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Sport

  • Nouveau cycle

    Un coup de jeunesse, et hop ! C'est reparti... 

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  • Expressions malheureuses

    Plus un Tour sans une "affaire" amplifiée par les médias. Pour nous distraire de cette monotonie, les journalistes creusent la métaphore cycliste. Qu'a-t-on entendu ou lu sur le "cas Di Grégorio" ?

    • "Le coureur a perdu les pédales " (classique) et "pris les mauvaises roues " (pas mal)
    • "L'échappé a été rattrapé par la patrouille " (plus élaboré...)
    • "Il a mal tourné "/"il a franchi la ligne " (jaune, téléphonique ou d'arrivée ?)
    • "Mise en examen : quelle sera la prochaine étape ? "

    Etc. Mieux vaut en sourire en attendant les variations qui ne manqueront sans doute pas pour les J.O.

    A Dériv'chaînes, on a sacrifié depuis longtemps à d'autres formes de dopage. Par exemple l'autre jour à l'arrivée d'une sortie courte mais intense sur Pleaux. Pierre qui n'en est pas à son coup d'essai nous a encore régalé d'une de ses pâtisseries qui se marient très bien avec des boissons à base de houblon sur une terrasse...

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  • Super... bis : coupe de France XC

     En séance d'observation à Super-besse la week-end dernier pour voir à l'oeuvre les meilleurs crosseurs nationaux. Un petit tour, même à pied, cela ne se refuse pas !

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    Ici, cela devient compliqué : malgré les conditions climatiques changeantes tout au long du week-end, les répétitions (et la prise d'élan !) peuvent aider. 2 écoles : les prudents qui passent le vélo à la main... et les amoureux de "la beauté du geste"...  

       

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    La descente qui précède est elle-même déjà piégeuse. Lors de la course dames, Julie Bresset en fait les frais sous mes yeux ! Petit mot d'encouragement, elle se relève avec le sourire : "ça ira !" La classe... Olympique.

    Julien Absalon, impressionnant de fluidité, ne fait pas non plus semblant de se préparer pour Londres. Derrière, seul Maxime Marotte parvient à rester menaçant.

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     Un début de descente bien connu, avec le télésiège accroché comme une guirlande sur la montagne.

    Sur ses terres et concentré, Julien Toppan réalise une bonne performance ! A droite, LE début du "S" où j'ai bloqué à tous les coups il y a deux semaines. Pourtant ça passe ! 

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    Enfin, ça passait le samedi. Parce qu'après une nuit d'ondées orageuses sur le massif, tout a changé pour la course des masters le lendemain matin. 

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    Jean-Paul Stéphan (n°4005, maillot arc-en-ciel de champion du monde), longtemps 5e, rétrograde à l'abord de la boucle finale à la 9e place, derrière le... champion d'Auvergne Christophe Pourrat qu'il avait pourtant distancé. L'intéressé s'en explique sur son blog ici...

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    En haut à droite : la boue, le froid, la brume et une grosse montée : la solitude peut se figurer ainsi !

    Un point qui m'a frappé : la forte présence de vélos en 29 pouces (à vue de nez, prés d'un compétiteur sur 3 en était déjà équipé chez les élites). Plus de facilité sur les zones techniques ? Les grosses roues "boivent l'obstacle" pour reprendre un slogan qui a fait ses preuves commerciales. Un gros plus sur les compétitions typées "XCO", mais qui n'évite pas les inconvénients (inertie en relance) ni ne garantit des chutes, à peu près aussi nombreuses que chez les possesseurs de 26" !

    Au final, rien ne remplace un repérage bien méticuleux. "Le VTT se court aussi avec la tête" glissait un "ancien" en reconnaissance la veille avec les jeunes.

