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  • Matos : des NAC dans le choix des pneus

    Pourquoi des Nouveaux Animaux de Compagnie ? Parce que je privilégie depuis plusieurs années une marque française qui donne à ses modèles des dénominations, disons... piquantes : "Scorpion", "Spider" (araignée), "Barracuda", "Python", "Mosquito"... et j'en passe.

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    Plutôt provocant du point de vue du client dont la première exigence est quand même de ne pas crever à tout bout de champ, non ?

    Mais le meilleur, c'est que ça marche (enfin surtout en version tubeless, voir pour mémoire ici et ici !).

    Là où ça se corse, c'est que pour le pratiquant "pointu" (!) le choix d'un pneu est crucial  pour adapter le vélo à sa pratique. Et trouver le compromis idéal entre rendement/légèreté et accroche/solidité s'est largement compliqué avec l'extension des gammes. Tous ceux qui ont un jour galéré dans la boue avec un pneu qui n'accroche pas ou ne débourre pas me comprendront !

    Personnellement, j'en suis arrivé à l'adoption d'un montage visant en priorité l'accroche, la polyvalence et la solidité : Hutchinson Toro Marathon (donc renforcés) avant et arrière en version 2.15, sans oublier le liquide préventif, indispensable !.

    Verdict pour cette paire en fin de vie : confort et bonne accroche jusqu'au bout sur tous les terrains, fiabilité à toute épreuve. Au moment de me résoudre à leur remplacement, l'arrière est à 1800 kms (record sur mon X-Control) en 10 mois sans aucun souci, et l'avant, monté en... août 2008, revendique 4700 kms avec une seule alerte réglée par un coup de bombe anti-crevaison il y a un an et demie ! De grosses crevasses et estafilades sont visibles sur la surface, et pourtant je n'ai plus jamais eu à regonfler en urgence ! Bien mieux  encore que les Python Light 2.00 d'origine, qui présentaient cependant l'intérêt d'un meilleur rendement (et certes polyvalents, mais à condition que le terrain reste "roulant"... apparemment comme les "Cobra" que je n'ai pas essayés mais qui ne m'ont pas paru présenter de progrès significatif).

    Mais comme tout est toujours perfectible, j'en viens à présent à vouloir améliorer la légèreté. Pour l'arrière, j'ai donc investi dans la version "tubeless ready" (photo en haut) du même pneu : je prends le risque que les quelques dizaines de grammes gagnés - essentiels à cet endroit - se payent par une moindre fiabilité et résistance aux perforations... On verra bien !

    Pour l'avant, je vais attendre un tout petit peu pour adopter un tout nouvel animal de compagnie qui sort de cage ces jours-ci : le "Cougar" qui promet que ses griffes acérées m'aideront à prendre plus d'angle dans les descentes... L'hiver va arriver à point nommé pour me faire un avis sur son adaptation aux climats auvergnats.

  • 24 heures du Lambon (1)

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    Retour sur nos performances d’aventuriers du Lambon (cf aussi toute la préparation)… Même deux semaines après, ce mini séjour dans les Deux-Sèvres  reste dans un coin de la tête. Et aussi dans les jambes mais en bien : ça a boosté mon rythme qui était plutôt « tendance marathon » depuis août.

     

    Pourtant j’ai moins dormi que roulé lors de ces 24 heures-là : avec 4 heures 51’ sur le circuit, je dépasse même de loin la moyenne de mes équipiers Dériv’chaînes ! Gourmand ? J’assume !

     

    Une fois les péripéties de l’arrivée sur le site et de l’installation terminées (heureusement le GPS d’Hubert ne se formalise pas pour si peu…) le plus urgent était quand même de se préparer au départ. Le sandwich rapidement dévoré, le pipi est fait, la plaque est fixée sur le cintre, la puce à la cheville et le brassard qui sert de témoin au poignet : le stress monte à l’heure de la check-list. Le capitaine déteint sur l’équipe, sans nous presser nous arrivons en retard pour le briefing (j’en aurai pas suivi un depuis le début cette année…). Et c’est de toute façon loupé pour la reconnaissance du circuit, une impasse qui… me jouera des tours, du moins lors du 1er !

