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  • C'est toujours pas ça...

    Dure loi des séries.  J'ai renoncé à la superstition car ça porte malheur, pourtant les signes s'accumulent ! Sortilège ? Maléfice vaudou ? Persécution tout droit sortie des enfers tout spécialement pour moi ? De là à m'estimer victime de l'année du "13" conjugué à un quelconque mauvais sort...

    ça s'annonçait bien pourtant. Les joies du vélo appartenant à ceux qui se lèvent tôt, j'avais victorieusement combattu l'oreiller pour gagner le droit de m'en aller terrasser l'inertie de cette fin de vacances. Renouer avec un rythme sportif, enfin ! Et aussi retrouver les collègues Dériv'chaînes, ACVA et même d'autres horizons, lors d'une manifestation hautement recommandable (voir précédents ici même, et aussi là !).

    Les soirées festives du mois d'août m'ayant laissé moyennement entraîné et encore plus modérément reposé, je m'étais appliqué à définir le dosage : 32 kms suffiraient bien au vu du dénivellé conséquent de la "Crandelloise". Moi qui me croyais raisonnable et en pleine maîtrise de mon sujet... Pauvre jouet du destin !

    Avec le recul, j'aurais dû voir un signe au fait d'être arrivé sur place inhabituellement tôt par rapport aux autres participants. Sur le coup ça m'a paru sympa de profiter de tout ce temps pour m'inscrire, me préparer et discuter. Je n'ai même pas séché le briefing, ce qui entre en contradiction avec tous mes principes !

    Départ légérement décalé pour attendre les retardataires (tssss), je me sens bien, décontract. La partie initiale s'avère plutôt descendante : même pas tenté par l'arsouille, je papote tranquillement avec Philippe D. et son voisin. Nous traversons d'emblée quelques zones boisées sur les limites de la commune dominant le plan d'eau, c'est le bonheur. Même les températures un peu fraîches, qui changent des jours précédents, n'ont rien de désagréable et présagent bien de notre balade. Nous abordons avec gourmandise les nouveaux itinéraires promis par l'organisation. Si j'ai entendu le petit "cling" venu de ma roue arrière ? Assurément ce n'est rien, une branche ou un petit caillou qui a dû ricocher, d'ailleurs le vélo continue de fonctionner au poil et j'ai eu plus que ma part d'événements contraires depuis ce début de saison. Quand même, quelque chose cloche dans mon dos, un murmure métallique que je n'ose attribuer à la transmission - tout est quasi-neuf ! Et cette impression grandissante de flou au bout de quelques longueurs sur le premier passage goudronné : ce n'est plus le doute, mais la certitude d'un nouveau pépin sérieux qui me fait m'arrêter. 

    Vous avez déjà éprouvé cet instant de fin d'innocence angoissée qui précéde le diagnostic précis de l'étendue des ennuis : visite chez le dentiste, attente du devis du dépannage, flash info spécial catastrophe... Là c'est pareil, et je commence à m'en lasser. La roue a pris un énorme voile. Des freins à patins auraient déjà bloqué la jante. Je n'ose croire à ce que je vois, car je fais encore dans l'inédit : rayon cassé net en son milieu. Seul point positif, je n'ai que deux kilomètres à faire - sur le vélo, mais très tranquillement - pour revenir à mon point de départ par la route et signaler mon abandon ! Total net, 5 kilomètres huit cents, record battu, même là je n'ai jamais été aussi en avance. Rideau sur cette Crandelloise 2013, mais je reviendrai.