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  • L'Estive "anti-routine" à Allanche

    Comme annoncé il y a quelque temps sur ce blog, il y avait moyen d'aller poser les crampons dimanche dernier à Allanche, au circuit des Estives.

    Pour André et moi comme pour beaucoup de participants, c'était l'occasion de rencontrer d'autres pratiquants et de changer de paysages, donc de terrains pour la balade. Les chemins des parcours étaient roulants pour la plupart, ce qui n'empêche pas la variété. Des petits chemins forestiers en montée (sur Chalinargues et le premier ravito) aux descentes rapides mais piégeuses par endroits - gare aux branches et aux rochers en sortie de virage - en passant par la terre volcanique !Photo 0083.jpg Un bon coup d'anti-routine.

    Et je ne parle pas des paysages : la petite boucle pour se régaler du magnifique panorama à 360 degrés sur les monts du Sancy, du Cézallier et du Cantal valait vraîment le petit effort en plus sur les cuisses. Les photos ci-dessous n'en donnent qu'une faible idée !

    Photo 0082.jpg

    Décidément un bon plan, ces boucles optionnelles proposées au fil des parcours pour se concocter sa rando à la carte, en fonction de son état de forme et de ses envies.

    Juste après, c'était la redescente menant au Lac du Pêcher (miam !) avant de dégringoler un peu plus loin sur le ravito de Cézérat : petit arrêt sucré-salé au bon moment pour récupérer de quelques chaleurs à l'issue de ce passage négocié à vive allure ! D'autant que ce qui nous attendait justifiait un acompte sur le repas de midi. Le raidillon sur la route, puis l'ascension dans la dernière boucle autour d'Allanche allaient bien pomper les réserves de glucides. Mais peut-être pas plus que la pente à glisse sur graviers entre les deux, signalée dangereuse, et pas sans raison. Là, l'excés de confiance devait se payer cash ! (Et hop, dans le fossé !)

    Les week-ends se suivent et ne se ressemblent pas, mais avec un plaisir égal : après l'enjeu du chrono et la fureur nocturne du samedi précédent, ces 52 kilomètres de découverte sur un Cézallier solaire arrivaient à point pour recharger mes batteries ! 

     Allanche 27.07 004.jpg   Le team Lapierre au départ !
  • Tour de France 2008

    Quelques réflexions sur le Tour de cette année...

    Peut-on s'autoriser à croire, malgré les nouveaux scandales qui l'ont émaillé, que la situation s'assainit enfin ?

    Jour après jour, les observateurs notaient que les grands cols Alpins se franchissaient moins vite. Depuis l'éjection de Ricco, plus d'attaque "explosive" (et donc forcément suspecte), ni cette année de maillot jaune avec 10 minutes d'avance encadré par une "Invincible Armada".

    Et peut-être même aurons-nous droit sur le podium des Champs à un vainqueur inattendu. Rassurant ?

    Risque de revers à cette médaille : le côté moins spectaculaire pour le téléspectateur, et une impression de moindre professionalisme dans les équipes sur le Tour, du fait que personne ne semble maîtriser la course. Les défaillances se succèdent et des écarts de quelques secondes prennent des allures de catastrophe pour les candidats à la victoire finale. Le spectacle pourrait être perçu comme décevant. Ne faut-il pas craindre que "baisse de la moyenne sur les étapes" aille de pair avec "baisse de la moyenne des superlatifs par phrase" chez les journalistes ? Au fait, n'est-ce pas déjà le cas ? 

    Si les cyclistes, en devenant "plus propres" perdent leur statut de "Dieux de la pédale", alors il y a danger !

    Valverde Tour.jpg

    C'est pourtant à présent qu'il faudrait soutenir et admirer les coureurs. L'opinion publique a-t-elle assez évolué pour que la passion subsiste ? On pourrait le penser en voyant l'engouement suscité dans chaque localité traversée. D'un autre côté, le comportement irresponsable de (trop) nombreux excités autour des coureurs dans les cols (ceux-là ne doivent pas faire de vélo souvent !) peut faire douter de cette évolution !

    Ce pari de la maturité du spectateur et de l'évolution des mentalités était déjà au centre des débats il y a quelques années, et alimentait alors l'argumentation des "pro-dopage". Certains insinuaient que le cyclisme "non chargé" ne serait pas télégénique, et ne serait plus viable en tant que spectacle médiatique du fait des performances trop faibles ! C'est nier un peu vite que le vélo est un sport de souffrance, et que les gens qui aiment ce sport reconnaissent davantage les champions à leur force d'âme, à leur volonté et à leurs échecs surmontés qu'au fait de monter le Galibier "sur la plaque" à des moyennes records.

