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26e ronde du renard

Le Vernet-la-Varenne by night... 9e prise pour moi en vingt-six éditions.

Absent l'an passé, j'ai pu constater cette fois avec plaisir que l'affluence des participants (plus de 50) était de retour. Beaucoup de "costauds" et d'habitués des coupes régionales, ce qui ne va pas m'aider à améliorer mes classements, mais comment s'en plaindre ?

Une fois de plus, je suis là dans l'idée de bien en profiter : je n'ai pas été déçu ! J'ai d'ailleurs zappé le contre-la-montre décisif du Tour de France pour être sur place plus tôt et effectuer un premier repérage de jour. Bien utile : la boucle d'un peu moins de 6 kms se prend à nouveau dans le sens qui me convient, ce qui signifie également le retour de la montée de la ferme, toujours difficile à digérer. Avec prés de 80 mètres de positif, c'est d'ailleurs elle qui se chargera de faire le tri, tour après tour ! La descente par la route, puis surtout le bois, est décidément jouissive : plus on la fait, plus on lâche les freins, au-delà de 55 km/h en pleine nuit ! Enfin, la nouveauté se trouve à proximité du plan d'eau, avec des passages bien tortueux aménagés en single, faits de descentes et de remontées successives dans le bois, qui nécessitent autant de coup de reins et vont bien casser le rythme... d'autant qu'on nous y jouera une version toute personnelle de "Massacre à la tronçonneuse" sur fond de hard-rock !

 

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La sérénité des lieux en est quand même un peu troublée, d'autant que plus haut au château un concert de Wazoo va bien résonner à travers les montagnes. 

En attendant, la convivialité de l'organisation se pare elle aussi d'originalité : à l'apéro et au repas qui, ici, précèdent la course, les déguisements sont déjà de rigueur, y compris chez certains concurrents ! Impossible de rester dans son coin dans ces conditions.

Et la course elle-même ? 

 

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Au briefing, Hervé Delaval fait annoncer un départ façon "24 heures du Mans à l'ancienne" : course à pieds pour aller enfourcher les véhicules. C'est évidemment une joyeuse cohue pour le start, d'autant que cette fois à 22 heures passées il fait vraiment nuit : mieux vaut bien avoir en tête l'endroit précis où on a posé le vélo. Très prudent, je me laisse glisser dans un paquet à l'arrière. Je prends cette course d'abord comme un défi que je me lance à moi-même, celui d'accomplir au moins 7 tours dans le meilleur temps possible. Le circuit s'étant corsé avec le gymkhana dans les bois et deux longs passages en montée dans les prés, il ne me paraît pas réaliste de viser mes records (je serai en réalité en moyenne 1'50" plus lent au tour qu'en 2012). 

Ma remontée au fil du premier tour est perturbée par un souci matériel : même désagrément qu'il y a deux ans dans la caillasse, ma lampe insuffisamment serrée se met à tourner sur le cintre. Je m'arrête et laisse filer un groupe que je mettrai du temps à recoller. Mon premier chrono me satisfait cependant : 16'50", et je vais continuer autour de 17'30" sur les deux suivants.

Mauvaise surprise : cela ne va pas empêcher les trois premiers, qui roulent vraiment très fort, de me coller un tour au bout d'une cinquantaine de minutes de course ! 

Le calcul est vite fait : il ne faut pas me faire doubler une 2e fois avant la fin, sinon ce sera 6 tours et basta !

Les encouragements des spectateurs tout au long du parcours aident bien à se galvaniser, mais je relâche quand même un peu le rythme au 4e tour : un tribut au manque de sommeil les nuits qui ont précédé, et à l'absence de concurrents avec qui effectuer des relais. Aussi, les écarts sont faits. A chaque fois que je crois revenir sur un concurrent direct, il s'avère être un retardataire à qui je prends un tour. Parmi ceux-ci, dans la montée de la ferme, Daniel, rookie avec qui j'ai sympathisé au repas, et que j'encourage au passage.  

Les pulsations montent un peu moins, mais les jambes tournent encore bien et je n'ai pas l'impression de rester collé dans les difficultés. Au moins je m'accommode de mes moyens du moment.

Il est environ 23h30 quand je boucle mon 5e tour. Je m'arrête devant la table de contrôle pour refaire le niveau du bidon. Le speaker m'annonce que le 1er n'est pas loin ! Il faut tout donner pour le garder à distance jusqu'au bout. J'économise tout de même... une partie de mon éclairage, en éteignant dans les zones habitées car la batterie donne déjà des signes de faiblesse.

Les sonos diverses et variées, elles, continuent à se faire écho. Dans le dernier "coup de cul" avant la redescente sur le bois du plan d'eau, je redouble le tandem du XC63. Comment font-ils dans la partie sinueuse en bas ?!

 

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Signe de l'heure avancée, les pique-niqueurs à qui j'ai demandé pour rire à l'échauffement de me garder une saucisse "pour le ravitaillement" ont plié bagage. Tant pis ! L'objectif est cependant en passe d'être atteint : avec un temps de 18'49" sur ce tour, je n'ai pas été rejoint ce qui m'autorise une 7e et dernière boucle. J'apprendrai par la suite que Lucas Serrières et Julien Toppan étaient à une poignée de secondes !

Quoi qu'il en soit, la cloche du dernier tour retentit pour moi à la table de contrôle. Je m'imprègne de la "balade" une dernière fois. M'en serait-il resté assez dans les jambes pour un 8e tour ? Le manque de sortie longue depuis un bon moment se fait sentir, les cuisses sont dures, ç'aurait été compliqué !

Dans ma lancée, je reviens néanmoins peu à peu sur un autre participant. Les lumières se voient de loin, mais pour opérer la jonction, c'est une autre histoire. A la montée finale sur le village, je ne suis plus qu'à une vingtaine de mètres ; j'accélère. S'il vient à coincer dans le talus, c'est dans la poche !

Mais il tient bon et je ne parviens à l'arrivée que dans son sillage. Quelle place était en jeu ? Je ne le sais pas encore (les résultats complets n'ont pas été édités à l'heure où j'écris)*.

 

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Au bilan, une édition bien relevée qui me donne encore plus de motivation pour l'an prochain. On n'avait pas envie de repartir d'ailleurs, entre la remise des récompenses, les discours, le pot d'honneur et les débriefings avec les uns et les autres ! Retour enfin à Brioude, il est 4 heures du matin, c'est à cette heure que les renards finissent par aller se coucher !

Merci à Franky Col pour les photos.

*Mise à jour avec le classement : finalement 16e. Et dépasser le concurrent juste devant ne m'aurait permis que de lui prendre 1 tour...

9 participants à 8 tours et 7 à 7 tours (je suis le dernier d'entre eux), confirmation, ça n'a pas traîné cette année !

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