03.11.2009
Rumeurs dans les bois
Les balades automnales, propices à la rêverie comme un poème de Verlaine (spéciale dédicace à Maxime-qu'est-ce-que-je-viens-de-dire...) :
Le soleil, moins ardent, luit clair au ciel moins dense.
Balancés par un ciel automnal et berceur,
Les rosiers du jardin s'inclinent en cadence.
L'atmosphère ambiante a des baisers de soeur.
[...] Le frais balancement des ramures chenues,
L'horizon élargi plein de vagues chansons...
Quand tout à coup : Et pia-pia-pia, et re-pia-pia-pia... Aïe, ce n'est ni le chant d'un rouge-gorge ni une mésange cachée parmi les ramures chenues,
Mais le retour de la pipelette, ainsi qu'il le proclame lui-même (à gauche sur l'image) !
- "Aucune montée n'a raison de son bavardage incessant,
Rien ne peut essouffler ce tchatcheur acharné !"
(tu t'attendais à une vacherie pour illustrer la photo, c'est fait ;-) En même temps, je n'invente rien, nulle médisance sur ce blog...)
De toute façon, au fil du parcours de ce samedi avec l'ACVA, la contemplation a laissé place à l'effort sportif. Les conditions étaient trop tentantes. Plus de 50 bornes dans des terrains de jeux au top, + 700 mètres de dénivelé et moins 3000 calories au compteur. De la montée, du tirage de bourre dans les feuilles, de la descente technique avec une joyeuse bande de furieux, du brisage de chaîne, du rallongis !... Y'en a qui ont dû bien dormir.
Et pour moi, la répétition idéale pour la Tourelloise de dimanche prochain dans les monts du Lyonnais. Ou pas, car la météo risque de ne pas être aussi conciliante.
11:43 Publié dans sorties | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : vélo, vtt, maxime qu'est-ce que je viens de dire, sport, poésie, tourelloise
31.10.2009
On vous aura prévenus...
Dans la série des panneaux indicateurs qui ne rigolent pas (voir un précédent dans l'Allier ici), en voici un qui calme en haut d'une côte sur le circuit n°2 d'Aurillac :

Comme un défi à les dépasser (les limites !), car sinon pas moyen d'en prendre une nouvelle fois plein la vue... Il ne s'agit réellement d'une impasse que pour les véhicules motorisés.

L'enquête du samedi aprèm le confirme, l'automne correspond bien à la pleine période des shadocks... Quelques épines savamment disséminées, et voilà le travail ! ;-D

Et là, pas de jaloux : deux qui pompent et le reponsable (hors-cadre) qui fait mousser la bombe anti-crevaison. Ben oui... c'est trop tôt pour le demi.
S'étaient-ils concertés pour préméditer cet arrêt ? C'est ce que l'enquête n'a pas encore permis de découvrir !
12:03 Publié dans Pratique, sorties | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vélo, vtt, nature, automne, sport, tomber dans le panneau, shadocks
13.10.2009
Rando "La Domératoise"
Après la rigolade, la sortie, donc.

