Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Du VTT qui change du VTT !

    Raid Pastourelle : J-4. Encore un rendez-vous qui s'annonce boueux... je me félicite d'avoir gardé les pneus à gros crampons (ceux qui roulent en tubeless comprendront ma répugnance à en changer toutes les semaines), mais j'observe la pluie tomber avec un certain désolement. La virée sur les monts du Cantal est toujours somptueuse quelles que soient les conditions, mais là je pressens physiquement le gras et les portages ! Les pieds dans la m... et la tête dans les étoiles c'est bien. Les roues au sec, qu'est-ce que c'est mieux !

    ça sent l'enlisement dans les tourbières pour certains (on vous racontera...). Il paraît qu'il y en a qui sont restés englués dedans depuis l'an dernier ? C'est ça, l'Aventure ! (Et Alka-Seltzer va rajouter : "C'est pour les durs" !) lol

    Peu importent les conditions, l'important est quand même de partir rouler sur des manifs. Mais pas toujours les mêmes ! Les organisateurs ici et là se creusent les méninges pour trouver des formules qui changent... du VTT. 

    Trop tourné en rond toujours sur les mêmes circuits ? Malgré les paysages printaniers, l'ennui et la monotonie guettent, et avec eux (danger) la démotivation pour sortir ? Envie d'expérimenter de nouvelles sensations ? Première solution, changer de coin... mais sans aller trop loin, d'autres manifestations sportives méritent que l'on se penche de prés sur ce qu'elles proposent, le rédacteur de ces lignes a déjà testé et approuvé :

    Un kayak et des running en plus du deux-roues, ça peut être sympa pour expérimenter autrement le paysage ?

    Genre mini triathlon, avec (individuellement) 3 kms de kayak, 23 de VTT et 5 de course à pied. Il y a aussi moyen de le faire par équipe de 2. C'est au programme des Olympides de Brioude, les 28 et 29 juin... www.brioude-action.com. Promis, j'en reparle bientôt.

    Et à la lueur de la lune, la frontale sur le casque, déjà fait ?2027067646.jpg

    Le 19 juillet prochain, La ronde du Renard, une boucle à parcourir le plus grand nombre de fois possible sur les hauteurs du plan d'eau du Vernet-la-Varenne (63) vous le propose, à proximité d'Issoire. Ambiance conviviale et le plein de sensations ! http://perso.orange.fr/vttcourses/

    En attendant, va falloir que je reprenne l'entraînement pour samedi. J'ai bien fait de travailler les gros développements pour la puissance ces derniers temps (n'est-ce pas, Max ?! ;)) mais je crains que ce ne soit pas suffisant compte tenu des conditions.

    Pour ceux qu'auraient pas vu, j'ai encore modifié le contenu de la colonne de gauche pour qu'on s'y retrouve pas d'une fois sur l'autre ! Non, promis, j'arrête les travaux, la présentation actuelle me convient.

  • Fan-club (1)

    901465662.jpgPour répondre à certains commentaires de mauvaise foi, je précise que notre chat est un amateur de VTT de longue date (et pas seulement de boue et de senteurs champêtres), ET JE LE PROUVE :326357889.jpg

     

     

    Le seul problème, c'est qu'il n'a ni Camelbak ni casque à sa taille... Sinon c'est pas la motivation qui manque !

  • Le mai le joli mai (G.Apollinaire)

    Les poètes aussi peuvent se tromper. Aujourd'hui, temps pourri pour la sortie hebdomadaire du club : n'allons pas nous plaindre, ça fait partie du jeu. Par ailleurs, je n'allais pas louper une possibilité de saloper l'appartement en revenant de s'entraîner à une semaine de la Pastourelle, peut-être en conditions réelles, et si ça se trouve même qu'y aura de la neige, va savoir !

    Donc, autant rouler. Et puis finalement, Apollinaire a raison : la nature n'est pas moins belle sous la pluie, on l'apprécie d'une autre façon. Mais là, quand même, c'était l'option "trombes d'eau" qui avait été commandée, au point que certains semblaient revenir de la piscine (la boue en plus) en arrivant, les yeux rougis façon myxomatose1574855507.jpg.

    Impressionnant comme Dame Nature change en quelques heures... à la place des traversées de gué, c'était une symphonie de couleurs qui accueillaient le vététiste contemplatif l'autre jour !

