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Sport - Page 2

  • Echappé du Tour

    Brève de comptoir sur le scénario classique du Tour de France en étapes de plaine : de longues échappées sous le cagnard invariablement reprises par le peloton à 5 kms (et moins) de l'arrivée, au bénéfice des sprinters...  Programmes estivaux de plus en plus pourris à la TV, le même épisode rediffusé tous les après-midis !

    Moi je sais pas, mais les coureurs qui essaient de se faire la belle, eh ben à leur place ça me ferait un tout petit peu ch... tous ces efforts pour se faire déposer à un tour de pâté de maisons de la ligne (qui a dit "C'est un peu c... le cyclisme sur route, aussi" ?!)

    Un qui ne s'en préoccupe guère, c'est notre tricycliste en herbe qui à 22 mois pile a pigé le maniement des pédales. Tout fier ! Autant dire que les échappées... un peu partout ne vont pas tarder.

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    Casquette orange en prévision de la finale de dimanche ? Au moins ce scénario-ci ne semble pas écrit d'avance !
  • Ouverture sur le monde

    Quel besoin a-t-on de taper sur l'équipe à Domenech ? Voilà un sport national dans lequel les Français sont champions du monde et depuis hier soir la meute se déchaîne. Ce n'est pas que ce soit déplaisant : en sortant de son ronron, L'Equipe (gros titre à la une : "les imposteurs" !) redevient inspirée. Enfin du grain à moudre. Et les journalistes de s'engager... avec des risques bien moindres que contre la bande à Aimé Jacquet en 98. Voilà en ce 18 juin une forme de "résistance" bien tardive ! Au dénigrement généralisé je préfère la déclaration toute en retenue d'un Lloris, rare bleu irréprochable hier et dans le rôle ingrat du gardien à la pêche, lâché par son équipage : "Non, non, je ne réagis pas, sinon je vais lâcher un truc" !

    Ceci étant constaté, l'élimination annoncée de la France est une excellente nouvelle pour le football mondial : zéro but marqué et une qualité de jeu qui frôle l'indécence, on espère qu'il y aura mieux à voir pendant la suite de la coupe du monde en profitant de ce mois de juin maussade. Belle occase donnée aux Français que le foot intéresse vraiment de se pencher sur le jeu des équipes qui le méritent. Et pourquoi pas sur leur culture, même populaire ! Une triste constatation que cette absence de considération pour les habitants du pays hôte, d'ailleurs. Que nous ont appris sur l'Afrique du Sud les retransmissions et les reportages de la coupe du monde ? Qu'en restera-t-il réellement après la finale pour ce pays et ce continent malgré les belles promesses de la FIFA ?

     Il aura fallu que le patrimoine s'invite bruyamment dans les stades et sur nos écrans (les fameuses vuvuzélas) pour que l'on en cause un peu, et comme d'habitude en le dénigrant et en essayant de faire cesser ce vacarme jugé épouvantable. Sur Mandéla et l'évolution d'une nation pourtant passionnante à plein d'égards, presque rien (heureusement on a vu l'équipe des bafana bafana, on sait qu'ils jouent en jaune et vert et que si eux non plus n'ont pas le niveau et encaissent des buts, au moins ils en marquent en jouant ensemble... ce qui n'est pas rassurant en vue de notre dernier match chez eux). Je me trompe peut-être, mais il me semble qu'un évènement sportif de ce calibre devrait aussi fournir l'occasion d'un vrai dépaysement pour le télespectateur. Dans mes lointains souvenirs, les exploits de "vrais" bleus en 1986 n'avaient pas empêché nos envoyés spéciaux de nous faire découvrir le... Mexique en sortant régulièrement des enceintes sportives. Et pour le préado fan de foot que j'étais c'était un ingrédient de la fête. C'est ainsi que Mexico 86 doit être mon seul album Panini complet (une forme d'accomplissement, je n'en ai plus fait depuis).

    Et si le manque d'effort culturel était aussi symptômatique de ce qui est arrivé à l'équipe de France, retranchée dans son hôtel luxueux, les casques des MP3 vissés sur la tête ? Le moment est venu de les ôter, de profiter avant qu'il soit trop tard de la chance d'avoir voyagé, et d'observer encore et encore, jusqu'à s'en imprégner, ce qui fait la "culture football", la vraie...  

  • Manquait plus qu'ça...

    Lu dans le courrier des lecteurs du dernier numéro de Télérama (je sais, j'ai de saines lectures, on me l'a déjà dit :D) :

    à propos du retour de Lance Armstrong sur le Tour l'an prochain :

    "Un petit pas pour le cyclisme, un pas de géant pour le dopage !"