Ce dimanche matin, nous étions un groupe de 4 à poser les crampons sur les circuits préparés par l'AS Montluçonnaise. De gauche à droite sur la photo, encore un jeune Maxime (!) qui ne laisse pas les chiens pisser après les roues, son père Gilles "the Warrior" et Nico tout fraîchement auréolé de son triomphe à la gamelle d'or...
Balade sympa et roulante, le soleil d'octobre était présent (eh oui, voir photo plus bas pour les sceptiques !) et les côtes aussi ! Il y en a donc bien dans l'Allier, c'est confirmé. Je tiens d'ailleurs à donner ici un grand coup de chapeau à Gilles notre guerrier, davantage coureur à pied que vététiste, et qui a tenu au moral jusqu'au bout des 45 kilomètres.
De son point de vue mais pas seulement, le ravito de mi-parcours à Lamaids (avec du salé, miam ! Et des bénévoles aux petits soins, merci...) arrivait à point nommé : bien vu de la part de l'organisation, tout comme les cartes individuelles détaillées et en couleurs.
Et le balisage ? Absolument royal. Celui-là m'a sauvé la mise in extremis au moins une fois... Au bout d'un énième tirage de bourre à l'abord d'une montée histoire de prouver que les vieux sont encore solides, la mission était de doubler toute une file de randonneurs tranquilles (du moins ils l'étaient jusqu'à notre passage) avant le rétrécissement. Je redonne tout ce que j'ai pour garder le jeune Maxime sur mes talons. A l'entrée du sous-bois je me rabats pile poil. Il reste un peu de positif sur quelques centaines de métres, et la pente s'inverse... puis bifurque brusquement à droite au milieu des bosquets ! Debout sur les freins, j'entends le dérapage de mon poursuivant qui me remercie de l'avoir aiguillé, et... surprise, il boxe lui aussi dans la catégorie Masters ?! Cette fois, la jeunesse était restée coincée dans les bouchons !

Mais en général les spots étaient dégagés et les autres zones accidentées nous ont donné l'occasion de belles passes d'armes. Avec à chaque fois un goût de pas assez. Mais c'est ce qui permettait d'en avoir souvent !
Au bout de l'aventure, l'arrivée au pavillon des sports Sagem : le T-shirt souvenir est... vert. ça tombe bien, j'en avais pas... ;-)
D'autres photos de ce superbe parcours dans l'album "Randos et compétitions II".
18:36 Publié dans sorties | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : vélo, vtt, randonnées, domératoise
08.10.2009
Balade familiale... et technique !
12 mois passés pour notre petit Maxime, et l'été indien qui joue les prolongations : l'idéal pour quelques balades un peu plus sérieuses à vélo. Mon jeune passager y prend de plus en plus de plaisir, et, gros progrès, il ne s'énerve même plus au moment de mettre le casque !
Résultat, ce week-end il a eu droit à (encore) un peu de route mais aussi à du chemin pour corser l'affaire. Roulant dans l'ensemble, mais mêlé d'un soupçon de portions caillouteuses. « Ça secoue un peu, mais tant que je n'entends pas de protestations venant de l'arrière, tout va bien ! ». Le tout sans prendre de risque. Je n'ai pas poussé l'indignité jusqu'à chercher du « technique » ou de la côtasse, l'augmentation de vitesse - quand papa y arrive ! - est bien suffisante pour le moment.
Le temps de ramener Junior, petite sortie d'entraînement tout de même avec le même vélo en solo... pour le technique justement. De quoi se rappeler que le vieux Stumpjumper semi-rigide de 1996 ne se mène pas exactement de la même manière que le « tout-mou » auquel je suis abonné depuis plus de trois ans. On oublie vite ! Pour sentir les obstacles, on les sent, mais ça m'a fait un excellent exercice dans la caillasse et les racines. Avec ce matériel, on vit le terrain : il s'agit d'anticiper les cassures, de faire preuve d'autorité sur la trajectoire sous peine de se faire embarquer, et même de jouer sur les transferts de masse en descente comme en montée (avec les fesses, comme en karting !) Du pilotage vivant, je vous dis, mais pas sûr que ça aille moins vite. En tout cas, c'est nerveux et ça monte bien, comme ont pu le constater les motards qui m'ont croisé sur le parcours, mais plus que le vélo c'est le dos qui accuse le poids des ans et qui ne me dit pas merci après une virée de ce genre.
Suite des aventures le week-end prochain dans l'Allier pour la Domératoise... en tout-suspendu et avec les airs de la playlist pédalistique chère à mon beau-frère dans la tête !
19:39 Publié dans Pratique, sorties | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vélo, vtt, sport, nature, technique, zikavelo
28.09.2009
Série noire (photoreportage)
La sortie de samedi dernier avait lieu sans Eric, notre guide habituel alias le schtroumpf, la myxomatose (ouf, je suis fier d'avoir résisté à la tentation de balancer gratuitement les surnoms déjà répertoriés sur ce blog, j'essaie de décrocher). Bref, on s'en est sortis vivants même si certains ont connu quelques aléas.
Dans l'ordre, nous avons commencé par célébrer l'automne, saison où la famille shadock (portraits des membres historiques en action ici et ici) se regroupe pour !!! s'agrandit. Rappel : avant de pomper, faut retrouver le trou !

