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Que du bonheur à la Sancy Verte !

Dernière manifestation de cet été pour moi (cf liste ici) dimanche dernier : la Sancy Verte à La Bourboule.

Je m'étais contenté de participer au 30 kms il y a déjà 8 ans... Cette fois, motivation et entraînement aidant, j'ai décidé de m'embarquer en solo pour le 50. Sur place tôt le matin (le départ n'est qu'à 10 heures, mais vu la route, il valait mieux prévoir !), j'assiste en spectateur au départ du Tour du Sancy (la version 100 kms). Aligner trois chiffres sur une sortie, ça donne envie tout de même ! Une idée pour l'an prochain ?

En attendant, mieux vaut déjà s'étalonner sur la moyenne distance : le souvenir lointain mais persistant du plus petit parcours, justement, m'incite à la prudence. Curieux, cette réminiscence de montées qui n'en finissent pas, de cuisses qui brûlent et de descente finale très cassante...;-)

Je me méfie d'autant plus que ça ne sent pas la forme des grands jours : les jambes sont lourdes de la sortie de la veille et du manque de sommeil ! Le profil du dénivelé achève de me calmer : question cumul on a connu bien pire, mais... y'a risque de grosse galère sur la troisième ascension marquante (plus de 300 mètres de D+) qui nous attend après le 40e kilomètre. Mieux vaut garder un peu de place pour le dessert, ou c'est le coup de marteau assuré !

 
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                                                      Le départ de la compétition des plus jeunes, en début d'après-midi.

Plaque numérotée en place, léger échauffement autour du Parc Fenestre. Au briefing, le speaker annonce plus de 200 inscrits pour ce parcours (à l'arrivée, seulement 176 classés : abandons... ou désistements ?) et rappelle le balisage. Sur ce point, tout souci sera rapidement levé : les intersections sont signalées plutôt trois fois qu'une, et les panneaux sont dignes de l'autoroute du Soleil... qui brille justement sur les montagnes du Sancy. Le terrain est sec, et les orages annoncés pour l'après-midi sont encore loin. De quoi dissiper mes inquiétudes ! Loin de me prendre la tête comme j'avoue qu'il m'est arrivé de le faire sur d'autres compétitions, je décide de partir en milieu de peloton, de me gérer au cardio... et de profiter du parcours, dont voici quelques impressions (ou comment se constituer de nouveaux souvenirs) :

D'abord, le bilan d'ensemble : une belle réussite, aidée par une organisation bien rôdée et peut-être surdimensionnée (moins de pub, donc moins de participants pour cette édition ?), des terrains variés, mais globalement roulants - merci la météo - et des conditions parfaites pour la pratique du VTT - remerciements bis ! Décidément, le beau temps, ça change beaucoup de choses.

Ceci ajouté aux paysages remarquables, notamment le panorama depuis Chastreix-Sancy, et à la longueur de la boucle, aboutit à une vraie convivialité : l'ambiance était plus celle d'une rando au long cours, type transvolcanique (normal, elle passe au même endroit ?) que d'une compétition. Je n'aurais pas pensé discuter autant, que ce soit avant, après ou même pendant l'épreuve !

Le hasard a fait que je me suis retrouvé à rouler en compagnie d'un "bon client", qui n'a pas échappé non plus aux caméras goguenardes de France 3 régions : faussement désinvolte dans l'inédit portage de la Montée des Vergnes, en souffrance dans la côte du Chemin des Artistes, insatiable au ravitaillement stratégique de la Tour d'Auvergne, et facile mais diablement efficace dans la longue et (décidément) délicate descente finale au cours de laquelle je ne l'ai plus revu.

Chacun son terrain de prédilection : à mon humble niveau, c'est dans la partie terminale de l'ascension sur les Plaines Brûlées que je me suis illustré. Décidé à la passer sur deux roues vaille que vaille, j'ai eu droit pour m'aider à m'arracher aux encouragements et aux applaudissements des concurrents qui nous entouraient ! Sympa, décidément.

Mais pour en arriver là, il fallait avoir beaucoup gravi : Je me souviens, dès le début, de la "montée en température" entre la Bourboule et le Mont Dore, sur des chemins forestiers en bordure de rivière (était-ce la Dore ?), où les spectateurs pouvaient assister aux efforts des uns et des autres pour se replacer. Départ tout doux en ce qui me concerne... et puis les jambes ne tournant pas si mal tout compte fait, je double ma part d'"optimistes" au fil de ces premiers kilomètres sans me mettre dans le rouge.