      

  • Oxygen Challenge : bilan

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    Comme prévu, le Rally du dimanche s'est déroulé dans des conditions dantesques, dès 7h30 du matin (départ à vélo de la station jusqu'au télésiège de Rombières... ça réveille !), avec un parcours, donc des participants rapidement repeints en marron. Fête gâchée ? Pas complètement. Boueux, certes (on le serait à moins) mais heureux, comme ce trailer arrivé avec moi qui remerciait les bénévoles au ravito final !

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    "La nature, il ne faut pas se battre contre elle, mais faire avec les circonstances", proclamait-il avec un grand sourire.

    C'est dans la difficulté qu'on retrouve aussi les vraies valeurs du sport. Ceux qui sont allés au bout des "séries" (un gros tiers seulement des inscrits !) l'ont constaté : les dialogues et l'entr'aide sont spontanés, la convivialité est immédiate. Tout le monde subit forcément son lot de pépins sur le matériel ou le physique, rien de plus normal au bout de trois jours d'efforts.

    Pour moi, le cardio qui ne dépasse plus le seuil souligne que mes facultés de récupération ont atteint leurs limites, le déficit en sommeil doit y être pour quelque chose. Pas grave, car à chaque fois que je tente de forcer en montée la chaine décide de renâcler en se bloquant avec le plateau voisin. Et c'est pas mieux en descente avec la boue et la caillasse qui glisse : je signe mon premier "OTB" depuis des lustres juste avant l'arrivée au col de Pertus, à la fin de la 1ère spéciale (photo du haut). Tibia balafré, mais le cuissard (long !) a tenu le coup. ça suffit pour finir d'inciter à la prudence !

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    J'ai donc poursuivi avec pour seul ambition de terminer. Bilan : 68e des séries sur 178 inscrits chez les hommes. Si on ne compte que les "classés" aux trois épreuves, je figure humblement 49e sur... 67.

    A savoir avant de s'aligner par ce type de conditions quand même... Le moment le plus dur ? le lavage, après l'arrivée. L'influx s'évapore, mais pas l'humidité ni le froid. La nature dicte ses conditions, c'est à prendre ou à laisser.

    Sur le parcours, les encouragements des bénévoles, eux, font chaud au coeur... mais encore plus que la veille, j'ai préféré écouter ceux qui annonçaient que le pire restait à venir. Parce que lorsqu'on se laisse convaincre que le plus dur est fait, la moindre difficulté paraît décuplée. Bonjour l'effet sur le moral !

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    Et demain, Pastourelle : matériel et organisme remis à neuf (ou presque !). Il vaut mieux, car il y aura de la chaleur, mais aussi de la boue. Il y aura du portage, des passages techniques en sous-bois, des descentes délicates, des montées fatigantes, une arrivée espérée depuis longtemps... Bref, encore un raid !

  • Efforts par procuration

    A défaut d'exploits personnels (cf note précédente), je garde un oeil curieux et admiratif sur ceux que les divers média permettent de suivre particulièrement l'été :

    Des shows ultra-médiatisés tels que le Tour de France bien sûr, mais aussi la "Race across America", traversée à vélo des Etats-Unis (4800 kms en... 8 jours pour les meilleurs) racontée dans l'Equipe Mag début juillet m'ont fait cogiter sur la notion d'"effort extrême". Si l'intérêt du sport est le dépassement de soi-même, une partie de la fascination qu'exercent certains sports ou certaines épreuves (un mot lourd de sens) ne vient-elle pas de cette exploration toujours plus loin de nos propres ressources ?  

     Au même moment, un article dans le dernier numéro de "Sport & Vie" étudie la résistance des sportifs à la douleur, que certaines épreuves semblent magnifier (marathon, Ironman, mais aussi épreuves de masse de plus en plus dures en cyclisme et en VTT). Il arrive aussi qu'une manifestation déjà ardue se transforme par les lois de la météo en défi à la limite de ce qu'il est possible d'endurer. Exemple récent, "l'étape du Tour Mondovélo" de cette année entre Issoire et Saint-Flour, où plus de la moitié des participants ont été contraints à l'abandon. Qu'est-ce qui fait qu'au bout d'eux-mêmes, dans des conditions terribles, certains s'accrochent pourtant et poursuivent jusqu'à l'arrivée ?