    La partie est-elle en passe d'être remportée ? Seul l'avenir le dira, mais il est temps que la confiance revienne sur le maillot jaune. Cela signerait une vraie victoire dans un combat engagé il y a déjà 10 ans (affaire Festina), où l'hypocrisie a parfois (souvent ?) triomphé, où les vrais tricheurs n'ont pas toujours été les plus pourchassés. Dix années encore très instructives sur les risques que les intérêts financiers font courir à l'éthique sportive, et sur le cynisme de certains dirigeants et leur peur des scandales.  

    Si les choses commencent réellement à bouger ici, peut-être alors qu'à Pékin... 

  • Récit de sa ronde par un des renards ! (mais pas le premier)

    Eh ben voilà, j'avais bien compris l'autre soir que j'avais pas fini premier... Mais j'ai quand même attendu confirmation sur les pages sportives de La Montagne pour être "sûr-sûr-sûr" !

    Pourtant j'a donné le maximum, et j'a fait des progrès par rapport à l'édition précédente (un tour de manège de plus, l'année prochaine je chope le pompon et bloque le compteur à 8 !). Pour cette fois rien à faire, des compères renards plus rapides s'étaient invités, j'en ai même vu (des vrais, ceux-là !) qui traversaient la route du Livradois sur le chemin du retour comme pour me narguer.

    Question bestiaux, c'était pourtant bien plus calme que l'été dernier : j'ai vérifié, toujours ni corbeau ni fromage au Vernet-la-Varenne. Quelques insectes volants non identifiés, et des chauves-souris pour leur donner la chasse autour du plan d'eau. Les grenouilles qui dansaient et chantaient dans les mares, derrière les roseaux ? Disparues en même temps que leur habitat humide, réduites au "Silence ! On tourne..."

     cardio renard 001 bis.jpg
    Moyenne au cardio : 175 sur deux heures !

    Et pour tourner, ç'a tourné ! Surpris dès le signal du départ (22 heures pétantes), sous le point de comptage des tours et au plus bas de la boucle. J'enrage ! Premier gros effort pour revenir sur un bon wagon de prétendants. A quelle distance de la loco, je ne le sais pas encore, mais ça roule fort, sans temps mort dans les côtes et les replats dans ce groupe de quatre (avec moi). Les descentes se prennent tambour battant, en exploitant en ce premier tour les dernières lueurs du jour, pourtant déjà bien plus "loup" que "chien" !

    ça va vite, trop vite pour moi, chaque coup d'oeil au cardio me le rappelle, qui s'obstine à clignoter bien au-delà des 180 pulsations en instantané. Poumons en feu et muscles tétanisés sous la frontale, mon seul espoir pour tenir ? Que le rythme se calme rapidement, la hiérarchie de la course étant déjà établie.  Pendant ce temps, la fin du passage dans l'herbe confirme que nous avons déjà contourné le plan d'eau. Puis ça remonte jusqu'à la ligne, au "Top !" nous avons bouclé le tour de 5,850 kms en 15' tout juste, soit à près de 25 de moyenne ! Mais alors qu'on nous annonce depuis la  table de comptage (ou de ravito ? le temps de le vérifier, nous roulions déjà vers le village !) que notre quatuor est "bien placé", les deux de devant en remettent une couche pour se détacher sur la partie goudronnée de la montée. Nous ne reverrons de loin en loin que les faisceaux de leurs éclairages, au gré des passages à découvert et des lignes droites (des "bouts droits" comme diraient les routards, mais en nocturne), avant qu'ils disparaissent définitivement dans la nuit !

    De toute façon, le début de vertige que je sens venir, agrémenté de quelques papillons devant les yeux lors de l'ascension du haut du village me confirme qu'un peu de répit s'impose à mon organisme. Je laisse le dernier compagnon me prendre quelques longueurs dans les parties montantes, et profite de sa trace lumineuse pour le recoller dans les descentes. Mais me hasarder ensuite à prendre les relais dans les parties qui suivent m'impose un surrégime qui me ramène vite à la raison. De plus, j'ai déjà le dos en compote ! Le verdict est sans appel, je dois encore "lâcher du lest", et pas seulement dans le bidon (que je continue à vider aussi conciencieusement que possible !). Deuxième tour en 16'30", c'est un temps de passage dans le haut de la fourchette que je visais a priori. Mais n'est-ce pas trop haut, justement ? Je dois m'employer bigrement pour ne pas lâcher mon lièvre (ou plutôt, pour ne pas qu'il me lâche ! Paradoxal, non ?), mais je fais de plus en plus l'élastique. Pas bon signe.

