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motivation - Page 3

  • Repérage championnats du Cantal 2014 à Marcolès

     Du soleil, des paysages printaniers, de beaux (très beaux !) chemins larges puis monotraces, que demander de plus ?

     

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    Un peu de pilotage peut-être ? Qu'à cela ne tienne ! Direction les sous-bois.

                 

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    Et là, mieux vaut vérifier où l'on va avant de s'engager (ou pas !) 

              

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    En bref c'est toujours du vrai VTT où subsiste le défi technique et physique que je vantais lors de l'édition 2012 à l'inauguration de ce tracé de Marcolès (ici en reco., et là pour la perf de votre serviteur...) Quelques modifications s'annoncent néanmoins pour la version 2.0. Le problème, c'est qu'une reco avant balisage peut vite se transformer en séance de "jardinage" : en XCO, le tour ne doit jamais faire les 16 kms constatés au compteur, d'où nombre de concertations dans l'équipe de l'ACVA !

     

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    Pourtant on s'est bien amusés, y compris dans les "rallongis"... Surtout qu'il y a de quoi faire dans le coin, question variantes. 

    Malgré mon (abyssal) déficit d'entraînement, ça m'a donné sacrément envie d'y refaire tourner les roues si le terrain ne devient pas gras et glissant d'ici dimanche prochain. Moins que mes 40 ans fraîchement sonnés, ce sont bien les 400 kms même pas atteints depuis le début de l'année qui me font encore cogiter. A moins de me contenter de l'allure "quadragéneur" voire VTPC ("vieux tout pourri du Cantal") pour aller au bout ? Il va juste falloir assumer de bouchonner du monde ^^.

    Et comme en rentrant hier j'avais encore un peu de jambes, j'ai pu faire le point sur la relève directement sur le terrain : si Maxime progresse, il n'est pas encore prêt pour tout de suite... A cinq ans et demi, il valide déjà avec entrain les franchissements herbeux et les virages relevés. Mais les ornières font encore verdir les pantalons et rentrer le métier. Patience ! 

     

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  • C'est toujours pas ça...

    Dure loi des séries.  J'ai renoncé à la superstition car ça porte malheur, pourtant les signes s'accumulent ! Sortilège ? Maléfice vaudou ? Persécution tout droit sortie des enfers tout spécialement pour moi ? De là à m'estimer victime de l'année du "13" conjugué à un quelconque mauvais sort...

    ça s'annonçait bien pourtant. Les joies du vélo appartenant à ceux qui se lèvent tôt, j'avais victorieusement combattu l'oreiller pour gagner le droit de m'en aller terrasser l'inertie de cette fin de vacances. Renouer avec un rythme sportif, enfin ! Et aussi retrouver les collègues Dériv'chaînes, ACVA et même d'autres horizons, lors d'une manifestation hautement recommandable (voir précédents ici même, et aussi là !).

    Les soirées festives du mois d'août m'ayant laissé moyennement entraîné et encore plus modérément reposé, je m'étais appliqué à définir le dosage : 32 kms suffiraient bien au vu du dénivellé conséquent de la "Crandelloise". Moi qui me croyais raisonnable et en pleine maîtrise de mon sujet... Pauvre jouet du destin !

    Avec le recul, j'aurais dû voir un signe au fait d'être arrivé sur place inhabituellement tôt par rapport aux autres participants. Sur le coup ça m'a paru sympa de profiter de tout ce temps pour m'inscrire, me préparer et discuter. Je n'ai même pas séché le briefing, ce qui entre en contradiction avec tous mes principes !

    Départ légérement décalé pour attendre les retardataires (tssss), je me sens bien, décontract. La partie initiale s'avère plutôt descendante : même pas tenté par l'arsouille, je papote tranquillement avec Philippe D. et son voisin. Nous traversons d'emblée quelques zones boisées sur les limites de la commune dominant le plan d'eau, c'est le bonheur. Même les températures un peu fraîches, qui changent des jours précédents, n'ont rien de désagréable et présagent bien de notre balade. Nous abordons avec gourmandise les nouveaux itinéraires promis par l'organisation. Si j'ai entendu le petit "cling" venu de ma roue arrière ? Assurément ce n'est rien, une branche ou un petit caillou qui a dû ricocher, d'ailleurs le vélo continue de fonctionner au poil et j'ai eu plus que ma part d'événements contraires depuis ce début de saison. Quand même, quelque chose cloche dans mon dos, un murmure métallique que je n'ose attribuer à la transmission - tout est quasi-neuf ! Et cette impression grandissante de flou au bout de quelques longueurs sur le premier passage goudronné : ce n'est plus le doute, mais la certitude d'un nouveau pépin sérieux qui me fait m'arrêter. 

