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  • Rando des Olympides à Brioude

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    Pour aller rouler samedi dernier, cap sur la Haute-Loire : après le défi sportif de l'an dernier et son triathlon, j'avais décidé ce coup-ci de me laisser tenter par une balade dans les paysages des environs de Brioude... et même un peu plus (52 kms et 1500 m de D+ annoncés) ! Conquis par le parcours de 2007 qui m'avait conduit à flirter avec les limites du Cantal sur les contreforts de Massiac, je voyais d'un bon oeil la promesse de monts et merveilles autour des gorges du Haut-Allier.

    Départ à 8 heures : il ne fait pas chaud après les pluies orageuses de la veille, et je me suis affilié à la tribu des "longues manches", bien représentée parmi la cinquantaine d'inscrits sur le grand parcours. Nous nous élançons à la suite de la voiture ouvreuse, qui guide le groupe sur la route vers un chemin derrière la gare, direction les lotissements en bordure du village de Paulhac et de son château. Le vif du sujet est pour plus tard, j'en profite pour discuter à l'avant avec un participant visiblement chevronné, entre évocations du Tour de France VTT 1993 (la grande époque !) et souvenirs de roulage durant un séjour de 3 ans en Afrique du Sud ! "Des paysages magnifiques et un pays idéal à parcourir à VTT" selon lui. J'essaie d'imaginer...

    La première côte suivie d'une courte descente assez technique me ramènent à la réalité du jour. Comme il y a deux ans, le tracé mène à Saint-Beauzire mais par des voies différentes : Saint-Laurent Chabreuges, puis Civeyrac. La bonne suée de la montée m'incite à un petit arrêt photo, et "débarrassage du textile superflu" ! L'occasion d'admirer une fois de plus la vue sur la Limagne que nous laissons derrière. 

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    Pas d'esprit de compét' sur cette sortie, mais... c'est terrible, il me faut absolument remonter les concurrents que j'ai vu défiler lors de ma pause.  Je réfrène quand même mes ardeurs à un niveau raisonnable : la difficulté supposée du parcours (presque équivalente à la Pastourelle) me pousse à me gérer au cardio, et à couper l'effort au-delà ! Comme en voiture en "conduite économique", à l'ordinateur de bord, bannir les à coups inutiles et an-ti-ci-per pour faire remonter l'autonomie. Cela ne m'empêche pas de rejoindre mes compagnons des premiers kilomètres au moment où la montée, bien longue, s'intensifie dans les sous-bois de résineux. Dommage, le terrain sélectif provoque rapidement des cassures dans le groupe : ce sera mon regret dans cette rando, je n'ai trouvé personne avec qui rouler durablement à mon rythme.

    Ces moments de roulage en solitaire se font avec l'air de musique qu'on a en tête. Influence directe du matraquage médiatique, c'est une chanson de Michael Jackson, et pas la meilleure, désolé pour la visée humanitaire, qui m'a accompagné un bout de chemin : "Heal the world... Makin' a better place, for you and for me and the entire human race...". Pas top pour le rythme non plus, un comble ! (1) Mais ça avance quand même, je le confirme à une famille qui m'encourage depuis sa terrasse. Sympa !

    (1) Néanmoins, pour ceux qui sont en mal d'airs entêtants et de clips kitschissimes, un extrait de playlist pédalistique plus judicieuse pour rouler se trouve ici, grâce à mon beauf...

    A la fin (provisoire) de l'ascension correspond une portion de route, quelque part du côté de Saint-Just : quelques étirements sur la selle. Déjà plus de 20 kilomètres et 600 mètres de grimpette au compteur ! Ceci avant de plonger littéralement sur une partie qui va me marquer, au propre comme au figuré.

    Un bénévole est justement en train de remettre en place le balisage, il nous guide dans le pré entre les maisons pour rejoindre la via ferrata menant à Verneuges... J'apprendrai au ravito que le ballast compact sur lequel nous nous maintenons en équilibre n'a jamais vu passer de train, la ligne ayant été supprimée avant même sa mise en service !

    En tout cas, c'est technique et casse-gueule, branches et broussailles passent bien près de chaque côté et en hauteur. Résultat d'un débroussaillage a minima ? Au bout de quelques centaines de mètres, deux troncs d'arbres barrent le passage. Déviation sur la gauche, encore moins facile. Au moment du portage, la lucidité s'en est allée : un bâton se coince traîtreusement dans mes jambes, et c'est le vautrage intégral dans les ronces avec le vélo sur le dos !

