16.09.2009

Un "enthousiasme" pas commun !

Une question essentielle à cette époque : pourquoi continuer à sortir pédaler, et même en parler sur ce blog alors que les beaux jours vont bientôt se faire plus rares, le froid plus vif et les disponibilités moins fréquentes ?

Réponse possible en un mot : l'« Enthousiasme ». Une amie nous a épaté récemment en livrant l'étymologie de ce terme, qui incite à un détour par le dictionnaire !

Ce n'est pas simplement « faire quelque chose avec plaisir »...

Un nom commun ? Encore une preuve qu'en les banalisant, le quotidien s'applique à vider de leur substance les notions les plus riches, à dépoétiser de toutes ses forces les plus belles choses. Comme on se retrouve loin du compte ! Ainsi, selon l'analyse de la racine grecque rapportée par le petit Robert, l'enthousiasme est un « transport divin ». Quant à l' « enthousiaste », il a l'honneur d'être « inspiré par la divinité » !

Un terme de passionné, de converti, pas facile à assumer. Un truc d'exalté quoi, vu que le transport se définit par une émotion intense poussant à l'action dans la joie (2e sens d' « enthousiasme »).

Mais il s'agit aussi d'une émotion poussant à admirer, synonyme d'emballement... d'où l'intitulé de ce blog (voir « à propos »).

                septembre 09 001bis.jpg            septembre 09 004 bis.jpg

Exemple en images avec la sortie club de samedi dernier... Ainsi d'une sortie à l'autre, c'est l'enthousiasme qui nous guide et nous accompagne dans telle ou telle autre de ses nuances selon l'humeur. L'envie d'aller rouler ici plutôt que là, la découverte ou la redécouverte de paysages lors de sorties à plusieurs, entre amis tranquillement ou en se tirant la bourre,...

Ou bien seul et en goûtant pleinement aux sensations de la balade.

Et comme l'enthousiasme peut aussi présider à l'inspiration, l'écriture en est pour moi une forme de prolongement. Pour le plaisir de tenter en vain de percer son mystère et de le partager.

Pour ceux qui ne seraient pas encore convaincus, rien ne renseigne mieux sur un mot que ses contraires. Et ici ils se nomment froideur, indifférence, apathie, scepticisme, dégoût et désenchantement.

Vous connaissez de meilleures incitations à aller rouler, vous ?!

septembre 09 017 bis.jpg
Ci-dessus Giovanni est de retour, et il n'aime toujours pas voir ses petits camarades monter mieux que lui... C'est pas joli, joli !

06.09.2009

Diversifier les circuits

 Brioude circuit 3 005 bis.jpg

Quelques photos d'une balade en solo sur le brivadois la semaine dernière. Le temps d'étudier vite fait le topo-guide, et hop ! mon choix se porte sur le circuit noir n°3, le plus corsé (apparemment). Tant qu'à faire !

Brioude circuit 3 001 bis.jpg

 

 

 

 

 

 

 

Au départ de la sous-préfecture de Haute-Loire, l'itinéraire passe par Fontannes, puis rejoint le village de Lavaudieu via la vallée de la Senouire par des zones quelque peu techniques... A défaut de montagnes, la proximité des cours d'eau donne aussi du charme aux paysages.

Brioude circuit 3 008 bis.jpg

Brioude circuit 3 011 bis.jpg

Brioude circuit 3 013 bis.jpgMais des montées, il y en a par la suite pour approcher le bourg médiéval de Domeyrat et rejoindre Senèze (par la route, dommage), puis La Chomette. Zone de panoramas jusqu'à Costes-Cirgues, avant le retour par une autre vallée, celle de l'Allier par Vieille-Brioude.

Brioude circuit 3 018 bis.jpg

 Brioude circuit 3 022 bis.jpgTotal : 38 kms et 560 mètres de dénivelé positif. Pas mal. ça ne vaut pas la Sancy Verte parcourue l'an passé, mais ça change !