    Vous avez déjà éprouvé cet instant de fin d'innocence angoissée qui précéde le diagnostic précis de l'étendue des ennuis : visite chez le dentiste, attente du devis du dépannage, flash info spécial catastrophe... Là c'est pareil, et je commence à m'en lasser. La roue a pris un énorme voile. Des freins à patins auraient déjà bloqué la jante. Je n'ose croire à ce que je vois, car je fais encore dans l'inédit : rayon cassé net en son milieu. Seul point positif, je n'ai que deux kilomètres à faire - sur le vélo, mais très tranquillement - pour revenir à mon point de départ par la route et signaler mon abandon ! Total net, 5 kilomètres huit cents, record battu, même là je n'ai jamais été aussi en avance. Rideau sur cette Crandelloise 2013, mais je reviendrai.

  • A petite vitesse...

    A ses bénéfices, il est facile de mesurer la différence entre les périodes où l'on s'astreint à un entraînement sportif et les autres. Vous l'aurez compris, 2013 est une année "sans" (800 kms à ce jour sans plan précis) et j'en mesure aussi les effets indésirables dans la vie de tous les jours : manque d'entrain, de projets, irritabilité, subséquemment ralentissement de ce blog... Dans mon cas, la pratique du sport n'est clairement pas une perte de temps !

    Cercle vicieux connu : sans véritable entraînement, difficile de se motiver, ce qui conduit à s'entraîner encore moins... Quelques sorties club avec l'ACVA, même irrégulières, m'ont quand même permis de me forcer à garder un rythme, et de limiter les dégâts (déjà suffisamment sensibles) sur la forme et la prise de poids. Reste à se récompenser en se rendant sur des manifestations : autres chemins, autres paysages, la convivialité est là, la participation et pourquoi pas le challenge sportif en prime, après le "fiasco" qui a frappé la Pastourelle. 

     

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    La 3e édition de la "Brivadoise", le 16 juin dernier, était l'occasion de retrouver des terrains au soleil, presque sans boue, avec de bonnes montées mais un sol roulant. Vu mon entraînement très "light", le 40 kms (800 m de dénivellé) m'a parfaitement convenu. Au menu cette année, les paysages du Haut-Allier de Brioude aux alentours de Saint-Privat-du-Dragon. Ce que je retiens avec le recul, c'est surtout une bonne ambiance avec des bénévoles aux petits soins (je sais pourquoi j'y reviens, année après année !) et en récompense supplémentaire pour cette fois une longue descente d'anthologie vers Saint-Privat avec des épingles à négocier en glisse, des racines, des dévers, des (tout petits) sauts, des relances, des trajectoires à affiner, du "technique rapide mais pas dangereux..." enfin, selon mes critères ! ;-) J'en ai encore la banane rien que d'y repenser. Beau boulot du club local "VTT en Brivadois", cette descente à elle seule justifiait le déplacement !

     

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    Saison enfin lancée ? Ben non. Vous vous souvenez sûrement de la dépression qui a suivi dès le début de semaine suivante (à force, on comprend pourquoi le mot "dépression" ne se limite pas à aux acceptions géologique et météorologique dans le dictionnaire...). C'est donc pas plus affûté que cela que je suis quand même allé au Vernet-la-Varenne, m'aligner à la Ronde du renard pour la 22ème édition. ça tombe bien, j'avais clamé ici même qu'après en avoir "bavé des ronds de chapeau" (...de roue ?) à batailler pour le chrono l'an passé, je me repointerais dans l'idée de profiter cette année : des petits chemins avec vue sur le Sancy, de l'ambiance nocturne de la pleine lune sur le plan d'eau, du coassement des rainettes, du vent léger remuant les cimes des sapins du Livradois, de tout ça.... PRO-FI-TER. Et laisser les "fous du guidon" s'expliquer à grands coups de frontales et de 42-11.

    La Ronde du renard : monument en péril ?

    Billevesées, pour parler poliment. Faut croire que chez moi l'appel de la compétition est plus fort que celui de la poésie, j'ai pas pu m'empêcher d'en remettre une couche façon "Satanas & Diabolo", même sans espoir de résultat. Une fois la certitude acquise que je tiendrais le coup les deux heures, il me fallut mes sept tours habituels... Puis le meilleur classement possible. Malheureusement, la désaffection que l'épreuve a dû essuyer cette année (13 partants seulement !) me rendait la tâche plus facile. Une injustice dont j'espère bien qu'elle ne découragera pas l'équipe d'Hervé Delaval ni les bénévoles...