     

    A 13 heures pétantes, les 43 partants s’élancent pour le Prologue : une boucle autour du plan d’eau d’environ 3 kilomètres. Ça démarre comme des flèches, je décide de la jouer prudent une fois de plus pour éviter les accrochages, et mieux remonter ensuite la concurrence, au train. La fin du prologue rejoint celle du parcours : passage au PC, sous le chapiteau : les puces bipent dans les haut-parleurs, cette fois la course est lancée. Je fais monter les pulsations dans la 1ère côte dans l’herbe, acclamé par mes équipiers,

     

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     Et je commence à rejoindre ce qui me semble des rivaux potentiels pour le général. Les deux premières grimpettes du parcours se passent bien. On atteint ensuite un faux plat descendant entre deux rangées d’arbres puis une première descente plus sérieuse en deux parties. Du caillou, quelques rocailles qui affleurent… pas de quoi effrayer un habitué des descentes auvergnates. Mais quelques-uns sont visiblement intimidés et j’en profite. Gare cependant à l’arrivée au point bas : un ruisseau détrempe la caillasse… et en sortie de virage le pont est à droite, lui aussi surmonté de cailloux piégeux. Il va falloir y aller mollo ! S’ensuit une épingle à gauche entre les arbres qui précède un single roulant en sous-bois, débouchant à son tour sur un passage de gué : cette fois pas de pont (ou plutôt si, mais hors-circuit), donc pas d’autre choix que de se mouiller avant la remontée la plus cassante, à nouveau dans les caillasses et les racines. Au bout de quelques centaines de mètres, le débouché est à droite sur la route. Problème : je suis seul, la situation à éviter quand on ne connaît pas un circuit et qu’une ambiguïté se présente. Et comme par hasard il s’en présente une : à gauche, deux rubalises qui pendent de chaque côté semblent valider un chemin. Je le suis, et je suis bientôt troublé par le sentiment de déjà-vu… je retrouve des jeunes « commissaires » à une table en haut de la partie descendante, à qui je confie que je me suis sans doute trompé puisque je les vois pour la seconde fois. « Non, non, continuez ! » m’enjoignent-ils, et je n’ai pas d’autre choix que de reprendre la descente depuis le début ! 4 kilomètres pour rien, j’ai visiblement rétrogradé en dernière position : il me faut un bon moment avant de rejoindre les concurrents les plus décrochés, le couteau entre les dents et le rouge au front rien qu’à penser à Edmond qui doit trépigner, là bas, sur la ligne de relais ! Je donne le maxi sur les « coups de cul » et les relances qui restent, entre deux séances de gymkhana dans les bois. Plus de 19 de moyenne mais une douzaine de minutes de perdues, je bipe enfin avant de passer le relais. La place n’est pas brillante, mais je me console en me disant que la perte reste minime sur la durée d’un 24 heures et que mes équipiers vont vite regagner le terrain perdu, tout en se régalant sur le parcours. Ils y vont même plutôt comme des morfales, les tours tombent en une demi-heure à peine et nous voilà bientôt dans les 10 premiers du scratch, toutes catégories confondues ! Nous parvenons même à portée de la 4e place des équipes de 6, détenue par les « Nord-Sud VTT 44 » : l’émulation monte, on va les bouffer au goûter les B.N. !!! 

     

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    King Richard prêt à en découdre...

     

  • 24 heures du Lambon (2)

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    L’excitation est encore montée d’un cran, ce sera dur de se reposer ! Et finalement, les 3 heures (environ) entre 2 relais laissent étonnamment peu de temps pour se reposer : entre le récit pour les autres, la consultation des ordis en libre-service pour connaître l’évolution de notre position, le retour au campement distant de quelques centaines de mètres (avec une bonne côtasse), le change pour ne pas prendre froid, le nettoyage du biclou avec la super-station d’Hubert, le grignotage en attendant le repas du soir au restau et quantité de petites choses à régler entre nous pour l’organisation de l’équipe, quasiment pas de place pour le stand-by ! Et on commence déjà à prévoir l’éclairage, obligatoire sur les vélos à partir de 19 heures !