    Confirmation : quand on ne sait pas marcher, mieux vaut pédaler... (ci-dessous, relation cause-conséquence !)

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    Le tibia en sang et l'orgueil taché, je remonte donc en selle pour les derniers hectomètres avant le casse-croûte : l'itinéraire sort des taillis pour contourner et surplomber le tunnel ferroviaire sous Verneuges. Spectaculaire et... costaud, mais ce n'est qu'un tout petit aperçu de ce qui nous attend.

    A la sortie du ravito, bifurcation des parcours. "Heu, dis, t'es bien sûr de vouloir continuer sur le 52 ?!"

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    La descente qui suit est ultra-pentue et pontuée de rigoles bien profondes. Elle se termine d'ailleurs bientôt sur un passage de gué, avant la montée impossible dans le bois d'en face qui va nous mener au point culminant. Les connaisseurs nostalgiques évoquaient l'étape des 6 jours d'enduro de 1980, qui empruntait le même itinéraire. Quoi qu'il en soit, voilà la difficulté qu'il me fallait pour me remettre de l'affront de tout à l'heure : pas question de lâcher prise et de redescendre de mon perchoir, tout sera escaladé sur le vélo... avec le 22x34, certes, mais au milieu de ceux qui y ont renoncé et qui, pied à terre, me libèrent le passage en ahanant. Malgré la pente, les racines et les dévers qui ponctuent la grimpette forestière, le défi est relevé puis tenu et enfin remporté. "Yes ! I did it !". Pas si dur : il suffit d'y croire, et je m'en régale d'autant plus.

     Avant de rejoindre le Haut-Allier, via les environs de Saint-Ilpize et Villeneuve, le parcours s'allonge paresseusement sur les plateaux à près de 1000 mètres d'altitude, par Mercoeur : les éoliennes à l'horizon, bientôt de plus en plus proches sont bien celles récemment mises en service sur la commune d'Ally ! Vision surréaliste sur le coup, car j'ignorais que nous nous rendions jusque-là ! Mais les larges pistes, sablonneuses et très roulantes, permettent de récupérer tout en améliorant la moyenne, le tout en en prenant plein les mirettes. Y'a bon, d'autant que le soleil ressort.

    Descente bien méritée sur la vallée, nous emmenant sur la dernière partie du tracé : je m'arrête prendre quelques photos, des concurrents me doublent, que je reprendrai une nouvelle fois un peu plus tard. Méthode Maxime à la Pastourelle : "Le morbaque est de retour" !

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    Mais les descentes sont décidément souvent techniques, et traîtres : plus bas au milieu des rocailles, c'est encore un retour... de bâton qui cette fois se coince à la verticale dans les rayons de ma roue avant. Plutôt que de jouer au Mikado, je m'arrête afin d'expulser l'indélicat : pas de dégât sinon la gaine du frein qui s'est décalée, et que je remets en place avant de repartir.

    A force de descendre, il faut bien remonter, même si cela en fait râler certains, qui ont manifestement leur dose. Qui dit "vallée" dit montagnes de part et d'autre... Un peu escarpées, mais pas très hautes. Après un dernier raidillon sur la route qui a rappelé à mes mollets son jumeau au "Circuit des Estives" d'Allanche, c'est un ravito inattendu mais bienvenu à Ladignat, au milieu des sculptures (photo).

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    Nous ne sommes plus qu'à une douzaine de kilomètres de l'arrivée, mais les victuailles sont toujours bonnes à prendre... de même que la convivialité qui va avec !

    Hormis une nouvelle descente où il faut jouer avec la végétation après le stade de foot de Saint-Just, la dernière partie est roulante, ce qui ne paysages VTT Brioude 07.2005 008.jpgveut pas dire sans technique ! J'ai appris le VTT ici et les jambes vont bien (à part les égratignures !).

    A l'approche des carrières de la Baraque-David, la jonction se fait avec les autres circuits. Il y en a qui ont dû souffrir dans la montée... le paysage presque méditerranéen du site ne fait pas tout. Qu'importe, j'"avionne" avec plaisir sur le Pié Pichou et rejoins dans la descente à travers les rochers un collègue du 52 que je réoriente : mais si, il faut bien continuer à descendre par la route, puis tourner à gauche au pont du moulin avant Entremont ! Je joue au guide brivadois dans ma tenue aurillacoise... les virolos en sous-bois avalés comme sur une chenille de fête foraine, il ne reste plus qu'à contourner le centre-ville jusqu'à l'arrivée, tambour battant.