Je me souviens (et comment !) de la fameuse montée des Vergnes et son portage, un oeil rivé au cardio pour rester sagement au seuil (autour de 170 pulsations quand même, ainsi que sur les autres ascensions sur le vélo !). Je me souviens de mes regrets sur le coup que l'affluence ne m'ait pas permis de tenter cette montée impossible d'une façon plus digne : mais la longueur et la difficulté technique auraient eu tôt fait de me ramener à la raison. Le caméraman ne s'est pas posté là pour rien !

Des images de nouvelles montées ensuite, à nouveau boisées et parfois empierrées :  de l'intérêt de rester lucide pour la trajectoire... des écarts commencent à se faire. Je me cale dans un groupe. Je me souviens d'un concurrent qui nous rejoint, accélère sans doute trop vite... et s'arrête quelques hectomètres plus loin : crevaison.

Problème plus grave, la première petite descente rapide mais rendue glissante par la poussière, a occasionné une violente "embrassade de sentier" : sur le côté, un jeune a le genou en sang, et un plus âgé s'est arrêté pour lui porter secours tout en appelant au portable les secouristes, postés juste un peu plus bas. Il nous rassure, nous poursuivons. Malgré la difficulté des descentes (mes bras ankylosés peuvent en témoigner : qu'est-ce que cela aurait été sur le mouillé avec les pierriers et les racines !), je n'ai pas vu d'autre accident, seulement des problèmes techniques sur les vélos et quelques arrêts dus aux crampes.

Après, je me souviens surtout de montées régulières et roulantes, sur de larges pistes de montagne. Revers de la médaille : elles en paraissent d'autant plus longues, notamment la dernière ascension tant redoutée, mais qui à part son dénivelé et l'effet d'accumulation avec les efforts précédents, n'a rien d'effrayant.

Je me souviens comment le futur vainqueur (et recordman) des 100 kilomètres me double avec un braquet très supérieur au mien sans effort apparent. Respect ! Trois autres "marathoniens" feront de même avant l'arrivée. Je me rassure en reprenant les derniers du 30 kilomètres, partis une heure après le 50. Il y en a pour tous les goûts et tous les niveaux de pratique...

Je me souviens de n'avoir pas négligé les ravitos, et de m'en être bien trouvé ! Et aussi de l'utilisation intensive du Camelbak et du bidon. C'était la bonne tactique, car je n'aurais pas eu les ressources pour partir à la "chasse au chrono" et j'étais sûr d'essuyer un gros coup de "pas bien".

Et de la pasta-partie à l'issue du parcours, idéale pour recharger les batteries ! Remember ! Même pas cuit après !!!

Stats (Souvenirs terminés, je relis les résultats)...Tout ça en atteignant finalement l'objectif-temps visé à partir des classements de l'an passé : soit moins de 3 heures 20 (3h19'15'' exactement) pour effectuer les 52 kms compteur, ce qui fait 15,6 km/h de moyenne, pauses comprises (maxi prés de 70, sur une portion de route, descente sans danger). 50e au scratch ? Non, 51e, vu qu'il faut compter les tandems dans le classement (!).

Au final, mon entraînement sur ce type de distance m'a bien aidé, et les conditions étaient bien moins dures qu'à la Pastourelle de cette année. Niveau sensations, impression confirmée : dans des conditions favorables comme cette année, la SV n'est pas un raid mais se compare question effort physique aux longues randonnées que j'ai faites l'an dernier en essayant de donner le maximum : le 47 kms de La "Ronde des lacs", ou le 52 du grand parcours des Olympides de Brioude.

Beaucoup de plaisir, donc, lorsque rando et compétition se mêlent et que le terrain s'y prête. De nouveaux grands souvenirs pour longtemps !

A propos, sur la note qui suit, j'ai repensé à un autre titre (à vérifier sous la pluie cet aprèm) : "Acqua Di Gio". Plus classe, non ? 

 

Commentaires

  • Aqua Di Gio, Oh si !!!

  • En fait Gio est ta Sabrina :P

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