Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Olympides : résultats

    Les résultats des Olympides (individuels et par équipes) sont arrivés sur le site www.brioude-action.com. J'avais à peu de choses prés vu juste sur mes performances : 39e sur 62 classés en individuels, en 2h17'29", contre 2h27"56" en 2006. J'ai limité la casse en course à pieds : 27'22", ç'aurait pu être pire... Et j'étais bien lanterne rouge en sortant de l'eau !!!

    Un grand bravo une fois de plus à Gilles Veysseyre, mais aussi à l'ensemble des inscrits et des membres de l'organisation.

    Et de mon côté, c'est juré, je ferai "meuh" la prochaine fois !

  • 12èmes Olympides de Brioude : récit perso

    Après la boue de la Pastourelle, le cagnard et la poussière... Jamais content, en fait. Heureusement, y'avait 3 bornes de kayak au début pour se rafraîchir ! Mais les 50 en VTT de la sortie club de la veille ont pesé sur mes petites gambettes. Du coup, même si j'améliore mon temps de 2006 d'une bonne dizaine de minutes, c'est pas la méga-satisfaction à la sortie.

    Descriptif de ce dont je cause : Ce dimanche (hier), c'était donc la 12e édition des "Olympides d'Auvergne" à Brioude. L'épreuve se définit comme un mini-triathlon un peu particulier, puisqu'il commence par du kayak sur l'Allier (plan d'eau de la Bageasse), auquel succèdent une boucle de 22 kms en VTT puis 5 en course à pieds pour les participants individuels. A noter pour les allergiques aux mélanges (c'est vrai que ça peut rendre malade) que la journée du samedi offre la possibilité de randos pédestres, en canoë ou kayak ou encore à VTT... ce que j'avais choisi de privilégier l'an dernier et d'autres fois par le passé (mais certaines années, le VTT du samedi était chronométré et classé, ce qui n'est plus le cas).

    Pour ce qui est des épreuves, donc, je me suis préparé pour le VTT mais aussi la course à pieds, bien qu'insuffisamment et pas de façon efficace (manque de méthode... "Allô Raymond ?!"). Mais entraîné quand même ! Par contre, année après année - c'était ma 3e participation au triathlon, après une première fois en équipe en 98 et la suivante en individuel il y a deux ans - la grande inconnue reste la navigation. Et j'avoue que le kayak n'est toujours pas mon ami, comme en témoignent ces photos d'archives (juin 2006):

    olympides 25.06.06 007.jpg Bon, quand faut y aller....olympides 25.06.06 010.jpg

    Là, c'est la tactique attentiste : on observe ce qui se passe devant, le but étant surtout de ne pas se faire "bouger" par d'autres embarcations. Avantage cette année : je suis arrivé assez tôt pour choisir un kayak à ma taille, donc je n'ai pas les genoux qui dépassent ! ;-)

    Départ à 15 heures : les vélos parqués dans les barrières, les embarcations sont à l'eau, l'Allier bouillonne. C'est parti pour une boucle par la base de Vieille-Brioude, avec l'aller à contre-courant (ça tire sur les bras !) et le retour porté (attention aux tête-à-queue !).

    Bis repetita, je m'élance dans les derniers en observant prudemment les heurts à l'avant, et les dessalages finalement pas si nombreux que cela cette année. Visiblement même les moins forts se sont entraînés plus scrupuleusement que moi ! Pas vexé pour autant, je m'efforce de rester concentré pour garder ma trajectoire la plus rectiligne possible. Mais du coup, au lieu d'alterner, je pagaie plutôt "gauche-gauche-droite-droite", au feeling et sans me lâcher : ça ne va pas bien vite, je crois même qu'au gré de l'évolution de la course, je partage la lanterne rouge avec deux ou trois autres participants.

    Les points de repère de l'itinéraire se succèdent : la vieille pile, depuis longtemps envahie par la végétation, le léger méandre à gauche (ne pas se laisser piéger par les branches à fleur d'eau sur le bord) et bientôt (enfin, tout est relatif !) les bouées délimitant la ligne d'eau pour préparer le 180 degrés. Depuis la plage, le premier contrôle. Manoeuvre réussie sans trop de souci : le passage est large. Je souffle un peu, mais avec le courant, il s'agit à présent de bien contrôler le bateau. J'y parviens mieux que le concurrent qui me précède, et le dépasse alors qu'il semble fatiguer. Sur la berge, à gauche, se succèdent déjà les vététistes qui ont fini de ramer et roulent, de nouveau en direction de Vieille-Brioude. Vu l'écart qu'ils ont creusé, en voilà quelques-uns que je ne rattraperai pas !