Eh oui, encore Alain ! Mais au moins il avait de quoi réparer. Avec quatre chambres, il avait même prévu un peu de marge. Mais pourquoi ne passe-t-il pas au tubeless ?
Puis Gio nous a à nouveau livré quelques leçons de pilotage dont il garde décidément l'exclusivité... Malgré tous ses talents de pédagogue.
L'exposé du jour commence par la montée impossible de la côte de Roquetorte tentée quand même.

La suite quelques dizaines de mètres plus loin, c'est l'intéressé qui l'explique : "l'avant est passé, l'arrière a chassé"... Au plus mauvais endroit - comprenez : à reculons dans le fossé bordé de barbelés. Barbelés sur lesquels il ne faisait pas bon s'asseoir, on s'en doute, mais les images valent mieux que les mots :

Notez que le topo-guide "Pays d'Aurillac" (circuit n°6) précise en ces termes : le chemin d'exploitation se transforme rapidement en un sentier mono-trace étroit et caillouteux, puis en une ornière profonde, où seule l'alternance de "poussettes" (150 m) et de petits portages (50 m) permet de prendre pied sur le sentier supérieur. Encore fallait-il le démontrer !
Le temps de reprendre notre sérieux pour finir la montée souffler un peu, et au retour c'est la tentative prometteuse dite du "nouveau portique du stade de foot infranchissable à vélo sauf par moi" qui avorte.

Une petite question quand même me taraude : qui a eu l'idée saugrenue de construire là une zone de trial ? Sachant que cet obstacle à l'espérance de vie incertaine n'embarrasse et n'enlaidit pas seulement l'accès au stade de foot mais aussi le chemin qui le contourne !
13:59 Publié dans sorties | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vélo, vtt, pas de bol mais y'en a qui cherchent quand même, nature, shadocks, trial
06.09.2009
Diversifier les circuits

Quelques photos d'une balade en solo sur le brivadois la semaine dernière. Le temps d'étudier vite fait le topo-guide, et hop ! mon choix se porte sur le circuit noir n°3, le plus corsé (apparemment). Tant qu'à faire !

Au départ de la sous-préfecture de Haute-Loire, l'itinéraire passe par Fontannes, puis rejoint le village de Lavaudieu via la vallée de la Senouire par des zones quelque peu techniques... A défaut de montagnes, la proximité des cours d'eau donne aussi du charme aux paysages.


Mais des montées, il y en a par la suite pour approcher le bourg médiéval de Domeyrat et rejoindre Senèze (par la route, dommage), puis La Chomette. Zone de panoramas jusqu'à Costes-Cirgues, avant le retour par une autre vallée, celle de l'Allier par Vieille-Brioude.