    Pour un peu, j’en aurais oublié mon 2e relais. Y’avait pourtant pas intérêt à le prendre en retard, Richard a fait un temps canon (ce sera notre record, les 9,2 kms en 27’46’’) et j’ai quant à moi une revanche à prendre ! J’y vais fort, mais un peu trop « le nez dans le guidon », justement : je manque me vautrer en arrivant au pont en pierre. J’essaie de faire parler la poudre, mais je laisse des plumes avec de trop gros braquets sur les difficultés au lieu d’enrouler. Conséquence, la lucidité manque là où il faut anticiper, d’autant plus crétin qu’à présent je connais le circuit ! Je lève d’ailleurs la tête pour constater que la rubalise coupée qui m’a coûté si cher tout à l’heure a été rafistolée ! Les attardés, et les participants en solitaire que je double me regonflent le moral, la grande majorité s’écartent spontanément lorsqu’ils entendent un concurrent plus rapide. Je boucle ce tour en 29’31’’, content d’avoir remis les « pendules à l’heure » mais conscient de m’être mal géré ! Il n’est pas encore 17 heures 30, la course est encore longue !

     

    Le scratch évolue lui aussi : dans notre catégorie, les trois premières équipes tournent trop fort, ce que nous avons constaté ébahis lors du passage des relais : les premiers les font carrément en roulant, façon funambules !

     

    Nous sommes à présent 4e et le « team du 44 » est décroché, mais une autre équipe a progressé de façon encore plus spectaculaire que la nôtre après un départ encore plus catastrophique (comme quoi c’était possible ! ;-D) : Les « Technifroid Service » (n°615) sont pointés à une quinzaine de minutes. La passe d’armes durera jusqu’au bout le lendemain, car cette place au pied du podium, on y tient ! Et puis, sait-on jamais, une défaillance est si vite arrivée…

     

    Mes équipiers sont sur la même longueur d’ondes : profitant des dernières heures du jour, ils claquent des temps encore meilleurs sur leur 2e passage. L’homogénéité est notre force, tout le monde tourne entre 28 et 32 minutes. A 19h30, j’inaugure le 3e tour avec la chance de rouler plus près de « chien » que de « loup » : les passages délicats sont éclairés par des rampes sur les côtés alimentées par des groupes électrogènes ! Ingénieux… Tant mieux car les zones humides se creusent : gare. Et ma roue libre fatiguée se remet à grogner dans les descentes.

     

    Au fur et à mesure de la venue de la nuit, l’éclairage confirme sa bonne tenue et la sensation de glisser dans le silence me rappelle la « Ronde du renard ». Le contraste avec notre chasse au chrono, bien dérisoire quand on y pense, est saisissant… Mais pas le temps pour la rêverie ! Nouveau tour bouclé en moins de 31’, je suis soulagé de confier le témoin à Edmond avant le détour bien mérité par le self !

  • 24 heures du Lambon (3)

    Ce repas du soir copieusement garni requinque le moral. La convivialité n’est pas oubliée, deux membres de l’équipe des « Dérailleurs » rejoignent notre table ronde. La discussion tourne ( !) bien sûr autour de l’épreuve, puis bientôt sur le concept de nos associations respectives : la leur a pour but de rassembler les pratiquants gays… On en apprend tous les jours !

     

    Pendant ce temps, Pierre puis Hubert tournent sur un circuit où la nuit est complètement tombée. Sous la pleine lune, des lucioles passent au loin et s’évanouissent dans la nature, nous avons une pensée pour les signaleurs bénévoles qui prennent leur quart armés de fauteuils de camping et de lampes torches !