    Pendant ce temps-là, même sur l'eau, il fait chaud et soif. J'ai hâte de regagner la terre ferme pour "alléger" le bidon. Ayant enfin trouvé un rythme avec le kayak, je me garde quelques points de mire tout en déplaçant prudemment les jambes pour rééquilibrer la position à chaque amorce de dérive. ça va mieux, jusqu'à la courbe finale. Arrivé au bout, je ne sais pas trop comment aborder, je perds un temps fou dans les manoeuvres d'approche. Un bénévole vient m'aider pour cette phase délicate, j'essaie de sortir du kayak... et plouf ! Ma jambe gauche, ankylosée, s'est dérobée sous moi ! Tant bien que mal, je finis par remonter et laisse définitivement pagaie et gilet. Bon débarras !

    Direction le parking à vélo : je crois bien que j'arrive avec les derniers concurrents, ma montre indique pourtant 25 minutes, soit 5 de moins que lors de la dernière édition. Le casque en place, je suis prêt pour entamer ma remontée, tout en gardant en mémoire que le dénivelé du parcours est du genre casse-pattes avec ses montagnes russes. Donc, en garder sous la pédale autant que faire se peut sans se laisser bouchonner, tel est le compromis à trouver.

    L'avantage, c'est que je connais bien la partie qui longe l'Allier : roulante mais parsemée de bosses et de cailloux qui suffisent à refroidir les ardeurs des moins kamikazes, comme cette concurrente féminine que je ne tarde pas à "déposer" en m'offrant quelques sauts. Le centre de vacances s'annonce, et avec lui le début des côtes. Je m'accroche à un groupe pour traverser Vieille-Brioude et rejoindre à nouveau les sentiers en montée... et à découvert jusqu'à une ferme. Damned, qu'il fait chaud ! Je ne ménage pas le bidon, comptant sur un ravito assez proche pour pouvoir refaire le plein. Sur la colline de résineux droit devant, de nombreux vététistes poussent leur machine dans la poussière. Je prolonge mon effort pour réaliser la grimpette sur le vélo et rafler encore des places, mais je sens que je ne suis pas au mieux : ça tire sérieusement derrière les cuisses, je dois ralentir. Le cardio s'élève par intermittences au-delà de 180 pulsations, mais ça n'a rien d'inquiétant chez moi. Par contre, la pile du capteur, elle, est cuite, et bientôt les indications fantaisistes se succèdent. Tant pis. La partie plus roulante longeant les lotissements de Simpal me permet de me refaire, et je continue à doubler à la faveur de la prise d'élan sur les bosses. De l'utilité de l'anticipation ? Mais je n'ai pas beaucoup de mérite, en tant que "régional de l'étape", je connais ce tronçon par coeur, et dans les deux sens ! Je peux ainsi passer "en force" et sur le rythme en anticipant les braquets, là où la plupart des concurrents jouent la prudence.

    6e kilomètre, premier sommet : le haut de la côte des Ramaires, à 683 mètres alors que nous sommes partis d'à peine 400. S'il y en a qui en doutent, la Limagne, ce n'est pas que de la plaine, et ce n'est qu'un début ! La vigilance est de rigueur dans la descente sur Vazeilles, sablonneuse à souhait : d'une façon générale, ce parcours n'autorise aucun relâchement. Comme je l'avais escompté, le ravitaillement se trouve dans le village. Le plein et les niveaux faits, je me remets à l'ouvrage mais les dépassements sont dorénavant plus difficiles. Jusqu'au village de Saint-Just, le chemin se réduit en effet souvent à une trace, et des ronces le parsèment çà et là sur les côtés. Je parviens quand même à reprendre quelques places "pour le principe", non sans une sérieuse alerte quand ma roue avant s'embarque dans une ornière. Gare au manque de lucidité ! Je retiens la leçon pour la descente suivante, alternant rocaille et sable. Chaud !

