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24 heures du Lambon (2)

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L’excitation est encore montée d’un cran, ce sera dur de se reposer ! Et finalement, les 3 heures (environ) entre 2 relais laissent étonnamment peu de temps pour se reposer : entre le récit pour les autres, la consultation des ordis en libre-service pour connaître l’évolution de notre position, le retour au campement distant de quelques centaines de mètres (avec une bonne côtasse), le change pour ne pas prendre froid, le nettoyage du biclou avec la super-station d’Hubert, le grignotage en attendant le repas du soir au restau et quantité de petites choses à régler entre nous pour l’organisation de l’équipe, quasiment pas de place pour le stand-by ! Et on commence déjà à prévoir l’éclairage, obligatoire sur les vélos à partir de 19 heures !

Pour un peu, j’en aurais oublié mon 2e relais. Y’avait pourtant pas intérêt à le prendre en retard, Richard a fait un temps canon (ce sera notre record, les 9,2 kms en 27’46’’) et j’ai quant à moi une revanche à prendre ! J’y vais fort, mais un peu trop « le nez dans le guidon », justement : je manque me vautrer en arrivant au pont en pierre. J’essaie de faire parler la poudre, mais je laisse des plumes avec de trop gros braquets sur les difficultés au lieu d’enrouler. Conséquence, la lucidité manque là où il faut anticiper, d’autant plus crétin qu’à présent je connais le circuit ! Je lève d’ailleurs la tête pour constater que la rubalise coupée qui m’a coûté si cher tout à l’heure a été rafistolée ! Les attardés, et les participants en solitaire que je double me regonflent le moral, la grande majorité s’écartent spontanément lorsqu’ils entendent un concurrent plus rapide. Je boucle ce tour en 29’31’’, content d’avoir remis les « pendules à l’heure » mais conscient de m’être mal géré ! Il n’est pas encore 17 heures 30, la course est encore longue !

 

Le scratch évolue lui aussi : dans notre catégorie, les trois premières équipes tournent trop fort, ce que nous avons constaté ébahis lors du passage des relais : les premiers les font carrément en roulant, façon funambules !

 

Nous sommes à présent 4e et le « team du 44 » est décroché, mais une autre équipe a progressé de façon encore plus spectaculaire que la nôtre après un départ encore plus catastrophique (comme quoi c’était possible ! ;-D) : Les « Technifroid Service » (n°615) sont pointés à une quinzaine de minutes. La passe d’armes durera jusqu’au bout le lendemain, car cette place au pied du podium, on y tient ! Et puis, sait-on jamais, une défaillance est si vite arrivée…

 

Mes équipiers sont sur la même longueur d’ondes : profitant des dernières heures du jour, ils claquent des temps encore meilleurs sur leur 2e passage. L’homogénéité est notre force, tout le monde tourne entre 28 et 32 minutes. A 19h30, j’inaugure le 3e tour avec la chance de rouler plus près de « chien » que de « loup » : les passages délicats sont éclairés par des rampes sur les côtés alimentées par des groupes électrogènes ! Ingénieux… Tant mieux car les zones humides se creusent : gare. Et ma roue libre fatiguée se remet à grogner dans les descentes.

 

Au fur et à mesure de la venue de la nuit, l’éclairage confirme sa bonne tenue et la sensation de glisser dans le silence me rappelle la « Ronde du renard ». Le contraste avec notre chasse au chrono, bien dérisoire quand on y pense, est saisissant… Mais pas le temps pour la rêverie ! Nouveau tour bouclé en moins de 31’, je suis soulagé de confier le témoin à Edmond avant le détour bien mérité par le self !

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