    A propos de quart, nous avons convenu de nous organiser : pour tout le monde, les 4e et 5e tour se feront sur le mode « A-B-A-B », puis « C-D-C-D » pour doubler le temps de repos. Ce ne sera pas du luxe, nous n’en sommes même pas à mi-parcours !

     

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    Sans que la fatigue y soit totalement étrangère, l’ambiance nocturne a pour effet de calmer les moyennes : nos temps au tour s’échelonnent maintenant de 32 à 40 minutes, mais nos adversaires connaissent le même problème : les écarts devant et derrière se stabilisent. La température chute également, surtout auprès du plan d’eau : moins de 4°C sont annoncés au petit matin ! Les concerts sur la plage ne chauffent plus l’ambiance et vont céder la place à un braséro, tandis que l’organisation servira de la soupe chaude toute la nuit. Comment trouver à y redire ?!

    Au campement, l’ambiance est au diapason : les couchettes sont de sortie, chacun commence à chercher le repos.

     

    Pour Edmond et moi, ce ne sera pas pour tout de suite, vu que nous sommes logiquement les premiers à faire nos deux tours alternés. Je démarre à 22 heures 50, habillé « en long ». Au début tout va bien à part cette satanée roue libre qui s’obstine à faire tomber la chaîne… le dérailleur avant commence aussi à se montrer récalcitrant : je découvrirai plus tard (à la lumière du jour !) que le câble est sur le point de se couper ! Enfin, un gros flou commence à se faire sentir sur les trajectoires de ma roue arrière. Le pneu se dégonfle de plus en plus. Ai-je crevé ? J’hésite à dégainer ma bombe de réparation : je ne suis pas encore à plat. Et si l’opération ne fonctionnait pas ? J’aurais tout gagné non seulement pour ce tour-ci mais aussi pour celui à venir. Je décide donc de boucler le tour en l’état. Je me mets au maximum sur l’avant, j’adapte les relances, je soigne les trajectoires… Tout pour ne pas déjanter ni éclater ! C’est dur sur la fin (partie technique entre les arbres), je sens plusieurs fois la roue buter sur le sol et le pneu se tordre sur les dévers, je dois m’arracher pour ne pas trop ralentir. 38 minutes 13 secondes : j’ai limité la casse au propre comme au figuré, je dispose à présent d’une demi-heure pour me pencher sur ce qui ne va pas. Un coup de chiffon (dérisoire, mais c’est mieux que rien) sur la transmission, un coup de bombe dans le pneu : l’arrière de mon Lapierre retrouve son assiette normale (soulagement !), mais je ne vois ni fuite ni épine. Mystère… Pourvu que ça tienne, je chercherai à comprendre plus tard ! En attendant Edmond, je n’oublie pas le bonhomme : je recharge le bidon, je fais un tour du braséro qui commence à avoir du succés, et je chauffe les jambes sur le vélo. Mon binôme, dit « œil de lynx » n’est pas plus gêné que cela par l’obscurité : il tourne encore en 33 minutes, j’ai bien fait de ne pas traîner ! Tout n’est pas encore parfait pour moi sur ce 5e tour, mais le physique tient et la perspective des heures de repos à venir est aussi une motivation. Je replace ma côte personnelle à un peu plus de 35 minutes, je m’en satisfais à l’arrivée compte tenu des circonstances.

     

    Il est 0 h 40, je me décolle difficilement de la soupe et des temps scratch (les Technifroid grignotent minute par minute !) pour retourner à notre QG réveiller la relève. Dur dur pour Pierre, qui devait être en plein sommeil paradoxal : Il met du temps à émerger, puis ne retrouve plus sa frontale. Le temps pour lui de s’habiller, j’installe mon système d’éclairage sur son vélo. Vient enfin le meilleur moment de la nuit : l’échange des couchages !!! Je renfile mon jean et ma veste (rappel, ça caille sévère !) et je profite de sa tente, en croisant les doigts pour qu’il arrive en bas avant Edmond. Ce sera raté de quelques instants, et en partie par la faute de ma curiosité – quel capitaine je fais !