Total : 38 kms et 560 mètres de dénivelé positif. Pas mal. ça ne vaut pas la Sancy Verte parcourue l'an passé, mais ça change !
Petite citation d'Audiard en rapport avec la descente : "Je préfère le vélo au cheval car les freins sont plus faciles à vérifier" !
18:42 Publié dans motivation, sorties | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : vélo, vtt, randonnée, découverte, nature, paysages
14.08.2009
Sorties entre amis
Il est temps de dévoiler LA
tendance pour 2009-2010 :
...Mais non !
Pas la natation dans la combinaison d'Alain Bernard, mais le grand retour des tenues fluo et des vélos aux teintes "flashy" (couleur chlorophylle notamment) ! Pas si mal. De toute façon, vu que j'ai commis la bourde de montrer sur ce blog mon équipement à la fin des années 80 je suis mal placé pour critiquer, mais la recrudescence de "petites grenouilles bondissantes" dans mon entourage et au plus prés des habitations laisse à penser qu'elles n'appartiennent plus à une espèce menacée ! La preuve.
Décidément, la biodiversité de la campagne domératoise n'hésite pas à prendre la pose (ici un précédent !). Confirmation avec cette nouvelle escapade dans des forêts qui se prêtent idéalement aux sorties plus tranquilles et plus fraîches. Impec' pour récupérer du crapahutage pleaudien avec les Dériv'chaînes...
Et on a - pour cette fois - sagement laissé de côté ce type de dégringolade.
Pilotage
Par contre, ce week-end sportif a aussi été l'occasion d'une séance de karting. De quoi me rappeler la nécessité de "lâcher les freins" au pilotage. Au départ, le temps de retrouver quelques vieilles sensations, mes trajectoires se font quasi académiques. Trop propres même grâce à des freinages de... bon père de famille ?! Sanction : la perte de temps dans les chicanes, que mon application à exploiter au millimètre les grandes courbes ne suffit pas à compenser. N'est pas Prost - "le professeur" maître ès trajectoires au scalpel - qui veut ! En tâchant péniblement de suivre Nico, il m'est donc revenu en mémoire une chose essentielle : la glisse. A mon humble niveau, l'efficacité commande quelquefois de décramponner l'engin du bitume, en dérapage contrôlé, au prix de quelques chaleurs ! Même chose en VTT ? L'appel-contre-appel était un art avec les rigides... Alors qu'il est difficile d'imaginer qu'un "tout mou" doive être bousculé de même en descente, tant l'efficacité de l'arrière dissuade de dépasser les limites. A part les sauts... De quoi nourrir la réflexion pour s'exercer.

Aller plus vite dans le vallonné, c'était aussi le but des visiteurs vichyssois avec qui j'ai roulé l'autre jour... Décidément, l'Allier et le Cantal confrontent leurs terrains d'expériences. Pas si facile, même avec un vélo vert !

Mais là aussi, avec un peu d'audace ça passe... Si si Séverine, j'te jure, toi aussi lâche les freins !


22:39 Publié dans Pratique, sorties | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vélo, vtt, cantal, allier, biodiversité, nature, karting
06.08.2009
Hors saison

Que seraient nos sorties du samedi après-midi sans quelques aléas climatiques ?

Alors selon la météo à la TV, Aurillac serait une ville froide ?! La preuve... Non il n'y a pas de trucage, les photos sont simplement datées de janvier/février 2009. Le secret de la forme (pour certains !)
17:10 Publié dans motivation, sorties | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : vélo, vtt, hiver, nature, sport, neige, cantal
24.07.2009
Dériv'Chaînes et Estives
Je ne dirai jamais assez les avantages d'une rando organisée par une association ou un club : aucun risque d'égarement ni de fringale, par exemple ! Du coup, l'unique préoccupation de notre trio se résumait à « tourner les jambes », sur la distance et les extensions de notre choix, dans des paysages superbes. L'esprit « randonnée cyclotouriste » au bout de sa logique :
- Pas de départ « en ligne » mais libre (donc aucun intérêt de se tirer la bourre),
- Des extensions au choix donc, selon les envies de chacun,
- Des ravitos bien garnis et des sites incitant à de longues pauses... Au menu concocté par le Vélo Club du Cézallier, des valeurs sûres : lac du Pécher, bois de la Pinatelle...

Mais auparavant, la première rallonge prise quasiment depuis le départ s'était chargée de bien nous échauffer en nous menant sur les hauteurs du bois du fouet puis Romaniargues...