    A présent il fait nuit noire, si l'on excepte la pleine lune venue assister au spectacle de ces étranges lucioles depuis la cime des sapins. Elle conviera son reflet dans l'eau comme une ultime coquetterie lors des derniers tours. Quant à nous, il s'agit de nous en remettre de moins en moins à nos éclairages... et de plus en plus aux automatismes qui se créent au fil des passages pour choisir les trajectoires au plus court et anticiper les changements de développements ! Sauf dans le singletrack descendant au ras des arbres.

    Là, je m'arrête à cet endroit pour vous décrire la technique, mais c'est un secret : arrivé lancé, on tient le guidon bien en ligne entre les troncs, on fléchit les genoux et... on ferme les yeux, ça doit passer. De toute façon dans un tel couloir naturel, le temps d'apercevoir l'obstacle la sanction serait déjà tombée ! Pour pimenter le tout, ça secoue un peu, beaucoup par endroits (en plus y'a des ornières !) mais c'est - presque - tout droit et ça accélère tout seul (lâche les freins, ça paaaaasse, j'te dis) ! Plusieurs dizaines de mètres plus bas, c'est quand même avec un vague soulagement que l'on rouvre les mirettes en grand pour guetter - enfin ! - l'arrivée sur soi de la lampe du bénévole qui sécurise le croisement avec la route en sortie de bois  : "YES !!! c'est encore passé !". Les sensations d'un train fantôme, sans le prix du billet !

    Après trois quarts d'heure de course, toujours pas d'attardé à doubler (Ah si, ça commence dans le gros coup de cul tant redouté après la ferme, déjà interminable pour certains !) ni de leader qui vienne nous prendre un tour. Les écarts sur ce terrain sec se font moins vite que dans la boue de l'an passé. Troisième passage dans l'herbe, encouragements de Chloé. Je voudrais bien savoir où en est Giovanni, et je ne tarderai plus à être exaucé. En attendant, nouvelle balade bouclée en 16'30", toujours trop vite à mon goût ! Nous en sommes à 48 minutes depuis le départ pour 17,5 kms, sans faire de calcul je me doute bien que je ne tiendrai pas, et je décide sagement de laisser partir mon adversaire au maillot siglé Mongoose pour pouvoir souffler, enfin ! 

    Morale en forme de confirmation : une mangouste, ça ne fait pas une proie acceptable pour un renard.

    4e tour en solo : je récupère... quelques retardataires, qui s'écartent sportivement pour me laisser passer. Et le futur vainqueur m'enrhume. Pas de coup au moral, c'est dans la logique des choses ! Je descends bien et ne monte pas trop mal, ce qui me permettra jusqu'au bout de rester sous la barre des 18 minutes à chaque tour, mais... la mangouste aussi est partie tracer sa route.

    C'est dans la montée du 5e tour, encore dans le village, que je retrouve Giovanni, arrêté en pleine discussion, à qui je colle donc un tour. Il prend ma roue et je suis trop content d'avoir quelqu'un avec qui rompre la solitude, tout en soufflant un peu. Mais sa douleur au genou s'étant réveillée, il m'annonce qu'il va abandonner. Pas moyen de lui faire changer de projet. 

    Au 6e tour, je réalise tout à coup que je suis au bout de ce que j'étais parvenu à faire l'an passé. Et largement dans les temps pour en faire un de plus ! Pourtant, le plaisir n'est pas le même : l'édition 2007 m'avait laissé un petit goût d'aventure et de soirée inoubliable que je ne retrouve pas totalement ce soir. Sans doute était-ce lié ce jour-là au bonheur de la découverte de l'épreuve, mêlé de rencontres inattendues, sans oublier les conditions qui avaient rendu le circuit plus technique que physique. Alchimie complexe ! 

