stratégie entre deux bouchées de pâtisseries arrosées de boissons à bulles (merci encore à nos hôtes et cuisiniers(ères)... Et puis quitte à perdre des calories, autant commencer par en emmagasiner !

    En exclusivité, les grandes lignes de ce qui en est ressorti :

     

    - Comme a priori chacun d’entre nous va faire au moins 2 tours en nocturne, on a commencé par se poser la question de l’éclairage à se prêter durant l’épreuve (il faudra au moins un jeu d’avance pendant que l’autre est utilisé sur le circuit). En magasin : plusieurs frontales à piles (prévoir assez de LR 03 et de LR 06…), un éclairage d’appoint sur cintre, l’ « éclairage-néon » de Richard, et THE fatal weapon : l’éclairage au choix sur batterie ou sur pile Sigma Powerled (jusqu’à 80 m. de portée, 2 exemplaires : Hubert et Sébastien). A savoir : abondance de biens ne nuit (!) pas… l’éclairage installé sur le vélo, même puissant, ne dispense pas d’une frontale au casque bien utile pour voir sur les côtés.

    Pour l’éclairage AR obligatoire, tout le monde pensait que le matos minimum suffirait, mais Edmond « la luciole » entend illuminer son Fat Albert façon guirlande de Noël au gré de ses humeurs afin de ruiner le moral des concurrents qui essaieraient de s’accrocher…

    Pour mieux affirmer notre conquête, Richard a aussi prévu les polos siglés « Cantal/Dériv’chaînes » plus peut-être une oriflamme du conseil général. Si avec ça on n'écoeure pas la concurrence !

     

    -          Pour les affaires individuelles à emporter, on a d'abord évoqué la question (essentielle) du couchage... façon camping avec notre emplacement sur le site, en espérant qu'il fasse beau !  Pour chacun durant l'épreuve : au moins une tenue courte (en espérant qu’il fasse beau, bis !) et une tenue longue complètes (même si nos souhaits sont exaucés, la nuit et le matin seront frais). Pour les outils, c'est Hubert notre boss...  sauf que sur le parcours une bombe anti-crevaison perso + éventuellement 1 pneu et/ou 1 chambre à air en réserve pour réparer sont bienvenus, ceux d'origine risquent d'être soumis à rude épreuve. Tout comme les organismes : Camelbak ou bidon selon les préférences plus barres énergétiques, mais sachant qu’il y a un ravito permanent fourni, pas la peine de trop se charger non plus.

    -          Tant qu’on est dans la restauration, ne pas oublier le casse-croûte du samedi 25 à midi (sandwich + boisson), la fringale tomberait mal !

    -          On a ensuite passé chronologiquement en revue le déroulement du week-end... pour l'heure d'arrivée sur le site, c'est 11 heures dernier carat ce qui signifie pour nous autres auvergnats un départ avant 5h30 du mat'... Il faudra déjà sprinter pour s'installer sur l’emplacement, se faire identifier, récupérer plaques de guidon, puces électroniques pour chacun et le précieux témoin de l’équipe, puis se rassembler pour le briefing à partir de 12h ! (là question timing ça commence à ressembler à un épisode de "24 heures chrono". Au Lambon, faut pas lambiner !).

          Ensuite la mise en place de la grille de départ à 12h30, où deux d’entre nous doivent figurer : un volontaire pour tenir le vélo du capitaine, dont il a été décidé qu’il s’élancerait en 1er (merci du cadeau les gars !))) en face de sa monture : le départ est du type « 24 heures du Mans ». L’ordre de passage que nous avons prévu pour les premiers relais est le suivant : 1.Sébastien ; 2.Edmond ; 3.Pierre ; 4.Hubert ; 5. Philippe ; 6.Richard. (ordre décidé pour faire pédaler en priorité ceux qui n’auront pas conduit… et êtres libérés de cette question une fois sur place).

     

    - La logistique pour le trajet : 2 utilitaires au départ d’Aurillac, qui peuvent à eux deux embarquer notre matériel et nos 5 vélos. Il a été décidé de se passer de la remorque qui nous encombrerait sur le site… On charge toutes les affaires vendredi en fin d’après-midi. Départ tôt le samedi matin, donc (Viamichelin et Google Earth s’accordent sur 4h50 de route pour 392 kms). Vérification faite, le plan d’eau du Lambon se trouve bien 20 kms avant Niort, c'est déjà mieux que l'inverse... c'est quand même pas à côté non plus.

    Philippe notre larron corrézien doit nous rejoindre sur le trajet (trois véhicules pour 6, c'est pas très écolo... mais dans la configuration prévue, nous ne disposions que de 5 places).

    -  Et les accompagnatrices/supportrices/soutien moral/masseuses (on peut rêver ?) Elles réservent leur décision, pas l’air convaincues lors de la discussion, et prendraient de toute façon un véhicule perso... "Vous pourriez pas trouver les arguments, les gars ?"

