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  • 19ème Ronde du Renard

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    - Samedi 24 juillet, 21 heures. Ma première impression en arrivant sur place : ça ne rigole pas, cette année ! A vue d’œil, nettement plus de voitures que d’habitude, une armada de maillots roses (pas moins de 5 gars du XC63, voir leur CR ici), et d’autres costauds habitués à remporter les grosses courses de la région. Cette fois, pas de place pour la poésie et tant pis pour la pleine lune, il va falloir s’employer… D’autant que l’armada lamothoise est présente aussi, alors défense de passer pour un baltringue !!!

    D’ailleurs il y a la queue aux inscriptions. Les sérieux, les fidèles, les novices, les vacanciers (parfois à ranger dans plusieurs catégories à la fois !). Le temps de sortir toutes les affaires et de vérifier l’état de l’éclairage, je laisse s’échauffer les « fusées » qui se défient dans la descente sur route juste derrière…

     

    - 22 heures sur la ligne de départ : pile poil dans les temps, les fauves sont lâchés ! Confirmation : ça part comme sur une manche de coupe d’Auvergne, l’éclairage en plus ! Une dizaine devant, que je ne reverrai pas, sauf les 4 qui me prendront un tour sur le terrain. Pas la peine de s’exploser, les sensations sont là mais… à chaque fois que je baisse la frontale sur l’écran du cardio, je suis à 103-104 % (voir le graphique en dessous qui confirme deux choses : 1. que je manque d’entraînement pour faire mieux, mais ça je le savais déjà ! et 2. que décidément, la compétition me galvanise et me pousse à me « rentrer dedans » jusqu’aux dernières limites…) Oui oui, les pics dans le rouge c’est bien ma fréquence cardiaque, 180 de moyenne au Polar sur 2 heures !

     

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    - Au tiers du premier tour, je reprends un des « furieux » du départ, un peu trop optimiste. D’ailleurs il ne restera pas non plus dans ma roue. Pas de bol, je vais encore rouler en solo. 1er passage en 16’25, ça me rassure sur mon objectif de rester sous les 17’30 au tour pour pouvoir en faire 7. Des spectateurs m’encouragent : « Allez, ils sont pas loin ! Il roule, la Meuse » (j’ai le dossard 55). Effectivement, je vois les lumières qui me précèdent passer le point de contrôle alors que je finis de longer le plan d’eau juste en contrebas. Mais les bougres ne m’attendent pas ! Et le problème quand est à fond, c'est que même une poignée de secondes semblent un gouffre. J’en prends mon parti. Je joue sur ma connaissance du circuit pour rester régulier, anticiper au maxi les bons braquets (les dérailleurs ont du boulot !) et les trajectoires qui vont bien : important, car les relances sont nombreuses et finissent par user. Je ne me sens pourtant pas si à l'aise qu’il y a deux ans dans les descentes : je freine trop à la fin de la partie goudronnée avant de prendre le « pif-paf » en sous-bois, et je ne trouve la trace idéale dans la « bascule » sur le plan d’eau que lors des deux derniers tours ! Dommage, mais ces quelques secondes perdues n’auraient finalement rien changé.     

     

    Est-ce que devenir un « renard » capable de gagner l’épreuve va dans ce sens-là ? Sans aller jusqu’à éteindre les lumières à la manière de certains des premiers dans les zones où ils en ont le moins besoin… En parlant de ceux-là, d’ailleurs, j’hallucine d'avoir les éclairages dans mes rétros au début de mon 4e tour, après 50 minutes de course. Un rapide calcul de tête : pour eux ça doit enchaîner en 12’30 à peine ! Ils vont se calmer (un peu) dans la 2e heure, heureusement !