    Quoi qu'il en soit, après un départ du genre "sans cartouche à gaspiller", je suis progressivement remonté jusqu'à une flatteuse 5e place. Encore plus qu'à mon habitude, je comptais la défendre en ne touchant aux freins qu'en cas d'urgence. Une tactique exploitée à fond (l'huile transpirée par les suspensions fut clairement mon poste de nettoyage n°1 sur le matériel le lendemain) sous les encouragements des spectateurs disséminés sur le parcours. Particulièrement aux abords les plus pentus, mais dans l'autre sens. Cette côte après la ferme, quelle vacherie ! Quand on pense au battage qui a été fait sur la double ascension du Ventoux par les coureurs du Tour 2013... Une belle façon de me rappeler un peu plus à chaque passage ma surcharge pondérale... fatale pour le maintien dans le "top 5" : après une petite passe d'armes, il me fallut baisser pavillon face au retour d'un jeune concurrent, lui aussi sur un X-Control ; trop de côtes et pas assez de descentes, Alexandre Vialatte avait raison* ! 

    Au final, 1ère victoire de Romain Faure, 8 tours en 1h58'. Pour ma part, J'ai parcouru un tour de moins en 2h11'53", ce qui me vaut la sixième place ; il m'a fallu presque 17 minutes de plus que l'an passé mais avec la même moyenne (177 bpm !)... au cardio. Pour MOINS souffrir OU rouler PLUS vite, il faut s'entraîner... 

    * Célèbre écrivain et chroniqueur au journal La Montagne mais aussi passionné de vélo, il a notamment affirmé, démonstration à l'appui : "En Auvergne, il y a plus de montées que de descentes" ! 

  • Pastourelle, année blanche

    Jeu de mots dans le titre déjà fait sur ce blog, mais "what else" ? Dur, très dur pour les oganisateurs, mais aussi tous les participants aux randos et compétitions diverses pour qui la Pastourelle est synonyme depuis de nombreuses années de défi sportif ou de belle balade printanière dans les montagnes cantaliennes... Ame sensible, évite de lire la suite et passe ton chemin !

    ...C'est de toute façon ce que chacun a été contraint de faire pour cette 15ème édition. Je précise qu'il n'y a ni trucage ni retouche sur les photos et que je les ai bien prises à Salers en ce matin du 25 mai.

     

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    Arrivé sur les coups de 8h15, route presque entièrement recouverte (1°C à l'ordi de bord), parkings habituellement aménagés dans les prés empêchés par des barrières, j'avais déjà bien compris que ce serait compliqué... Je regrettais presque d'avoir retiré les pneus neige de la voiture si tôt dans la saison. A moins que ce ne soit l'hiver qui est "un peu" en avance ?!!! On ne se décourage pas pour si peu, je parcours le village dans le blizzard. Quelques marcheurs et vététistes me croisent avec sacs, plaques et équipement, mais rien à voir avec la joyeuse cohue des années précédentes à la même heure. Aux inscriptions, l'organisation balance entre incrédulité et découragement, suspendue à la décision du Commissaire... bloqué par la neige (!) et l'avis de la gendarmerie. ça ne sent décidément pas le "joli mois de mai". Vu l'accumulation de signes peu encourageants, j'improvise un détour par la case "viennoiseries" à la boulangerie du coin avant de repartir sans attendre l'annulation pure et simple des circuits VTT, qui interviendra une heure plus tard. Triste, mais logique : une grande partie des parcours, plus haut en altitude, doit être dans un état hivernal. Sans parler de toute l'eau de ces dernières semaines accumulée partout ailleurs, conjuguée au froid...

    A titre personnel, entre un boulot excessivement prenant et une météo épique sur ce premier semestre, je me réjouis encore plus de m'être bien éclaté en 2012 ! c'est aussi avec le recul qu'on mesure la qualité des bons moments. Bref, pour s'amuser mais aussi souffrir sur la Pastourelle, il faudra revenir au (prochain) printemps.

    Un point positif ? mon beau VTT blanc est retourné hiverner au garage aussi propre qu'il en était sorti !   

  • Vélo héroïque

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    Fatigue de fin de saison + temps pourri = repos (éviter la course de trop !)

    Du vélo, toujours, mais par procuration : celui des "temps héroïques" d'un certain Docteur Ruffier. Attention, âmes sensibles s'abstenir...