Petite citation d'Audiard en rapport avec la descente : "Je préfère le vélo au cheval car les freins sont plus faciles à vérifier" !

06.08.2009

Hors saison

sortie hiver 1.jpg

Que seraient nos sorties du samedi après-midi sans quelques aléas climatiques ?

             sortie hiver 3.jpg                      sortie hiver 5.jpg

Alors selon la météo à la TV, Aurillac serait une ville froide ?! La preuve... Non il n'y a pas de trucage, les photos sont simplement datées de janvier/février 2009. Le secret de la forme (pour certains !)

25.07.2009

Limites et regrets

Pour revenir sur les « lectures vélocipédiques », j'ai pu constater que nombre d'écrivains-cyclistes-romanciers revendiquent l'inspiration que leur ont fournie les grandes plumes du quotidien L'Equipe.

Mais ce qui est récurrent chez eux, c'est aussi un regret : celui de n'être pas devenus eux-mêmes ces « géants de la route » dont ils décrivent si bien les exploits et façonnent la légende. Il reste toujours de façon perceptible dans leurs textes cette pointe d'amertume de n'avoir pu devenir le champion de leurs rêves d'enfant qu'ils auraient si bien incarné - rêve inaccessible, ou dont la concrétisation n'est permise qu'à trop peu d'élus ! Paul Fournel semble s'en consoler en suggérant que la vie de cycliste professionnel n'est pas jonchée de pétales de roses, mais plutôt de  pavés comme ceux des tranchées de Paris-Roubaix, et que la passion initiale n'y résiste pas souvent.                                               

L'homme se cogne toujours à ses limites. Ainsi Romain Gary raconte dans « La Promesse de l'Aube » comment le jonglage est devenu son obsession, et comment, ne parvenant pas à passer de 6 à 7 balles, il a fini par y renoncer définitivement.

Mais il n'est que trop évident quePromesse de l'Aube.jpg quelque carrière qu'il eût pu embrasser par la suite, l'amertume et la frustration de cette ambition avortée l'accompagneraient toujours.

"Je sentais confusément que l'enjeu était important, capital même, que je jouais là toute ma vie, tout mon rêve, toute ma nature profonde , que c'était bien de toute la perfection possible ou impossible qu'il s'agissait [...] J'ai essayé toute ma vie. Ce fut seulement aux abords de ma quarantième année, après avoir longuement erré parmi les chefs-d'oeuvre, que peu à peu la vérité se fit en moi, et que je compris que la dernière balle n'existait pas.

C'est une vérité triste et il ne faut pas la dévoiler aux enfants. Voilà pourquoi ce livre ne doit pas être mis entre toutes les mains."

 Refus du bonheur, ou complaisance dans la mélancolie ? Je ne me souviens pas avoir rêvé devenir jongleur ni cycliste professionnel (footballeur à la rigueur, mais j'ai vite compris...). Le bonheur est de s'abandonner à ce que l'on peut atteindre, et tout le reste est littérature.

L'autre jour à Allanche, la pratique du "Circuit des Estives" avec Eric et Olivier de Dériv'Chaînes était l'occasion d'illustrer cet adage (suite sur la note « Dériv'chaînes et Estives »).

21.07.2009

Eloge de la nécessité de faire son intéressant

Toujours à la même époque, les lectures estivales et le petit écran sur la Grande Boucle tendent à remplacer la pratique : la tentation est forte de rouler surtout par procuration... Le farniente n'étant pas aisé à concilier avec un entraînement sérieux, je manque de fonds. Le cumul des kms au compteur, resté bloqué sur son petit millier, me le confirme. Mêler "parcours long" type raid et bon rythme tout en récupérant rapidement devient un objectif de plus en plus lointain. couv Fottorino.jpg