     

    Pourtant je ne suis pas impressionné, les leaders ne m’ « enrhument » pas au passage mais roulent juste à un rythme trop élevé. Mieux pour le moral, je commence moi aussi à prendre un tour à d’autres concurrents. Au fil des boucles les habitudes s’installent : grand plateau avant la ferme histoire de prendre l’élan pour la fameuse bosse casse-pattes, où la bonne trace est à gauche. L’inévitable coup de fouet de la branche qui dépasse dans la descente en sous-bois… J'encourage les Lamothois, que je finis également par doubler et qui eux roulent groupés. Un peu plus d’une heure quarante de course, la cloche pour le dernier tour : j’ai encore l’énergie pour attaquer même si les « coups de cul » se font plus laborieux.

    Une fois de plus, on profite ! J’en ai même gardé pour un « simili-sprint » dans la montée finale, histoire de confirmer que je n’étais pas venu en touriste, moi non plus. Je termine mes 7 tours sous les deux heures, en 1H59’18’’ exactement, soit à juste 17’’ de mon record perso de 2008 (mais à l’époque, il n’y avait pas la chicane dans le bois longeant le plan d’eau !). Aux années paires, mes meilleurs temps ; années impaires, mes meilleures places au classement (7e en 2007 et 2009, 9e en 2008 et 11e cette année… c’était bien relevé en effet).

     

    - Surprise, je discute avec Landry du XC 63 à l’arrivée et… vois bientôt arriver Romain qui a bouclé ses 7 tours lui aussi et finit donc 12e ! Pour quelqu’un qui n’a presque pas fait de VTT cette année, chapeau bas ! Toujours côté Lamothe, les footeux Damien et JB font 21 et 22e (5 tours). Encore pas de chance pour Cédrick, scotché à ses 4 tours, qui a ce coup-ci chuté deux fois sur sa patte de dérailleur : il promet que son matériel et lui reviendront en meilleure forme l’an prochain, pour la 20ème !

     

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    Le clan des Lamothois : de gauche à droite, Damien (coupé), Romain (censuré), JB (en pleine restauration), quelques minutes après l'arrivée. 

  • Un Tour propre ?

    Au bout de ce Tour de France 2010, peut-on dire que le dopage est éradiqué ? Rien n'est moins sûr, tant l'absence de scandale accrédite selon moi la thèse "On ne risque pas de trouver ce que l'on ne cherche pas (ou que l'on ne sait pas/ne veut pas encore chercher)"... Et sans parler d'Armstrong, les révélations concernant la puissance développée par les meilleurs coureurs dans les étapes de montagne cette année encore laissent songeur (>400 watts une demi-heure durant lors des ascensions finales dans les Alpes selon l'article du "Monde" daté du 12 juillet, au ton très fataliste, chiffres détaillés et comparaisons avec les "Anciens" à l'appui).

    Mais le propos de cette note touche plutôt l'aspect écologique : pas dans ce que les coureurs prennent... mais dans ce qu'ils rejettent ! Vous avez tous vu ces bidons qui volent par dessus le peloton dans de grandes gerbes d'eau. Avec la vitesse, cela fait de très belles images à la TV ! Par contre, dans la nature, l'effet est sans doute moins admirable (lire une fois encore cette excellente réflexion de J.-P. Stéphan sur le sujet l'autre jour). Bidons, mais aussi papiers d'emballage balancés sans la moindre attention par les "forçats de la route". Profitons-en pour réfléchir un peu à l'"excellent" exemple d'écologie que donnent ces idoles au public. Comment cela, ça n'a rien à voir avec l'éthique sportive ?

    De là à affirmer que les coureurs ont les "supporters" qu'ils méritent ? Je pense par exemple au "folklore" pathétique de l'ascension du Tourmalet dont les gugusses excités n'auraient pas leur place dans un carnaval (au passage on peut se demander si l'image qu'ils donnent de la France aux télévisions du monde entier n'est pas pire que l'impact médiatique de Domenech dédaignant la poignée de main de Pareira ?). La souffrance de l'épreuve d'accord, mais côtoyer tous ces beaufs... On en viendrait presque à justifier le dopage, finalement. En tout cas, moi ça ne m'aurait pas choqué de voir Contador et Schleck s'arrêter ensemble pour mettre un pain à l'un d'entre eux à la manière de Cantona. Bref, passons. 