    En sortant de Saint-Just, l'itinéraire emprunte la route par une grosse côte. Je m'efforce de maintenir le rythme, mais c'est à présent le désert devant moi. Quelques virolos plus loin, le balisage se poursuit sur un chemin à droite... en montée, bien sûr ! Là ça devient costaud, ma monture est à la limite de cabrer et il faut se frayer un passage entre les branches et les herbes hautes. C'est long, je n'en suis qu'à mi-parcours et le bidon continue à se vider, mais je m'encourage en gardant en tête qu'il s'agit de l'ultime grimpette avant la longue partie descendante finale. Je rejoins à nouveau d'autres participants, l'un d'eux vêtu du maillot du club local, et Smaïn (ex-coéquipier de foot) avec l'ensemble Lapierre que j'arborais à ma précédente participation (photos). Je termine avec eux l'ascension du Pié de Mordon (769 mètres), le point de vue sur la plaine écrasée de soleil est superbe, mais les rocailles continuent à rendre le parcours technique et cassant. Il n'est toujours pas question de se relâcher.

    Tantôt passage pour les chèvres, tantôt allée serpentant entre les arbres au milieu des racines : la descente est pentue et réclame sa part de technique ! Surtout, ne pas bloquer la roue avant... Après quelques kilomètres de shaker, où j'apprécie grandement les qualités de mon tout-suspendu, nous traversons la route menant à Villeneuve d'Allier. Itinéraire bucolique au milieu des jardins, un petit pont sur la rivière, quatre marches très abruptes (portage obligatoire !) et nous passons sous Vieille-Brioude, en contournant l'un des piliers du pont routier. Le temps de se remettre en selle....Aaaargh ! ce tronçon a été modifié, l'itinéraire nous fait remonter en direction de la mairie (sale coup pour les cuisses !) avant de replonger (en sens inverse) sur le chemin du début longeant l'Allier jusqu'à la plage de la Bageasse.

    1H24 au compteur, soit près d'une heure cinquante depuis le début de l'épreuve, et me revoilà sur le parking à vélos : je jette le casque plutôt que je ne le pose et je troque les chaussures à cales contre des running... Et c'est reparti pour les 5 dernières bornes en course à pieds ! Là, je sens que je ne vais pas rigoler. En commençant par trottiner pour me réhabituer à l'effort, je m'asperge avec la petite bouteille que l'on m'a tendue. Il n'y a pas un poil d'ombre sur ce parcours, qui rejoint quasiment le Stade du Pont-de-Bois en longeant sur quelques dizaines de mètres la N.102 (déviation de Brioude). Je m'arrache pour ne pas marcher et allonge la foulée, ce que ne parviennent plus à faire deux ou trois concurrents que je double encore, dont Smaïn qui m'avait largué sur la descente à vélo. Les crampes l'ont rattrapé... Mais d'autres me laissent sur place : je me rassure en me disant que frais comme ils sont, ils font forcément la course par équipe. Obligé !

    Mais quand même, qu'est-ce qu'on se traîne, à pied ! Jules Riol avait bien raison ! Les signaleurs et quelques spectateurs m'encouragent sur la deuxième partie de la boucle. L'un d'eux me lance "Tu peux rattraper ceux qui sont devant !" Amusé, je lui réponds "oui, mais pas tous !" Mais cela me motive pour accélérer encore un petit coup avant le passage sous la voie ferrée et la dernière côte, commune avec le début du parcours : d'autres commencent seulement ce circuit, j'en verrai d'ailleurs encore s'élancer jusqu'à ce que je m'en aille. Je regagne finalement une place, l'un des concurrents par équipes, encouragé par sa petite famille, me doublant au sprint avant la ligne tandis que je passe un ultime participant en individuels encore plus "cuit" que moi. Là, j'ai fini comme j'ai pu et je crois que mon temps en course à pieds doit approcher de la demi-heure, donc moins bien qu'il y a deux ans (26'). Mais si mes comptes sont justes, j'ai mis au total environ 2 heures 18 au lieu de 2h28.

    olympides 25.06.06 005.jpg
    • Briefing avec Romain lors de l'édition de 2006.
  • Du soleil, oui, mais bon...

    boue 2, 21.06.jpg

     

     ...il semblerait qu'il y aurait encore de la boue (photo prise lors de la sortie du club samedi dernier).

    Parole d'ancien : "Ah, il peut faire beau, c't'été !!!". La preuve, ci-dessous :

    boue 21.06.jpg

     Descente jolie mais délicate. Et essayée dans le sens de la montée : ben... c'est pas gagné non plus.

  • De l'intérêt du tubeless et du liquide préventif

    Aujourd'hui c'est samedi, jour de sortie avec le club et de lamentations du lamantin lamentable...