Ainsi, sorti des lectures recommandées dans la colonne de gauche, j'ai suivi récemment l'invitation du "Petit Eloge de la bicyclette" d'Eric Fottorino. Parmi les "bonnes feuilles", le chapitre intitulé "Eloge du Midi Libre 2001" où l'auteur revient sur les motivations qui l'ont poussé à participer à cette odyssée en qualité de cycliste amateur invité. Comme souvent en sport, la nécessité intime de repousser ses limites tient un grand rôle : "Faut-il expliquer, justifier, se perdre en paroles là où seuls comptent les actes ? Retarder l'instant du crépuscule [...] Le temps passé à rouler dans le vent, sous la pluie ou contre la montre, c'est du temps retrouvé pour affronter plus tard les jours gris qu'on tapisse avec ses souvenirs, tant mieux s'ils furent heureux, et s'ils ne le sont pas au moins qu'ils soient riches en aventures."

Y pensait-il l'autre jour, Fabian Cancellara, lorsque porteur du maillot jaune pour l'ultime fois il a régalé (et aussi fait un peu frémir) les télespectateurs de son numéro de funambule dans sa descente de col des Pyrénées ? Une des images que je garderai de cette édition 2009 : le panache et la générosité du champion suisse se faufilant parmi les voitures suiveuses, enrhumant les motos dans les virages pour revenir sur le peloton. Quelques heures plus tard il redevenait simple anonyme du général, mais je gage que ce soir-là l'essentiel était ailleurs. 

Dans les petits moments de grâce que l'on sème et engrange. A travers des scènes magiques également, comme seul le vélo et ses à côtés peuvent en apporter. Jean-Pierre Jeunet dans "Le fabuleux destin d'Amélie Poulain" ne s'y était pas trompé en montrant dans une scène de "zapping" télévisé cet instant fameux où des chevaux s'étaient mis au galop d'eux-mêmes aux côtés du peloton du Tour. 

"...Tout cela c'est bien beau, il n'empêche : je me "diésélise", ronchonnais-je devant le poste.

- Mais c'est vrai, le défi personnel en VTT ne consiste pas toujours à aller vite dans des paysages magnifiques. Garder les pieds sur les pédales plus loin dans une montée impossible, franchir une zone trialisante, tenter de nouvelles trajectoires... la liste n'en finirait pas."

Un petit exemple (certes bien modeste) ci-dessous, il y a quelque temps  :

            n1024176250_30366178_6316257.jpg          chute Max 2.jpg

 "Des fois ça passe... et des fois non !" Désolé de ressortir celle-ci, Max, mais pour une fois que j'arrive à te rattraper...! 

27.03.2009

Championnats du Cantal (restes de 2008)

Séquence rétro (je sais, j'ai du retard à récupérer !). Le premier week-end d'octobre, ensoleillé mais automnal donc... frais dans le Cantal, était encore l'occasion de cumuler les kilomètres sur des manifestations diverses.  

- Samedi, participation aux championnats du Cantal VTT, à Fleurac, prés de Ydes. Un joli coin bien vallonné, ce qui amplifie la déception une fois sur place : le circuit annoncé pour 5 kilomètres n'en fait après vérification que 3,5... à répéter un maximum de fois en 1 heure 30 ! Ambiance cyclo-cross garantie, d'autant que les parties techniques ne sont guère au rendez-vous : des passages dans les champs, autour des fermes, quelques portions de goudron (!) et quasiment pas de chemin. Aussi peu de vrai VTT dans un département comme celui-là, faut le vouloir, tout de même ! Les chemins de rando entre collines et forêts ne doivent pourtant pas manquer dans le coin...

Rangeons l'agacement de côté : l'affaire s'annonce physique, sans vraie "zone de récupération", de coups de cul divers et variés en longs faux plats dans l'herbe à chameau. Les descentes elles-mêmes sont délicates à gérer, non pas à cause de l'adhérence et des trajectoires, mais du fait de leur brièveté et de la nécessité de capitaliser le plus possible le précieux élan engrangé !