    Venons-en au pire : un bref reportage sur le JT de France 3 l'autre jour, rediffusé au zapping, montrait les services locaux ramassant les déchets abandonnés dans les cols des Hautes-Pyrénées (pour rappel, tous sites naturels classés régionaux ou nationaux) par les soi-disant passionnés de vélo. Résidus de pique-nique, parasols, et même dans la séquence une table de camping en plastique et ses bancs (!). Les employés étaient débordés par l'ampleur de la tâche. Mais ce type de comportement est-il très surprenant dès lors que l'exemple vient d'en haut ?

    Décidément, les organisateurs du Tour ont encore beaucoup à faire pour rendre leur épreuve propre et "regardable" sans arrière-pensée.  

  • Estives en Cézallier 2010

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    Pas trop mal conservé, hein Jean-Mi, mon « Cailloux » pour ses 4ans ½ et 9000 kms !

    Dans la série « j’y vais chaque année alors que j’étais au départ pour l’alternance », le circuit des Estives en Cézallier à Allanche est bien représentatif.

    Pourquoi ? Parce que rien qu’à voir les photos de dimanche dernier…

     

    Nouvelle rando à départ libre, ce coup-ci je ne vais pas m’en plaindre vu l’heure à laquelle j’ai émergé (je suis l’avant-dernier à m’inscrire… ça ne fait pas très « sportif » mais l’été c’est pas facile tous les jours !). Pour cette 14e édition, les organisateurs nous avaient promis des boucles en grande partie renouvelées. Promesse tenue, même en passant comme toujours par le bois de la Pinatelle et le lac du Pêcher (incontournables). Par contre, ils ont aussi revu les kilométrages à la baisse et inclus des raccourcis « compte tenu de la difficulté ». Aaaah ? Oui, et je ne tarde pas à le vérifier en solo : départ par la voie romaine jusqu’à Maillargues (le fameux « chemin de croix »).

     

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    Tiens, celui-ci on l’avait fait dans l’autre sens avec les Dériv’chaînes, ça allait plus vite… (comme sur la 3e photo, vue rétro sur Allanche). Et ce n’est que l’échauffement, car une fois passé les voies du Vélorail, on rentre vite dans les bois et dans le vif du sujet. Le début de la côte reprend l’itinéraire de 2008, mais au lieu de bifurquer et d’adoucir la pente, celle-ci se poursuit régulièrement. 200, puis bientôt 300 mètres de dénivelé positif, avec une progression rendue difficile par ce terrain entre herbe et mousse, qui semble prendre une grosse commission sur le rendement à chaque coup de pédale ! C’est comme cela que je le ressens, mais au moins il fait frais et je commence à comprendre les propositions de raccourcis (le N°1 arrive, qui signale 100 mètres de dénivelé en moins…). Ce serait dommage de se priver d’une belle descente technique en sous-bois, même si elle se paie d’une sérieuse remontée juste après ! J’ai l’impression aussi que si les chemins sont nombreux dans le coin, il y a quand même eu du gros boulot à la débroussailleuse du côté des organisateurs !

    Je trouve enfin un rythme, et je rejoins un premier groupe à l’approche du ravitaillement avant le lac du Pêcher. Pour ceux qui ont choisi le petit circuit, le plus dur est fait et ils ont tout loisir de s’attarder… mais pour les autres, ce n’était que la première difficulté, donc on y retourne ! Le temps d’admirer la vue sur le lac et de prendre un peu de vitesse et ça bifurque à gauuuuche !!! Chemin raté, freins bloqués, marche arrière. J’aurais dû m’en douter, celui-là je l’ai déjà emprunté. Pour parvenir au point culminant de la Roche du Pic et son fameux panorama à 1260 mètres, il y a d’abord quelques ruisseaux à traverser…

     

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    Un peu de montée ensuite, donc, mais cette fois on est rôdés, et une vue… tiens, plus dégagée que l’autre jour !