    200% d'accord... sauf que s'agissant du cyclisme pro, pour moi ce n'est plus un pas de géant mais un grand coup de 54X12 ! Bon courage au reste du peloton et de la caravane si l'annonce est confirmée.

  • On n'en parle pas assez...

    ...des liens entre les sports d'endurance tels que le VTT et la musique, via les lecteurs nomades. Un sujet évoqué dans ce blog récemment, et qui se retrouve développé dans le dernier numéro de Sport & vie (n°109). L'article relate même qu"utilisée avec précision, la musique peut améliorer de 20% la performance" !

    Voilà une forme de dopage qui me tenterait bien pour la Sancy Verte dimanche !

  • Un peu gros...

    Entendu hier au JT de France 2 : les autorités chinoises "se félicitent" (sic) de ce que les 650 contrôles antidopage effectués sur leurs athlètes en prévision des Jeux se sont tous révélés négatifs.

    Au même moment partout ailleurs dans le monde, la chasse est ouverte et des compétiteurs renommés tombent comme des mouches. Dernier attrapé en date : l'escrimeur italien champion en titre !

    L'inquiétude pré-jeux ne peut que se confirmer ; au menu, langue de bois et propagande officielle (une fois de plus, sans aucune réaction du CIO). Car ne nous y trompons pas, ce genre de formulation est tout sauf transparent, et vise à insinuer - entre autres choses - que contrairement aux athlètes occidentaux pervertis, l'élite du sport chinois est irréprochable. Voire.

    Ne vaudrait-il pas mieux, dans la droite ligne de l'éthique sportive, déclarer carrément que l'on se félicite de ce qu'aucun athlète n'est dopé  ? Tout est dans la nuance... Bien sûr, en l'état actuel de la lutte contre le dopage, quelque nation qui jurerait sans réserve "100% de nos athlètes sont sains" serait ridicule et immédiatement moquée par les instances du sport et les journalistes. Mais une telle déclaration aurait le mérite de la clarté. Or, en matière de lutte antidopage, on ne trouve que ce que l'on cherche, quantité de précédents malheureux l'ont déjà montré. L'opacité et les déclarations ambiguës ne servent que les tricheurs !

    En revanche, l'info telle qu'elle a été délivrée provoque l'incrédulité (aucune suspicion sur 650 échantillons !). C'est bien là son mérite principal. Car finalement, la propagande finit par provoquer l'effet inverse de celui recherché...

    La meilleure nouvelle pour le sport en général et les J.O. de Pékin en particulier serait qu'il y ait pendant les Jeux des athlètes chinois "rattrapés par la patrouille", comme il y a eu des coureurs exclus du dernier Tour de France.

    Mais rien n'est moins sûr.

  • Tour de France 2008

    Quelques réflexions sur le Tour de cette année...

    Peut-on s'autoriser à croire, malgré les nouveaux scandales qui l'ont émaillé, que la situation s'assainit enfin ?

    Jour après jour, les observateurs notaient que les grands cols Alpins se franchissaient moins vite. Depuis l'éjection de Ricco, plus d'attaque "explosive" (et donc forcément suspecte), ni cette année de maillot jaune avec 10 minutes d'avance encadré par une "Invincible Armada".

    Et peut-être même aurons-nous droit sur le podium des Champs à un vainqueur inattendu. Rassurant ?

    Risque de revers à cette médaille : le côté moins spectaculaire pour le téléspectateur, et une impression de moindre professionalisme dans les équipes sur le Tour, du fait que personne ne semble maîtriser la course. Les défaillances se succèdent et des écarts de quelques secondes prennent des allures de catastrophe pour les candidats à la victoire finale. Le spectacle pourrait être perçu comme décevant. Ne faut-il pas craindre que "baisse de la moyenne sur les étapes" aille de pair avec "baisse de la moyenne des superlatifs par phrase" chez les journalistes ? Au fait, n'est-ce pas déjà le cas ? 

    Si les cyclistes, en devenant "plus propres" perdent leur statut de "Dieux de la pédale", alors il y a danger !

    Valverde Tour.jpg

    C'est pourtant à présent qu'il faudrait soutenir et admirer les coureurs. L'opinion publique a-t-elle assez évolué pour que la passion subsiste ? On pourrait le penser en voyant l'engouement suscité dans chaque localité traversée. D'un autre côté, le comportement irresponsable de (trop) nombreux excités autour des coureurs dans les cols (ceux-là ne doivent pas faire de vélo souvent !) peut faire douter de cette évolution !