Fleurac 2.jpg

Même en forme moyenne, je décide de tout donner histoire aussi de m'étalonner sérieusement. Les trois premiers tours "à bloc", soit à la cadence d'un peu moins de 12' au tour (près de 18 km/h de moyenne sur un parcours où il faut sans cesse relancer) me laissent au bord de l'asphyxie et le moral un poil rafraîchi : certes, les meneurs ne sont pas loin, je les ai encore en vue, mais de plus en plus brièvement entre deux obstacles. Après 40 minutes dans le rouge, je décide raisonnablement de relâcher un peu la bride et de laisser Eric, lui non plus pas dans un jour "avec", revenir afin de continuer ensemble. Sage décision, car avec un seul bidon (Camelbak bêtement laissé à la maison) et pas de ravito disponible, les trois quarts d'heure à tenir encore s'annoncent longuets. Le manque de sommeil (le petit ne faisait pas encore ses nuits !) n'arrangeant rien, l'objectif est à présent de tenir la position, ce que nous ferons malgré quelques pauses. L'occasion aussi de nous rendre compte que nous roulons assez différemment : lui plus en "costaud" sur les efforts soutenus, que son entraînement de route lui permet de digérer sur des gros braquets, et moi davantage à l'aise sur les relances en courbe et la prise d'élan sur les quelques parties descendantes. Tantôt l'un devant, tantôt l'autre, les changements de rythme sur nos points forts personnels nous permettent de garder la motivation malgré un circuit qui n'a depuis longtemps plus de secret pour nous. Nous nous permettons même quelques courtes pauses... mais tout est relatif, car ma moyenne au cardio sur l'ensemble de la course s'élève tout de même à 180 pulsations, avec un maxi de 199.

Fleurac 1.jpg

Au bout du compte, nous sommes presque surpris de nous voir arrêter au bout de 7 tours, prêts à poursuivre l'effort encore une fois (donc pas si cuits que cela, finalement) ! Je termine 9ème devant Eric, et 3ème Master 1. Mais notre équipe, qui était venue en force, a connu des fortunes diverses. La palme des mésaventures et de la malchance revenant à Manu : chute précisément où il ne fallait pas (photo, les vaches avaient laissé quelques pièges odorants), pépins divers et pour finir bris de chaîne. Y'a des jours, comme ça...

champ. Auvergne 4.10 005.jpg

Après avoir fêté l'aventure, il fallait garder un peu d'énergie pour le lendemain matin. Notre section organisait en effet une rando à Glénat. Enfin le retour au plaisir de rouler en groupe, sur les petits sentiers et les feuilles mortes. Bonne affluence cette année du fait d'une météo fraîche mais agréable, et de l'émulation de plusieurs membres de Dériv' Chaînes. Sortie en principe de ré-cu-pé-ra-tion... et effectivement, ça laisse l'occasion de discuter un peu, de faire des rencontres et de partager ses impressions. Mais les paysages défilant et la technique amenant l'envie d'en découdre, il n'y a pas eu moyen d'éviter quelques coups de bourre !

Mais j'avais au moins l'excuse de ne pas devoir me réserver pour la Gentleman de l'après-midi. Pas d'allergie à la route, mais pas de réelle envie non plus, et toujours pas de vélo perso dédié spécifiquement à cet usage. Un jour, peut-être !

 

30.09.2008

Se reposer ? Pour quoi faire...

Des sorties la semaine dernière ? Oui, le beau temps automnal était un appel à y retourner ! Le tout étant d'arriver à surmonter le manque de sommeil... Je croyais qu'un nouveau-né dormait au moins 18 heures sur 24 ? Ce que je n'avais pas calculé, c'est la quantité d'interruptions au cours de ces 18 heures !

