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  • Championnats du Cantal (restes de 2008)

    Séquence rétro (je sais, j'ai du retard à récupérer !). Le premier week-end d'octobre, ensoleillé mais automnal donc... frais dans le Cantal, était encore l'occasion de cumuler les kilomètres sur des manifestations diverses.  

    - Samedi, participation aux championnats du Cantal VTT, à Fleurac, prés de Ydes. Un joli coin bien vallonné, ce qui amplifie la déception une fois sur place : le circuit annoncé pour 5 kilomètres n'en fait après vérification que 3,5... à répéter un maximum de fois en 1 heure 30 ! Ambiance cyclo-cross garantie, d'autant que les parties techniques ne sont guère au rendez-vous : des passages dans les champs, autour des fermes, quelques portions de goudron (!) et quasiment pas de chemin. Aussi peu de vrai VTT dans un département comme celui-là, faut le vouloir, tout de même ! Les chemins de rando entre collines et forêts ne doivent pourtant pas manquer dans le coin...

    Rangeons l'agacement de côté : l'affaire s'annonce physique, sans vraie "zone de récupération", de coups de cul divers et variés en longs faux plats dans l'herbe à chameau. Les descentes elles-mêmes sont délicates à gérer, non pas à cause de l'adhérence et des trajectoires, mais du fait de leur brièveté et de la nécessité de capitaliser le plus possible le précieux élan engrangé !

    Fleurac 2.jpg

    Même en forme moyenne, je décide de tout donner histoire aussi de m'étalonner sérieusement. Les trois premiers tours "à bloc", soit à la cadence d'un peu moins de 12' au tour (près de 18 km/h de moyenne sur un parcours où il faut sans cesse relancer) me laissent au bord de l'asphyxie et le moral un poil rafraîchi : certes, les meneurs ne sont pas loin, je les ai encore en vue, mais de plus en plus brièvement entre deux obstacles. Après 40 minutes dans le rouge, je décide raisonnablement de relâcher un peu la bride et de laisser Eric, lui non plus pas dans un jour "avec", revenir afin de continuer ensemble. Sage décision, car avec un seul bidon (Camelbak bêtement laissé à la maison) et pas de ravito disponible, les trois quarts d'heure à tenir encore s'annoncent longuets. Le manque de sommeil (le petit ne faisait pas encore ses nuits !) n'arrangeant rien, l'objectif est à présent de tenir la position, ce que nous ferons malgré quelques pauses. L'occasion aussi de nous rendre compte que nous roulons assez différemment : lui plus en "costaud" sur les efforts soutenus, que son entraînement de route lui permet de digérer sur des gros braquets, et moi davantage à l'aise sur les relances en courbe et la prise d'élan sur les quelques parties descendantes. Tantôt l'un devant, tantôt l'autre, les changements de rythme sur nos points forts personnels nous permettent de garder la motivation malgré un circuit qui n'a depuis longtemps plus de secret pour nous. Nous nous permettons même quelques courtes pauses... mais tout est relatif, car ma moyenne au cardio sur l'ensemble de la course s'élève tout de même à 180 pulsations, avec un maxi de 199.

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    Au bout du compte, nous sommes presque surpris de nous voir arrêter au bout de 7 tours, prêts à poursuivre l'effort encore une fois (donc pas si cuits que cela, finalement) ! Je termine 9ème devant Eric, et 3ème Master 1. Mais notre équipe, qui était venue en force, a connu des fortunes diverses. La palme des mésaventures et de la malchance revenant à Manu : chute précisément où il ne fallait pas (photo, les vaches avaient laissé quelques souvenirs odorants), pépins divers et pour finir bris de chaîne. Y'a des jours, comme ça...

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    Après avoir fêté l'aventure, il fallait garder un peu d'énergie pour le lendemain matin. Notre section organisait en effet une rando à Glénat. Enfin le retour au plaisir de rouler en groupe, sur les petits sentiers et les feuilles mortes. Bonne affluence cette année du fait d'une météo fraîche mais agréable, et de l'émulation de plusieurs membres de Dériv' Chaînes. Sortie en principe de ré-cu-pé-ra-tion... et effectivement, ça laisse l'occasion de discuter un peu, de faire des rencontres et de partager ses impressions. Mais les paysages défilant et la technique amenant l'envie d'en découdre, il n'y a pas eu moyen d'éviter quelques coups de bourre !

    Mais j'avais au moins l'excuse de ne pas devoir me réserver pour la Gentleman de l'après-midi. Pas d'allergie à la route, mais pas de réelle envie non plus, et toujours pas de vélo perso dédié spécifiquement à cet usage. Un jour, peut-être !