     

    En tout cas, c'est un team gonflé à bloc qui s'est séparé mercredi soir. Depuis, les choses ont encore avancé : notre dossier d'inscription a été officiellement validé aujourd'hui. A J-8 l'aventure n'a jamais été aussi proche.

  • "Rouler dans le dur" : souffrir pour progresser

    "Rouler dans le dur" : une expérience synonyme de souffrance, aussi bien physique que morale.

    Les causes peuvent être diverses. Manque d'entraînement ? Départ trop optimiste dans une compétition, ou tout simplement moyens insuffisants par rapport au parcours à effectuer ? Envie d'aller au bout de soi ou de ses réserves ?

    L'autre jour, dans un reportage sur l'obésité sur France 3, une candidate à la perte de poids affirmait qu'elle ne se voyait pas se mettre au sport, "car elle ne voyait pas l'intérêt de souffrir" (sic).

    Ca se discute, mais quoi qu'il en soit, une fois qu'on a la conviction de s'être surestimé, c'est la galère, même lors d'un entraînement !

    Qu'est-ce qui motive à continuer sur un sport individuel ? Masochisme ? Il y a sans doute un peu de cela, mais aussi la volonté de ne pas avoir consenti en vain tous les efforts que l'on vient de faire. L'orgueil est un bon moteur, refuser de se dire "j'ai eu tort". Et à part des regrets, il y a peu à gagner à jeter l'éponge dans ces cas-là : s'endurcir, c'est aussi se rendre service pour les "prochaines fois" qui ne manqueront pas de se produire un jour ou l'autre.

    Se souvenir de ce par quoi on est passé pour trouver la volonté de continuer. C'est le genre de situations où l'on a coutume de dire que le sport est "une école de la vie".

    La compétition aide à se transcender. Passé la récupération de la Pastourelle cette année, j'ai effectivement regretté de ne pas avoir été plus costaud mentalement dans les parties les plus difficiles. Mais je ne m'étais pas non plus entraîné dans des conditions aussi extrêmes !

    L'esprit d'équipe aussi est un bon levier pour dépasser ses limites.

    Une des plus belles expériences qui en fait foi dans mon expérience personnelle : les courses de relai, avec les 12 heures de Lempdes (43) qui se déroulaient par équipes de 3. Lors de la 1ère participation de notre trio, en juin 1991, je pars le premier dans la nuit (4 heures du matin !) avec mon MBK Aventure. Rapidement, mon éclairage très rudimentaire déclare forfait... et après environ 8 des 12 kms du circuit, ma chaine casse. Malgré un départ correct je me retrouve bon dernier et loin derrière ! Catastrophe, mais il est à ce moment-là hors de question de rester à se lamenter. Je termine le tour en course à pieds en traînant le vélo, et le temps que notre 1er relai se termine, la réparation est faite... Chacun de nous se "sort les tripes" à tour de rôle pour remonter nos concurrents puis contribuer à la réussite de l'équipe, comme dans un sport collectif. Quand vient la chaleur de l'après-midi et les courbatures après plus de huit heures de course, même avec des temps de récupération doubles par rapport au temps passé sur le vélo, aucun de nous ne veut être le premier à régresser sur les temps au tour. Nous sommes pourtant bien plus rapides que ce que nous avions escompté en nous basant sur les reconnaissances du circuit ! Avec le plein de péripéties, et après avoir même menacé sérieusement les vainqueurs, notre équipe finira 2e... au bout des crampes et de nos limites. Chacun de nous aura parcouru plus de 70 kilomètres, ce qui constituait un résultat d'autant plus honorable qu'il a été acquis dans la douleur !

                        L'année suivante (photos), Lempdes 92.jpg

    presque la même équipe (un équipier a changé), mieux préparée. Heureusement, car les conditions sont dantesques (il a plu toute la semaine jusqu'à la nuit du départ) et la boue sur le parcours complique un peu plus le passage à chaque tour ! Nous montons cette fois sur la 3e marche du podium sur 15 équipes. Lempdes 92.2.jpg

    Mais il est sûr que si nous n'avions pas eu l'expérience de l'année précédente, nous n'aurions pas tenu le choc. Pas de problème technique important, mais le physique plus entamé encore : j'avais accumulé tellement de boue dans les yeux cette fois là (lunettes inutiles car à nettoyer sans arrêt) que j'avais dû me faire soigner par l'assistance médicale après la course ! 

     

    La solution : positiver. "Regarder le chemin" et les paysages, se rappeler la motivation initiale, ce pour quoi on est là. En cas de galère, je repense à d'autres déjà vécues sur un vélo, et je relativise en me disant que j'en suis sorti. Je compare aussi le matériel sur lequel je roule à celui de mes débuts. Se dire aussi que si c'est dur pour soi, c'est forcément dur également pour les autres, et que la souffrance est partagée ! Enfin, faute de mieux, que chaque coup de pédale rapproche un peu plus de l'arrivée et de la collation qui va avec.