En attendant, gardons le rythme : mercredi, balade "a priori tranquille" (comme d'hab, c'est le milieu de semaine donc on se ménage, vous savez ce que c'est ! ;))) avec un Maxime un peu plus grand... Celui-là ne dort toujours pas sur le vélo, mais il tchatche et il n'est jamais essoufflé ! Ecoeurant.

 Bref, nous avons filé sur le circuit n°8 (rouge) d'Aurillac, boucle par Tabeize et descente jusqu'au cimetière de Boussac comprises, pour ceux qui connaissent. Au total, 34 kilomètres d'un circuit "un peu" vallonné et caractérisé par ses descentes on va dire... à prendre en considération. Et ça, c'est par temps sec. Entre Faliès et Pont-de-Mousset, rodéo assuré même avec le X-Control, dans le plus pur style de la fin de la Sancy Verte. Entre le pourcentage de la pente, les rochers et les pierres sur la trajectoire, les passages étroits et les virolos en épingles à cheveux, le moindre instant de dispersion doit se payer cash. Mais on n'en a pas fait l'expérience cette fois : ni figure à signaler ni photo spectaculaire pour alimenter la rubrique... Pas drôle ! On a déjà évoqué la possibilité de la retenter après une bonne averse (?), il devrait y avoir moyen de rigoler.

"Tel qui rit mercredi..."

Mais la résistance a ses limites. Autant j'étais content de mon comportement sur cette sortie, autant j'ai eu l'occasion de déchanter samedi dernier avec le club : cette fois, petite forme à la fois du cycliste et du vélo, qui semblait renâcler et réclamer un peu d'attentions après ces derniers mois bien remplis tant il couinait de partout sa misère. Encore un beau circuit pourtant, et des conditions idéales pour notre pratique, mais clairement un jour "sans" pour moi (ça arrive) : seule satisfaction personnelle, celle de ne pas m'être économisé, mais sans doute aurais-je mieux fait ! La sortie m'a usé sur la durée (environ 45 bornes, sachant que mon compteur a lui aussi subi son lot de défaillances dans le cadre de la série noire). Et les accélérations que j'ai tentées lorsque je me suis porté vers l'avant ont fait le reste. Très mauvaise gestion ! A revoir d'urgence pour les championnats du Cantal samedi.

Heureusement, dans les sorties il y a aussi l'ambiance de groupe... (chef de section, c'est pas facile tous les jours, n'est-ce pas Eric !)

              Photo 0119.jpg      Photo 0121.jpg      Photo 0124.jpg

                                                                                 Encore un épisode des Shadocks (tiens, ils les diffusent tous les samedis maintenant ?!)

Photo 0129.jpg

 Et le coup de la chaîne : Giovanni à la réparation (je ne peux pas toujours le montrer en train d'embrasser généreusement la nature... même si, avouons-le, ça lui arrive quelquefois).

13.09.2008

Bilan de l'été

Temps pluvieux pour les sorties de début septembre, le terrain détrempé rappelle des saisons plus rudes. La pratique de notre sport va demander davantage de motivation et d'efforts. Sortir c'est bien, nettoyer le matériel ensuite, c'est mieux !

             Photo 0105.jpg                              Photo 0106.jpg
                                                                Max et Manu devant dans la brume...

Avant de se consoler avec les beautés de l'automne, on peut quand même espérer le même été indien que l'an passé. ça tombe bien, j'étais d'humeur à un petit retour ici même sur "la belle saison" et ses dernières balades... 

Et puis, de façon inattendue, les organisateurs des "Foulées du Cézallier" à Marcenat (C.R. de cette rando du 15 août dernier dans les archives de ce blog, et aussi une autre version du même auteur sur le site Dériv'chaînes) ont fait parvenir gracieusement aux participants les photos de la ligne de départ où ils figurent !

Ce genre d'initiatives mérite d'être signalé ! Voici ce que j'ai trouvé hier dans ma boîte aux lettres...