    Cela n'empêche pas d'enchaîner, régulier, les tours en solo (j'aurai confirmation après coup que je m'étais construit un rythme, avec seulement 10 secondes entre le plus lent de ces trois tours et le plus rapide !) Petite accélération dans l'ultime (annoncé avec les cloches sur la ligne pour chaque concurrent, comme sur les pistes d'athlétisme ! ça motive), malgré les courbatures qui commencent à apparaître et mon bidon vide. Je ne veux pas avoir de regret sur ce dernier passage, et si l'un des participants devant moi était victime d'une défaillance ? Un truc de prédateur, finalement, cette Ronde du Renard !  Mais de chasseur je deviens chassé, du moins par le 2e de la course, qui fond sur moi dans l'avant-dernière descente (oui, celle où ça passe les yeux fermés !) et me prend un tour en bas. Deux seulement m'ont redoublé, au lieu de quatre l'an passé ! En plus, j'apprendrai à la remise des prix que ces deux premiers sont le fils... et son père ! La même famille, ça ne compte pas que pour une place ?! Non, décidément, il y a du progrès. Mais mon orgueil me dicte encore de m'accrocher à mon adversaire, que je parviens à accompagner jusqu'à l'arrivée, où il s'en prend vertement à des fillettes qui s'approchaient un peu trop de nous sur le chemin ! Injustifié et disproportionné selon moi. Un coup de melon de sa part, ou l'énervement de n'avoir pas pu suivre son fils ?

    Bilan :

    Quoi qu'il en soit, je termine neuvième sur une petite trentaine de participants, en ayant effectué mes sept tours (soit 40,950 kms) en 1h59'01", ce qui me laisse à 1 tour et onze minutes vingt du vainqueur. Il a peut-être levé le pied sur la fin, quoique...

    J'ai même effectué le fameux "grand huit"  si je compte la boucle de reconnaissance trois quarts d'heure avant le départ avec Giovanni, où nous avons eu la chance de contempler un magnifique coucher de soleil sur les monts Dôme en face de nous. Dommage, nous n'avions pas embarqué d'appareil pour immortaliser les tons de rose au-dessus des forêts de résineux et des prairies, la photo n'apparaîtra donc pas sur ce blog et vous voilà obligés de me croire sur parole... 

    Pour ceux qui trouvent que ça manque d'images après un si copieux compte-rendu, allez voir à tout hasard si Giovanni n'a pas fait mettre en ligne les siennes sur le blog VTT de l'ACVA... Pour me rattraper, ci-dessous une vue du parcours Brioude-Lavaudieu (bien roulant) sur lequel j'ai pédalé le lendemain pour me remettre en jambes. Avant-goût de l'album photos "paysages à VTT" (j'y travaille !) :

    Brioude-Lavaudieu 20.07.08 016.jpg

     

      Et vue dans le rétro, au même endroit :

    Brioude-Lavaudieu 20.07.08 011.jpg

         

     

  • Entraînement : préparation à la ronde du renard

    La Ronde du Renard, jour J.chemin 12.07.jpg

    J'ai tâché de m'entraîner de façon efficace : repos quasi total cette semaine !!!

    ...Mais pas mal d'intensité la semaine dernière en trois bonnes sorties.

    Un peu de travail sur le technique également, comme ici (photo) : si la descente n'est pas aisée, la nuit réserve pire, comme pièges.

    Cela dit, le parcours de l'an dernier était très roulant (presque 25 de moyenne pour le vainqueur), et avec un ciel dégagé, la pleine lune devrait (un peu) l'éclairer. Méfiance néanmoins sur les passages en sous-bois en redescendant sur le plan d'eau. La natation ne fait pas partie de l'épreuve !

    Les sensations offertes par la nuit en deux-roues se suffisent déjà à elles-mêmes. Je me souviens de moments magiques l'an passé : avec le silence et l'obscurité, tout est magnifié. L'impression de filer dans le vent, la fluidité des sensations sur le vélo, la vitesse dans les descentes. Même les côtes semblaient faciles, et le tour du plan d'eau livrait aussi sa part de bonheur et de mystère, avec d'abord un silence embrumé, puis l'effort de pilotage, entre les glissades plus ou moins contrôlées pour aborder la petite passerelle (c'était humide, et de plus en plus à chaque tour !) puis la remontée par l'herbe jusqu'à la ligne de départ et d'arrivée. Un concentré de sensations à vélo. L'incertitude de l'équilibre est ici restituée en permanence. Tous les sens sont aux aguets pour anticiper la trajectoire et les obstacles. 

    Paradoxe : après cet univers de douceur dans l'effort, chaque retour à proximité du podium en paraissait presque violent avec ses spots et sa sonprep 19.07 006 bis.jpgo ! Puis, le village retraversé, chaque concurrent replongeait dans le calme.

     

    Comme il faut bien se donner les moyens de progresser d'une année sur l'autre, j'ai aussi fait en sorte de remédier à ma seule petite frustration de cette première fois : l'éclairage.

       

    Et cette fois, pas de pitié !!!

  • Nouveau : album photos

    Eh oui, devant la complexité d'illustrer chaque note par des photos, j'ai cédé à la solution de facilité : l'album, à voir en cliquant sur le lien en haut dans la colonne de gauche.