    Pas de GPS mais des guides indispensables pour indiquer "les nombreuses portions de routes pavées"... à franchir à pied (oui oui, à pied...). "Car alors, il ne pouvait pas souvent être question de rouler sur les pavés, non seulement parce que nous n'avions pas de pneumatiques, mais aussi que les pavés étaient généralement monstrueux et tout disloqués (...) Ce sont ces fondrières d'autrefois que certains renégats du cyclisme font semblant de regretter pour expliquer qu'ils n'aiment pas rouler sur les routes modernes ! 

    Mais avant la médecine, la passion de l'auteur pour le vélocipède le mène à affoler les campagnes - précédant l'auto, le vélo est déjà considéré comme la machine du diable ! - tant et si bien qu'une carrière de coureur aurait pu se dessiner pour lui au début du siècle (heu... le XXème). Encore aurait-il fallu éviter de s'obstiner dans l'utilisation de matériels plus regrettables que discutables, comme l'"Acatène", machine de piste (et de route) dont les concepteurs n'avaient rien trouvé de mieux pour la distinguer que de remplacer la chaîne par une transmission à pignons d'angle ! Lorsque la providence lui fournit enfin un vélo de course normal pour une grande compétition à la place de cette prodigieuse invention, Ruffier l'emporte haut la main ! Mais il est trop tard, à l'arrivée se profile l'internat de médecine qui n'admet pas la concurrence d'une pratique sportive de haut niveau. 

    Reste, ultérieurement, la pratique du cyclotourisme où le narrateur va encore une fois faire figure de pionnier. Mais comme on ne se refait pas, c'est de virées cyclotouristes (très) sportives dont il est question et dans lesquelles il lui arrive d'embarquer des amis qui ont bien du mérite. Il sévit même ensuite en tandem avec sa jeune épouse. Les régions visitées n'évitent aucune zone montagneuse, des Alpes aux Pyrénées, avec des étapes décrites dignes du Tour de France. Et les routes de l'arrière-pays ne se comparent toujours pas plus à celles d'aujourd'hui que le matériel. 

    Enfin, les mentalités de l'époque n'admettent pas facilement l'équipage. Ainsi, en Corse, l'auteur est surpris de la froideur suscitée sur leur passage, notamment un soir que sa femme arrive "à bout de force" dans un hôtel de village tenu par des dames. "Sont-elles hostiles, terrorisées ? Pas un mot (...) Je crois devoir mener la conversation" lors du repas qui lui est servimais en pure perte. 

    J'ai pu lire par ailleurs une explication plausible à cette réaction dans un ouvrage d'ethnologie ("Passions ordinaires" sous la direction de Christian Bromberger, Hachette Littératures, collection "Pluriel", avril 2002, chapitre "Les voluptés de plein air" rédigé par Sergio Dalla Bernardina, pp.382-383). Le scientifique explique que, "pour une très large partie de la population dans les pays latins, la dépense d'énergie dans les espaces sauvages a longtemps été perçue comme une valeur négative, comme une "punition" et une marque de subordination". "Etonnant, non ?" aurait ajouté Desproges...

    Suit pour en attester la reproduction d'un entretien effectué par l'ethnologue à Bastia en 1997.

    - Comment sont perçus ces Bastiais qui arrivent avec des vélos, avec des choses comme ça dans l'arrière-pays ?

    - C'est-à-dire : si vous parlez des touristes qui arrivent et qui parcourent la Corse à pied ou à vélo, il faut être fou. Franchement, il faut être fou. Après souvent on voit des familles entières, où les deux parents ont leur sac à dos et derrière des enfants de douze, quinze ans... ceux-là manquent souvent de se faire molester, je dois dire. Parce que, pour les Corses, si quelqu'un veut marcher en pleine nature, escalader des montagnes... avec un sac à dos, c'est son problème, mais il n'a pas le droit d'obliger ses enfants à le suivre. Ce sont des mentalités...

    - Vous avez assisté à des scènes comme ça ? C'est-à-dire...

    - Oui, j'ai assisté à des scènes comme ça où des gens trouvaient... enfin, des Corses trouvaient scandaleux que des gens, comme ça, entraînent leurs enfants dans un tourisme qui pour eux touche à la folie, quoi, aller se faire le GR 1 à pied... Il n'y a que les Allemands ou les Autrichiens pour faire ça.

    - Pourquoi ?

    - Parce que c'est très fatigant.

     

    Poursuite de mes lectures vélocipédiques : "Je pars demain" par Eric Fottorino

     

  • 23e Sancy Verte : impressions

    Les résultats pour commencer ici !

    Des limites... encore bien présentes. Comme une envie qui se cogne au réel. Appuyer davantage sur les pédales nécessiterait de s'affranchir des enchaînements d'efforts et surtout de l'enlisement des "Plaines brûlées". Rien d'aérien là-dedans, sauf le panorama avec le soleil gagnant tout doucement du terrain dans la vallée au loin. Un moment de grâce au bout de l'effort ?