    4 heures pile sous la banderole pour finalement... 55 kilomètres. Par contre, un peu moins de dénivelé cumulé que prévu mais je ne vais pas m'en plaindre. Les organisateurs ont encore déniché un très beau circuit, l'organisation est bien rôdée et agréable, pour 8 euros, ravitos et T-shirt compris, c'est cadeau ! L'an prochain, je reviens sur le triathlon avec un peu plus d'entraînement en course à pieds... Pour le kayak, j'ai bien peur que ce soit toujours compliqué. 

     

  • Raid Pastourelle 2009 : toujours dur ! (2)

    (Suite)... L'occasion que j'attendais pour sortir ma bombe de "Fast'Air Tubeless" (c) qui m'accompagne depuis deux bonnes années dans la poche ! Je secoue, j'enclenche dans la valve, et... Miracle ! l'avant du vélo reprend de la hauteur ! De quoi justifier un coup de gueule sur le fait que ce produit est introuvable dans les commerces locaux en ce moment, me condamnant à me balader désormais avec une trousse à outils sur le dos... Je remercie les concurrents qui me suivaient et m'ont proposé leur aide !

    Je repars aussi sec afin de rejoindre le village du Falgoux et son ravito, où patientent déjà mes compères après une montée courte mais sévère qui annonce déjà la deuxième partie tant redoutée !

    Quelques notes d'accordéon devant l'église plus tard, il commence à faire bien chaud... et dès la montée goudronnée s'élevant au-dessus du bourg, Maxime prend son envol. Pour Vincent, Joris et moi, c'est là précisément que la galère commence. Enfin, en tout cas, personnellement y'a pas de doute ! A cet endroit, le parcours est pourtant simplifié et coupe à travers quelques dévers techniques en sous-bois pour nous épargner les portages boueux et les passerelles casse-g... de l'an dernier. Mais le dénivelé bientôt s'accumule. A force de faire l'élastique, je vais décrocher, c'est sûr !

    C'est alors qu'en posant pied à terre sur un passage délicat à la sortie d'une ferme, Vincent est attaqué par une crampe. Etirements divers et variés, tout le monde "tape" dans les récipients avant de redémarrer plus tranquillement. Mais pour moi rien à faire, l'énorme montée qui suit est mon enfer habituel jusqu'au ravito de la Serre, et ça n'est guère mieux après. La répétition des efforts se rappelle à mon bon souvenir (lactique), et je la paie cash : en panne de rythme et de puissance, le plus petit développement est le seul possible, 5 à l'heure au compteur. Longs instants de solitude à surmonter, avec vue sur les flancs des vallées. Mes camarades se carapatent lentement mais sûrement.

    Heureusement, la fin du calvaire annonce toujours quelques descentes !

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    Plusieurs des adversaires qui m'ont enrhumé en phase ascensionnelle semblent en délicatesse avec les trajectoires (des routards ?), je leur rends donc la politesse avant de retrouver Joris et Vincent arrêtés un peu plus bas. A nouveau une chute sans gravité, sauf pour le levier du frein avant de Vincent ! La pièce est juste décrochée, mais pas moyen de la remettre dans son logement. Après plusieurs tentatives infructueuses, le chrono qui tourne nous décide à repartir : pour notre cascadeur, la prudence sera cette fois-ci de mise !

    Une petite (mais sévère) remontée de plus, quelques centaines de mètres de portage, et nous y voilà : les plateaux, enfin ! Nous ne sommes plus que deux, Joris ayant lâché prise. Dommage, juste avant la partie descendante ! Quoique... les 10 derniers kilomètres sont par moments bien longs, et dotés d'interminables lignes droites dans la prairie en faux plat montant que j'enquille en force sous le soleil. Je voyais ces parties-là moins pénibles... tant pis, le moral m'aide à garder le rythme jusqu'au bout, et cette fois c'est "El cascador" qui doit s'accrocher.

    Cadence folle, c'est la descente d'Espinassole ! Les épingles sur la route passent à la corde, en dérapage de l'arrière. Mais le gros "coup de cul" d'en face qui suit - l'ultime - est moins drôle : dans l'effort, je sens les crampes s'annoncer derrière les cuisses... en même temps que Vincent, frais comme un gardon et qui se permet de commenter le paysage ! Prudence, tu parles ! Au sommet, la jonction est faite avec le parcours de la rando : il reste cinq kilomètres ultra roulants à terminer avec le turbo.