Comme les extensions, les parcours étaient sérieusement renouvelés par rapport à l'édition précédente. Un élément restait inchangé : les montées costaudes, qu'on les prenne dans un sens ou dans l'autre. L'occasion de constater deux choses : 1. Qu'Olivier (à droite sur la photo) est bien affûté, mais aussi
- 2. Que l'escadrille d'admiratrices l'accompagnant lors d'un reportage précédent des Dériv'chaînes était toujours là !
Le problème, c'est que l'acide lactique aidant, les mouches n'ont pas hésité à changer d'âne, selon la célèbre expression footballistique. C'est sans doute dans cet esprit que le « king » Cantona avait lancé à des journalistes anglais éberlués sa fameuse formule dans la langue de Shakespeare : « Quand les mouettes suivent le chalutier, c'est qu'elles savent qu'on va leur jeter des sardines »...
Bref, les ravitos (avec le sourire !) situés à Cézérat, et plus encore celui du village de la Roche après une bon raidard assez technique étaient bienvenus. C'est dans cette grimpette que mes compagnons, avisant un nuage de fumée dans un fossé, m'ont expliqué qu'un vélo dont la marque commençait par C... devait finir là sa triste vie (enfin moi je dis ça mais je suis pas une balance, aucun souci de fiabilité sur nos montures dont je tairai la marque par charité).
Déjà 40 bornes au compteur, et encore 15 pour finir d'arriver en prenant la 2e extension proposée : « on n'allait quand même pas refuser d'aussi beaux points de vue » (Heu, vous êtes sûrs, les gars ?!!! Ah OK alors)
D'abord la jonction du col de la Croix de Lampre... 
...Puis une petite descente par la route pour remonter enfin le Puy de Mathonière, point culminant à 1220 mètres environ (ci-dessous Eric dans le dur, mais il y arrive !)

Restait plus qu'à redescendre jusqu'au bourg d'Allanche, tout en bas ! Autant sur les étapes du Tour à la télé j'aime bien quand ça se termine par l'ascension d'un col, autant là ça m'a pas dérangé...

Au final le Circuit des Estives justifie son nom : prés de 1200 mètres de dénivelé positif, une magnifique sortie et l'accueil chaleureux promis sur le site !
De quoi déplorer que les orages et les prédictions pessimistes de la météo n'aient pas fait battre des records de participation à cette manifestation chez les vététistes.
Mais pour moi qui étais aussi à la recherche de difficultés et de rythme (et de quoi me ressourcer ?) une semaine avant la Ronde du Renard (site ici), c'était parfait !
02:03 Publié dans sorties | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : vélo, vtt, circuit des estives en cézallier, randonnée
30.06.2009
Rando des Olympides à Brioude

Pour aller rouler samedi dernier, cap sur la Haute-Loire : après le défi sportif de l'an dernier et son triathlon, j'avais décidé ce coup-ci de me laisser tenter par une balade dans les paysages des environs de Brioude... et même un peu plus (52 kms et 1500 m de D+ annoncés) ! Conquis par le parcours de 2007 qui m'avait conduit à flirter avec les limites du Cantal sur les contreforts de Massiac, je voyais d'un bon oeil la promesse de monts et merveilles autour des gorges du Haut-Allier.
Départ à 8 heures : il ne fait pas chaud après les pluies orageuses de la veille, et je me suis affilié à la tribu des "longues manches", bien représentée parmi la cinquantaine d'inscrits sur le grand parcours. Nous nous élançons à la suite de la voiture ouvreuse, qui guide le groupe sur la route vers un chemin derrière la gare, direction les lotissements en bordure du village de Paulhac et de son château. Le vif du sujet est pour plus tard, j'en profite pour discuter à l'avant avec un participant visiblement chevronné, entre évocations du Tour de France VTT 1993 (la grande époque !) et souvenirs de roulage durant un séjour de 3 ans en Afrique du Sud ! "Des paysages magnifiques et un pays idéal à parcourir à VTT" selon lui. J'essaie d'imaginer...
La première côte suivie d'une courte descente assez technique me ramènent à la réalité du jour. Comme il y a deux ans, le tracé mène à Saint-Beauzire mais par des voies différentes : Saint-Laurent Chabreuges, puis Civeyrac. La bonne suée de la montée m'incite à un petit arrêt photo, et "débarrassage du textile superflu" ! L'occasion d'admirer une fois de plus la vue sur la Limagne que nous laissons derrière.

