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Le mai le joli mai (G.Apollinaire)

Les poètes aussi peuvent se tromper. Aujourd'hui, temps pourri pour la sortie hebdomadaire du club : n'allons pas nous plaindre, ça fait partie du jeu. Par ailleurs, je n'allais pas louper une possibilité de saloper l'appartement en revenant de s'entraîner à une semaine de la Pastourelle, peut-être en conditions réelles, et si ça se trouve même qu'y aura de la neige, va savoir !

Donc, autant rouler. Et puis finalement, Apollinaire a raison : la nature n'est pas moins belle sous la pluie, on l'apprécie d'une autre façon. Mais là, quand même, c'était l'option "trombes d'eau" qui avait été commandée, au point que certains semblaient revenir de la piscine (la boue en plus) en arrivant, les yeux rougis façon myxomatose1574855507.jpg.

Impressionnant comme Dame Nature change en quelques heures... à la place des traversées de gué, c'était une symphonie de couleurs qui accueillaient le vététiste contemplatif l'autre jour !

Comme quoi, on peut s'entraîner en surveillant le compteur et en travaillant à "rouler plus vite" tout en appréciant de tous ses sens les senteurs, les paysages, les reliefs qui s'offrent à qui va à leur rencontre. La faune aussi, si l'on fait bien attention. A l'époque de ma reprise en deux roues après un sérieux pépin au genou (contrariété résultant de nombreuses années de foot), dans une descente abordée à vive allure, j'avais eu la surprise de frôler une forme rousse en pleine vitesse. C'était Maître Renard qui suivait son propre itinéraire perpendiculairement au mien, à travers champs. Malgré un sérieux freinage pour éviter l'impact, ma roue avant est passée si près de sa queue que je l'ai très distinctement entendu glapir d'indignation tout en poursuivant sa route sans demander son reste.

Pas de rencontre aussi marquante cette semaine, mais la compagnie de plusieurs variétés d'oiseaux dans ma sortie en solo, depuis les moineaux et les hirondelles jusqu'aux oiseaux de proie. Encore à signaler un jeune chat de ferme pas trop effarouché celui-là, les habituelles vaches Salers paissant dans leur pré en pente et quelques cochons dans leur basse-cour que mon passage intrigue... Et de façon moins agréable, les sommations agressives de plusieurs molosses qui devaient trouver que j'approchais un peu trop des propriétés de leurs maîtres (bien que toujours sur des chemins balisés de randonnée).  

En y repensant, toutes sortes de surprises qui ne sont que du bonheur et qui ont de quoi faire oublier le souffle court et les cuisses dures dans les montées. A chaque fois l'effet revient de se sentir un peu plus vivant, lorsque l'on est tellement bien là que l'on a l'impression de faire corps avec sa monture d'une part, et de devenir partie intégrante de la nature en même temps, loin du bruit et de la pollution.

En résumé, en mai va rouler !761358605.jpg

Commentaires

  • Sûre, mais j'aurais quand même préféré un beau soleil et 20°C

  • Il m'est d'avis que Diabolo devait être content de cette sortie : AAAAhhh, humer les senteurs humides et boueuses de la nature où il ne peut gambader joyeusement avec ses congénères féminines !!!....
    Reste à savoir si toutes les personnes partageant l'appartement était d'humeur aussi jubilatoire que le chat....?

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