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  • Grosse soif...

    ... pour la 1ère édition de la rando "la Crandelloise" samedi dernier. Pas de trucage, la boisson que tout le monde s'arrache, c'est bien de l'eau plate !

     

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    - Etonnant, non ?!

    Dommage, la chaleur aura coûté nombre d'inscriptions. Les organisateurs ont au moins pu montrer qu'ils étaient parés, même à des températures de plus de 35°C !

    Sur le vélo, le temps de s'échauffer s'acclimater, les efforts du début de parcours faisaient presque passer les 28 kms pour une sortie démesurée. Une grosse côtasse en plein cagnard pour commencer, c'est fou ce que ça remballe le moral dans les chaussettes ! Mais ensuite, on se réconcilie bien vite même avec les 600 mètres de dénivelé : du roulant, juste ce qu'il faut de technique dans les singles, et de bien belles descentes viennent couronner les efforts consentis.

    Je me suis laissé dire que pour l'an prochain, l'heure de départ (14h30) serait rediscutée...

  • Estives 2011

    Eh non, il n'a pas tout le temps plu en juillet cette année ! L'occasion de retrouver, toujours dans la bonne humeur ainsi que des paysages qui valent le déplacement, Pierre et Max de Dériv'chaînes pour le Circuit des Estives en Cézallier.

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    "Petit joueur" au départ, je me prépare et m'engage pour le... petit circuit (logique !). Néanmoins, l'organisation prend en compte l'option "On verra bien", au gré des extensions proposées comme à chaque édition. Pourquoi pas si les sensations reviennent ?

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    La nature, des rencontres, des panoramas à perte de vue... que demander de plus pour se vider la tête ?   

    Encouragé par mes camarades de sortie, je revois mes prétentions à la hausse. Ce sera finalement le 45 kms plus la 1ère des deux extensions : les chemins sont beaux et roulants, les ravitos conviviaux et garnis jusqu'à plus faim (les défections à l'étape du tour Mondovélo quelques jours plus tôt avaient laissé de quoi nourrir une armée ! Aucun risque d'hypoglycémie) . Et puisqu'on a la patience de m'attendre... Les 940 mètres de dénivelé positif ne se paient finalement pas trop pour rallier l'arrivée à Allanche et sont une nouvelle fois le gage de belles descentes. Je décline cependant la proposition d'un "grand chelem" (la 2e extension) qui eût sans doute été de trop pour cette fois.

     

  • Efforts par procuration

    A défaut d'exploits personnels (cf note précédente), je garde un oeil curieux et admiratif sur ceux que les divers média permettent de suivre particulièrement l'été :

    Des shows ultra-médiatisés tels que le Tour de France bien sûr, mais aussi la "Race across America", traversée à vélo des Etats-Unis (4800 kms en... 8 jours pour les meilleurs) racontée dans l'Equipe Mag début juillet m'ont fait cogiter sur la notion d'"effort extrême". Si l'intérêt du sport est le dépassement de soi-même, une partie de la fascination qu'exercent certains sports ou certaines épreuves (un mot lourd de sens) ne vient-elle pas de cette exploration toujours plus loin de nos propres ressources ?  

     Au même moment, un article dans le dernier numéro de "Sport & Vie" étudie la résistance des sportifs à la douleur, que certaines épreuves semblent magnifier (marathon, Ironman, mais aussi épreuves de masse de plus en plus dures en cyclisme et en VTT). Il arrive aussi qu'une manifestation déjà ardue se transforme par les lois de la météo en défi à la limite de ce qu'il est possible d'endurer. Exemple récent, "l'étape du Tour Mondovélo" de cette année entre Issoire et Saint-Flour, où plus de la moitié des participants ont été contraints à l'abandon. Qu'est-ce qui fait qu'au bout d'eux-mêmes, dans des conditions terribles, certains s'accrochent pourtant et poursuivent jusqu'à l'arrivée ?

