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Eloge de la nécessité de faire son intéressant

 
Toujours à la même époque, les lectures estivales et le petit écran sur la Grande Boucle tendent à remplacer la pratique : la tentation est forte de rouler surtout par procuration... Le farniente n'étant pas aisé à concilier avec un entraînement sérieux, je manque de fonds. Le cumul des kms au compteur, resté bloqué sur son petit millier, me le confirme. Mêler "parcours long" type raid et bon rythme tout en récupérant rapidement devient un objectif de plus en plus lointain. couv Fottorino.jpg

Ainsi, sorti des lectures recommandées dans la colonne de gauche, j'ai suivi récemment l'invitation du "Petit Eloge de la bicyclette" d'Eric Fottorino. Parmi les "bonnes feuilles", le chapitre intitulé "Eloge du Midi Libre 2001" où l'auteur revient sur les motivations qui l'ont poussé à participer à cette odyssée en qualité de cycliste amateur invité. Comme souvent en sport, la nécessité intime de repousser ses limites tient un grand rôle : "Faut-il expliquer, justifier, se perdre en paroles là où seuls comptent les actes ? Retarder l'instant du crépuscule [...] Le temps passé à rouler dans le vent, sous la pluie ou contre la montre, c'est du temps retrouvé pour affronter plus tard les jours gris qu'on tapisse avec ses souvenirs, tant mieux s'ils furent heureux, et s'ils ne le sont pas au moins qu'ils soient riches en aventures."

Y pensait-il l'autre jour, Fabian Cancellara, lorsque porteur du maillot jaune pour l'ultime fois il a régalé (et aussi fait un peu frémir) les télespectateurs de son numéro de funambule dans sa descente de col des Pyrénées ? Une des images que je garderai de cette édition 2009 : le panache et la générosité du champion suisse se faufilant parmi les voitures suiveuses, enrhumant les motos dans les virages pour revenir sur le peloton. Quelques heures plus tard il redevenait simple anonyme du général, mais je gage que ce soir-là l'essentiel était ailleurs. 

Dans les petits moments de grâce que l'on sème et engrange. A travers des scènes magiques également, comme seul le vélo et ses à côtés peuvent en apporter. Jean-Pierre Jeunet dans "Le fabuleux destin d'Amélie Poulain" ne s'y était pas trompé en montrant dans une scène de "zapping" télévisé cet instant fameux où des chevaux s'étaient mis au galop d'eux-mêmes aux côtés du peloton du Tour. 

"...Tout cela c'est bien beau, il n'empêche : je me "diésélise", ronchonnais-je devant le poste.

- Mais c'est vrai, le défi personnel en VTT ne consiste pas toujours à aller vite dans des paysages magnifiques. Garder les pieds sur les pédales plus loin dans une montée impossible, franchir une zone trialisante, tenter de nouvelles trajectoires... la liste n'en finirait pas."

Un petit exemple (certes bien modeste) ci-dessous, il y a quelque temps  :

            n1024176250_30366178_6316257.jpg          chute Max 2.jpg

 "Des fois ça passe... et des fois non !" Désolé de ressortir celle-ci, Max, mais pour une fois que j'arrive à te rattraper...! 

Commentaires

  • Mdr je m'en souviens même plus :-)
    LMa gamelle de l'année c'étais quand même avec Gio; mon coude est encore marqué :-)

  • Ah oui, mais ça compte pas pour le "Challenge de la gamelle 2009", il faut que je puisse photographier. Ceci dit je suis confiant, il te reste encore plusieurs mois... ;-D

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