Sauf erreur, les conditions n'étaient guère meilleures sur le Cézallier à cette époque !
 départ Marcenat 01.jpg
Rapide bilan perso des mois de juillet-août : participation à 5 manifestations (sans compter les Olympides de Brioude le 29 juin !), soit 2 XC compétition et 3 randonnées. Total : 832 kms de vélo en 2 mois, 2400 sur les 8 premiers mois de l'année.
Tout ça presque intégralement en VTT, vu que je ne suis pas parvenu à me contraindre à aller faire du foncier sur la route (rien à faire, ça m'emm... !). Je reste donc plutôt sur une pratique axée "loisir" que "performance". Certes, j'ai progressé, mais de façon erratique, sans plan précis d'entraînement. Je suppose qu'il ne serait pas difficile d'"aller plus vite" (cf J.P. Stéphan) avec moins d'heures de selle !
Mais comme ce blog tâche de l'illustrer, tous ces kilomètres et ceux qui les ont précédés ont été effectués avec bonheur, en les savourant à chaque instant... 
Le tout sans arrière-pensée de rentabilité ! J'étais d'abord sur l'objectif de tenir la distance et "tirer quelques bourres" sur les manifestations sur lesquelles je me suis aligné, avant de penser à "faire une place" sur les compétitions. Ou un chrono, ou une moyenne...
départ Marcenat 02.jpg
 
Reste qu'avec moins de temps, la question de l'entretien lors des sorties va fatalement se reposer, ce qui va me forcer à repenser ma pratique. Comme pour tout sport d'endurance, il faut un minimum de condition physique sinon la sanction tombe. A défaut de "Rouler en vue de se faire plaisir", ce qui guette c'est de bientôt "ne plus se faire plaisir en roulant" !

14.08.2008

En musique

Un aspect essentiel que le sport a en commun avec la musique : le rythme (déjà évoqué ici). Celui-ci est d'ailleurs primordial pour les sportifs solitaires : il n'y a qu'à voir la quantité de joggers qui s'aident du MP3.

Qu'écoutent-ils ? Si la musique militaire est plus adaptée à la marche, la course requiert un tempo différent, mais aussi un son plus torturé, et parfois même "guerrier", ce qui peut paraître paradoxal  ! Pas tant que cela, si l'on considère que "sport d'endurance" signifie d'abord "douleur", "inconfort" pour parvenir au dépassement de soi par l'effort. A la différence de la plupart des sports, il n'y a pas d'autre adversaire à combattre que soi-même et les éléments.

Comme dans la vie, la grandeur de la bataille est intérieure... Dire qu'il y en a pour s'imaginer que nos sports se distinguent par leur pacifisme !   

Ce besoin d'influx a eu le mérite de m'initier, ado, aux groupes de rock "engagé" et de heavy metal. Grand vainqueur dans mon vieux walkman à cassette : le son teigneux du "Very Best of" de Deep Purple, violent, endiablé, fréquemment en surrégime. Chansons aux titres évocateurs : "Speed King", "Highway Star", "Stormbringer"... Les variations en accompagnent parfaitement l'effort en VTT ! 

Mais cette écoute n'a pas fait de moi un fana de hard-rock, la preuve, déjà à l'époque je préférais m'apaiser une fois rentré avec les sons plus pacifistes de Mike Oldfield, Peter Gabriel ou Pink Floyd. 

Et j'ai réalisé que les deux s'harmonisaient déjà dans la nature, à condition de bien prêter l'oreille !

La nouvelle partition est à aller chercher demain, sur la rando des Foulées du Cézallier à Marcenat...

11.08.2008

A l'aventure !

Question délicate que celle de la motivation pour partir rouler seul (on ne peut pas toujours sortir en groupe)... Alors comment se décider ?

En VTT, je trouve rarement cela difficile, tant la pratique de ce sport peut être riche de challenges et de difficultés à surmonter sans avoir à chercher bien loin !  Mais pourquoi risquer de se confronter à l'échec et à la "gamelle", me direz-vous ?