     

    S’endormir, récupérer… facile à dire avec une telle tension nerveuse. J’entends Hubert qui se prépare, je refais mentalement encore plusieurs tours de circuit ! Tant qu’à ressortir chercher mon oreiller, je récupère aussi le MP3. Les chants apaisants de Noa m’isolent au moins du campement, je calcule qu’au rythme actuel je ne repartirai que vers les 6 heures du matin. Quand Morphée daigne m’ouvrir ses bras, il doit bien rester à peu près 2 heures… 

  • 24 heures du Lambon (4)

    A six heures moins dix, Philippe vient toquer à la tente : à mon tour d’avoir la tête dans le c…, au moins je suis content d’avoir laissé toutes mes affaires à portée de main ! Vite, je renfile l’éclairage sur le cintre : la batterie a tourné une bonne partie de la nuit sur le circuit, mais j’avais calculé qu’en mode éco elle pouvait tenir jusqu’au matin. Je dégoupille une barre de céréales, et je retourne avec mon destrier sur le théâtre des opérations.

     

    Une nouvelle fois Richard ne se fait pas attendre. La bagarre avec l’équipe 615 bat son plein : nous avons préservé un maigre matelas de quelques minutes. Leur équipe étant moins homogène, eux font davantage rouler leurs trois-quatre équipiers les plus costauds, qui parviennent à rester sous les 32 minutes pendant la nuit ! La pression est de retour, mais il me faut retrouver mes esprits : j’oublie d’abord de rallumer ma frontale, et il me faut bien 1 ou 2 kilomètres pour me rappeler d’appuyer sur le bouton du compteur pour le réactiver !

     

    Les jambes, elles, vont bien. Le froid par contre n’est pas qu’une impression : alors que l’aube jette ses premières lueurs, la minima descend sous les deux degrés (!) et la sensation de mou sur la roue arrière refait son apparition : évidemment je n’ai pas recontrôlé la pression, et le pneu se dégonfle à nouveau ! D’un autre côté, ça me motive encore plus pour tout donner, du coup je suis bien réveillé et ultra-attentif durant toute la 2e moitié du parcours. Je bipe juste sous les 37 minutes, à Edmond d’assurer la suite pendant que je remonte sonner l’alarme pour mes compères. Vérification faite, ce n’est pas mon pneu qui fuit mais la valve tubeless qui s’est desserrée. Même pas besoin d’outil pour remettre les choses en ordre ! Le jour se lève et un vrai petit déj nous attend au restau : que du bon pour attaquer la « dernière ligne droite »… de six heures (plus qu’un quart de la durée de l’épreuve à abattre et nous sommes toujours en piste pour la 4e place de la catégorie et la 6e du général… si c’est pas beau !).

     

    A huit heures, le soleil est presque descendu jusqu’au PC du plan d’eau, le ciel est d’un bleu immaculé ! Loin devant, l’équipe 604 caracole pour la victoire toutes catégories confondues. « Oléron VTT » et les « Bikers fous », un tour devant nous, se battent comme des chiffonniers pour la 2e place, et nous, nous lâchons et reprenons la 4e position aux « Technifroid » au gré des relais… Chez eux ça doit discuter sérieusement tactique, entre le besoin de faire reposer les « pur-sang » et la nécessité de ne pas lâcher trop de minutes avec les autres relayeurs. Malgré la fatigue, nos Dériv’chaînes reclaquent des temps sous les 35 minutes. Chez nous aussi, la règle à calcul est de sortie : le challenge interne est de me pousser à faire… un 8e tour, ce qui implique d’améliorer encore les temps sur le 7e relais pour tout le monde.