Pas d'esprit de compét' sur cette sortie, mais... c'est terrible, il me faut absolument remonter les concurrents que j'ai vu défiler lors de ma pause. Je réfrène quand même mes ardeurs à un niveau raisonnable : la difficulté supposée du parcours (presque équivalente à la Pastourelle) me pousse à me gérer au cardio, et à couper l'effort au-delà ! Comme en voiture en "conduite économique", à l'ordinateur de bord, bannir les à coups inutiles et an-ti-ci-per pour faire remonter l'autonomie. Cela ne m'empêche pas de rejoindre mes compagnons des premiers kilomètres au moment où la montée, bien longue, s'intensifie dans les sous-bois de résineux. Dommage, le terrain sélectif provoque rapidement des cassures dans le groupe : ce sera mon regret dans cette rando, je n'ai trouvé personne avec qui rouler durablement à mon rythme.
Ces moments de roulage en solitaire se font avec l'air de musique qu'on a en tête. Influence directe du matraquage médiatique, c'est une chanson de Michael Jackson, et pas la meilleure, désolé pour la visée humanitaire, qui m'a accompagné un bout de chemin : "Heal the world... Makin' a better place, for you and for me and the entire human race...". Pas top pour le rythme non plus, un comble ! (1) Mais ça avance quand même, je le confirme à une famille qui m'encourage depuis sa terrasse. Sympa !
(1) Néanmoins, pour ceux qui sont en mal d'airs entêtants et de clips kitschissimes, un extrait de playlist pédalistique plus judicieuse pour rouler se trouve ici, grâce à mon beauf...
A la fin (provisoire) de l'ascension correspond une portion de route, quelque part du côté de Saint-Just : quelques étirements sur la selle. Déjà plus de 20 kilomètres et 600 mètres de grimpette au compteur ! Ceci avant de plonger littéralement sur une partie qui va me marquer, au propre comme au figuré.
Un bénévole est justement en train de remettre en place le balisage, il nous guide dans le pré entre les maisons pour rejoindre la via ferrata menant à Verneuges... J'apprendrai au ravito que le ballast compact sur lequel nous nous maintenons en équilibre n'a jamais vu passer de train, la ligne ayant été supprimée avant même sa mise en service !
En tout cas, c'est technique et casse-gueule, branches et broussailles passent bien près de chaque côté et en hauteur. Résultat d'un débroussaillage a minima ? Au bout de quelques centaines de mètres, deux troncs d'arbres barrent le passage. Déviation sur la gauche, encore moins facile. Au moment du portage, la lucidité s'en est allée : un bâton se coince traîtreusement dans mes jambes, et c'est le vautrage intégral dans les ronces avec le vélo sur le dos !
Confirmation : quand on ne sait pas marcher, mieux vaut pédaler... (ci-dessous, relation cause-conséquence !)

Le tibia en sang et l'orgueil taché, je remonte donc en selle pour les derniers hectomètres avant le casse-croûte : l'itinéraire sort des taillis pour contourner et surplomber le tunnel ferroviaire sous Verneuges. Spectaculaire et... costaud, mais ce n'est qu'un tout petit aperçu de ce qui nous attend.
A la sortie du ravito, bifurcation des parcours. "Heu, dis, t'es bien sûr de vouloir continuer sur le 52 ?!"