    N'en déplaise aux "anti-sport", dans la plupart des cas ce n'est pas de la fierté mal placée ni de l'inconscience. Le secret des plus résistants n'est pas une question de masochisme, dans la recherche d'une "souffrance extrême", mais provient d'une consentement plus élevé à la dureté de l'activité en fonction de nos motivations et convictions. Cela aboutit à un seuil différent de "souffrance tolérable". Pour simplifier, plus on est convaincu de ce que l'on fait, plus on est prêt à supporter le pire. Mais l'étude insiste aussi sur l'utilisation intelligente de l'acceptation de la douleur pour atteindre ses objectifs (donc une bonne méthode d'entraînement), rappelant qu'il n'y a "pas de médaille olympique du dépassement de soi, pas de record du monde du recul de ses propres limites".

    Voeckler aussi

    Thomas Voeckler est un bon exemple de cette dualité. Sa popularité auprès des spectateurs du Tour 2011 est sans conteste liée à sa façon de se transcender pour garder la tunique jaune : de la sueur, des larmes et presque du sang en direct ! C'est le "mortel" parvenu dans la cour des Dieux (comme le coureur "à l'eau claire" au royaume des dopés ? il ferait alors jeu égal à armes inégales...) à force de souffrance. Pour un peu, il n'aurait pas besoin d'être Français ! Ou plutôt si : le voilà élevé au rang de légende nationale, comme dans l'Antiquité Enée ou Ulysse, fameux héros cyclistes eux aussi. L'analogie avec les personnages de Virgile et Homère ne s'arrête pas là : comme eux, Voeckler est rusé (autrement dit il sait adapter sa stratégie de course) et lui aussi, dans ses interviews, n'aspire qu'à rentrer à Ithaque pour retrouver femme et enfants.

    Heureusement, la littérature sur le vélo ne se nourrit pas que d'efforts surhumains (quoique) : toujours en verve, J.-P. Stéphan auréolé d'une 5e couronne mondiale me régale sur son blog. Dans un autre registre, le site Dériv'chaînes ne s'arrête pas non plus. Bonnes lectures ! 

     

  • Compèt : faut avoir le moral

    Toujours pas de compét pour moi cette année : le retour à une pratique régulière s'avère plus chaotique que je ne le prévoyais. La rançon sans doute d'une lassitude encore plus mentale que physique succédant à une grosse activité ces derniers mois. 

    Une autre cause ? L'envers du "cercle vertueux" qui s'était mis en place l'an passé : envie de rouler = bonnes sorties d'entraînement = bonnes sensations = motivation pour les compétitions = résultats à l'avenant. La "double peine" de devoir souffrir dans un premier temps pour retrouver un niveau "acceptable" à mon goût, cumulé à la frustration de "se traîner" en attendant, pfff !Les sensations n'y étant plus, je surestime les efforts à consentir. Pas impossible non plus que cette année 2010 où j'ai beaucoup donné sur le vélo se paie maintenant. 

    Ainsi, pas de "Raid Pastourelle", pas d'"Olympides", de "Ronde du Renard", toutes manifestations auxquelles je m'étais abonné depuis 2006 ou 2007 (voir CR divers ici) et sans doute pas de "Sancy Verte" cette fin de mois d'août. Même si elle n'était pas voulue, la coupure est cependant peut-être salutaire pour mieux repartir plus tard, avec plus de fraîcheur et d'envie.

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    Enfin, si le beau temps était encore de la partie fin mai pour la Pastourelle (à défaut du raid, j'ai participé tout de même à un 40 kms bien agréable), ça n'a clairement plus été (!) le cas par la suite.

    Pas envie de boue ni de pluie, une excuse de plus ? Bizarre, tout de même, cette difficulté à mettre de côté le défi permanent pour aller rouler, ou à placer au moins provisoirement le curseur plus bas pour arriver tout de même à se faire plaisir.