    Comme quoi, on peut s'entraîner en surveillant le compteur et en travaillant à "rouler plus vite" tout en appréciant de tous ses sens les senteurs, les paysages, les reliefs qui s'offrent à qui va à leur rencontre. La faune aussi, si l'on fait bien attention. A l'époque de ma reprise en deux roues après un sérieux pépin au genou (contrariété résultant de nombreuses années de foot), dans une descente abordée à vive allure, j'avais eu la surprise de frôler une forme rousse en pleine vitesse. C'était Maître Renard qui suivait son propre itinéraire perpendiculairement au mien, à travers champs. Malgré un sérieux freinage pour éviter l'impact, ma roue avant est passée si près de sa queue que je l'ai très distinctement entendu glapir d'indignation tout en poursuivant sa route sans demander son reste.

    Pas de rencontre aussi marquante cette semaine, mais la compagnie de plusieurs variétés d'oiseaux dans ma sortie en solo, depuis les moineaux et les hirondelles jusqu'aux oiseaux de proie. Encore à signaler un jeune chat de ferme pas trop effarouché celui-là, les habituelles vaches Salers paissant dans leur pré en pente et quelques cochons dans leur basse-cour que mon passage intrigue... Et de façon moins agréable, les sommations agressives de plusieurs molosses qui devaient trouver que j'approchais un peu trop des propriétés de leurs maîtres (bien que toujours sur des chemins balisés de randonnée).  

    En y repensant, toutes sortes de surprises qui ne sont que du bonheur et qui ont de quoi faire oublier le souffle court et les cuisses dures dans les montées. A chaque fois l'effet revient de se sentir un peu plus vivant, lorsque l'on est tellement bien là que l'on a l'impression de faire corps avec sa monture d'une part, et de devenir partie intégrante de la nature en même temps, loin du bruit et de la pollution.

    En résumé, en mai va rouler !761358605.jpg

  • Evolution... des pionniers à nos jours

    Petit retour sur mes compagnons d'évasion sans remonter jusqu'à mon tracteur à pédales auquel je dédie cette note, snifff

     1909242789.jpg

    1° Celui avec lequel tout a commencé, époque branchée donc fluo (cf. note précédente dans la catégorie "historique")

     

     

     

    502642136.jpg

     2° La technologie évolue (enfin, pas trop vite quand même !) 2e VTT en 1990 : MBK Aventure.

    NB : La propagande est d'époque (document du constructeur), mais les responsables se gardaient bien de fanfaronner sur le poids de la bête, qui atteignait les 17kgs ! Je gage que certain(e)s voudront témoigner !

    Et le plus beau, c'est que j'ai gagné des coupes avec (si, si, j'ai les preuves !) Sûrement des organisateurs compatissants...

     

     

     

     

    1548255471.jpg

    3° Cette fois-ci ça rigole plus, 1er VTT de compète (et le début de la fin des bons classements ? Je débarque en catégories espoirs, puis séniors) au tout début 1992.

    L'engin des States, un Mongoose Iboc comp, perche ici dans sa position caractéristique d'attente de torture sur la Sebmobile.

    Rapide descriptif technique : cadre chromo 4130 avec wishbone arrière, groupe Shimano DX (à l'époque, l'intermédiaire entre le Deore LX et le XT), potence Zoom, selle Flite (pas d'origine !) et poids enfin raisonnable : 13,5kgs !

    Vous remarquerez le toit ouvrant sur la 5 Five, pas d'origine non plus, pour profiter autant que possible de la nature.

    1169573910.jpgEt là, c'est en action... j'en reparlerai sûrement, des courses par équipes à Lempdes (43), parce que ça, c'était quelque chose !

     

    1837596535.jpg 4° Toujours ces salauds de ricains... En 1996, je me laisse tenter par Ze Vélo mythique du mountain-bike : eh oui, c'est un Stumpjumper de chez Specialized, avec un cadre en M2 (on sait pas trop bien si c'est de l'alu ou si il y a du produit dopant...) et enfin une fourche suspendue Rock Shox Judy XC. A ce niveau, les pédales ne peuvent être qu'automatiques (système Shimano).                                                                                        Poids : 11,7kgs.