La descente qui suit est ultra-pentue et pontuée de rigoles bien profondes. Elle se termine d'ailleurs bientôt sur un passage de gué, avant la montée impossible dans le bois d'en face qui va nous mener au point culminant. Les connaisseurs nostalgiques évoquaient l'étape des 6 jours d'enduro de 1980, qui empruntait le même itinéraire. Quoi qu'il en soit, voilà la difficulté qu'il me fallait pour me remettre de l'affront de tout à l'heure : pas question de lâcher prise et de redescendre de mon perchoir, tout sera escaladé sur le vélo... avec le 22x34, certes, mais au milieu de ceux qui y ont renoncé et qui, pied à terre, me libèrent le passage en ahanant. Malgré la pente, les racines et les dévers qui ponctuent la grimpette forestière, le défi est relevé puis tenu et enfin remporté. "Yes ! I did it !". Pas si dur : il suffit d'y croire, et je m'en régale d'autant plus.
Avant de rejoindre le Haut-Allier, via les environs de Saint-Ilpize et Villeneuve, le parcours s'allonge paresseusement sur les plateaux à près de 1000 mètres d'altitude, par Mercoeur : les éoliennes à l'horizon, bientôt de plus en plus proches sont bien celles récemment mises en service sur la commune d'Ally ! Vision surréaliste sur le coup, car j'ignorais que nous nous rendions jusque-là ! Mais les larges pistes, sablonneuses et très roulantes, permettent de récupérer tout en améliorant la moyenne, le tout en en prenant plein les mirettes. Y'a bon, d'autant que le soleil ressort.
Descente bien méritée sur la vallée, nous emmenant sur la dernière partie du tracé : je m'arrête prendre quelques photos, des concurrents me doublent, que je reprendrai une nouvelle fois un peu plus tard. Méthode Maxime à la Pastourelle : "Le morbaque est de retour" !

Mais les descentes sont décidément souvent techniques, et traîtres : plus bas au milieu des rocailles, c'est encore un retour... de bâton qui cette fois se coince à la verticale dans les rayons de ma roue avant. Plutôt que de jouer au Mikado, je m'arrête afin d'expulser l'indélicat : pas de dégât sinon la gaine du frein qui s'est décalée, et que je remets en place avant de repartir.
A force de descendre, il faut bien remonter, même si cela en fait râler certains, qui ont manifestement leur dose. Qui dit "vallée" dit montagnes de part et d'autre... Un peu escarpées, mais pas très hautes. Après un dernier raidillon sur la route qui a rappelé à mes mollets son jumeau au "Circuit des Estives" d'Allanche, c'est un ravito inattendu mais bienvenu à Ladignat, au milieu des sculptures (photo).

Nous ne sommes plus qu'à une douzaine de kilomètres de l'arrivée, mais les victuailles sont toujours bonnes à prendre... de même que la convivialité qui va avec !
Hormis une nouvelle descente où il faut jouer avec la végétation après le stade de foot de Saint-Just, la dernière partie est roulante, ce qui ne
veut pas dire sans technique ! J'ai appris le VTT ici et les jambes vont bien (à part les égratignures !).
A l'approche des carrières de la Baraque-David, la jonction se fait avec les autres circuits. Il y en a qui ont dû souffrir dans la montée... le paysage presque méditerranéen du site ne fait pas tout. Qu'importe, j'"avionne" avec plaisir sur le Pié Pichou et rejoins dans la descente à travers les rochers un collègue du 52 que je réoriente : mais si, il faut bien continuer à descendre par la route, puis tourner à gauche au pont du moulin avant Entremont ! Je joue au guide brivadois dans ma tenue aurillacoise... les virolos en sous-bois avalés comme sur une chenille de fête foraine, il ne reste plus qu'à contourner le centre-ville jusqu'à l'arrivée, tambour battant.
4 heures pile sous la banderole pour finalement... 55 kilomètres. Par contre, un peu moins de dénivelé cumulé que prévu mais je ne vais pas m'en plaindre. Les organisateurs ont encore déniché un très beau circuit, l'organisation est bien rôdée et agréable, pour 8 euros, ravitos et T-shirt compris, c'est cadeau ! L'an prochain, je reviens sur le triathlon avec un peu plus d'entraînement en course à pieds... Pour le kayak, j'ai bien peur que ce soit toujours compliqué.
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