     

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    La descente (annoncée un peu chaude, finalement sans gros souci) sur le village de Chavagnac mène droit à une fête et à des barnums… je commence à les contourner par un chemin à droite pour échapper à la tentation de l’apéro, mais me fais rappeler à l’ordre : le circuit coupe à gauche pour remonter dans le bois,  je ne suis pas le premier à avoir raté ce balisage. Cette dernière partie est plus roulante (chemins empierrés), c’est bon pour le moral et la moyenne, d’autant qu’on roule sans perdre de vue les reliefs environnants. Sympa ! Au dernier ravito après la Boissonnière, je trouve à nouveau plusieurs participants (bizarre comme les points d’eau et de nourriture regroupent les gens…). Le temps de remplir le Camelbak, nous repartons et… nous égarons ensemble : pas notre faute cette fois, un des balisages a été déplacé dans la descente sur Mouret. A force de chercher, nous finissons par faire un "gruppetto" avec tous les derniers participants à la jonction avec la route. Les bénévoles qui viennent de plier le « point restauration » nous retrouvent en voiture et nous confirment la jonction avec l’itinéraire en haut du village, deux kilomètres plus loin. Du coup, pas question pour moi de feinter par le dernier raccourci proposé, le circuit normal propose encore une belle descente et une remontée pas trop sévère pour rejoindre la descente finale dans le bois de Nuis. Celle-ci terminée, je sens quand même que les 45 kms au compteur (et 1070 mètres de D+)  vont suffire pour aujourd’hui, d’autant que l’après-midi est déjà bien entamée, et moi aussi. Contrairement aux éditions précédentes, je m’exempte donc de l’extension optionnelle (10 kms par le bois de la Roche Grande), on verra l’an prochain !

  • La "forme du moment"

    Quand parfois la pratique d’un sport prend les allures d’un chemin de croix…

     

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    Hier, lors de ma participation à la rando sur les « Cicuits des Estives » à Allanche, j’ai pu discuter avec un jeune de la région parisienne et son père, en vacances dans la région. C’était sur la dernière partie du parcours, et le père, à la traîne, était visiblement « asphyxié » des efforts précédents. Ce n’était pas par manque de pratique sportive, il court des marathons et des semis… mais sur lesquels il est fréquemment contraint à l’abandon, faute de préparation. Et cette fois-là, même les monts du Cézallier à VTT, certes dépaysants pour un Francilien, finissent par mettre au supplice un sportif confirmé…

    Curieux comme les hasards des rencontres peuvent faire écho à nos propres cheminements intérieurs ! J’ai été moi aussi en souffrance à Allanche, mais sur… le début de la randonnée. Clairement pas parti dans un bon jour : les pulsations bloquées à 150-160, incapable de changer de rythme, et même en proie à des tremblements dans les jambes en pleine montée dans le bois de la Pinatelle, au bout de 5 kilomètres à peine. Tous les indices d’une hypoglycémie, alors que le petit déj’ n’était pourtant pas si loin. De quoi me demander si je n’allais pas piteusement bifurquer sur le petit circuit…

    Du coup, premier arrêt « ravito perso », une (demi) barre (de céréales) et ça repart ! Progressivement, pour ne pas me cramer, mais les sensations sont revenues peu à peu, et n’ont cessé de s’améliorer sur cette sortie définitivement abordée au rythme « endurance », c’est-à-dire sans faire d’éclat. Sans doute qu’après trois semaines à rouler façon « XC » (balades relativement courtes et roulantes, mais en tâchant d’appuyer fort), l’organisme rappelle le besoin d’une petite pause diesel. Ce n’est pas Yoan sur la montée de Vézac la veille avec l’ACVA qui m’aurait donné tort !