    Le titre est en référence (sympathique) au film de Danny Boyle : "petits meurtres entre amis" (1994). Mais ici, c'est juste pour aller rouler ! (lol)

    Désolé pour ceux qui n'y figurent pas pour le moment, je compte bien continuer à l'enrichir au fil du temps. Donc n'hésitez pas à y retourner !

     

  • Sorties humides du week-end

    Retour sur le week-end, où j'ai totalisé 90 bornes de VTT. Pas mal, pour une semaine de récup' après le triathlon des Olympides !

    A propos de sports d'eau, l'itinéraire choisi samedi a permis à certains de dévoiler tout ou partie de leur potentiel :

                             traversée jeunes.jpg         ça passe pas.jpg
    Les stratégies diffèrent question traversée : certains surnagent, d'autres décident de se plonger au coeur du problème (jusqu'ici, tout va bien...)
    Look Eric.jpg
     
                                                                         Look at Eric's bike : "Et voilà, il est tout propre !"

     D'autres images de cette sortie du club du côté d'Ytrac sur le blog VTT de l'ACVA, dont une vue de la fameuse bête à deux dos !  (en bas de la page).

     

    La baignade était agréable. Hélas même en juillet le mauvais temps peut s'inviter. Les 43 kms de la ronde du Cantal dimanche matin avaient un petit air de la thalasso de l'autre fois avec Max, heureusement en moins boueux !

    "Supposons une supposition", comme dirait l'autre ; tu te réveilles avec à l'oreille le crépitement familier de la pluie... Je reconnais que, comme toi, j'aurais été du nombre de ceux qui se seraient recouchés en râlant si je n'avais pas pris soin de m'inscrire la veille.

    Ainsi, tu n'as pas profité du très bon accueil des cyclos montagnards ni de leurs ravitaillements bien fournis (pour un engagement exorbitant de... 5 euros que tu n'as pas déboursé, puisque tu n'es pas venu !). Tu n'as pas trempé tes gommes sur leur circuit (certes connu dans sa majeure partie) du stade de Peyrolle à Velzic en passant par Naucelles. Et tu n'as pas roulé accompagné de deux membres de l'association Dériv'chaînes, Vincent et Philippe, et de leur bonne humeur. Leur président, qui complétait notre quatuor de derniers partants - qui aurait été un quintet si tu t'étais joint à nous au lieu de rester à maudire la pluie le nez à la fenêtre - ayant été contraint par des crampes persistantes à renoncer dès la première grosse côte ("Au revoir, au revoir Président...") !

    Bref, une excellente sortie où j'ai "mouillé le maillot" sans regrets, et dommage pour toi qui étais absent ! Pour achever de te convaincre, j'ai enfin trouvé (mais un peu tard) le site des cyclos montagnards présentant la manifestation. Souhaitons-leur pour la prochaine fois une météo plus coopérative !

  • Question de rythme

    Hier soir, sur Virgin 17 puis France 4 (merci la TNT !) diffusion d'un concert de Radiohead en 2003 aux Eurockéennes de Belfort suivi d'une autre session live du groupe en direct du Main Square Festival.

    La musique entretient avec le vélo en général et le VTT en particulier plus d'éléments communs qu'on ne pourrait le penser de prime abord. Surtout lorsqu'elle est produite sur scène ! Les concerts de rock réussis dégagent une impression d'apocalypse au sens biblique. Comme un itinéraire que l'on a maintes fois parcouru, l'air est connu mais la mélodie est revisitée, et sa réorchestration est unique. C'est ainsi que cette énergie vitale se fait omniprésente, les participants sont sortis de l'espace-temps par la même parenthèse (ou la même transe ?)...

    ...Mais ce n'est pas tout ! Comme à vélo, il y a des échauffements, des terrains à négocier et des déclivités variables qui induisent des passages à aborder prudemment, des changements de rythme, de la douceur et de la technique, puis des accélérations. C'est tout un cérémonial qui conduit tôt ou tard au déchaînement tant attendu, à ces moments de son et lumière intenses d'euphorie collective.

    Dans les deux cas, monotonie interdite ! Le dopage, la drogue sont ici à l'état naturel et sans contre-indication (à quoi bon en rajouter ?) !   

    Pour clore en beauté ce week-end de VTT, la soirée méritait bien de laisser à d'autres le soin de mettre le rythme. La prestation de Thom Yorke et des siens, leur recréation du monde à chaque morceau m'ont laissé scotché au dérailleur !

    Inespéré et exceptionnel.