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Foulée du Cézallier 2010 à Marcenat

Après les pérégrinations lyonnaises, retour dans le Cantal et plus précisément le Cézallier, pour une sortie assez courte mais exigeante : 35 kms pour 950 mètres de positif. En clair, « quand ça ne descend pas, c’est que ça remonte ! ». Un début d’explication à ce tracé aux dires des bénévoles ? Au moment du départ, la température dépassait tout juste les 5°C (!) et l’averse menaçait. « Alors toutes ces montées, ça permet de vous réchauffer » ( ?)

A 9 heures, parmi la petite trentaine de participants qui se fraient un passage au milieu des courageux exposants de la brocante (une tradition à Marcenat le 15 août, voir photos et récit de l’édition 2008 ici et ) je retrouve deux maillons Dériv’chaînes du Lot plutôt affûtés.

Ça tombe bien, les choses sérieuses commencent dès la sortie du bourg par une grosse montée qui étire la file de participants sur un chemin roulant. Mais celui-ci ne le reste pas longtemps. Le balisage nous guide à travers un champ à dévaler, puis sur une remontée boueuse à flanc de coteau suivant deux franchissements de barbelés ! Je me mets en difficulté tout seul en cherchant la moins mauvaise trace pour éviter le portage… Excès d’orgueil, ici on ne passe qu’à pied (et encore !), je pars inévitablement à la faute : mes tibias qui venaient de faire connaissance avec les orties et les ronces quelques dizaines de mètres plus bas s’ornent cette fois du dessin des pédales. Je laisse passer plusieurs participants plus raisonnables au moment de repartir, la chaîne a déraillé…

 

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Autant s'arrêter ! A défaut de yoga, quelques photos pour retrouver calme et lucidité (vue en face sur le clocher de Marcenat… et le pré où les derniers continuent à descendre) ! Il me faut ensuite mettre les bouchées doubles pour rejoindre mes deux comparses qui n’ont pas musardé. C’est le moment (ou à peu près) choisi par le ciel pour nous tomber sur la tête, comme prévu par Météo France ! Et puis non, l’averse ne durera pas et ne se reproduira pas non plus. Température (presque) idéale, on ne va quand même pas se plaindre…

 

 

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Côtes et descentes se succèdent donc, donnant l’impression que le ravito à St Bonnet se fait attendre… J’attaque sans retenue dans les montées, l’entraînement de ces dernières semaines paie et je suis d’autant plus à l’aise lorsque le terrain est roulant ! Si ça continue je vais devenir accro au goudron…

Mais mes collègues de Dériv’chaînes se vengent dans les descentes : je n’ai plus de plaquettes à l’avant, ce qui me pousse à une certaine circonspection… Les anciens disent que les qualités d’un vététiste se mesurent à sa capacité à se passer des freins, alors j’ai encore des progrès à faire ! Kilomètre 18, un beau singletrack bien pentu plonge enfin sur St Bonnet. Là, nous trouvons un concurrent dont la suspension arrière a complètement lâché, mes problèmes de plaquettes sont bien mesquins en comparaison !

Comme toujours, qui dit ravito dit grosse cotasse ensuite. Route (miam !), chemin puis bientôt…

 

 

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L'herbe à chameaux sur les plateaux qui dominent les paysages des vallées du Cézallier, vers Artiges et Landeyrat.

Après cela, curieusement, les grosses difficultés sont finies alors que les ravitos se succèdent (trois sur les 10 derniers kilomètres…). C’est qu’ils sont prévus pour les participants à la course de trail, dont nous rejoignons le circuit. On pourrait aussi bien ne pas s’arrêter, mais… réputation Dériv’chaînes oblige (voir en bas de la note), la halte est obligatoire, il faut faire honneur aux pâtes de fruit !

 

 

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Un peu de glucide, ça aide aussi à compatir envers les coureurs à pied. C’est quand même autre chose que le vélo, comme effort : pour le comparer sur un même (petit !) circuit cette semaine, j’ai mis deux fois plus de temps à la course, en consommant trois fois plus de calories, sans parler des courbatures qui ne m’ont pas encore quitté ! La roue est quand même une belle invention…

La dernière descente se fait par les chemins presque jusqu’à la place centrale de Marcenat où le T-shirt de l’épreuve nous est remis en échange de nos dossards. Ambiance sympa mais… j’en aurais bien fait un peu plus.

 

Epilogue : sur la route du retour, je dois freiner jusqu’à l’arrêt pour laisser traverser une belette, qui prend tout son temps… On n’est pas dans un Parc Naturel Régional pour rien. Heureusement que les plaquettes de la voiture sont en bon état, elles !         

Commentaires

  • Alors comme ça, tu freines en descente toi!!!!
    moi qui voulais t'acheter le tee-shirt "si tu freines t'es un lâche" j'ai bien fait d'attendre...
    Olive au ravito, c'est pas une info, il passe son temps à faire des banquets sur chaque manif.
    j'aurais bien participé avec vous mais il y en a qui bosse. Why not à Mandaille ce dimanche. Merci pour le reportage.
    le commençal masqué

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