     

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    Que retenir de tout cela ? D’abord, qu’on ne se connaît jamais assez. Ensuite, si besoin était de le rappeler, que sans entraînement, le jour de la manifestation la souffrance vient vite gâcher le plaisir. S’astreindre à des exercices en vue d’un objectif lointain n’est pas évident (ce que J.-P. Stéphan appelle dans son livre « l’autocontrainte »). C’est d’ailleurs ce que je n’arrive pas à faire assez spécifiquement, en sport comme en vue des concours. Dans les deux cas, je m’y prépare mais sans parvenir à consentir à tous les sacrifices nécessaires sur la durée. A vélo cela se traduit par juste ce qu’il faut d’implication pour parvenir à compenser mes insuffisances grâce au surcroît d’adrénaline du jour J. Il semble que dans l’autre domaine envisagé, cela suffise encore moins…

    A vélo pourtant l’effort en solitaire ne me fait pas peur. Je n’ai guère de mérite d’ailleurs, car j’y ai toujours trouvé un charme différent de la pratique en groupe : on est davantage à l’écoute de ses sensations, des paysages, de toutes les pensées qui nous viennent (toutes sortes d’évocations décrites ici ou et plus largement dans les notes de la catégorie Réflexion sur la pratique). Et en VTT, où l’effort doit souvent se faire seul en fonction des aléas d’une course, la capacité à maintenir l’allure indépendamment des autres concurrents est essentielle. Aussi, je comprends ceux qui  préfèrent pratiquer seuls les sports d’endurance… même si la pratique en groupe est complémentaire de cette solution par ses avantages, entre autres le partage d’expériences et la confrontation avec d’autres personnes plutôt qu’uniquement avec soi-même, dans laquelle on finit par tourner en rond.

    Dans ces conditions, le challenge personnel que je tente de mener à bien chaque année en vue de la Ronde du Renard au Vernet-la-Varenne prend tout son intérêt par la difficulté à définir la spécificité de cette nocturne. Un peu longue (2 heures) pour une course de XC, d’autant qu’elle nécessite par endroits (à mon niveau du moins) une bonne dose de vigilance qui exclut de trop se mettre « dans le rouge ». Par ailleurs, les deux côtes principales se révèlent usantes… surtout enchaînées sept fois comme je suis parvenu à le faire lors des deux précédentes éditions. D’où la nécessité de qualités d’endurance plutôt que de puissance, ce qui m’arrange bien ! Par contre, le parcours est roulant, voire très roulant, même lorsque le terrain est gras comme en 2007 : impossible de l’apparenter à un raid, même court. L’idéal est donc d’arriver à un compromis de qualités contradictoires dont la vélocité serait la principale.

  • Echappé du Tour

    Brève de comptoir sur le scénario classique du Tour de France en étapes de plaine : de longues échappées sous le cagnard invariablement reprises par le peloton à 5 kms (et moins) de l'arrivée, au bénéfice des sprinters...  Programmes estivaux de plus en plus pourris à la TV, le même épisode rediffusé tous les après-midis !

    Moi je sais pas, mais les coureurs qui essaient de se faire la belle, eh ben à leur place ça me ferait un tout petit peu ch... tous ces efforts pour se faire déposer à un tour de pâté de maisons de la ligne (qui a dit "C'est un peu c... le cyclisme sur route, aussi" ?!)

    Un qui ne s'en préoccupe guère, c'est notre tricycliste en herbe qui à 22 mois pile a pigé le maniement des pédales. Tout fier ! Autant dire que les échappées... un peu partout ne vont pas tarder.

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    Casquette orange en prévision de la finale de dimanche ? Au moins ce scénario-ci ne semble pas écrit d'avance !
  • Olympides d'Auvergne 2010

    Des nouvelles, après deux semaines de « silence radio » ? L’entraînement suit son cours ! Dernière longue distance en date, le 60 km des Olympides d’Auvergne, à Brioude. Et pourquoi pas l'épreuve reine du triathlon comme je l’avais programmé l’an passé ?