Parce que la partie ludique, à base de défis lancés à soi-même et d'adrénaline (dopant naturel !) fait tout le sel des sorties sur ce type de vélos.

Comment s'y prendre ? En allant emprunter des parcours délicats, où l'on affronte des problèmes techniques et/ou physiques en fonction de son niveau. Sur les randos et même en compétition, je m'étonne de voir des vététistes (mais ça m'est aussi arrivé !) poser pied à terre à l'abord d'obstacles qu'ils pourraient franchir sur le vélo s'ils osaient tenter le coup. Ils se privent de quelques risques, mais aussi de grandes sources de plaisir ! Pour justifier leur renoncement, certains  se trouvent des excuses du genre "ça c'est pas pour moi, je le laisse aux fous qui font de l'enduro ou de la descente (ou du trial)". Or on a toujours à apprendre des autres pratiques, et j'ai déjà vu des enduristes et des descendeurs qui se débrouillaient très bien aussi dans les montées de cross-country, même avec leurs "gros vélos", tout en y prenant goût ! ça donne à réfléchir... Par ailleurs, les vélos tout-rigides d'il y a une quinzaine d'années, bien loin d'empêcher "d'y aller" en descente, avaient le mérite d'obliger à se constituer une base technique sans laquelle le moindre parcours cahoteux posait de gros soucis. Une fois ceci intégré, on s'amusait bien aussi !

Alors l'argument du "j'ai que 100 mm de débattement, j'y vais pas...", je laisse ça aux commerciaux qui essaient de faire croire que chaque vélo est spécifique à un type de pratique, et qui persuadent les pigeons qu'ils doivent se payer un vélo pour chacune. Tant qu'on n'en fait pas de façon intensive comme un casse-cou...

 

Photo 0071.jpg

Ici, une descente sur Aurillac (vers St Simon) où il ne faut pas hésiter à zigzaguer d'un côté à l'autre du chemin. Le passage est court (à peine 100 à 150 mètres) mais impressionnant : grosse pente, virages assez serrés et pas mal de caillasse. Pour garder le contrôle et ne pas se faire trop balader par les pierres, on comprend vite que la solution réside dans la position "tout à l'arrière", en tenant fermement le guidon et en lâchant les freins... Mais pas trop non plus ! (D'autres photos de cet endroit ont été ajoutées dans un nouvel album "Passages techniques").

L'avantage quand on l'a réalisée une première fois sans dommage : avec la confiance emmagasinée, on optimise vite ses propres capacités techniques. Du coup, l'obstacle que l'on n'osait pas emprunter se transforme en défi à rééditer... avec plaisir !

Un autre "truc" : prendre dans l'autre sens le même chemin permet déjà de visualiser les obstacles et de se faire une idée de la trajectoire à adopter, mais aussi de s'entraîner sur une "montée impossible" : très bon également pour la technique... Même si je ne suis jamais arrivé à dépasser le premier tiers de cette ascension en restant sur le vélo.

Descente Luc Lavaudieu.1jpg.jpg 

Pas grave ! L'essence du sport reste bien le dépassement de soi-même ! Ainsi, pour apprécier pleinement le VTT même en rando, l'erreur serait de se borner à cultiver le "sentier battu". Au contraire, cette discipline ne se révèle pleinement que lorsqu'on va jusqu'à se confronter à des obstacles naturels et à ses propres limites.

 

Descente Luc Lavaudieu.2jpg.jpg

 

 

 

 

Photos d'archives : Luc en pleine descente infernale à Lavaudieu avec le Mongoose. Réussie avec brio, sans suspension ni freins à disques, ni (gloups, pas bien !) protection occipitale !

 

 

Pour me résumer, "Vélo tout-terrain", comme son nom l'indique ! Ce serait dommage d'oublier que l'on pratique à la fois une "activité-découverte" et un sport de glisse ! 

 

Toutes les notes