    Ce pari de la maturité du spectateur et de l'évolution des mentalités était déjà au centre des débats il y a quelques années, et alimentait alors l'argumentation des "pro-dopage". Certains insinuaient que le cyclisme "non chargé" ne serait pas télégénique, et ne serait plus viable en tant que spectacle médiatique du fait des performances trop faibles ! C'est nier un peu vite que le vélo est un sport de souffrance, et que les gens qui aiment ce sport reconnaissent davantage les champions à leur force d'âme, à leur volonté et à leurs échecs surmontés qu'au fait de monter le Galibier "sur la plaque" à des moyennes records.

    La partie est-elle en passe d'être remportée ? Seul l'avenir le dira, mais il est temps que la confiance revienne sur le maillot jaune. Cela signerait une vraie victoire dans un combat engagé il y a déjà 10 ans (affaire Festina), où l'hypocrisie a parfois (souvent ?) triomphé, où les vrais tricheurs n'ont pas toujours été les plus pourchassés. Dix années encore très instructives sur les risques que les intérêts financiers font courir à l'éthique sportive, et sur le cynisme de certains dirigeants et leur peur des scandales.  

    Si les choses commencent réellement à bouger ici, peut-être alors qu'à Pékin... 

  • Tour(s) et détour(s) (2) : innocence perdue ?

    Pont Eric Nicolas.1jpg.jpg

     

       Aujourd'hui 5 juillet, jour de départ de "la grande boucle". Drôle de surnom, non, pour le Tour de France ? Voilà qui semble rappeler qu'une fois de plus l'essentiel ne se trouve pas dans la vitesse à laquelle on rallie Paris et les Champs, mais bien dans le plaisir du "détour" ! Cela n'empêche pas ceux que ce spectacle indiffère de n'y voir qu'une façon de tourner autour du pot, de même pour les passionnés qui désespèrent de voir le dopage définitivement éradiqué. Pour les autres, cette boucle  évoque, année après année, de nouveaux itinéraires pour parcourir la France autrement.

    Ces derniers jours, en allant fouiner en bibliothèque et librairie mais aussi sur Internet, une constatation s'est imposée à moi : les ouvrages et les romans se rapportant au vélo semblent se multiplier ces dernières années. Depuis une dix ans, ils n'ont même jamais été aussi nombreux à sortir.

    Aux quelques nouveaux-venus dans la colonne de gauche de ce blog, il conviendrait d'ajouter ceux dont le succès a permis d'être réédités en poche récemment (et que je n'ai pas encore lus) : "Petit traîté de vélosophie" de Didier Tronchet et "Petit éloge de la bicyclette" d'Eric Fottorino par exemple. Les esprits retors (dont je me réclame !) ne manqueront pas de faire remarquer que ces 10 ans coïncident avec le début des scandales concernant le dopage sur le Tour !

    Souvenez-vous : Festina... Virenque... L'insu de mon plein gré !

    Paradoxalement, le fait de voir le cyclisme alimenter les colonnes des faits divers amènerait-il les Français à s'intéresser de nouveau au vélo, et - peut-être - à rechercher la magie que le sport de haut niveau enterre de plus en plus sous le cynisme d'un Lance Armstrong ou de l'UCI ?

    La recrudescence des romans et récits évoquant cette part de rêve le confirmerait.

    Pourtant, le vélo n'est pas prés de disparaître ! Demandez aux vélocistes (dans les grandes villes surtout) et aux fabricants...

    La bicyclette de grand-papa, incarnation du passéisme, ringardisée et mise au placard avec le triomphe de l'automobile et de la vitesse, est redevenue la "Petite Reine" depuis son retour en grâce triomphal. Depuis le déferlement du VTT il y a une vingtaine d'années jusqu'à la récente flambée du prix du baril de pétrole. Aujourd'hui le succès des "vélos citadins" et des manifestations de masse des deux roues dans les villes continuent d'élargir le cercle de la reconquête. Partout des pistes cyclables se construisent, des routes s'aménagent et contraignent les automobilistes à partager leur espace (pas toujours de gaieté de coeur, j'en reparlerai !)... Drôle de revanche !

    Et si ce retour en grâce du vélo, aussi bienvenu qu'il soit, ne reposait que sur un immense malentendu ? La prétendue "innocence perdue" n'existe plus depuis un bon siècle dans le cyclisme de haut niveau (si elle a jamais existé !), mais se trouve toujours à portée de pédalier, intacte pour chacun de nous pour peu que l'envie nous prenne d'aller "faire un tour" !

    C'est une grande partie du propos de Paul Fournel dans "Besoin de vélo" que d'exalter ces moments de plénitude, des petites routes de Haute-Loire de son enfance aux grandes étapes du Tour. Ressusciter en soi-même l'enthousiasme des débuts, continuer à s'émerveiller à chaque sortie, ce doit être là que réside tout le secret. 

    Non, ce n'est pas le vélo qui est en danger, ni même le Tour de France.

    ... 

    Par contre, notre écosystème...