    Nous en profitons pour poursuivre la séquence "amélioration de la moyenne" en déposant encore plusieurs concurrents et randonneurs en souffrance. Bientôt, c'est  à travers le camping de Salers que nous déboulons. Le singletrack redescendant sur la gendarmerie est heureusement moins piégeux qu'en d'autres occasions : on se faufile dans les rocailles en frôlant les barbelés puis les murets en pierre, pourvu que la lucidité soit à la hauteur ! Elle l'est, y compris dans le bourg pour remonter les marches en vue de l'arrivée. Je franchis l'obstacle sur le vélo mais en douceur car mes pignons craquent depuis un moment. C'est gagné : au loin, Giovanni attend ma plaque muni de sa pince coupante. Vincent suit une poignée de secondes derrière, victime des escaliers.

    Verdict de l'édition : 112e, en 4 heures 33. Sans me vider complètement, mais en sachant que j'ai perdu encore bien trop de temps dans les ascensions de la deuxième partie du parcours. C'est la difficulté de la Pastourelle qu'il me faudra aborder en étant plus costaud la prochaine fois si je veux vraîment progresser et être capable d'embrayer plus vite aux ravitos.

    Un qui l'a fait (mais il ne parlait presque plus après, pas bon signe !) c'est Maxime, 75e en 25 minutes de moins et 1er junior ! Chapeau bas.

  • Raid Pastourelle 2009 : toujours dur ! (1)

    Confirmation, même par terrain sec la Pastourelle c'est pas du gâteau ! (c'est toujours plus drôle au départ...)

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    Presque pas de boue cette année, donc, et c'est déjà ça. Pas de cardio non plus pour moi (en rade de piles) et une pédale d'accélérateur (celle de droite) qui n'enclenchait plus que d'un côté... ça sent déjà les excuses ! Bof, tout bien considéré, je n'ai pas eu trop de pépins.

    Après le départ fictif de l'esplanade de Barrouze à Salers et les freins lâchés dans la descente sur route histoire de grappiller quelques places, les choses sérieuses commencent à Saint Paul. Goulot d'étranglement comme d'hab dès la banderole, et même en essayant de rouler en équipe les positions fluctuent selon la capacité de chacun à éviter les "poireaux" qui libèrent le passage plus ou moins rapidement. A ce petit jeu, Manu est le premier à décrocher... Déjà doublement déçu par le Stade Toulousain et l'OM, il n'était pas dans un bon jour !

    Pour autant, pas question de me "cramer" sur cette première longue ascension jusqu'au buron d'Impramau. L'édition de l'an dernier m'a servi de leçon ! Mais quand même, ce terrain donne envie de "lâcher les chevaux"... ce que je finis par faire gentiment pour recoller le grand Maxime, qui joue à nous larguer pour nous prendre ensuite en photo - ce qu'il fera plusieurs fois avant de s'envoler pour de bon ! Dégoûtant ! Quoi qu'il en soit, Vincent se cale dans ma roue, et nous nous relayons tranquillement : course d'équipe, on a dit !

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    Je passe sur les portages jusqu'au buron (déjà raconté en plus dantesque l'an passé) et son ravito... Joris nous rejoint pour profiter d'une première longue pause bien méritée. Déjà plus de 600 mètres de dénivelé abattus en à peine le quart de la distance, les organismes souffrent. Après le plein de sucré, salé et coca, nous laissons le Playmobil (il aime bien que je l'appelle comme ça) attendre Manu décidément en souffrance. Bien que technique, la descente en sous-bois est redevenue pratiquable. A condition d'éviter "l'excès d'optimisme à la Vincent", auteur d'un superbe OTB dans la boue quelques mètres devant moi... Les encouragements de notre fan-club l'ont-ils rendu trop confiant ? La suite montrera que non, il s'agit bien d'une disposition naturelle aux figures acrobatiques ! La "gamelle d'or" sera disputée cette année (voir archives récentes, tag "gamelles trophy" !).

    Au fil des kilomètres, nous reprenons assez facilement les places perdues lors de notre arrêt. Les parents de notre photo-reporter revenus nous encourager nous situent aux alentours de la 85e position. Au moment de rebasculer dans la grande descente qui précède le Falgoux ça me paraît bien, et dans mes cordes à conserver. Enfin je crois, car je me sens encore en jambes, mais le plus dur reste à venir ! Justement, les virages relevés en "pif-paf" de la descente m'amusent beaucoup et j'en profite pour creuser un petit écart sur mes coéquipiers. Mais je passe trop vite... pour anticiper la bifurcation à droite dans le champ. Le freinage brutal écrase mon pneu avant, qui termine la manoeuvre à plat ! (A suivre !)