    Davantage que les descentes glissantes, bien plus délicates qu'en 2008 à circuit égal : cela m'a valu une petite désillusion lorsque j'ai cru distancer un concurrent à mes basques après Chastreix-Sancy. Surpris de l'entendre encore juste derrière moi, j'enchaîne sur une mauvaise trajectoire, direction un pierrier bien casse-g... Plutôt que de tenter la figure libre, je déchausse en catastrophe pour me laisser tomber façon "école de ski 1er flocon" à côté du vélo. Pas de casse ni de bobo hormis une égratignure sur l'orgueil. Cela prouve au moins que celui-ci était mal placé !

    En dehors de ce gag, j'ai couru ce 50 kilomètres en exploitant au maximum mes ressources du moment. Après un départ enfin dans le bon wagon, j'ai dû souffrir rapidement pour m'y maintenir : cardio rouge foncé toute la 1ère heure pour avaler la moitié du dénivelé positif ou presque... et brûler 1200 calories ! je l'aurais payé par la suite si je n'avais prévu le nécessaire en autosuffisance. "Mange, petit, ou la montagne te mangera !" disent les anciens. Et côté boisson, c'était bidon ET Camelbak. En vieillissant, on prend de la bouteille !

    Par la suite, même en levant légèrement le pied les positions étaient faites : pointé 37e à l'abord des fameuses "Plaines brûlées", je finis 40e, ma meilleure place. Terminée, la "malédiction du Top 50" !

    La chute ne m'a rien coûté en temps, je pense avoir roulé fort en descente et je suis revenu sur l'autre concurrent qui a finalement craqué dans l'ascension entre La Tour d'Auvergne le buron de Croizat, réellement interminable. Un groupe, aperçu de loin en loin sur le parcours termine une petite minute devant... Autant dire une éternité. J'avais pourtant fait 9 minutes de moins il y a 4 ans, mais le terrain était sec et j'étais autrement en jambes...

    On s'en satisfera, tout comme à un autre niveau Anthony Gauthier qui renoue avec la victoire. Mention spéciale aux cadors du 100 kms qui en nous doublant comme des avions trouvaient le moyen de nous encourager ! Organisation au top, comme d'hab', mais des questions se posent concernant le renouvellement des parcours. A voir lors des prochaines éditions.

  • Motivation & compétition...

    Se faire mal aux jambes, se battre contre soi-même, ses propres chronos... trouver plus de plaisir, de sensations. La saison de VTT est longue et se relancer après une compétition n'est pas toujours évident ! Et puis, outre le repos nécessaire, il est parfois bon de "couper" aussi mentalement... J'avoue cependant que je ne pensais pas rester sur "pause" aussi longtemps, mais mes lombaires se sont rappelées à mon bon souvenir. A force de tirer sur la corde... ?

    Résultat : un planning d'entraînement et des objectifs à réviser. Plus question de "Tour du Sancy" au départ de la Bourboule dimanche prochain. Je me reporte donc sur le 50 kms (demi-ration !), que j'avais parcouru il y a 4 ans. Mais ce n'est pas une déception pour autant : voilà l'occasion d'améliorer mon chrono et si possible mon classement de la dernière fois tout en me relançant pour cet automne.

    Ce sera un défi, car ce n'est pas ma virée sur route jusqu'en haut du Puy Mary l'autre jour qui suffira à me redonner le rythme ! Je devrai vite me situer.

    Se donner des objectifs raisonnables. Eviter la galère. Progresser lentement mais régulièrement et aussi longtemps que possible, c'est ainsi que je me vois poursuivre pour garder l'envie. En 2007, je reprenais les compétitions en visant surtout d'être assez au point pour me faire plaisir, mais plus en randonneur "confirmé"... Année après année, j'essaie de m'élever à d'autres exigences. Une façon de creuser mon sillon.

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    En ce jour d'"officialisation" du Cas Armstrong, je goûte d'autant plus les déclarations surprenantes de David Moncoutié (coureur pro chez Cofidis depuis... 1997) dans l'Equipe Mag de samedi dernier, parmi lesquelles ce passage sur sa motivation : "Je ne me bats pas contre les autres, plutôt contre la montagne. C'est un défi physique. J'ai toujours aimé les défis : monter en tant de minutes, doubler tant de types "... Une motivation plus "intrinsèque" que dictée par les obligations ou par l'ambition, qui ne l'a pas empêché de finir 4 fois meilleur grimpeur de la Vuelta !