    Primo, parce qu’à 2 ou 3 sprints prés en baskets jusqu’à la boulangerie cette année, je ne me suis pas remis à la course à pieds. Et que s’aligner sur un triathlon en étant à la ramasse dans un sport (le kayak) ça peut encore passer, mais sur deux épreuves sur trois, ça craint…

    Secundo, cette sortie « raid » (et raide aussi, quand même 1350 m de positif selon le Polar) m’a permis de finir d’acquérir l’endurance nécessaire avant de passer à des exercices plus courts mais plus rythmés en vue de la Ronde du Renard. Le plus étant bien sûr l’organisation au top, ainsi que les paysages et les parcours entièrement renouvelés à chaque édition. Décisif pour se faire plaisir, le tout sans avoir besoin d’aller LE chercher !!!

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     Car oui ! Il est là, ENFIN !!!

    Et même bien là, avec un bon 30°C sur la dernière heure de rando. Mais par rapport au week-end précédent, je n’allais pas me plaindre. Moins de calories dépensées pour se réchauffer, et un terrain plus roulant, ça aide pour s’amuser jusqu’au bout et ne pas galérer sur le terrain.

    Bon, je dis ça, mais il y avait bien quelques montées « chaudes » après St Didier sur Doulon, avec juste ce qu’il faut de boue par endroits pour finir de dissuader de monter à vélo...

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    L’itinéraire nous a donc mené cette fois aux confins du Parc Naturel Régional du Livradois-Forez, dont il nous a plusieurs fois permis d’admirer de larges étendues qui s’étalaient à nos pieds. Splendide ! Dommage simplement que ce soit à la suite d’ascensions empruntant un peu trop souvent le goudron, mais il n’y avait sans doute pas moyen de faire autrement sur cette zone. Tant qu’on est à chercher la petite bête, le balisage était du genre minimaliste (la rançon des aspirations éco-citoyennes du label « Respirando » ?). Mieux valait donc bien ouvrir les yeux. Et le « départ libre » cette année n’aidait pas à rouler en groupe. Mais cela ne m’a pas trop dérangé compte tenu de mes motivations : j’avais même opté pour le pack ultime « bidon + Camelbak + barres énergétiques » pour une sortie en autonomie complète, la gratuité totale de l’inscription me laissant sceptique sur les ravitaillements… Et pourtant, il y en a eu trois (!) sur le grand parcours, bien placés (j’avais à chaque fois fait une pause grignotage juste avant) avec sucré, salé, toutes sortes de boissons ! Pas moyen de ne pas s’arrêter pour en profiter discuter un peu !

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    Pour en rajouter sur le positif, il y a quand même eu ce qu’il fallait de technique, en montée donc, mais aussi avec des passages de gués et surtout des descentes costaudes, pas avares de rocailles ni de racines. Un terrain où un jeune du club d’Issoire m’a fait forte impression avec son semi-rigide : j’ai eu bien du mal à garder sa roue… avant de le perdre carrément de vue dans la grimpette suivant le ravito de Vals-le-Chastel. La dernière partie du parcours était en terrain connu pour moi, redescendant de la colline de Frugières-le-Pin à la fraîcheur des bords de Senouire via Lavaudieu, direction Fontannes (photos et évocation de ce circuit à la fin de cette note) pour en terminer le long de la rivière Allier sans aucune difficulté.

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    Du très, très beau, dans un coin décidément inépuisable question variété des parcours. Par contre, un épilogue désagréable personnellement : la conjonction chaleur + traversée de gués + herbes hautes + chaussettes courtes = arrimage d’une tique sur la cheville. Parasite heureusement vite repéré et décroché avec les précautions d’usage (j’ai appris après coup donc trop tard qu’il valait mieux éviter l’usage de l’alcool ou de l’éther pour ne pas favoriser la transmission d’éléments toxiques…) J’en ai été quitte pour le triplement de volume du cou de pied pendant quelques jours !