     

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    Patatras, peu avant 10 heures, au moment pour moi d’inaugurer ce 7e service, coup de bambou : Richard, si rapide jusque là, musarde en route ?! Il était parti 3 minutes avant son adversaire… Et c’est un n°615 que nous voyons arriver ! « Votre collègue a crevé ! » nous lance-t-il. Apparemment, c’était au début du circuit et il cherchait de quoi réparer… On ne se trompait pas quand on se disait que tout pouvait arriver, et c’est à nous que Dame chance tourne le dos ! Je dois ronger mon frein encore un quart d’heure avant de voir mon équipier sprinter comme une furie sur le central. Si là j’en étais encore à chercher la motivation ! Ma roue libre et mon dérailleur récalcitrants n’existent plus, je donne tout, persuadé d’arpenter le circuit pour la dernière fois ! Les plateaux du X-Control passent à coups de « talon-pointe », et les deux bosses successives sur le petit bout de champ deviennent prétextes à des figures façon « BMX ». L’improbable remontée est lancée, je viens de repasser le brassard sous les 30 minutes. Edmond va en faire autant (en améliorant même mon score pour… 2 secondes !). Puis ce sera au tour de Pierre de suivre la tendance : 33 minutes tout juste… et 32 pour Hubert, lui qui n’avait pas roulé depuis 5 semaines suite à sa chute à Mandailles… Philippe, lui, est trop cuit pour enchaîner une 7e fois : il donne de la voix pour encourager un Richard revanchard qui s’élance à 12h04. Nous avons repris 7 minutes aux Technifroid, ils n’en ont plus que 9 d’avance ! Mais leurs « costauds » sont en piste pour assurer la position. Notre « Richard à grande vitesse » arrive en gare à 12h33, mais il n’a pu que maintenir l’écart. Je m’élance donc pour le 8e tour en sachant que

     

    ...Sauf incident ou grosse défaillance dans le camp d’en face, c’est cuit pour nous. Mais un incident, il vient de s’en produire un pour les Technifroid : l’avant-dernier relayeur est arrivé avec la patte de dérailleur cassée ! Dommage pour nous, ça lui est arrivé en haut de la partie descendante finale. Sait-on jamais ? Alors c’est reparti à fond dans les descentes, histoire de prendre un maximum d’élan pour m’économiser et grimper ensuite au mieux de ce qu’il me reste dans les jambes, à l’inverse de mon 2e tour. Trajectoires au cordeau, tout dans l’anticipation, je vole carrément au-dessus des cailloux dans les descentes cassantes et j’en profite pour améliorer mon score de saut en longueur dans le champ. A la faveur d’un rapproché de l’itinéraire, j’entends annoncer dans les haut-parleurs « arrêt des départs dans 7 minutes 30 ». Coup d’œil au Polar, il me reste encore 4 kms avant la ligne. Edmond se sera juste préparé pour le « fun » (quoique je le soupçonne d’avoir voulu mettre un dernier « coup de chaud » aux Technifroid !). L’ultime « coup de cul » pour passer la chicane avec l’arbre est avalée en force à fond les manettes. Tiens, je croyais que les étoiles ne pouvaient pas se voir en plein jour… Les spectateurs sont là, je ne résiste pas à l'envie de les régaler d’une arrivée façon « spéciale de rallye », avec décollage du vélo sur le chapiteau de pointage : il est 13h02, j’ai mis 29’35’’… mais les 615 ont eux enchaîné sur le fameux 43e tour.

     

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    Au bout des 24 heures, la bière des maillons forts !   

  • Chaud, l'automne !

    Fin des compétitions ne signifie pas fin des sorties... Surtout avec la météo et les températures quasi estivales de ce début octobre. Ci-dessous, jeu d'ombres dans le Brivadois, à la faveur d'une petite escapade en milieu de semaine, sur les chemins tranquilles du bord de l'Allier.

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    Niveau artistique, je tâtonne encore... mais les conditions y sont !

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    La suite ? c'était ce samedi aprèm. Et le retour du challenger de la "Gamelle d'Or" qui, du coup, n'est pas jouée ! 

    Un goulot d'étranglement ? Un passage en single ? Giovanni s'empresse de passer devant. Pour mieux "bouchonner" tout le monde à la suite d'une figure dont il a le secret. Pour rappel, son leitmotiv c'est "Tiens, ça je l'ai pas essayé, si ça se trouve ça passe" (ben en fait... non).