    N'en déplaise aux "anti-sport", dans la plupart des cas ce n'est pas de la fierté mal placée ni de l'inconscience. Le secret des plus résistants n'est pas une question de masochisme, dans la recherche d'une "souffrance extrême", mais provient d'une consentement plus élevé à la dureté de l'activité en fonction de nos motivations et convictions. Cela aboutit à un seuil différent de "souffrance tolérable". Pour simplifier, plus on est convaincu de ce que l'on fait, plus on est prêt à supporter le pire. Mais l'étude insiste aussi sur l'utilisation intelligente de l'acceptation de la douleur pour atteindre ses objectifs (donc une bonne méthode d'entraînement), rappelant qu'il n'y a "pas de médaille olympique du dépassement de soi, pas de record du monde du recul de ses propres limites".

    Voeckler aussi

    Thomas Voeckler est un bon exemple de cette dualité. Sa popularité auprès des spectateurs du Tour 2011 est sans conteste liée à sa façon de se transcender pour garder la tunique jaune : de la sueur, des larmes et presque du sang en direct ! C'est le "mortel" parvenu dans la cour des Dieux (comme le coureur "à l'eau claire" au royaume des dopés ? il ferait alors jeu égal à armes inégales...) à force de souffrance. Pour un peu, il n'aurait pas besoin d'être Français ! Ou plutôt si : le voilà élevé au rang de légende nationale, comme dans l'Antiquité Enée ou Ulysse, fameux héros cyclistes eux aussi. L'analogie avec les personnages de Virgile et Homère ne s'arrête pas là : comme eux, Voeckler est rusé (autrement dit il sait adapter sa stratégie de course) et lui aussi, dans ses interviews, n'aspire qu'à rentrer à Ithaque pour retrouver femme et enfants.

    Heureusement, la littérature sur le vélo ne se nourrit pas que d'efforts surhumains (quoique) : toujours en verve, J.-P. Stéphan auréolé d'une 5e couronne mondiale me régale sur son blog. Dans un autre registre, le site Dériv'chaînes ne s'arrête pas non plus. Bonnes lectures ! 

     

  • Un week-end de vacances (et 24 heures de vélo) !

    La direction favorite des membres du Team Dériv'chaînes, le week-end dernier, lors des 24 heures VTT du Lambon ? "Le centre de vacances"*, comprenez le camping où nous avions basé tout notre bord... Heu, toute notre logistique ! Quelques impressions avant un récit plus détaillé de l'aventure (bientôt en ligne) :

    D'un avis unanime, nous avons tous pris un maximum de plaisir sur le circuit et en dehors. Excellente organisation du club ARP 79, une grande bouffée de bonne humeur... et l'entente sans faille entre nous.

    Côté performance, nous aurons sillonné au total 42 fois ce parcours addictif pour la 5e place finale sur 17 équipes dans la catégorie "à six". A la clé, plus de 386 kms de VTT (on était quand même un peu venus là pour ça !) et la bagarre hitchcockienne pour la position en bas du podium finalement perdue sans démériter dans un ultime rebondissement.

    24h du Lambon 001bis.jpg

           De gauche à droite: Philippe, Pierre, "Cap'tain Seb", Richard, Edmond, Hubert.

    Auparavant, il a donc d'abord fallu se lever à 4 heures 30 du matin et effectuer 5 heures de route... Ci-dessus la pause café sur l'aire de Corrèze : l'équipe se prépare mentalement à l'effort !

    Bizarrement, presque dès le début de l'épreuve la préoccupation des uns et des autres sera de se reposer le mieux possible entre deux relais. La nuit à traverser fait peur, on en sortira pourtant vivants sans se faire dévorer par les loups d'Aigonnay. Pas de pluie non plus et même du soleil pour profiter des environs du plan d'eau le dimanche matin : l'idéal.