    ça m'a tellement plu que je l'ai gardé, et que je roule encore avec régulièrement (photo vers Salers. A propos, la Pastourelle approche !)

     

     

     

     

    2006946842.jpgEt 5°, Last but not least, 2006 : retour aux origines, puisque c'est un Lapierre. ça s'appelle "flamber une paie (et même plusieurs...) de prof contractuel"

    Plus sérieusement, donc : Lapierre 430 X-Control Evo 2, cadre alu SL, fourche et amortisseur Fox 100 mm, freins à disque formula Oro, roues Mavic Crossmax enduro équipées Tubeless. Poids environ 12 kgs.

    Comme d'hab, j'ai rajouté la Flite qui va bien et les embouts de guidon dont je ne peux plus me passer même sur une raquette de tennis (y'en a qui me croient pas que ça s'appelle des Bar-ends !)                       

    L'alibi pour cet investissement franchement déraisonnable : "M..., après tout on n'a qu'une vie", et puis aussi partir à la découverte de randos de plus de 50 kms avec des descentes qui tabassent de folie sans prendre un abonnement chez le kiné.           

  • chutes, suite

    Le même, malgré un nouveau vélo...

    ... "Errare humanum est, perseverare diabolicum !"

    375535036.jpg
    Note artistique : 5,9 (ça manque un peu d'amorti... mais connaissant le bestiau, comme il va y en avoir d'autres, je sais pas si je vais pas créer une rubrique spéciale où les gens vont pouvoir mettre des notes).
    En tout cas, merci Max le photographe... sans vouloir cafter, bien sûr !
  • La chute : "ça te servira de leçon !"

    Comme  Louis Baudry de Saunier le proclamait dans "Conseils pour apprendre à tenir l'équilibre" (in  "Extrait de l'Histoire générale de la vélocipédie") il y a près d'un siècle, "Ne craignez rien, on ne tombe jamais, on descend vite quelquefois" !

    1265107476.jpg

    Mais mon collègue en fâcheuse posture répondrait (en connaissance de cause !) que les chutes en VTT, ça n'arrive pas qu'aux autres. Alors autant les sentir venir pour en minimiser les conséquences. En général, elles sont beaucoup moins graves qu'en vélo de route (vitesse moindre, réception moins traumatisante) sauf en cas d'impact sévère (on appelle ça "mesurer le sentier" - aucun rapport avec le nom de ce blog - ou "embrasser généreusement la nature") !

    Malgré tout, ce genre de mésaventure a plutôt pour effet de refroidir les ardeurs, et ce d'autant plus que l'on s'est fait peur, ou mal. C'est ce que Jean-Paul Stéphan nomme l'évènement "nociceptif" dans son excellent ouvrage "VTT : rouler plus vite" (éditions Désiris). La chute fait pourtant partie du jeu lorsque l'on veut faire reculer ses limites. On pourrait dire que celui qui ne tombe jamais reste trop "en dedans" pour progresser. Il faut donc se faire violence pour prendre quelques risques... calculés ! 

    Souvenir perso à ce sujet : lors de la rando "La ronde des Lacs" dans le Puy-de-Dôme en septembre dernier, je cherche à dépasser un participant dans une descente en haut d'un bois. Le singletrack s'élargissant, je me décale sur une autre trajectoire et place une accélération : tout va bien, jusqu'au moment où, en finissant de me rabattre, ma roue avant reste scotchée dans une ornière que je n'avais pas vue avant la manoeuvre ! Bien que "déshabitué" aux chutes depuis pas mal de temps, j'ai instinctivement réussi en une fraction de seconde à décrocher les pédales automatiques, prendre l'impulsion pour passer par-dessus le guidon façon saute-mouton et terminer l'action en course à pieds... à la grande hilarité du concurrent ! Le temps de repartir, cela ne m'a pas empêché de le redoubler quelques centaines de mètres plus loin dans un passage plus roulant. Le tout avec un sentiment de confiance en mes ressources encore augmenté, puisque j'avais pris conscience de deux choses : la première, que je pouvais faire une fausse manoeuvre et m'en sortir indemne, et la seconde, que par ce 1er essai "optimiste" je venais de mieux cerner mes limites sur ce type de terrain.

