03.11.2009

Rumeurs dans les bois

Les balades automnales, propices à la rêverie comme un poème de Verlaine (spéciale dédicace à Maxime-qu'est-ce-que-je-viens-de-dire...) :

Le soleil, moins ardent, luit clair au ciel moins dense.

Balancés par un ciel automnal et berceur,

Les rosiers du jardin s'inclinent en cadence.

L'atmosphère ambiante a des baisers de soeur.

[...] Le frais balancement des ramures chenues,

L'horizon élargi plein de vagues chansons...Photo 0233.jpg

Quand tout à coup : Et pia-pia-pia, et re-pia-pia-pia... Aïe, ce n'est ni le chant d'un rouge-gorge ni une mésange cachée parmi les ramures chenues,

Mais le retour de la pipelette, ainsi qu'il le proclame lui-même (à gauche sur l'image) !

"Aucune montée n'a raison de son bavardage incessant,

 Rien ne peut essouffler ce tchatcheur acharné !"

(tu t'attendais à une vacherie pour illustrer la photo, c'est fait ;-) En même temps, je n'invente rien, nulle médisance sur ce blog...)

De toute façon, au fil du parcours de ce samedi avec l'ACVA, la contemplation a laissé place à l'effort sportif. Les conditions étaient trop tentantes. Plus de 50 bornes dans des terrains de jeux au top, + 700 mètres de dénivelé et moins 3000 calories au compteur. De la montée, du tirage de bourre dans les feuilles, de la descente technique avec une joyeuse bande de furieux, du brisage de chaîne, du rallongis !... Y'en a qui ont dû bien dormir.

Et pour moi, la répétition idéale pour la Tourelloise de dimanche prochain dans les monts du Lyonnais. Ou pas, car la météo risque de ne pas être aussi conciliante.

Commentaires

Oui ça m'a calmé mais Baudelaire m'a réveiller..

Ecrit par : La Pipellette | 03.11.2009

Ah, je savais que tu préférais Verlaine (lol). Les préférences en poésie, ça ne se discute pas !

Ecrit par : rêveuràvélo | 03.11.2009

Ah, l’automne ! Voilà la saison de l’inspiration par excellence.
Moi aussi, je me laisse aller, je me laisse emporter par tous ces mots.
Et je pense à toi, mon beau-frère, le petit rêveur à vélo.
Soudain, l’inspiration est là…



La pédale

La beauté des feuilles mortes s’envolant au matin,
Qui tracent au sol son chemin. Dieu, ce soleil !
De jaune et de rouge, elle moule sa bosse du réveil
Cette combi ; il sait se prendre en main !

Il chante : « Je suis à l’automne de ma vie ! »
Pourtant, l’Hiver pointe au loin
« Moi aussi », dit le passant du coin
Pour lui, l’esquisse d’un sourire : il se sent en vie.

Le bougre : il aime sentir la pédale
Prendre son pied : l’homme sur un piédestal.
La pente est dure mais la route est droite !

De sourire en transpiration : il fait ton sur ton.
Soudain, le doute s’inscrit sur son front :
« Par tous les seins, j’ai oublié la selle ! »

Ecrit par : alka-seltzer | 04.11.2009

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