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    Et l'excuse du jour : "J'arrive pas à déchausser, mes cales sont trop serrées", celle-là il a eu l'occasion de nous la ressortir à plusieurs reprises. Le pire c'est que le rappel à la loi de la gravité a semblé toucher de plus en plus de participants au fur et à mesure de la sortie : un début de contagion ? 

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    Le plus dur, c'est de repartir quand on se trouve derrière...

  • Des championnats du Cantal... à fond !

    Quelques chiffres seront plus parlants qu'un long discours : 42,5 kms (5 tours de 8,5 kms) en 1h53'20'', soit une moyenne de plus de 22 km/h ! Après un 1er tour en 21'30'', j'ai trouvé plus raisonnable de ralentir (mais pour souffler juste un peu) !

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     Ci-dessus, le nouveau vélo de Manu, l'ensemble des lauréats (vainqueur scratch Julien Toppan en... 1h33), le podium Master 1, et en bas la relève de l'ACVA chaperonnée par Tonin, notre nouveau champion du Cantal en Master 3 !

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    ...N'en déplaise aux Dériv'chaînes chambreurs, je ne ramène pas de coupe dans le sac cette fois. Non que j'aie fait exprés de terminer encore au pied du podium (2e week-end de suite après la 5e place des 24 heures, faudrait pas que ça devienne une habitude !), 4e Master 1 à moins de trois minutes de la 3e place. Ce coup-ci c'est sans regret, j'ai donné tout ce qu'il y avait dans le moteur ! Le vélo, les jambes et le souffle ont parfaitement répondu... Pas encore assez sur ce terrain ultra sec et roulant (pas une flaque pour se salir et petit plateau préservé : toutes les côtes prises au pire sur le 32X30) où comme prévu j'ai mesuré mon déficit en puissance pure sur les meilleurs.

    Comme prévu aussi, c'est parti très fort dès 9h15 du mat', même en tenues courtes on a été vite chauds (hallucinantes ces températures un premier dimanche d'octobre !). Eric s'est accroché sur le 1er tour, mais j'ai senti qu'il n'était pas en forme. Dès le début du 2e, il a peu à peu lâché avant de disparaître de mes rétros, dans un scénario inverse de notre reconnaissance du circuit deux semaines auparavant : la vérité d'un jour...

    Faute d'accompagnant j'ai encore roulé en solo, car le trou était fait devant comme derrière. Le plus dur : se motiver face au vent sur le plateau. Heureusement, la majeure partie du circuit était abritée par les arbres... Et là, il fallait éviter les chutes de bogues ! La deuxième partie se voulait aussi un poil plus ludique, avec le sous-bois et sa rapide descente caillouteuse qui se terminait brutalement par une mignonne épingle à gauche avant une énième relance en single (gros freinage et anticipation des braquets obligatoire : restons lucides !!!). Est-il utile de préciser que la reco de l'autre jour a aussi bien aidé ?

    Seule l'ultime boucle m'a permis de retrouver des concurrents en ligne de mire : quelques retardataires à laisser à un tour, et le futur 10e au scratch (et 3e master 2) que je situe à une trentaine de secondes devant moi à la faveur d'un passage à découvert à mi-parcours (justement sur les plateaux ventés). Malgré mes efforts, il parviendra à préserver quelques hectomètres pour rallier l'arrivée. Peut-être m'aurait-il fallu un 6e tour pour briller davantage ? En tout cas pour ma probable dernière compétition de l'année, je suis quand même satisfait du rythme tenu sur la durée, et plus encore d'avoir à nouveau été au bout de moi-même. Au passage, j'ai  re-re "fait du sel"  (cf. mes brides de casque quasiment pétrifiées, ce qui a bien fait rigoler Yoann), mais avec le cardio dans le rouge pendant 1h50, je ne vois pas comment il pouvait en être autrement !

    A suivre, le compte-rendu des 24 heures. Ce n'est pas oublié, faut juste que le boulot m'en laisse le temps !