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Pastourelle 2017

1ère compétition depuis près de 2 ans. On croit se préparer... et rien ne se passe comme prévu, mais c'est pas grave. Récit.

C'était décidé, 2017 devait être la bonne. Reprise dès les frimas de l'hiver, sorties VTT dans la boue (un peu), sur la route (autant que possible), avec enfants, pour aller au boulot (on appelle ça vélotafer), en repérage des circuits Dériv'chaînes / Dériv'chouettes... les kilomètres ont commencé à s'accumuler et la forme à venir. Semaine après semaine, mes limites reculaient : 40 kms "normaux", puis 45 avec du dénivelé, les cols sur la route, puis sur terrain compliqué...

 

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Un exemple de montée compliquée... que le X-Control aide bien à affronter !
 

Le défi était lancé, l'objectif serait le Raid de la Pastourelle (60 kms et 1800 mètres de D+), une première depuis 5 ans ("P..., 5 ans !" Aurait éructé un ancien candidat et futur vainqueur à la présidentielle).

Pour réitérer ma performance de l'époque, rien de tel qu'un bon test une semaine plus tôt... 
 

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Non, là, c'est la récompense après le test (voir sur le site Dériv'chaînes, Edmond en a parlé mieux que moi...). La rando de la Cère à Bretenoux (Lot), une première pour moi, est devenue une grosse bagarre dominicale avec 3 furieux sur 55 kms bien gras des pluies précédentes, et 1700 mètres de D+. Du costaud mais aussi du très beau et très varié. On est arrivés heureux mais un peu entamés...

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Super dimanche, et condition physique validée. Mais pour une fois, le problème se trouvait du côté du matériel : juste après une révision mécanique bien méritée (la fameuse dite "des 10.000"), c'est l'un des haubans arrière du X-Control qui s'est fissuré. Faiblesse connue sur ce modèle, mais à laquelle je comptais bien échapper, et surtout qui nécessite le remplacement de tout le triangle arrière. 

Les sentiers du Lot ne l'avaient pas achevé, mais tiendrait-il dans les monts du Cantal ? Et d'autre part, je me disais depuis un moment qu'il serait temps de m'adapter aux nouveaux standards. Le XR commandé (je suis quelqu'un de fidèle) arriva le mercredi, pour faire la course le samedi matin... j'avais 48 heures pour convertir les roues en tubeless, remonter mes pédales automatiques, porte-bidon, compteur... trouver les bons réglages et accessoirement me familiariser avec ma nouvelle monture ! Avec mes deux mains gauches, pas gagné ! Et effectivement, je vous dirai sobrement que j'en ai bien plus bavé que le dimanche précédent.

Cerise sur le kuign-aman, les intempéries programmées se sont chargées de lessiver la région. Edition forcément boueuse, donc, même si le pire fut évité : la pluie s'est opportunément arrêtée quelques heures avant la course, au moins on n'a pas eu droit à ça !

Ceci dit, les puydômois ont eu la neige sur la route (Anthony Gauthier en témoigne dans son blog) et sa persistance sur les passages des cols a même contraint certains concurrents à prendre le départ en retard !

Autre surprise pour moi à Salers : arrivé avec ma bande de Dériv'chaînes, je m'attendais à guerroyer avec l'ACVA et notamment Eric, que j'avais bien chauffé pour participer à l'aventure... Pas du tout en forme, le voilà qui se rabat sur la rando !

Pas d'état d'âme, c'est en petit bonhomme rouge et or que je me retrouve avec mon nouveau vélo au milieu des Dériv'chaînes. Cliché de la bête encore propre comme un sou neuf :

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Je sais, il est assorti à mes tenues. La classe, donc.

Bref, j'en étais où ?

Au départ pris notamment avec Edmond. Que j'ai eu bien du mal à suivre dans les premières difficultés de l'ascension initiale depuis Saint-Paul, avant que le 29 pouces (ou ma puissance ? allez savoir !) fasse son office.