    Pour ma part, pas de grosse fatigue non plus au lendemain de l'aventure, pas même de courbature (!) mais au contraire une bonne "patate" pour repartir au boulot ! J'ai moins souffert que ma monture, qui aura elle besoin d'une bonne révision.

    Au bout de l'effort (et de la nuit qui fut froide et longue quand même), le test a conclu à des Dériv'chaînes déterminés sans maillon faible. Et pour les mêmes dans le désordre la petite mousse bien méritée. We did it !

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    * véridique, c'était marqué comme ça en toutes lettres sur le panneau pour rejoindre le campement. Et c'est vrai qu'entre le soleil donnant sur le plan d'eau et les arbres qui avaient gardé toutes leurs feuilles, les G.O., les activités en groupe plus les animations, on s'y serait cru revenus, en vacances ! C'est peut-être ça le secret pour garder la forme ?

  • Un Tour propre ?

    Au bout de ce Tour de France 2010, peut-on dire que le dopage est éradiqué ? Rien n'est moins sûr, tant l'absence de scandale accrédite selon moi la thèse "On ne risque pas de trouver ce que l'on ne cherche pas (ou que l'on ne sait pas/ne veut pas encore chercher)"... Et sans parler d'Armstrong, les révélations concernant la puissance développée par les meilleurs coureurs dans les étapes de montagne cette année encore laissent songeur (>400 watts une demi-heure durant lors des ascensions finales dans les Alpes selon l'article du "Monde" daté du 12 juillet, au ton très fataliste, chiffres détaillés et comparaisons avec les "Anciens" à l'appui).

    Mais le propos de cette note touche plutôt l'aspect écologique : pas dans ce que les coureurs prennent... mais dans ce qu'ils rejettent ! Vous avez tous vu ces bidons qui volent par dessus le peloton dans de grandes gerbes d'eau. Avec la vitesse, cela fait de très belles images à la TV ! Par contre, dans la nature, l'effet est sans doute moins admirable (lire une fois encore cette excellente réflexion de J.-P. Stéphan sur le sujet l'autre jour). Bidons, mais aussi papiers d'emballage balancés sans la moindre attention par les "forçats de la route". Profitons-en pour réfléchir un peu à l'"excellent" exemple d'écologie que donnent ces idoles au public. Comment cela, ça n'a rien à voir avec l'éthique sportive ?

    De là à affirmer que les coureurs ont les "supporters" qu'ils méritent ? Je pense par exemple au "folklore" pathétique de l'ascension du Tourmalet dont les gugusses excités n'auraient pas leur place dans un carnaval (au passage on peut se demander si l'image qu'ils donnent de la France aux télévisions du monde entier n'est pas pire que l'impact médiatique de Domenech dédaignant la poignée de main de Pareira ?). La souffrance de l'épreuve d'accord, mais côtoyer tous ces beaufs... On en viendrait presque à justifier le dopage, finalement. En tout cas, moi ça ne m'aurait pas choqué de voir Contador et Schleck s'arrêter ensemble pour mettre un pain à l'un d'entre eux à la manière de Cantona. Bref, passons. 

    Venons-en au pire : un bref reportage sur le JT de France 3 l'autre jour, rediffusé au zapping, montrait les services locaux ramassant les déchets abandonnés dans les cols des Hautes-Pyrénées (pour rappel, tous sites naturels classés régionaux ou nationaux) par les soi-disant passionnés de vélo. Résidus de pique-nique, parasols, et même dans la séquence une table de camping en plastique et ses bancs (!). Les employés étaient débordés par l'ampleur de la tâche. Mais ce type de comportement est-il très surprenant dès lors que l'exemple vient d'en haut ?

    Décidément, les organisateurs du Tour ont encore beaucoup à faire pour rendre leur épreuve propre et "regardable" sans arrière-pensée.