    Un peu de mécanique ce matin : exit le gros pneu arrière à crampons, place à davantage de rendement en espérant que les conditions estivales de ces derniers jours perdurent quelques temps !

    Démontage, donc, et là, la preuve de l'efficacité du duo tubeless + liquide préventif à l'intérieur du pneu :

     épines tubeless.jpg
     
     
    Sans commentaire, sauf que malgré ces énormes épines solidement plantées, je n'avais noté aucune déperdition dans le gonflage !
  • Tours et détours (1)

    "Le détour" : Joli thème au programme  de  l'enseignement de Français en BTS pour la prochaine rentrée. J'ignore si j'enseignerai à ce niveau l'an prochain, mais là, il y aurait matière ! 

    Quels en sont les objectifs ? Montrer que le fait de ne pas chercher à atteindre un but par le chemin le plus court et le plus direct peut être une bonne stratégie. C'est donc un thème hautement littéraire, tant l'écrit nécessite le retour sur soi, à contre-courant de l'action immédiate. "Le détour, même au risque des pertes qu'il peut engendrer, apprend et enrichit. Il peut être un art de vivre" (extrait des programmes officiels). Le détour est même assimilé à une certaine "liberté de pensée" dont l'utilisateur peut tirer un avantage déterminant.

    Evidemment, les concepteurs des programmes invitent à interpréter ce thème au second degré dans divers domaines : le détour dans la pensée, dans l'argumentation, dans la réflexion philosophique, etc. Mais rien n'empêche de l'expérimenter d'abord simplement, en commençant par en goûter l'esprit dans la balade en nature !

    D'ailleurs, le détour est un art. Il n'y a qu'à se rappeler le sketch de Coluche sur les discours d'hommes politiques, ou il multipliait les formules : "Je n'irai pas par quatre chemins", "Je vous le dirai sans détour..."  Bel exemple de suite d'antiphrases ! Il semble que le politique qui utilise ces expressions signifie son intention de simplifier sa pensée à l'auditeur, pour lui épargner des circonlocutions inutiles (?!). Mais bien sûr, Coluche en les accumulant dans la même phrase, souligne la langue de bois qui recouvre cette déclaration : l'hypocrite va bel et bien nous y perdre, dans le bois, aussi sûrement qu'Hansel et Gretel par leurs parents. Le but étant que l'on ne comprenne jamais (pauvres innocents que nous sommes) son avis sur la question posée... Le détour peut donc être synonyme de balade, mais aussi de rouerie !

    Par contre, il n'est pas sûr du tout qu'il faille prendre les expressions précédemment citées au pied de la lettre et envisager le détour comme une perte de temps, ainsi qu'elles nous y invitent dans leur sens le plus commun. Ce serait oublier un peu vite que le détour se pose comme un moyen de découverte et le signe d'une réflexion active sur le monde. 

    Et en outre, il serait abusif de l'opposer dans ce sens à l'expression "à bâtons rompus", qui peut elle aussi s'employer pour la randonnée forestière au premier degré, et la discussion au second ! Dans le premier sens, celui qui roule "à bâtons rompus" le ferait "comme un bourrin", sans profiter des beautés qui l'entourent (encore un sens péjoratif !). On aurait alors tôt fait d'opposer le côté "cycliste du dimanche" de la balade, à l'entraînement forcené "nez dans le guidon". On voit bien ce qu'une telle lecture recèlerait de superficiel et de caricatural dans les deux propositions. Deux excès dans lesquels il vaut éviter de tomber, au propre comme au figuré, dans nos sorties ! A méditer...

  • "Rouler dans le dur" : souffrir pour progresser

    "Rouler dans le dur" : une expérience synonyme de souffrance, aussi bien physique que morale.

    Les causes peuvent être diverses. Manque d'entraînement ? Départ trop optimiste dans une compétition, ou tout simplement moyens insuffisants par rapport au parcours à effectuer ? Envie d'aller au bout de soi ou de ses réserves ?

    L'autre jour, dans un reportage sur l'obésité sur France 3, une candidate à la perte de poids affirmait qu'elle ne se voyait pas se mettre au sport, "car elle ne voyait pas l'intérêt de souffrir" (sic).

    Ca se discute, mais quoi qu'il en soit, une fois qu'on a la conviction de s'être surestimé, c'est la galère, même lors d'un entraînement !