Et vas-y que je te remonte tranquillement le peloton sur cette grimpette que j'affectionne particulièrement, sans me mettre spécialement dans le rouge. Je m'arrête quand même 2 fois, car - première tracasserie - je sens la roue arrière frotter sur les impacts ou les grosses relances. Je bricole... euh, non  : je resserre l'attache rapide de la roue. C'est mieux, mais les frottements persistent.

Je me rends vite compte de 2 choses : la première, c'est que le XR est encore meilleur que le X-Control en rendement dans les grimpettes. Sans chercher particulièrement l'arsouille, dès que je prends l'élan, j'enrhume systématiquement les gars que j'estime à mon niveau sur la montée qui suit. Gros, gros panard sur le coup.

L'autre est moins réjouissante : j'ai insuffisamment serré le collier de tige de selle. En plus, j'ai réussi à foirer l'écrou à force de m'agacer dessus... Résultat, la selle descend lentement mais sûrement et il n'y a rien à faire qu'à me lamenter sur mes piètres talents de mécano. Grrrrr... au moins, je serai plus à l'aise dans les descentes glissantes, il faut voir le côté positif !

Toujours bien lancé, je rejoins le haut de la prairie des Sagnes et l'achèvement de son portage en une heure tout pile, en prenant mon temps sur la fin. Pas d'Edmond en vue, je me résous à poursuivre jusqu'au buron d'Impramau. C'est beau, mais on a les pieds dans l'eau (poussette obligatoire sur plusieurs centaines de mètres dans la prairie détrempée). La situation aide à la réflexion : je dois être largement dans les 100 premiers à ce moment du raid, mais ça va être long.  Surtout, je m'inquiète de la suite avec un vélo neuf et pas parfaitement préparé, des pneus d'origine (Maxxis Ikon) pour sol sec, sur un terrain chaotique. Question bientôt tranchée : au bout de quelques minutes au ravito du buron, Edmond fait son apparition. La suite relève de la philosophie Dériv'chaînes.

 
 Moi, ce que je retiendrais : les ravitos. On devrait établir le classement en disqualifiant tous ceux qui n’honorent pas les ravitaillements (Bouuuuuh !), TOUS les ravitaillements. Et là on serait très, très bien !
Un exemple. S’arrêter, prendre de la saucisse. Discuter avec les bénévoles. Prendre de la saucisse. Admirer le paysage. Prendre de la saucisse. Oh, de la neige sur les hauteurs. Prendre de la saucisse. Il est joli votre accordéon ! Boire un coup. Tiens, j’en vois deux qui ne s’arrêtent pas. Reprendre de… Ah ben non, un peu de banane, tiens ! Pour la route… 
Tous les 12 kms avec un peu de pédalage entre temps quand même.
Bref, on était très, très, très bien. Et devinez un peu ce qu’on a mangé en arrivant avec la truffade ?
Sans oublier la mousse présidentielle après l’effort…
 
 

Blague à part, je n'ai eu qu'à me féliciter de la suite des événements. Affronter la boue liquide, les passerelles casse-gueule, les descentes délicates et les concurrents indélicats (une minorité, mais il y en a...), c'est mieux à plusieurs, Fred "Décathlon" nous ayant rejoints du côté du Falgoux. Pas de réel coup de "moins bien" sur l'ensemble du parcours, même la terrible remontée après le Vaulmier s'est faite... en partie sur le vélo. 

Mes comparses décrochant un peu à ce moment-là, je m'échappe mais ma selle de plus en plus basse me rappelle à l'humilité (!)

L'innovation dans les derniers kilomètres du circuit ne m'aura pas conquis : quelques rallonges de bouillasse dans les prés à broutards autour de Salers, par ce temps c'était dispensable. 

 

Enfin, c'est l'entrée dans le village par la gendarmerie, puis les fameuses marches de la Martille : je les aborde côte à côte avec un Fatbiker. Je termine sur le vélo, pas lui :P.

Arrivée, 134ème en 5h26'. Pas top, peu importe : aujourd'hui c'était spécial, le goût de la compétition reviendra.

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