    L'"OTB" (en Anglais "Over the Bar", soit "par-dessus le guidon") ne se termine pourtant pas toujours aussi bien, d'autant qu'il n'est pas forcément volontaire et qu'on ne peut pas trop prévoir où l'on va retomber. Je reconnais que sur ce coup j'ai aussi eu une dose de chance... Mais quel "pied" a posteriori : cela reste encore une très belle image d'une journée en plus de cela mémorable pour les paysages traversés, la convivialité et l'organisation.

    Mais cela prouve aussi que le pire n'est jamais sûr, et qu'avec un peu d'audace pour tenter des choses inhabituelles, on est souvent récompensé. Pour conclure, je laisse à Louis Baudry de Saunier le soin de refermer cette note comme il l'avait initiée :

    "Mieux vaut, pour la joie du monde, écrire sur le cyclisme que sur la morale. Les hommes grignotent dans la vie assez d'amertumes pour que, de temps à autre, on leur enseigne où sont cachés les bons sucres d'orge".

  • Début de parcours : se mettre au vert

    2023656388.jpg

    O toi, qu'un rien retarde,

    Lève les yeux, regarde

    Voler comme l'éclair ce nouveau voyageur.

    C'est un cycliste ! Il passe

     

    En vrai roi de l'espace,                                                                        

    Tandis que tu poursuis ton pénible labeur.

    [...]

    Léger de corps et d'âme,

    Il s'exalte, il s'enflamme.

    Cette course en l'espace à travers des beautés

    Dont il fait la conquête

    Est une longue fête

    Pour tout son être épris de saines voluptés.

     

    Et quand ton impuissance

    A vaincre la distance

    Te laisse désarmé devant mille trésors,

    Lui, fier de sa monture,

    Il dompte la nature

    Et va, charmé surtout par les vastes décors.

     

    "Piéton et cycliste" in Cueillette poétique, Jules RIOL

     

    1620516102.jpg

    C'est ainsi que je conçois le VTT... d'abord comme le meilleur moyen de vagabonder dans la nature et de l'apprécier, seul ou à plusieurs.

    Un rêve impensable d'adolescent ? Concilier le plaisir des sorties en pleine nature où tout un chacun peut se ressourcer, et que mon grand-père, en m'emmenant dans ses coins de balades favoris, m'avait transmis, avec la pratique d'un sport offrant des sensations un peu plus intenses que la marche à pied...

     A la fin des années 1980, ce rêve a commencé à se concrétiser : ici et là, les journaux se sont mis à consacrer quelques articles, souvent entre enthousiasme et scepticisme, à ce que les connaisseurs nommaient "mountain bike". Après les Etats-Unis et les stations de haute-montagne branchées, c'était au tour d'un public plus large de pratiquants potentiels de notre pays de se laisser gagner. On n'osait pas encore imaginer que cette nouveauté allait relancer la pratique (et les ventes !) de la petite reine pendant plusieurs années.

    Avec ses chemins de moyenne montagne et ses volcans, l'Auvergne ne pouvait pas rester longtemps à la traîne de la diffusion de ces drôles de deux-roues. C'est ainsi que j'ai été invité par un ami de mes parents à participer à une randonnée organisée par son club, aux alentours de Clermont-Ferrand. Bonheur immédiat, malgré un certain nombre de déraillages de chaîne et les jambes très lourdes à l'arrivée ! Tout ce qui me plaisait dans le vélo était concentré ici, et bien plus encore. Frustré du manque de polyvalence du bicross en dehors des pistes de bosses et de l'ennui resssenti sur les longs rubans d'asphalte sur le vélo de course en comparaison, l'ado que j'étais sut comme jamais ce qu'il désirait pour Noël cette année là.

    Mon premier VTT : un Lapierre sans dénomination, en promo mais fluo (les VTT étaient forcément fluos à cette époque) jaune et rouge, avec - comble du raffinement -  Les 18 vitesses indexées ! J'en vois ici qui ricanent à l'évocation de ces temps héroïques : cadre acier, pas de blocage rapide sur les roues, pas de système de suspension (tout dans les bras !) et je ne parle même pas de l'accroche rudimentaire des pneus et de leur résistance à la crevaison. Attendez un peu que je vous ressorte une photo d'archive !

     1909242789.jpg                                         

     

     

     

     

    En même temps, c'était pas fait pour la compétition. Quoique...

    30706133.jpg