    Qu'est-ce qui motive à continuer sur un sport individuel ? Masochisme ? Il y a sans doute un peu de cela, mais aussi la volonté de ne pas avoir consenti en vain tous les efforts que l'on vient de faire. L'orgueil est un bon moteur, refuser de se dire "j'ai eu tort". Et à part des regrets, il y a peu à gagner à jeter l'éponge dans ces cas-là : s'endurcir, c'est aussi se rendre service pour les "prochaines fois" qui ne manqueront pas de se produire un jour ou l'autre.

    Se souvenir de ce par quoi on est passé pour trouver la volonté de continuer. C'est le genre de situations où l'on a coutume de dire que le sport est "une école de la vie".

    La compétition aide à se transcender. Passé la récupération de la Pastourelle cette année, j'ai effectivement regretté de ne pas avoir été plus costaud mentalement dans les parties les plus difficiles. Mais je ne m'étais pas non plus entraîné dans des conditions aussi extrêmes !

    L'esprit d'équipe aussi est un bon levier pour dépasser ses limites.

    Une des plus belles expériences qui en fait foi dans mon expérience personnelle : les courses de relai, avec les 12 heures de Lempdes (43) qui se déroulaient par équipes de 3. Lors de la 1ère participation de notre trio, en juin 1991, je pars le premier dans la nuit (4 heures du matin !) avec mon MBK Aventure. Rapidement, mon éclairage très rudimentaire déclare forfait... et après environ 8 des 12 kms du circuit, ma chaine casse. Malgré un départ correct je me retrouve bon dernier et loin derrière ! Catastrophe, mais il est à ce moment-là hors de question de rester à se lamenter. Je termine le tour en course à pieds en traînant le vélo, et le temps que notre 1er relai se termine, la réparation est faite... Chacun de nous se "sort les tripes" à tour de rôle pour remonter nos concurrents puis contribuer à la réussite de l'équipe, comme dans un sport collectif. Quand vient la chaleur de l'après-midi et les courbatures après plus de huit heures de course, même avec des temps de récupération doubles par rapport au temps passé sur le vélo, aucun de nous ne veut être le premier à régresser sur les temps au tour. Nous sommes pourtant bien plus rapides que ce que nous avions escompté en nous basant sur les reconnaissances du circuit ! Avec le plein de péripéties, et après avoir même menacé sérieusement les vainqueurs, notre équipe finira 2e... au bout des crampes et de nos limites. Chacun de nous aura parcouru plus de 70 kilomètres, ce qui constituait un résultat d'autant plus honorable qu'il a été acquis dans la douleur !

                        L'année suivante (photos), Lempdes 92.jpg

    presque la même équipe (un équipier a changé), mieux préparée. Heureusement, car les conditions sont dantesques (il a plu toute la semaine jusqu'à la nuit du départ) et la boue sur le parcours complique un peu plus le passage à chaque tour ! Nous montons cette fois sur la 3e marche du podium sur 15 équipes. Lempdes 92.2.jpg

    Mais il est sûr que si nous n'avions pas eu l'expérience de l'année précédente, nous n'aurions pas tenu le choc. Pas de problème technique important, mais le physique plus entamé encore : j'avais accumulé tellement de boue dans les yeux cette fois là (lunettes inutiles car à nettoyer sans arrêt) que j'avais dû me faire soigner par l'assistance médicale après la course ! 

     

    La solution : positiver. "Regarder le chemin" et les paysages, se rappeler la motivation initiale, ce pour quoi on est là. En cas de galère, je repense à d'autres déjà vécues sur un vélo, et je relativise en me disant que j'en suis sorti. Je compare aussi le matériel sur lequel je roule à celui de mes débuts. Se dire aussi que si c'est dur pour soi, c'est forcément dur également pour les autres, et que la souffrance est partagée ! Enfin, faute de mieux, que chaque coup de pédale rapproche un peu plus de l'arrivée et de la collation qui va avec.

  • Tracteur à pédales

    Ami lecteur, je te livre ici le secret de mon aisance technique à VTT : l'entraînement, et ce depuis mon plus jeune âge ! On voit sur ce document que rien ne m'est épargné : passages trialisants, obstacles perfidement placés...

    tracteur.jpg
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    Au passage, voici donc dévoilé mon premier engin (d'origine agricole) de tout-terrain à pédales que j'évoquais il y a quelque temps déjà. A l'heure où une mode venue des States voudrait nous faire revenir au singlespeed, voilà la solution ultime pour se passer de dérailleur ! Et un volant, c'est quand même beaucoup plus pratique.